[Pape avarié] La valeur d’échange travaille

Au-delà du cheval : des produits d’équarrissage dans les plats cuisinés ?

Comment produire une viande de qualité pour des produits industriels vendus 1,60 euro la barquette ? Le docteur Chevallier tire la sonnette d’alarme.

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Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire Stéphane Le Foll a affirmé que tout cela n’était pas acceptable : « Il faut faire respecter une chose simple, ce qu’on inscrit sur une étiquette doit être conforme à ce qu’il y a dans le produit. (…) Il doit y avoir correspondance entre le contenant et le contenu. »

Les Anglais ont été trompés sur la marchandise avec l’affaire des lasagnes à la viande de cheval étiquetée comme étant du bœuf. Soit. La viande de cheval, si elle peut être parasitée par la trichinose, est moins grasse et plus saine que la viande de bœuf, d’autant que la qualité d’une viande est fortement dépendante de ce que consomment les animaux. Dans ce domaine, les chevaux sont plutôt mieux nourris que les bovins et les porcs des élevages intensifs industriels. Donc, même si l’hippophagie n’est pas prisée outre-Manche, nos amis anglais ne risquent rien a priori, sauf si…

Car on s’aperçoit tout simplement que les contrôles qualité de l’entreprise (de nombreuses autres doivent être dans le même cas) et des organismes officiels ont été plus que défaillants en étant incapables de détecter la différence entre la viande de cheval et celle de bœuf, à moins qu’il n’y ait tout simplement pas de contrôle ! Depuis combien de temps ces pratiques existent-elles ? Ces dysfonctionnements n’ouvrent-ils donc pas la voie à bien d’autres interrogations ? Analysons par exemple le coût d’une boîte de raviolis (fourchette haute) de 1,60 euro pour 400 grammes de composé « pur bœuf ».

Sur quoi fait-on des économies ?

Comment arriver à ce prix qui comprend la fabrication de la boîte, l’impression des étiquettes, la confection du plat composé à base de pâtes, de bœuf (attention, la mention « à base de bœuf » indique qu’il y a bien d’autres composés), de sauce tomate, de condiments, d’additifs ?… Puis, n’oublions pas le transport des boîtes, la marge du vendeur. Au-delà des frais fixes, sur quelle partie peut-on faire des économies ? Sur la qualité du contenu ! Ainsi a-t-on dans cette boîte une viande pour un coût forcément inférieur à 0,40 euro les 100 grammes.

L’exemple donné peut être étendu à de nombreux plats confectionnés : poulet basquaise, hachis parmentier, à la fois en conserve ou surgelé… Cette viande est issue de pays à bas coût de main-d’œuvre : est-il simplement possible économiquement de produire en conservant un minimum de qualité ? Il y a tout de même des limites en dessous desquelles il n’est plus possible de fournir, sauf peut-être en ajoutant, au-delà des plus bas morceaux (tendons…), des produits d’équarrissage.

Les rendre « comestibles » est fort simple, la cuisson, l’adjonction de divers composés chimiques peuvent les rendre plus « sains », et la simple irradiation (largement pratiquée dans certains pays) détruit les micro-organismes. La viande ainsi traitée devient « consommable » sans risque sur le plan bactériologique. Il faudrait que les organismes privés et publics disent clairement comment sont effectués leurs contrôles, notamment vis-à-vis des pratiques possibles d’irradiation non déclarées.

L’Union préconise… l’autocontrôle des industriels !

Le scandale ne fait que commencer et il faut souligner le fait que l’Europe accepte un laisser-faire surprenant dans la mesure où elle n’a pas réussi à imposer une vraie traçabilité des produits alimentaires dans les plats composés. La mention de l’origine du pays des divers ingrédients n’est même pas obligatoire grâce, entre autres, au lobby intense des industriels, alors même que l’alimentation industrielle tend vers une industrie d’assemblage. Quant à la Commission européenne, elle est favorable à plus d’autocontrôle de la part des industriels ! Avec certainement parmi les arguments, peut-être soufflés par les lobbyistes, qu’il faut soulager les autorités sur le plan financier. Or, c’est bien par le contrôle des autorités luxembourgeoises puis anglaises que la supercherie a été détectée concernant l’étiquetage trompeur.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire Stéphane Le Foll a affirmé que tout cela n’était pas acceptable : « Il faut faire respecter une chose simple, ce qu’on inscrit sur une étiquette doit être conforme à ce qu’il y a dans le produit. (…) Il doit y avoir correspondance entre le contenant et le contenu. » Le contenant, c’est la boîte, et le contenu, ce qu’il y a dedans. Or, M. Le Foll n’est pas sans savoir que l’on ignore la composition d’un grand nombre de produits alimentaires consommés par des millions de gens au nom du « secret » industriel, certains revendiquant même cet aspect sur le plan marketing.

Le soupçon concernant la présence de viandes issues de l’équarrissage existe, reste aux organismes de contrôle nationaux et européens à infirmer ou confirmer cette hypothèse. Si le ministre de l’Agriculture veut réellement passer aux actes, nous l’y aiderons.

Presse empoisonneuse (Dr Laurent Chevallier, LePoint.fr, 10-11 février 2013)

 

Scandale alimentaire
Viandes et carcasses de chevaux recyclés en hamburgers et en lasagnes

Nouveau scandale alimentaire : des lasagnes et plats de spaghettis vendus sous la marque Findus au Royaume-Uni contenaient entre 60 et 100 % de viande de cheval, au lieu de bœuf.

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L’agence sanitaire – l’Agence des standards alimentaires (Food Standards Agency, FSA) – estime qu’il s’agit « très probablement » d’une fraude délibérée ou d’un acte criminel, et non d’une « erreur d’étiquetage » accidentelle comme l’annonce l’entreprise agroalimentaire. « Nous n’avons pas de preuve qui laisserait penser que cette nourriture présente des risques pour la santé », précise la FSA. Des tests sont en cours pour identifier la présence éventuelle de phenylbutazone, un médicament vétérinaire anti-inflammatoire utilisé dans l’élevage équin, interdit à la consommation du fait de risques pour la santé humaine.

L’agence de sécurité alimentaire a demandé aux entreprises britanniques de tester dans les prochains jours tous leurs produits à base de bœuf. Car les scandales se succèdent : mi-janvier, des traces d’ADN de cheval sont retrouvées dans des hamburgers britanniques et irlandais. Qui contenaient jusqu’à un tiers de viande équine. Fin janvier, c’est au tour de l’enseigne Burger King d’admettre que certains de ses hamburgers contiennent des traces d’ADN de cheval. Plus inquiétant encore : l’ADN de cheval découvert dans les hamburgers vendus par les supermarchés Tesco provient, selon The Guardian, de poudres de concentrés de protéines, issues de carcasses de chevaux et ajoutées à la viande, en provenance notamment d’Espagne ou des Pays-Bas.

Cette fois, les produits Findus incriminés sont fournis par l’entreprise française Comigel, qui a lancé l’alerte à cause d’un doute sur la « conformité » (sic) de ses produits. L’entreprise Comigel, basée en Lorraine, est notamment fournisseur de Picard, Auchan et Cora. Un quart de sa production est destinée aux écoles, hôpitaux ou maisons de retraite. Le groupe Findus, numéro un français des produits surgelés salés, s’est quant à lui récemment lancé dans une opération de relocalisation de sa production en France. L’ex-actionnaire majoritaire de Findus, Lion Capital, a cédé le contrôle du groupe à des « prêteurs secondaires », la banque JP Morgan et le fonds d’investissement High Bridge, qui lui ont permis d’effacer une dette de 522 millions d’euros. Pas sûr que l’implication de ces acteurs financiers dans les produits surgelés permettra d’éviter de futurs scandales sanitaires…

Agnès Rousseaux, Basta !, 8 février 2013

 

Findus : soupçons d’une fraude à plus grande échelle

INFOGRAPHIE – Retraits de surgelés dans les rayons, réunions de crise et plaintes croisées : les lasagnes à la viande de cheval provoquent un scandale européen.

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Les enseignes de la grande distribution ont indiqué avoir fait retirer de leurs rayons (ici un magasin à Wittelsheim, en Alsace) les produits concernés par l’affaire de la viande de cheval.

Le « horsegate », arrivé par la Grande-Bretagne, prend de l’ampleur. Le scandale des lasagnes à la viande de cheval censées contenir du bœuf gagne du terrain. Depuis dimanche, la liste des plats surgelés suspects s’est allongée. Tout comme le nombre d’enseignes de la grande distribution qui ont annoncé le retrait de produits de leurs rayons. Dans un climat de psychose naissante, chaque protagoniste se défausse de toute responsabilité. Tromperie ou fraude organisée à grande échelle, l’affaire alerte sur les difficultés de la traçabilité des produits qui atterrissent dans nos assiettes.

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Frères très chers, / Je vous ai convoqués à ce consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Église. Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien. Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle, doit être accompli non seulement par les œuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière. (…)

• Une longue liste de produits

En France, des lasagnes, cannellonis, spaghettis bolognaise, moussakas ou hachis parmentier ont été retirés de la vente dans six grandes enseignes. Ce retrait, annoncé dimanche, concernerait des produits Findus et, à environ 90 %, d’autres marques de distributeurs (Auchan, Casino, Carrefour, Système U, Cora, Monoprix, Picard). Les produits ont été enlevés « du fait d’une non-conformité d’étiquetage quant à la nature de la viande », a précisé la Fédération du commerce et de la distribution (FCD).

Les groupes Leclerc et Intermarché ont sorti les produits Findus concernés dès vendredi. L’extension du phénomène était prévisible, car l’entreprise française Comigel, qui préparait les plats cuisinés en cause, commercialise ses produits dans seize pays européens. Les produits Findus réintégreront les rayons en début de semaine après des tests ADN.

• Un circuit propice à la fraude

Les plats surgelés comme ceux de Findus sont préparés par l’entreprise Comigel, qui se fournit en viande auprès de la société française Spanghero. Cette dernière est accusée par Findus de ne pas s’être assurée de la qualité du produit. Spanghero et sa maison mère Pujol sont passés par l’intermédiaire d’un trader chypriote qui avait lui-même sous-traité la commande à un trader situé aux Pays-Bas.

Le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon, a dénoncé une architecture qui « relève avant tout d’une logique financière qui aurait rapporté plus de 300.000 euros ». Une première estimation. Dans son entourage, on évoquait hier soir « un faisceau d’indices permettant de présager une fraude intentionnelle, liée à un système de vente et de revente ». Au début de la chaîne, l’abattoir roumain : il est défendu par l’association de patrons roumains de l’alimentaire, Romalimenta, qui rejette la faute sur l’importateur.

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(…) Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de saint Pierre et annoncer l’Évangile, la vigueur du corps et de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s’est amoindrie en moi d’une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été confié. C’est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’évêque de Rome, successeur de saint Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau Souverain pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire. (…)

• Une tournure judiciaire

Des enquêtes ont été ouvertes en Roumanie et en France où la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) a été saisie. À elle de déterminer à quel stade de la filière le cheval s’est transformé en bœuf, plus cher sur le marché, et s’il s’agit d’une fraude manifeste ou d’une série de négligences [sic – NdJL]. Dès vendredi, des échantillons de viande ont été prélevés en vue d’analyses. « Nous verrons mercredi les premiers résultats. Et notamment si Spanghero savait qu’elle achetait du cheval ou si elle a été trompée », a indiqué Benoît Hamon.

Parallèlement, la répression des fraudes travaille sur les bases de données de douanes afin de déterminer si les importations déclarées de viande de cheval dans l’Hexagone correspondent aux chiffres de vente. Les investigations du Service national d’enquêtes devront aussi établir si d’autres circuits d’approvisionnement peuvent être suspectés. L’estimation du tonnage de viande trafiquée devrait être quant à elle connue dès mercredi.

En France, le groupe Findus, distributeur des plats impliqués, a annoncé le dépôt d’une plainte contre X ce lundi. Findus Nordic va également porter plainte contre la société française Comigel et ses fournisseurs pour fraude et non-respect des dispositions contractuelles. Cogimel estime avoir été « berné » et va « demander réparation ». Depuis Londres enfin, Findus a jugé que cette fraude pourrait remonter à août 2012 et qu’il était peu probable qu’elle soit « accidentelle ». La société française Spanghero, qui a fourni la viande, indique qu’elle se retournera contre son propre fournisseur roumain, « s’il s’agit bien de viande de cheval ».

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(…) Frères très chers, du fond du cœur je vous remercie pour tout l’amour et le travail avec lequel vous avez porté avec moi le poids de mon ministère et je demande pardon pour tous mes défauts. Maintenant, confions la Sainte Église de Dieu au soin de son Souverain Pasteur, Notre Seigneur Jésus-Christ, et implorons sa sainte Mère, Marie, afin qu’elle assiste de sa bonté maternelle les Pères cardinaux dans l’élection du Souverain pontife. Quant à moi, puissé-je servir de tout cœur, aussi dans l’avenir, la Sainte Église de Dieu par une vie consacrée à la prière. / Du Vatican, 10 février 2013 / BENEDICTUS PP XVI (Benoît XVI)

• Coups de gueule et gestion de crise

De l’abattoir au rayon des surgelés, ce scandale révèle la fragilité de traçabilité des produits. « C’est un laisser-aller blâmable de la législation communautaire », a déploré Alain Bazot, président d’UFC-Que choisir. L’ex-ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, a estimé que l’amélioration de l’étiquetage des produits alimentaires était « une nécessité ». Les résultats de l’enquête permettront de « savoir si aujourd’hui il y a matière ou non à modifier la réglementation européenne », a commenté le ministre de l’Agroalimentaire, Guillaume Garot, défendant la « très grande qualité » du contrôle vétérinaire.

Lundi, Benoît Hamon convoque toute la filière, des producteurs à la grande distribution en passant par les industriels. Objectif : faire le point sur la traçabilité, qui fait l’objet de contrôles renforcés depuis lundi, et s’assurer du retrait de tous les plats suspects. Le ministre recevra aussi des associations de consommateurs en plein émoi. « Il n’y a pas d’alerte sanitaire », martèle-t-on chez Benoît Hamon.

Presse empoisonneuse (Agnès Leclair & Christophe Cornevin, LeFigaro.fr, 10-11 février 2013)

 

« L’agroalimentaire n’est pas une industrie vertueuse »

INTERVIEW – Jean-Michel Cohen est médecin nutritionniste. Suite au dernier scandale alimentaire des lasagnes au cheval, il critique une industrie qui cherche à réduire les coûts au maximum.

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Est-il normal d’utiliser de la peau de poulet pour fabriquer des nuggets de poulet ? Aujourd’hui, qui est capable de lire une étiquette agroalimentaire ? Qui sait dire ce que signifie « préparation à base de viande bovine » ? Personne à part quelques spécialistes. L’expression « viande bovine » ne dit pas d’où provient le morceau. Ce peut être du cou, du museau, du pied, de l’anus de bœuf.

Le Figaro – Dans l’affaire des lasagnes au cheval, qu’est-ce qui vous choque le plus ?

Jean-Michel Cohen – L’étiquettage au nom d’une marque. Vous achetez des produits sous une marque, ici des lasagnes de bœuf Findus et puis vous découvrez que le produit n’a rien à voir avec la marque. C’est un peu la même chose avec les viennoiseries. Vous mangez des pains au chocolat et des croissants dans un Palace cinq étoiles alors qu’en réalité, il s’agit de viennoiseries surgelées fabriquées par des grands groupes industriels, pas du tout dans les cuisine de l’hôtel.

Selon vous, on a brisé le lien entre le consommateur et le producteur ?

Oui, car le trafic ne concerne pas que la viande. Aujourd’hui, si tout un stock de coca n’est pas vendu en République tchèque, il va se retrouver dans un autre pays, sans contrôle sur la qualité après le transport. Cette rupture entre le consommateur et le producteur ne va que s’amplifier et alimenter les peurs dans le futur. Les gens vont vouloir encore plus de proximité.

Ce qui me frappe dans l’histoire des lasagnes, c’est que personne n’est responsable alors qu’en réalité, tout le monde est coupable.

Cette histoire ne pose pas de problèmes en termes sanitaires mais on peut imaginer un autre scénario dans lequel la santé des consommateurs serait en danger ?

Bien sûr, le problème se posera un jour dans le cadre d’une intoxication à grande échelle. Car la vraie question est : est-il normal de fabriquer de la nourriture en baissant à ce point les coûts ? Aujourd’hui, on trouve de plus en plus de « préparations fromagères ». Il ne s’agit pas de fromage mais de mélanges de poudre de lait écrémé, d’eau et de matières grasses végétales. Ces trois ingrédients vont être manipulés, mélangés dans des cuves et retravaillés, autant d’opérations qui multiplient les risques alors qu’en réalité il faudrait tripler les contrôles.

Les contrôles ne sont pas suffisants ?

Il n’y a pas d’organisme de contrôle suffisamment performant pour étudier les étiquettes et dire qu’elles sont mensongères. On s’est rendu compte que la gélatine était en réalité bien souvent de la gélatine de porc, que les entreprises agroalimentaires écrivent « huile végétale » pour ne pas dire « huile de palme ».

Ce n’est pas un industrie vertueuse. De la même façon, est-il normal d’utiliser de la peau de poulet pour fabriquer des nuggets de poulet ? Aujourd’hui, qui est capable de lire une étiquette agroalimentaire ? Qui sait dire ce que signifie « préparation à base de viande bovine » ? Personne à part quelques spécialistes. L’expression « viande bovine » ne dit pas d’où provient le morceau. Ce peut être du cou, du museau, du pied, de l’anus de bœuf. L’étiquettage est très limité et les industriels jouent des failles pour ne remplir que leurs obligations légales et ne pas trop en faire pour ne pas gêner la vente.

Presse empoisonneuse (Anne Jouan, LeFigaro.fr, 11 février 2013)

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