La police travaille à Châtellerault

Châtellerault : Attroupement devant le commissariat après l’arrestation d’un jeune homme

Il était un peu plus de 17 heures mercredi après-midi lorsque la police est intervenue pour un début d’échauffourée devant le Monoprix, en centre-ville de Châtellerault.

À leur arrivée, les fonctionnaires ont fait face à une petite vingtaine de jeunes qui n’étaient visiblement pas venus faire leurs courses de Noël.

Selon les éléments recueillis, ces derniers, des mineurs, en voulaient à un membre de leur quartier qui s’était réfugié dans la grande surface et avait appelé au secours.

Arrêté mais pas placé en garde à vue

La rencontre entre les policiers et la bande de jeunes a été quelque peu houleuse.

Des noms d’oiseaux ont fusé. Les policiers ont voulu faire cesser ce qu’ils considéraient comme un trouble à l’ordre public.

Ils ont interpellé un des jeunes Châtelleraudais, qui vociférait plus que les autres. Cette personne a été emmenée au poste de police pour y être entendue. Mais elle n’a pas été placée en garde à vue.

Pendant son audition, les autres jeunes, mécontents de l’arrestation de leur copain, se sont rassemblés devant les grilles du commissariat, rue Hilaire-Gilbert.

D’après plusieurs témoignages, ils sont venus avec des amies ainsi que des enfants de 5 à 6 ans. Ils ont exigé qu’on « libère » leur camarade.

Remis à ses parents

Pour calmer les esprits, le patron du commissariat de Châtellerault — le commandant en personne — est sorti pour parler avec le groupe de manifestants.

Au final, le jeune homme arrêté a été laissé libre à l’issue de sa simple audition et remis à ses parents. Tout est rentré dans l’ordre.

Leur presse (Denys Fretier, La Nouvelle République), 23 décembre 2011.

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[Tienanmen vaincra] Pékin enferme les dissidents

Un dissident condamné à dix ans de prison pour subversion

La justice chinoise a condamné lundi [26 décembre] le dissident Chen Xi à dix ans de prison pour subversion, a annoncé son épouse Zhang Qunxuan.

Cette peine est l’une des plus lourdes prononcées pour des motifs politiques depuis la condamnation il y a deux ans de Liu Xiaobo, depuis lauréat du prix Nobel de la paix.

Le tribunal de Guiyang, dans le sud-ouest de la Chine, a déclaré Chen coupable « d’incitation à la subersion du pouvoir d’État » au terme d’un rapide procès. Ce chef d’accusation est fréquemment utilisé pour juger ceux qui critiquent le régime communiste chinois.

« Le juge a dit qu’il s’agissait d’un crime majeur qui avait eu un impact néfaste, et qu’il était récidiviste », a déclaré Zhang, contactée par téléphone.

« À l’énoncé du verdict, Chen Xi a dit qu’il respecterait cette décision et ne ferait pas appel, mais insisté sur le fait qu’il était innocent », a-t-elle ajouté.

« La cour a ignoré tous les points soulevés par la défense lors du procès, alors quel intérêt y aurait-il à faire appel ? »

Âgé de 57 ans, Chen Xi a été jugé coupable d’avoir rédigé 36 essais critiquant le parti communiste et de les avoir publiés sur des sites internet en chinois basés à l’étranger, a précisé son épouse.

Leur presse (Reuters), 26 décembre 2011.


Le dissident chinois Chen Wei condamné à neuf ans de prison

Le tribunal de Suining, dans la province chinoise du Sichuan, a jugé vendredi [23 décembre] le dissident Chen Wei et l’a promptement condamné à neuf ans de prison pour avoir diffusé par internet des textes en faveur de la démocratisation.

L’avocat de Chen, Zheng Jianwei, a déclaré à Reuters que le tribunal avait jugé Chen coupable d’« incitation à la subversion du pouvoir de l’État ».

« Chen a dit : “je ne suis pas coupable” », a rapporté Zheng, et a ajouté après l’énoncé de sa condamnation : « La dictature échouera, la démocratie vaincra. »

Jointe par téléphone, l’épouse de Chen, Wang Xiaoyan, a confirmé le verdict. Selon elle, le tribunal a cité neuf essais publiés sur des sites en chinois basés à l’étranger.

« Ils ont téléchargé tous ses essais de l’étranger, on ne peut en lire aucun sur les sites internets du territoire chinois », a-t-elle déclaré.

« Mais ils ont quand même dit que ces essais avaient eu un impact extrêmement néfaste en Chine, alors que la plupart des Chinois ne peuvent pas les lire. »

La Chine filtre les sites internet accessibles de son territoire, afin d’empêcher la consultation de contenus jugés politiquement ou socialement sensibles.

DE TIENANMEN À LA « CHARTE 08 »

Âgé de 42 ans, Chen fait partie des centaines de dissidents, militants des droits de l’homme et organisateurs de manifestations condamnés cette année, les autorités chinoises s’étant efforcées d’empêcher tout mouvement de protestation inspiré des révoltes du Printemps arabe.

Son second avocat, Liang Xiaojun, a indiqué que l’audience avait duré deux heures et demi.

« Il a dit qu’il n’était pas coupable, qu’il n’avait pas l’intention de renverser le régime politique et qu’il voulait atteindre la démocratie constitutionnelle via des moyens non-violents », a déclaré Liang.

Chen avait été arrêté en février. Il fait partie des signataires de la « Charte 08 » en faveur de réformes démocratiques, corédigée par le dissident emprisonné Liu Xiaobo, lauréat du prix Nobel de la paix 2010.

Chen avait déjà été emprisonné en 1989 pour avoir participé aux manifestations de la place Tienanmen à Pékin, qui s’étaient achevées par une répression sanglante le 4 juin de cette année. Il avait été libéré en 1990.

Son épouse a dit ignorer s’il avait l’intention de faire appel, mais qu’il avait avant l’audience déclaré à ses avocats qu’il n’en avait pas l’intention.

Leur presse (Reuters), 23 décembre 2011.


Pékin s’acharne sur les dissidents

Cinq lauréats du Nobel de la paix ont relancé une campagne en faveur de la libération du dissident chinois Liu Xiaobo.

Cela fait deux ans que Liu Xiaobo a été condamné à onze longues années de prison pour « subversion », et une année qu’il a reçu le prix Nobel de la paix. Il y a deux semaines, craignant que son cas ne sombre dans l’oubli, cinq lauréats du Nobel de la paix, dont le Sud-Africain Desmond Tutu et l’Iranienne Shirin Ebadi, ont lancé une campagne pour sa libération. Ils s’insurgent notamment contre une « campagne internationale d’intimidation », visant à proscrire toute intervention en faveur de l’intellectuel embastillé.

Le 10 décembre 2010, une photo avait fait le tour du monde. Celle d’une chaise vide à Oslo, le jour de la remise du Nobel. Liu Xiaobo avait appris la nouvelle depuis sa prison de Jinzhou, dans la province du Liaoning (Nord-Est). Il avait alors dédié son prix aux morts de Tiananmen. L’homme a été condamné à cette lourde peine pour de simples écrits, des textes dans lesquels il appelait à une démocratisation du régime. On lui reprochait notamment d’être l’un des principaux rédacteurs de la Charte 08, un manifeste prodémocratie signé ensuite par des milliers de personnes.

Résidence surveillée

En octobre dernier, les autorités chinoises ont semblé relâcher un peu l’étau autour de Liu Xiaobo. On a appris, grâce à des « fuites » apparemment bien orchestrées, qu’il avait reçu cet été une visite de sa femme Liu Xia, puis de ses frères. Ces derniers ont confié que leur frère, âge de 55 ans, était en « bonne condition physique ». Le Prix Nobel s’est aussi vu accorder une permission de sortie exceptionnelle, le 18 septembre, après la mort de son père. Il a pu se rendre au domicile familial, dans la région de Dalian (Nord-Est), pour la cérémonie.

Dans le discours, les officiels continuent toujours à traiter l’écrivain de « criminel ». Et sa femme Liu Xia paye elle aussi le prix de l’impertinence intellectuelle de son mari. Hors de tout cadre juridique, elle est assignée à résidence à Pékin depuis octobre 2010, avec des moyens de communication avec l’extérieur très restreints. Une exposition de ses photos a eu lieu récemment en France, organisée par la mairie de Boulogne-Billancourt. Les étonnants clichés doivent prendre bientôt le chemin de New York.

Du côté des autres figures de la dissidence intérieure chinoise, l’heure ne semble pas à l’assouplissement de la répression. Le 17 décembre, les autorités chinoises ont remis en prison l’avocat Gao Zhisheng, porté disparu depuis un an et demi. Figure de la défense des droits de l’homme en Chine, condamné à trois années de prison en 2006, il a vu sa mesure de probation annulée. Et Chen Guangcheng, ce juriste autodidacte, aveugle depuis l’enfance, est toujours en résidence surveillée. Il avait déclenché le courroux des autorités en dénonçant les stérilisations abusives de femmes ainsi que les avortements forcés et tardifs dont elles sont victimes. En voulant lui rendre visite il y a quelques jours, l’acteur Christian Bale, vedette du dernier film pourtant bien dans la ligne du réalisateur chinois Zhang Yimou, a été malmené par les nervis du régime qui isolent Chen du monde.

Enfin, le dissident et écrivain Chen Wei a été condamné vendredi à neuf ans de prison pour « incitation à la subversion du pouvoir de l’État ». Militant des droits de l’homme connu en Chine depuis la révolte de Tiananmen, il avait été interpellé en février par la police, dans le cadre d’un renforcement de la répression consécutive aux appels à des « rassemblements du jasmin » inspirés des révolutions arabes. À l’énoncé de la sentence, Chen Wei s’est exclamé : « Je suis innocent, la démocratie vaincra et ce sera la fin des dictateurs. »

Leur presse (Arnaud de La Grange, LeFigaro.fr), 23 décembre 2011.

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[Guerre sociale en Grèce] L’organisation Tolérance Zéro revendique des attaques à la bombe visant plusieurs ministères

Un groupe jusqu’alors inconnu s’appelant « Organisation Tolérance Zéro » a revendiqué la responsabilité jeudi de trois attaques incendiaires visant des politiciens grecs.

Dans une déclaration publiée sur le site Web d’information alternative Indymedia, le groupe a appelé les Grecs à « en finir avec le système », en disant que la crise économique et politique et « l’occupation du pays par la troïka » — la BCE, l’UE et le FMI — ont été la preuve de son échec.

Citant l’écrivain français Victor Hugo, le groupe a appelé le peuple européen à « éliminer la pauvreté » en se débarrassant de « tous les parasites » et a préconisé la grève générale, les occupations, les émeutes … et l’auto-organisation dans les quartiers et les lieux de travail.

Tolérance Zéro a revendiqué la responsabilité de l’attentat du 14 novembre et deux autres le 13 décembre qui ont endommagé les bureaux du vice-ministre des Affaires européennes Mariliza Xenoyannakopoulos, du ministre de la Justice Miltiadis Papaioannou et du député socialiste Vasso Papandreou. Personne n’a été blessé lors de ces attaques.

Les dispositifs incendiaires faits de bonbonnes de gaz ont été placés durant la nuit à l’extérieur des bureaux, une méthode fréquemment utilisée ces dernières années par les groupes anarchistes, dit la police.

La fréquence a diminué après l’arrestation de près de 15 membres présumés de la Conspiration des Cellules de Feu, considéré comme l’organisation anarchiste de premier plan.

Les attaques incendiaires du 13 décembre se sont produites le jour avant le début du procès de quatre des suspects.

Tolérance Zéro a tenu à exprimer sa solidarité avec la Conspiration des Cellules de Feu, ainsi qu’avec l’organisation Lutte Révolutionnaire considérée comme une organisation terroriste par les États-Unis et l’UE.

Huit membres présumés de ce groupe d’extrême-gauche sont en procès pour environ 15 attaques depuis 2003. Personne n’a été tué lors des attentats.

Traduit de l’anglais (Agence Faut Payer) par le Chat Noir Émeutier, 22 décembre 2011.

La situation actuelle en Grèce sur Contra Info.

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[Guerre sociale en grèce] L’organisation Tolérance Zéro revendique des attaques à la bombe visant plusieurs ministères

Un groupe jusqu’alors inconnu s’appelant « Organisation Tolérance Zéro » a revendiqué la responsabilité jeudi de trois attaques incendiaires visant des politiciens grecs.

Dans une déclaration publiée sur le site Web d’information alternative Indymedia, le groupe a appelé les Grecs à « en finir avec le système », en disant que la crise économique et politique et « l’occupation du pays par la troïka » — la BCE, l’UE et le FMI — ont été la preuve de son échec.

Citant l’écrivain français Victor Hugo, le groupe a appelé le peuple européen à « éliminer la pauvreté » en se débarrassant de « tous les parasites » et a préconisé la grève générale, les occupations, les émeutes … et l’auto-organisation dans les quartiers et les lieux de travail.

Tolérance Zéro a revendiqué la responsabilité de l’attentat du 14 novembre et deux autres le 13 décembre qui ont endommagé les bureaux du vice-ministre des Affaires européennes Mariliza Xenoyannakopoulos, du ministre de la Justice Miltiadis Papaioannou et du député socialiste Vasso Papandreou. Personne n’a été blessé lors de ces attaques.

Les dispositifs incendiaires faits de bonbonnes de gaz ont été placés durant la nuit à l’extérieur des bureaux, une méthode fréquemment utilisée ces dernières années par les groupes anarchistes, dit la police.

La fréquence a diminué après l’arrestation de près de 15 membres présumés de la Conspiration des Cellules de Feu, considéré comme l’organisation anarchiste de premier plan.

Les attaques incendiaires du 13 décembre se sont produites le jour avant le début du procès de quatre des suspects.

Tolérance Zéro a tenu à exprimer sa solidarité avec la Conspiration des Cellules de Feu, ainsi qu’avec l’organisation Lutte Révolutionnaire considérée comme une organisation terroriste par les États-Unis et l’UE.

Huit membres présumés de ce groupe d’extrême-gauche sont en procès pour environ 15 attaques depuis 2003. Personne n’a été tué lors des attentats.

Traduit de l’anglais (Agence Faut Payer) par le Chat Noir Émeutier, 22 décembre 2011.

La situation actuelle en Grèce sur Contra Info.

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[Maroc] Les islamistes dégagés du mouvement du 20 février

Maroc : manifestation pour la démocratie

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté aujourd’hui à Casablanca, en l’absence des représentants du mouvement islamiste Justice et bienfaisance, à l’appel des jeunes du Mouvement du 20 février qui revendique des réformes politiques profondes. Ces manifestations se déroulent pour la première fois sans les islamistes du Mouvement Justice et bienfaisance qui se sont retirés récemment de la contestation menée depuis le début de l’année par les jeunes pour la démocratie.

Entre 4000 et 5000 personnes ont manifesté dans le quartier populaire Hay Mohammadi à Casablanca pour appeler à la poursuite des revendications démocratiques. « Nous manifestons pour dire que la lutte va continuer malgré le retrait des organisations politiques, qu’elles soient islamistes ou autres », a déclaré Hamza Mahfoud, de la section de Casablanca du Mouvement.

Le mouvement islamiste Justice et bienfaisance, l’un des plus importants au Maroc, a mis un terme à son appartenance au Mouvement du 20 février le 18 décembre « en raison des attaques » dont il a dit être l’objet de la part de certains jeunes contestataires. Justice et bienfaisance, interdit mais toléré par les autorités marocaines, a adhéré au Mouvement du 20 févier dès le début de la contestation démocratique liée au Printemps arabe. « Nos revendications sont légitimes et elles n’ont pas varié : une monarchie parlementaire et une plus grande justice sociale », poursuit M. Mahfoud.

À Rabat, le nombre de manifestants était nettement inférieur par rapport à Casablanca : entre 300 et 500 personnes. « Nous voulons plus de justice sociale », « l’actuel gouvernement ne changera rien », « non au cumul de la fortune et du pouvoir » scandaient les manifestants à Rabat et Casablanca.

Ces manifestations se poursuivent alors que le nouveau chef du gouvernement marocain, l’islamiste modéré Abdelilah Benkirane, dont le Parti Justice et développement (PJD) a remporté les législatives fin novembre, appelle le Mouvement du 20 février au dialogue.

Leur presse (Agence faut Payer), 25 décembre 2011.

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[Soudan] Les étudiants boycottent les examens

Soudan : heurts entre police et étudiants

Des heurts ont opposé aujourd’hui les forces anti-émeutes de la police soudanaise à des centaines d’étudiants dans le centre de Khartoum. On ignorait les revendications des étudiants mais leur action coïncidait avec le premier jour des examens, qu’ils ont boycotté en tenant un sit-in dans l’enceinte de l’Université de Khartoum, sur les bords du Nil Bleu.

Plusieurs centaines d’étudiants se sont dirigés vers les rues voisines où les heurts avec la police ont eu lieu. Les policiers ont fait usage de grenades lacrymogènes et de matraques contre les étudiants qui ripostaient par des jets de pierres, tandis que des ambulances sillonnaient la ville. Dans l’après-midi, les étudiants poursuivaient leur mouvement.

La semaine dernière, les forces anti-émeutes avaient dispersé par la force deux manifestations de soutien à des habitants déplacés par le barrage géant de Méroé, frappant des manifestants et tirant des gaz lacrymogènes.

Leur presse (Agence Faut Payer), 25 décembre 2011.

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Hourra pour les « retenus » de Rennes !

Deux policiers du centre de rétention de Rennes visés par des tirs

Le syndicat de police Alliance a protesté dimanche dans un communiqué contre la « situation d’insécurité » à proximité du centre de rétention administratif de Rennes où, selon lui, deux policiers ont été visés par « des tirs d’armes à feu » dans la nuit de vendredi à samedi qui n’ont pas fait de blessé.

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Selon le syndicat, les tirs provenaient vers 3H15 « du camp des gens du voyage jouxtant le centre de rétention », alors que les fonctionnaires faisaient une ronde de surveillance. « Au total c’est 8 détonations (…) qui ont été constatées », selon le syndicat qui précise qu’« aucune intervention dans le camp des gens du voyage n’a été entreprise sur instruction de la hiérarchie ».

De son côté, le syndicat Unité-SGP-police-FO, majoritaire sur le site, a dit à l’AFP que les tirs « n’étaient pas du tout en direction du centre de rétention. Aucun impact et aucune cartouche n’ont été retrouvés », selon le délégué départemental Stéphane Chabot.

« Les collègues ont bien entendu des détonations provenant peut-être d’armes, mais sans aucune certitude. Peut-être étaient-ce de gros pétards ou des tirs en l’air », a précisé à l’AFP M. Chabot.

Leur presse (Agence Faut Payer), 25 décembre 2011.


Rennes. Des tirs contre des policiers au centre de rétention administrative

Huit détonations ont été entendues à proximité du centre de rétention administrative de Rennes qui jouxte un camp de gens du voyage. Deux policiers ont été pris pour cible.

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Selon le syndicat Alliance, les faits se seraient déroulés dans la nuit de vendredi à samedi. « Deux policiers ont été pris pour cible, et ont subi des tirs d’armes à feux » indique le syndicat.

Sifflement d’un projectile

« En effet, afin de sécuriser l’enceinte du centre de rétention administrative de Rennes, des policiers font des rondes pédestres régulières autour du bâtiment. C’est alors qu’un coup de feu retentit, provenant du camp des gens du voyage jouxtant le centre. » En effet, un camp de gens du voyage se trouve à quelques dizaines de mètres du CRA. « Les fonctionnaires visés ont distinctement entendu le sifflement d’un projectile au-dessus de leurs têtes. S’en sont suivies d’autres détonations » précise Alliance.

La police n’a pas riposté

« Au total ce sont huit détonations provenant du camp des gens du voyage qui ont été constatées. Heureusement, le sang-froid, le professionnalisme des collègues ont conduit à ce que personne ne soit blessé et ils n’ont pas riposté. »

Alliance police nationale affirme « s’insurger contre cette situation d’insécurité pour nos collègues du CRA qui ont dû attendre le renfort d’équipages de Rennes et des gendarmes pour sécuriser le centre. Aucune intervention dans le camp des gens du voyage n’a été entreprise sur instruction de la hiérarchie ! Alliance dénonce la politique de “l’autruche” et du chiffre consistant à faire toujours plus avec moins d’effectifs, au détriment de la sécurité des collègues ».

Leur presse (Ouest-France), 24 décembre 2011.

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[Grèce] Déclaration politique de la Conspiration des Cellules de Feu pendant leur procès

Athènes : Déclaration politique de l’Organisation Révolutionnaire Conspiration des Cellules de Feu

Second procès de l’affaire “Halandri” – Deuxième jour, 20 décembre 2011
Cour spéciale de la prison de femmes de Korydallos.

Avant que l’audition soit ajournée les quatre inculpés ont fait une déclaration. Christos Tsakalos l’a lue après avoir expliqué ceci :

“Nous voulons lire une déclaration politique en ce qui concerne les faits de notre récente tentative d’évasion de la prison de Korydallos. Initialement, le problème peut sembler hors de propos pour l’affaire du procès, néanmoins elle a une relation directe pour une raison spécifique. Cette tentative par nous n’a pas seulement convoyé un message aux prisons de Korydallos et au système pénitentiaire en général, mais aussi à cette cour.”

Le texte complet de la déclaration :

“Le fait que nous sommes captifs dans les cellules de la démocratie ne veut pas dire que nous acceptons un seul moment notre position que ce soit comme prisonniers ou comme inculpés devant la cour martiale civile que vous avez montée contre nous. Il n’y aura ni un maton pour enfermer notre esprit ni un juge pour décider de notre valeur. Nous sommes les ennemis éternels de la légalité et d’éternels casseurs de prison.

Évidemment ces quelques mots qui suivent ne peuvent pas décrire les conditions misérables dans les pénitenciers qui sont vécues par ces prisonniers qui n’ont pas abandonné leur dignité, mais qui la portent avec eux dans chaque aile d’isolement, dans chaque unité disciplinaire, dans chaque transfert, dans chaque tourment, dans chaque passage à tabac…

Vous, les juges militaires désignés de la mafia judiciaire, pouvez donner des sentences de dizaines d’années de prison assis sur vos bancs, obéissant aux mains qui vous bougent comme des poupées, mais vous devez savoir que notre désir de liberté prend feu jour après jour.

Avec votre décision, en tant que bourreau moderne, vous enterrez les gens dans des tonnes de bétons et de barres, cachant ainsi les conséquences du système pourri que vous servez. Quant à nous qui sommes des guérilleros anarchistes urbains, vous voulez vous venger et nous punir parce que vous savez que vos noms, et les noms de ceux comme vous, sont déjà inscrits sur la liste de nos cibles futures. La prison, dans laquelle vous envoyez les gens aussi facilement que vous feuilletez les dossiers des affaires, est un hachoir énorme qui broie les corps, les émotions, les pensées, l’imagination…

C’est un monde stérile mécanique où les ordres des haut-parleurs, les fermetures des cellules et le bruit de la résignation humaine se font écho.

La vaste majorité des détenus ont fait un marché de dupes et ont rendu leur liberté et dignité en échange d’un jour de salaire, d’une permission, d’une promesse de parloir, voire même pour rien.

Toutes les discussions sur l’humanisation du système pénitentiaire ne sont rien sinon des paroles stupides et hypocrites. La solution est unique ; tu t’échappes ou tu détruis la prison.

Dans notre choix, nous entendons des coups sur les murs venant aussi de différents cercles de fréquentations et nous rencontrons des gens qui partagent avec nous des désirs communs pour la liberté. Nous pouvons dire clairement que nous sommes fiers de nos choix et des relations que nous avons construites avec eux à travers notre tentative commune de s’évader, même si cela n’a pas été à la hauteur de nos aspirations. Malheureusement, nous n’avons pas eu autant de chance que nous l’aurions voulu, alors qu’un gringalet-maton fut l’expression de la stupidité qui s’est prouvée toute puissante.

Certains vont se précipiter pour parler d’échec.

Cependant, notre évasion a réussi. Nous nous sommes échappés des acceptations défaitistes de notre rôle de prisonniers. Nous nous sommes échappés du sommeil des drogues psychiatriques qui sont généreusement distribuées en prison, des bénéfices des jours salariés, des illusions des départs et parloirs futurs, et nous avons agi en tant qu’anarchistes révolutionnaires.

Si le travail des matons et des juges est de fermer les portes des prisons, le nôtre est de les ouvrir et de les violer. Bien que nous ayons failli à relâcher nos corps, nous avons relâché nos existences même pour de courts moments, occupant un espace dans la prison.

Ce sens est unique, et nous ne regrettons rien.

Par ailleurs, nous luttons pour une liberté au delà de la version officielle des lois et valeurs de cette société. Cette lutte ne peut ni être jugée ni emprisonnée.

Aujourd’hui beaucoup de gens meurent d’accidents de la route, d’addiction aux drogues, de maladies industrielles. D’autres acceptent la mort de l’ennui et de la solitude, pris dans les conventions d’une vie caractérisée par l’amour de la loi. Nous avons choisi de risquer nos vies pour le bond vers la liberté, bien qu’il n’y ait aucune sécurité en-dessous. Il n’y a rien de plus important que ça.

Maintenant nous avons perdu une bataille mais pas la guerre. Nous regardons en avant.

Chaque moment promet un nouveau projet, une nouvelle collaboration amicale, une chance inattendue qui gît sous nous dangereuse et subversive.

En plus, la question n’est pas de savoir si vous êtes pris mais si vous vous rendez en vous…

LONGUE VIE À LA CONSPIRATION DES CELLULES DE FEU / FÉDÉRATION ANARCHISTE INFORMELLE (FAI).
LONGUE VIE AU FRONT RÉVOLUTIONNAIRE INTERNATIONAL.
LONGUE VIE À L’INTERNATIONALE ANARCHISTE NOIRE.

Les membres emprisonnés de la Conspiration des Cellules de Feu.

Le procès a été interrompu pour être continué le lundi 9 janvier 2012. Les proches et les amis des inculpés appellent à la présence de camarades dans la salle d’audience durant le procès, en solidarité avec Damiano Bolano, Giorgos Nikolopoulos, Michalis Nikolopoulos et Christos Tsakalos.

Contra Info, 22 décembre 2011.

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[Algérie] La mine d’Ouenza bloquée par des chômeurs

Algérie – ArcelorMittal Annaba risque une rupture de stocks de minerai de fer

La mine d’El Ouenza (Tébessa) qui alimente 80 % des besoins du complexe sidérurgique d’El Hadjar en minerai de fer est  à l’arrêt à cause de la contestation des chômeurs qui réclament des postes d’emploi dans la mine. Les approvisionnements sont stoppés net depuis mercredi dernier et ArcelorMittal Annaba n’a qu’une semaine de stocks pour faire tourner le complexe. L’Entreprise envisage d’importer le minerai car une semaine sans approvisionnement lui coûterait 2 millions de dollars.

Les difficultés se succèdent chez ArcelorMittal Annaba. Après la Société des tubes sans soudure (AMPTA) qui encoure la faillite faute de commandes, c’est la société mère ArcelorMittal Annaba  qui risque des pertes financières se chiffrant  en millions de dollars. L’Entreprise pourrait connaitre une rupture de stock du minerai de fer d’ici la fin de semaine. La cause ? « Le site minier d’El Ouenza (Tébessa) qui fournit  le complexe d’El Hadjar en minerai de fer  est à l’arrêt total depuis mercredi », a déclaré à Maghreb Émergent, Smain Kouadria secrétaire général du syndicat de l’Entreprise ArcelorMittal Annaba.  Le gisement du minerai de fer d’El Ouenza, exploité par ArcelorMittal Tébessa, n’assurait plus un approvisionnement « constant » depuis plus d’un mois. Il entre dans une cessation d’activité ordonnée par la direction de l’entreprise. « Les 520 travailleurs de la mine sont en chômage technique depuis mercredi dernier », assure la direction de l’entreprise. Cette décision a été prise car « les mineurs ne peuvent plus accéder au concasseur de la mine occupé par une vingtaine de chômeurs de la région qui réclament des postes d’emploi dans la mine », affirme notre interlocuteur. Cette situation n’est  pas sans incidence sur le plan financier. Le secrétaire général du syndicat d’ArcelorMittal Annaba l’évalue à l’échelle de la société mère à quelques 2 millions de dollars de  pertes financières sur une semaine. La direction de Tébessa, elle, l’évalue à son échelle depuis le début de la perturbation de la production du minerai de fer à la fin du mois dernier à 2.5 millions de dollars.

L’importation, seule solution

Les stocks dont dispose actuellement la Société ArcelorMittal Annaba ne suffisent que pour faire tourner le complexe sidérurgique d’El Hadjar pendant une semaine « maximum », estime Smain Kouadria. « L’Entreprise dispose d’un stock limité et d’ici la fin de semaine elle sera en situation de rupture de stocks. La seule solution qui restera alors à la Direction de l’Entreprise pour faire fonctionner le complexe d’El Hadjar c’est d’importer le minerai », affirme-t-il. Selon lui, depuis  plusieurs jours le complexe d’El Hadjar qui absorbe près de 80 % du minerai de fer d’El Ouenza n’est pas alimenté « correctement » « et la direction envisage de faire des commandes  pour l’importation du minerai par bateau depuis les gisements en exploitation par ArcelorMittal à travers le monde ». Si le recours à l’importation du minerai comme mesure d’urgence est tout à fait envisageable pour une multinationale comme ArcelorMittal, la mise à l’arrêt du site minier d’El Ouenza — qui produit  6000 tonnes de minerai de fer par jour — est « le summum de l’intolérable », selon le syndicaliste qui s’interroge sur l’inertie des autorités publiques locales. Selon lui, elles  tardent  à exécuter une décision de justice ordonnant l’évacuation des lieux. La  direction d’ArcelorMittal Tébessa avait lancé une procédure en référé et la justice a tranché en ordonnant à « la force publique » d’évacuer le site minier de ses indus occupants. La situation reste inchangée sur le terrain. Les chômeurs contestataires continuent d’interdire l’accès aux mineurs et les autorités publiques ne daignent agir avec fermeté.

Leur presse (Ferhat Yazid, Maghreb Émergent), 24 décembre 2011.

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[Congo Kinshasa] Rébellion antiflic à Lunyeka (Kasaï Occidental)

Kasaï-Occidental : les militants de l’UDPS accusés d’avoir saccagé le poste de police à Lunyeka

Le  sous commissariat de la police nationale congolaise (PNC) de Lunyeka  dans le territoire de Kamonia à 280 kilomètres à l’ouest de Kananga au Kasaï-Occidental a été saccagé, dans la nuit de vendredi à ce samedi 24 décembre, par un groupe d’hommes se déclarant combattants de UDPS. Ces derniers ont ensuite ouvert le cachot de ce poste et libéré tous les détenus.

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Un poste de la police de roulage saccagé par des manifestants le 9 décembre 2011 à Kinshasa-Kimbaseke, lors de la publication de la victoire de Joseph Kabila par la Ceni.

Le commandant de sous commissariat de Lunyeka a demandé un renfort de la police à partir de Tshikapa-ville ce matin.

« C’est une rébellion ! » s’est exclamé le comandant sous commissariat de la PNC  à Lunyeka, le commissaire Patrick Baruani. Des centaines ces manifestants, « dont certains en tenue militaire », se sont attaqués vers 20 heures à sa résidence et celles des  familles des  policiers, a-t-il précisé.

Certains acheteurs de diamant en provenance de Kinshasa et de Lodja ont été  également ciblés par des manifestants. Selon Patrick Baruani, cette attaque a été initiée par le responsable de  l’UDPS/Lunyeka, Mbombo Bilema, et un diamantaire de la place.

« Ce  n’est pas  une rébellion », a rétorqué Mbombo Bilema. Il s’agissait   plutôt, selon lui, d’une « manifestation  populaire des combattants de l’UDPS qui déplorent le comportement de la police nationale congolaise pour avoir empêché Étienne Tshisekedi à prêter serment au stade de Martyrs ».

Jusqu’à mi-journée, aucun bilan officiel des dégâts causés par la  manifestation n’a été donné. Un renfort de la police a été dépêché, ce samedi matin, de Tshikapa à Lunyeka.

Leur presse (Radio Okapi), 24 décembre 2011.

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Hourra pour la Grande Borne !

Des policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) ont essuyé samedi soir des tirs de cartouche de plomb alors qu’ils patrouillaient dans la cité de la Grande Borne à Grigny (Essonne). Vers 20h30, ces fonctionnaires de la BAC de Juvisy ont été la cible de trois individus, qui ont tiré trois cartouches dans leur direction.

Les trois personnes ont pris la fuite avant que le quartier ne soit « sécurisé », selon une source policière, qui précise qu’il n’y a eu aucun blessé.

Leur presse (LeParisien.fr, 25 décembre 2011)

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[Chili] Les carabiniers travaillent

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Manifestation « étudiante » à Santiago du Chili, jeudi 22 décembre 2011

 

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[Nos médias] L’Épine noire – livraison de Noël 2011

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L’Épine noire.

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Dans ses petits souliers

Bien que les études bibliques aient fait, ces dernières années, des progrès tout à fait stupéfiants, on ne sait toujours pas bien quels ont été les cadeaux déposés au pied du sapin enguirlandé du petit Jéjé, au matin du premier Noël de l’ère que l’on dit chrétienne.

Peut-être y avait-il, simplement, un jouet éducatif en coffret :

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Zrób to sam Do it yourself, Eugeniusz Get Stankiewicz, 1976.

On peut voir l’original de cette sculpture d’Eugeniusz Get Stankiewicz (1942-2011) au musée de Wrocław — l’ancienne Breslau prussienne. C’est une copie qui orne, à la hauteur des fenêtres du premier étage, la façade d’une maison de la ville, près de la basilique Sainte Élisabeth. Cette réplique a été plusieurs fois vandalisée, mais les autorités n’ont pas, semble-t-il, estimé qu’elle portait atteinte à l’ordre public, et elle a été maintenue en place.

Peu au fait des dernières tendances en ce domaine, je ne puis vous dire si le Zrób to sam de Get Stankiewicz est antichrétien, sacrilège, blasphématoire ou christianophobe — comme on dit maintenant. Ceux que son œuvre chagrinent pourront toujours aller faire une veillée de prière dans les environs, la maison semble assez facile à trouver.

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C'est là, il n'y a pas à se tromper. La neige n'est pas garantie, cependant.

On dit qu’Eugeniusz Get Stankiewicz eut l’idée de cette mise en boîte d’un crucifix à monter soi-même après la visite d’un atelier de fabrication d’objets de piété — car cela se manufacture. Il aurait alors songé à certains jeux éducatifs renommés, genre le célèbre « petit chimiste ». Pourquoi pas ? En tout cas, la simplicité du dispositif montre bien que son œuvre n’a aucunement été influencée par des jouets plus élaborés comme ceux de la famille du non moins célèbre « Docteur Maboul ».

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Eugeniusz Get Stankiewicz devant l'un de ses autoportraits.

Passé l’effet de surprise amusée ou scandalisée — c’est vous qui voyez —, on peut se demander si cette œuvre ne heurterait pas, d’une certaine manière, un « droit fondamental », assavoir le « droit au respect des croyances », dont monsieur Thierry Massis, avocat au barreau de Paris, disserte avec toute sa science juridique dans un point de vue accepté par le journal Le Monde. Car, la sculpture d’Eugeniusz Get Stankiewicz « ne met pas en scène un fait anodin de la foi chrétienne, mais l’un de ses événements fondateurs : La passion de Jésus-Christ, mort sur la Croix pour le salut du Monde ».

(Je reprends ici la formulation, toute de révérentes majuscules composée, de Maître Thierry Massis à propos de Golgota Picnic de Rodrigo Garcia.)

Tout en se plaçant à une distance un peu plus agnostique, on admettra que l’un des éléments fondant la « foi chrétienne » est bien le mythe d’un dieu mis à mort par crucifixion et prenant sur lui tous les péchés du monde. On peut reconnaître à ce récit, composé sur quelques siècles, une certaine grandeur, et remarquer qu’il a su rencontrer, avec un certain succès, l’inextinguible « besoin de consolation » d’une partie de l’humanité, en le conjuguant artistement avec son indéracinable sentiment de culpabilité. Car le dieu supplicié qui s’est chargé de tous les péchés du monde s’est chargé de tous les péchés de chacun.

Dans ces conditions, comment un croyant sincère pourrait-il s’offusquer de ce Zrób to sam, Do it yourself ?

Il sait, s’il croit vraiment, que clouer son dieu en croix, il l’a déjà fait lui-même, et qu’il le refera…

En vérité, en vérité, je vous le dis, Zrób to sam respecte bien davantage les croyances des chrétiens que la plupart des bondieuseries que l’on vend sur les marches de leurs lieux de culte.

Amen et joyeux Noël quand même !

L’escalier qui bibliothèque, 24 décembre 2011.

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[Chili] À un an du massacre à la prison de San Miguel – Lettre des prisonniers de la Lutte de Rue

Note: ce texte fut écrit avant de s’être complété un an de la mort des prisonniers dans l’incendie de la prison de San Miguel, mais dû à ce que les camarades se trouvent dans des prisons diverses elle n’a pas pu être publié avant.

Toute mort en Prison est du terrorisme d’État
À un an du massacre à la prison de San Miguel

Le 8 décembre 2010 la nouvelle de la tragédie envahissait les médias de désinformation massive, qui avec leur morbidité coutumière faisaient de la douleur une affaire. Seule la version des familles nous permet de comprendre la portée des fait, ainsi que les appels qu’on fait les prisonniers même et qui arrivait à rompre l’isolement, parlant en direct par la presse, des déclarations qui après n’arriveraient pas à être rediffusé, parce qu’à l’État il ne lui convenait pas que les prisonniers soient écouté.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1324810192.jpgLes voix de la famille et des amiEs furent précises en leur visé des responsables « procureurs, gendarmes et juges responsables de leur mort » disait la bannière pendue à l’extérieur de la prison, pendant qu’on exigeait le nom des morts et blessés, 81 prisonniers morts et autres blessés à cause du feu.

La magnitude de ce lamentable fait est seulement compréhensible étant donné les misérables conditions de survie à l’intérieure de la majorité des prisons de l’État. « Surpopulation » est peu dire, des prisonniers dormant sur le plancher des toilettes et couloirs, insalubrité qui amène des maladies, la drogue (qu’elle soit illicite ou médicament, elles maintiennent plusieurs comme zombies) sont des outils pour maintenir la « guerre » entre prisonniers, conflits qui sont motivés par les screws qui même font des paris sur les disputes. Sans doute que la réalité carcérale surpasse la fiction, pendant que les médias montrent l’intérieur des cages comme un nouveau reality show, où on voit les détenus soumis et complices du Système.

Le Pouvoir profite du moment et implante l’urgence de construire plus de prisons, pour ainsi « solutionner les failles » et « humaniser » les conditions d’enfermement. À la fois ils exhibent les « responsables » et promettent des peines de l’enfer pour les screws de bas rangs qui étaient saoul et ont renié ouvrir les cages. Mais sans doutes que c’était la forme de s’évader de la responsabilité de ceux qui soutiennent ce système d’exploitation et de mort. Le pouvoir, ses représentants et ses gardes sont responsables de chaque vie écrasée à l’intérieur de ces centres de torture.

Comme jeunes guerriers pour la libération totale, nous nous positionnons contre l’oppression de quelconque forme, nous sommes du côté de qui ne baise pas la main du maître, avec qui au moment opportun lance une morsure à ceux qui les oppriment et exploitent jour après jour. Cet ainsi comment en prison nous avons rencontré la complicité et l’appui avec d’autres prisonniers, la majorité des voleurs avec une attitude antipolicière et insoumise. La propagande nous l’étendons à tous les domaines de la vie, parce qu’elle et la lutte font une.

Le massacre c’est gnérer et soutenir les conditions qui ont produites la mort des 81 prisonniers, les laissant mourir plutôt que de courir le risque qu’ils s’échappent et puissent conter la vérité. Un an a passé et encore nous fait trembler l’esprit de douleur et de rage, autant comme dans les asiles de vieillard et les prisons pour mineurs, la mort se fait présente.

Pour une vie pleine de liberté la destruction des prisons est indispensable, de tout type, qu’elles soient pour humains ou animaux, c’est-à-dire des cages pour aucunEs. Quelques-unEs diront, que faire avec les violeurs, trafiquant ou tortureurs ? C’est simple : l’unique justice est la vengeance de la part de l’oppriméE.

Unissant nos voix et lettres

C’est dans cette tranchée qu’on est venus à se connaître et où nous nous sommes reconnus comme camarades, où ça nous unis plus que d’être impliqué dans des actions dans le cadre de la lutte de rue. Nous cherchons des projections communes, de même que nous avons des différences, celles-ci ne sont pas des limites pour avancer ensemble. Nous nous regroupons parce que nous comprenons l’importance de nous maintenir de pied, la lutte continue depuis la rue et depuis la prison.

Nous avons la conviction que la révolte à besoin de tout et qu’il faut seulement savoir les combiner. Maintenant nous retrouvant prisonniers nous échangeons les pierres et le feu pour la plume et le papier, reconnaissant comme égale les deux formes de lutte.

Notre individualité n’entre pas en conflit avec le collectif, au contraire, nous croyons qu’ensemble ils se fortifient.

Nous unissons nos cris pour que soit écouté et analysés avec plus de force et en lieux distincts, pour apporter et promouvoir le dialogue avec les camarades d’autres prisons et dans la rue.

Pour terminer cette lettre nous voulons envoyer nos salutations aux camarades anonymes qui par leurs actions et communiqués nous donnes force et joie, pour vous ces paroles avec nos sourires complices, que ces salutations voyagent du $hili à la Bolivie, Mexique, Espagne et Grèce.

Jusqu’à ce qu’on soit touTEs libres !!
À bas les cages !!
Pour la mémoire et la vengeance des 81 de San Miguel !!

Gonzalo Zapata, Prisonnier Politique
Zerman Elias, Prisonnier Politique Libertaire
Cristobal Franke, Prisonnier Politique Antiautoritaire
Francisco Moreno, Prisonnier Politique

Traduit de l’espagnol (Grupo de apoyo a mono, 16 décembre 2011) par Sabotagemedia.

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[Nos médias] Le 24 et le 31 décembre, « Du bruit contre les prisons »

Émissions de radio en soutien aux prisonniers sur Canal Sud (92.2 FM pour Toulouse et ses environs) sinon sur canalsud.net à partir de 19H.

Au programme du son, des news et des messages.

Pour passer vos messages à destination des prisonniers vous pouvez appeler le numéro de l’antenne (05.61.53.36.95).

Ces périodes de fêtes, où les gens sont censés se retrouver et se réunir, mettent à jour de manière plus marquée l’isolement et la distance qui sépare les prisonniers de leurs proches tout le reste de l’année.

FORCE RAGE ET DÉTERMINATION

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[Faure et Reclus à l’Élysée] « Intouchables » : un film réactionnaire

Face à la vision réactionnaire du handicap véhiculée par ce film, un entretien radiophonique avec Jean-Jacques Delfour, philosophe et auteur de la tribune Intouchables : Cendrillon actualisé parue dans Libération le 29 novembre.

Émission Faure et Reclus à l’Élysée, réalisée le 22 décembre 2011 ; rediffusée sur Radio Périgueux 103 dimanche 1er janvier 2012 à midi. Disponible à l’écoute et au téléchargement sur l’audioblog de l’émission.

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Pour aller plus loin, on peut consulter les tribunes « Parents d’un handicapé, le succès d’Intouchables nous inquiète » sur Rue 89 (26 novembre 2011) ; Les 30 ans de retard d’Intouchables, par Zig Blanquer et Pierre Dufour, sur Mediapart (19 décembre 2011) ; une précédente émission Pour une critique politique du validisme, avec Haroun (18 novembre 2010) ; ainsi que le blog de Jean-Jacques Delfour Philosophie clinique et micrologique.

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[Caen] Communiqué du collectif le Mât Noir – 23 décembre

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Le vendredi 23 décembre, le tribunal de grande instance de Caen a émis une ordonnace autorisant l’expulsion immédiate du squat politique autogéré « Le Mât Noir » établi au 26, avenue de Creully à Caen.

Ainsi, les bonnes sœurs de la congrégation « Notre Dame de la fidélité », représentée par l’assocition l’Arbalète, et la préfecture ont obtenu ce qu’elles voulaient : l’autorisation d’expulser en plein hiver les habitant-e-s du squat et le collectif qui menaient des activités alternatives dans ce lieu plutôt en bon état et vide depuis des années.

Et dieu dans tout celà ? Il travaille dans l’immmobilier… et ça marche plutôt bien. L’église est l’un des très gros propriétaires fonciers et immobiliers de Caen et participe activement à la spéculation. Pour elle, détruire avenue de Creully, une des dernières grandes batisses du XIXe à Caen, à laquelle de nombreux-ses habitant-e-s du quartier sont attaché-e-s, ne les émeut pas davantage que mettre des gens à la rue en plein hiver.

Nous appelons à résister face à la spéculation et à toute forme d’expulsion. Nous invitons la population à passer nous rencontrer lors des prochaines journées portes ouvertes (la prochaine étant le mercredi 28 de 14 à 18h) et à assurer une veille devant le lieu tous les matins à 6h, heure probable d’expulsion.

Faites suivre ce communiqué autour de vous…

23 décembre,
le collectif.

Les précédents communiqués sont disponibles entre autre ici :
http://www.anartoka.com/pas-dupes/viewtopic.php?t=5096
http://www.anartoka.com/pas-dupes/viewtopic.php?t=5099
http://www.anartoka.com/pas-dupes/viewtopic.php?t=5094

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[La liberté ou la mort] Rassemblement pour la libération des emprisonnés à Haimen

Chinese villagers demand release of detainees

Protesters gathered Saturday outside a town hall in southern China to appeal for the release of people detained during demonstrations over a planned power plant expansion, a witness said.

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About 1,000 people took part in the appeal in Haimen, on China’s southeastern coast, said the witness, who was contacted by phone and refused to give his name. He said they talked with local officials, who promised to convey the appeal to their superiors. He said the crowd started to disperse after about two hours.

“There was no violence,” the man said.

The government’s Xinhua News Agency says five people were detained during protests this week against plans to expand the power plant. Residents complain that the plant has contributed to a rise in the number of local cancer cases and polluted seas, threatening local fishing.

On Friday, police fired tear gas at protesters, who included elderly men and women.

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Manifestation du vendredi 23 décembre

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China has seen an upsurge in such protests over pollution following three decades of explosive growth and lax environmental enforcement.

Protests in Haimen started Tuesday when thousands of people besieged a government office and blocked a highway. Police used tear gas in an attempt to disperse them, and demonstrators hurled rocks, water bottles and bricks in return. Clashes broke out, injuring an unknown number of protesters and police, residents say.

The government said Tuesday that the power plant project would be temporarily suspended, according to Xinhua. But protesters said they have not heard directly from authorities and want the release of several protesters in their teens or early 20s.

Local access to the highway reopened Saturday after protesters who blocked the road dispersed Friday evening, said an employee who answered the phone at an adjacent filling station.

“I saw no protests today. Traffic is normal,” said the man, who refused to give his name.

In September, hundreds of villagers in an eastern Chinese city near Shanghai demonstrated against pollution they blamed on a solar panel factory.

In August, 12,000 residents in the northeastern port city of Dalian protested against a chemical plant after waves from a tropical storm broke a dike guarding the plant and raised fears that floodwaters could release toxic chemicals.

Leur presse (Joe McDonald, Associated Press), 24 décembre 2011.

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Déjà cinq semaines de détention « provisoire » pour les inculpé-e-s de Labège !

Le 14 novembre dernier à Toulouse, une dizaine de personnes ont été  interpellées au cours de la rafle menée par une centaine de gendarmes mobiles dans sept lieux d’habitation, et quatre d’entre elles sont  depuis incarcérées à la maison d’arrêt de Muret.

Ils et elles sont, avec une autre jeune femme, poursuivis pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction ou de dégradations  de biens » ; « violence commise en réunion sans incapacité » ; « dégradation ou détérioration du bien d’autrui commise en réunion ». Des chefs d’inculpation très lourds, au regard des faits qui leur sont imputés, et pour lesquels ils et elles nient toute participation —  l’action réalisée à la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) de Labège, le 5 juillet dernier, par une dizaine de personnes qui ont déversé des excréments sur des bureaux et des ordinateurs, et laissé sur les lieux des tracts dénonçant à juste titre l’accentuation de la répression à l’encontre des mineur-e-s.

Depuis, quatre des personnes inculpées demeurent ainsi détenues sans que l’on sache pour combien de temps encore, et alors que le soutien matériel (argent, livres, vêtements, courrier) qui leur avait aussitôt été apporté est resté bloqué en tout ou partie pendant des semaines, de façon à les couper du monde extérieur et à faire pression sur elles pour les faire craquer. Par ailleurs, des prélèvements de leur ADN ont été effectués contre leur gré pendant leur garde à vue — le refus qu’elles y ont toutes opposé leur vaudra un procès le 9 mai prochain —, et le tribunal prétexte attendre le résultat de ces prélèvements pour les maintenir en détention en se gardant d’avancer la moindre date concernant leur libération.

La situation des « inculpé-e-s de Labège » rejoint en fait celle de nombreuses autres personnes placées en détention « provisoire » dans diverses geôles françaises pendant des mois et des mois (dernièrement à Paris et à Nantes). Les innombrables lois sécuritaires votées depuis une dizaine d’années — et appliquées en particulier à l’encontre d’une certaine jeunesse criminalisée sous les étiquettes « ultra-gauche » ou « mouvance anarcho-autonome » — permettent en effet à l’État français de s’asseoir désormais en toute légalité sur la « présomption d’innocence » censée être à la base de sa justice, créant un véritable délit d’opinion dans un silence presque parfait.

La solidarité montrée aux personnes qui se trouvent jetées dans le collimateur policier et judiciaire fait de plus facilement l’objet d’une répression violente. D’imposantes forces de gendarmerie mobile ont par exemple encerclé la manifestation organisée à Toulouse le 17 décembre en soutien aux « inculpé-e-s de Labège » en voulant disperser brutalement ses quelque 200 participant-e-s après les avoir soumis-e-s à un contrôle d’identité.

Que cette manifestation ait malgré tout et heureusement pu se tenir un peu plus tard prouve combien il est important de ne plus laisser faire.

Libération et arrêt des poursuites pour les « inculpé-e-s de Labège » et d’ailleurs !

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux
Collectif liberté pour les inculpé.e.s du 15 novembre Toulouse
CODELIB (Comité de défense des libertés fondamentales contre les dérives sécuritaires), St-Nazaire
Collectif Contre Les Abus Policiers, Bordeaux
Caisse de solidarité Montpellier
Les amis de l’égalité, Blois
Soif d’utopie, Tours
Émancipation, tendance intersyndicale anticapitaliste et antiautoritaire

Soutien financier pour les frais de justice et la cantine en prison : envoyez vos chèques à l’ordre de « Maria », CAJ, c/o Canal Sud, 40 rue Alfred-Duméril, 31400 Toulouse.

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[Paris] Balade en solidarité avec les inculpé-es de Labège

Samedi 17 novembre à Paris, on était une trentaine de personnes bien décidées à exprimer notre solidarité avec les mutins de l’EPM de Lavaur, ainsi qu’avec les quatre compagnon-nnes incarcéré-es depuis la mi-novembre, accusé-es d’avoir trashé en écho à cette révolte, les locaux de la Direction Interrégionale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) à Labège, le 5 juillet dernier.

On a joyeusement diffusé le tract Les murs nous enferment, attaquons toutes les prisons, qui a aussi été abondemment collé en affiche sur notre passage et, selon les moments, sorti une banderole (« De l’école à la prison : contre tous les enfermements »).

On a également profité de cette balade pour laisser quelques souvenirs à différents flics sociaux rattachés à la PJJ (comme le Centre d’Action Éducative de la PJJ, 25 rue Fontaine au Rois, Paris 11) et à la Direction Interrégionale de la PJJ (14 rue Froment, Paris 11). Ils ont pu découvrir leurs murs recouverts d’affiches et de tags (« PJJ=maton », « Feu aux prisons », « Crame ta geole, saigne ton geolier », « Nik la taule », « Matons, on vous aura », « De l’école à la prison liberté », « Mort aux flics »).

Parce que leur justice est une machine à broyer les vies,
Parce que ce sont toutes les taules qu’il faut abattre,
Parce leurs murs n’arrêteront pas nos révoltes,
Liberté pour toutes et tous !

Indymedia Nantes, 23 décembre 2011.

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[La liberté ou la mort] Quatrième jour d’émeute à Haimen

Sud de la Chine : nouvelle manifestation contre une centrale polluante

La police chinoise a repoussé vendredi avec du gaz lacrymogène plusieurs centaines de personnes qui manifestaient contre une centrale thermique accusée de polluer l’environnement dans la ville méridionale de Haimen, ont rapporté la presse et des témoins.

Les heurts ont toutefois semblé baisser d’intensité par rapport à mardi et mercredi, jours où les policiers avaient frappé brutalement ces protestataires qui tentaient de bloquer une autoroute.

Quelque 500 personnes sont revenues vendredi sur l’autoroute, pour un quatrième jour de rassemblement contre cette centrale qu’ils accusent d’être responsable de nombreuses maladies dans le voisinage.

À plusieurs reprises les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule, ont relaté par téléphone des habitants joints par l’AFP.

Des manifestants ont affirmé à l’AFP qu’un adolescent de 15 ans ainsi qu’une femme avaient trouvé la mort cette semaine à Haimen, mais il n’a pas été possible de confirmer ces faits de façon indépendante.

L’environnement est souvent sacrifié en Chine sur l’autel de la croissance et il n’est pas rare que des pollutions industrielles soient à l’origine de soulèvements.

Les événements de Haimen, dans la province manufacturière du Guangdong, sont à rapprocher d’autres récentes manifestations violentes en Chine, notamment dans le sud du pays où des dizaines de millions d’ouvriers migrants font tourner les usines de l’atelier du monde.

Dans ce contexte troublé, le ministre de la Sécurité publique (police) Zhou Yongkang a demandé cette semaine aux autorités locales de s’efforcer d’apaiser la grogne au niveau de ses racines et de redoubler les efforts de médiation pour éviter les explosions de colère.

Ces troubles mettent à mal le thème central de société harmonieuse que tente de promouvoir le pouvoir chinois, alors qu’une nouvelle génération de leaders communistes doit prendre ses fonctions l’an prochain.

Leur presse (Agence Faut Payer), 23 décembre 2011.

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Lettre ouverte d’une parasite sociale

Lettre ouverte et écorchée à tous ceux qui estiment qu’avec 456 euros par mois nous parasiterions la société française

Voilà encore une erreur de Pôle Emploi qui va me pénaliser à l’approche de Noël.

Ils ne m’ont jamais aidé à trouver un emploi, un remplacement, un stage, une formation et en bonne citoyenne bienveillante qui ne doit pas manifester trop d’acrimonie, être contente d’être dans un système qui a pensé la question sociale, je souris souvent même quand je réclame un droit, un dû.

Je suis même emplie de bienveillance parce que j’entends leur mal être depuis le remaniement et la fusion Assedic ANPE. Je lis les livres des conseillères qui dénoncent et du coup je ne peux pas leur en vouloir.

Voilà près de quatre ans, un grand employeur qui a signé la charte de la diversité dans le cadre de la promotion de l’égalité des chances m’a fait chuter socialement dans l’irrespect le plus total de mon intégrité morale et du droit du travail à géométrie variable visiblement. De professeur que j’étais, je me suis retrouvée au RMI à l’époque. Depuis ce moment-là, j’ai cherché, cherché, cherché du travail, me suis réorientée et reconvertie sans l’aide de Pôle Emploi.

J’ai fini par décrocher la possibilité de vivre un an d’un travail intelligent et épanouissant. J’accédais même au régime d’intermittence. Fin octobre approchait et je savais que j’arriverais en fin de droit, je n’ai pas su réalimenter l’accès à l’intermittence, je redoutais le retour aux minima sociaux mais me consolais en me disant c’est mieux que rien, au moins survivre, payer le loyer, ne pas tomber plus bas, ne pas se retrouver comme tant de naufragés du capital à la rue. Une femme à la rue comme tant d’autres qui s’abimerait sous les regards d’indifférence.

J’ai l’énergie de la joie et du désespoir. De ces fils et filles d’ouvriers qui savent ce que c’est la crise depuis l’enfance, qui savent qu’avec peu on fait parfois beaucoup, qui n’ont rien contre le travail qui peut rendre digne et enthousiaste. Il existe bien celui-là non ?

Avec cette énergie, j’ai cherché, cherché, cherché du travail, tantôt j’étais trop diplômée, tantôt pas assez dans le domaine ultra pointu requis alors qu’en quelques jours un salarié de la boîte en question aurait su sûrement utiliser mes neurones pour m’apprendre vite et au mieux les savoir-faire requis. C’est comme si on oubliait que l’apprentissage sur le tas, au vif du sujet valait aussi tous les diplômes et n’est souvent pas une perte de temps mais un atout pour une entreprise.

Fin octobre pointait le bout de son nez et je ne voyais rien venir et j’étais déjà fatiguée d’avoir envoyé partout aux quatre coins de la France et même en Allemagne et même jusqu’en Chine des candidatures pour enfin poser mon balluchon de précarité, m’ancrer mieux dans une vie sociale, citoyenne comme ils disent et économique. Rien. Des petits plans peut-être, des contrats aidés ? Non même pas ça, je n’y accédais pas. On est d’ailleurs nombreux à ne pas y accéder : pas assez ceci, pas assez cela.

Alors j’ai anticipé ma demande de dossier d’ASS pour percevoir les 456 euros de minima sociaux qui me permettraient au moins de faire patienter le propriétaire de mon appartement. J’ai écrit une fois, deux fois, trois fois à Pôle emploi pour avoir le dossier. On m’a dit pas maintenant, demandez-le plus tard, c’est trop tôt puis on m’a dit on vous a déjà envoyé un dossier, puis vous ne nous avez pas renvoyé le dossier de demande d’allocation retour à l’emploi qui nous permettrait d’obtenir un rejet qui serait la preuve que vous avez droit peut-être après examen aux 456 euros d’ASS. Mais je n’avais rien reçu de Pôle emploi aucun dossier. Ce matin, je téléphone, on me dit venez chercher le dossier, ce même dossier que je demande depuis fin octobre, ce même dossier qui est censé être parti le 10 novembre et nous sommes le 24 novembre.

Alors doucement je me suis laissée glisser au sol parce que je n’en peux plus, j’ai posé mon front contre le faux parquet froid de mon appartement et j’ai pleuré bruyamment comme une petite fille de bientôt quarante ans pourtant. Pleurer de ne pas avoir en même temps déposé un dossier de RSA, la même somme mais une autre administration la CAF parce que je sens que je vais me faire entourlouper par Pôle Emploi, que la CAF ne paiera que si Pôle Emploi refuse et que le temps que tout ceci se passe décembre sera là, Noël arrivera et à Noël c’est toujours plus terrible et humiliant de ne pas avoir un sou. J’ai pleuré aussi parce qu’avec tous mes jolis diplômes de 3e cycle, mes expériences multiples, mon énergie de vouloir bien faire, je reste dans mon jeu de l’oie de la précarité, celui dans lequel on est toujours le dindon de la farce. Ces oies qui se font traiter de noms d’oiseaux par des secrétaires d’état, des ministres, des Wauquiez, des clubs de pensée qui pensent réellement qu’on abuse le système social français quand on surnage à peine avec 456 euros par mois.

Il paraît que je suis belle, intelligente et drôle. Ça me fait une belle jambe. Que doivent vivre ceux qu’on trouve laids, bêtes et fades ?

Je n’ai plus l’énergie ce matin. Wauquiez qui nous traitait de parasite cet été, aimerait-il lire la pile de candidatures envoyées. Les espoirs et les projections fatigantes qu’on construit. On se dit : il faudra chercher un appartement à 1000 km de chez moi, je n’aurai plus d’amis, plus de toubib de confiance, plus mes épiciers du quartier mais j’aurai un vrai travail, on postule, on espère, on est parfois convoqué, on fait son grand numéro de charme. Et rien. On recommence à l’est, à l’ouest, au sud, au nord, à chaque fois on s’imagine la vie qui va avec et… rien. Pendant ce temps-là ce garçon que vous venez enfin de rencontrer avec qui vous êtes bien, se pose des questions. Pourquoi tu veux partir si loin si tu m’aimes ? On se sent infidèle alors qu’on voudrait juste un travail pour retrouver l’énergie, le capital suffisant pour l’inviter au restau de temps en temps, revenir vers lui moins abattue par la précarité. Je sais que certains copains la vivent mieux que moi, ils me traitent même d’aliénée, disent que le travail c’est l’aliénation, que mon féminisme c’est de l’aliénation que je souhaiterais troquer un mec, un mari contre un patron quand je leur explique que pour moi le travail c’est aussi un facteur d’émancipation. Je ne sais plus quoi dire, quoi penser, je pleure la tête contre le plancher, rassembler tous les papiers pour ce fichu dossier me paraît être l’ascension de l’Everest pour 456 euros. En fait, j’ai honte, je voudrais pouvoir leur dire : gardez-la votre aumône, expliquez-nous comment on peut vivre avec ça ? Expliquez-nous pourquoi tout l’été je n’ai pas pu être reçue comme il faut par une conseillère Pôle Emploi, que j’ai dû trouver auprès d’amis des conseils pour ma recherche d’emploi, ma stratégie. J’ai mal partout, j’appelle l’amoureux pour lui dire que j’ai besoin de lui, que je n’arriverai pas à aller à Pôle Emploi seule ce matin parce que je suis fatiguée, à bout, humiliée et que c’est injuste d’avoir appris au téléphone qu’ils mettront trois semaines à traiter un dossier qu’ils prétendaient avoir envoyé le 10 novembre et qui n’est jamais parti ou arrivé. On est le 23 novembre, si je dépose le dossier aujourd’hui, dans trois semaines ils me diront si je peux prétendre à la solution de précarité A dite ASS, si c’est rejeté il faudra donner ce refus à la CAF qui examinera la solution B dite RSA. On aura perdu un mois et Noël sera là. J’appelle l’amoureux, il est sur messagerie. J’envoie un SMS : tu pourrais m’accompagner à Pôle Emploi ce matin, je suis tellement fatiguée, j’ai besoin de toi.

On a mis sa fierté de côté mais l’amoureux est au travail, il finira son chantier en début d’après midi. On s’appelle, ça capte mal alors ça crée de la zizanie. On préfère lui renvoyer un texto qui dit : t’inquiète c’est pas grave.

Je me retrouve accroupie la tête contre le canapé, où est passée ma belle énergie qui amuse les copains et les amoureux au début ? celle qui fait bouger des montagnes parfois.

Alors je me relève, je rassemble les papiers. Je relance un employeur par mail que je suis allée voir sans être convoquée pour lui montrer à quel point j’aimerais bien travailler chez lui. J’en rappelle un autre en prenant une voix énergique. Je finis par retrouver les papiers qu’il faudra pour le dossier ASS et je m’aperçois que je n’ai travaillé que 4 ans et demi dans les 10 dernières années parce que j’avais pris deux ans de disponibilité à l’époque. Et il faut avoir travaillé au minimum 5 ans dans les 10 dernières années pour prétendre aux ASS la solution A. Alors je serai recalée de la solution A, ne vaut-il pas mieux que j’anticipe la solution B pour avoir un tampon daté de la CAF qui du coup prendra cette date comme début possible de mon retour à la précarité dans leur tunnel à eux, le tunnel B ? Oui ça mérite réflexion. Mais je suis si fatigué, le rimmel a coulé partout, j’ai le dos qui craque et j’ai la fatigue des jours de règle.

Germaniste, femme de communication, j’ai le goût du contact et du travail bien mené. Capable de prendre des initiatives, j’aime aussi le travail en équipe et mener à bien une pleurnicherie déclenchée par Pôle Emploi et ce manque de tendre.

Ne vous arrêtez pas aux diplômes, il y en a toujours trop ou pas assez, à 39 ans j’ai acquis une maturité et une autorité naturelle qui me permettront de rassembler mes esprits, mais à 39 ans il arrive encore qu’on me demande à la SNCF si j’ai la carte 12-25. Alors vous voyez !

Rassurer l’employeur on n’est ni trop vieille, ni trop jeune, ni trop mieux que lui. Et moi, là, qui me rassurerait un peu ? il faut cocher A et B, se relever, se remaquiller et recommencer le cirque de l’aliénation comme disent mes petits copains d’extrême gauche qui hériteront ou ont déjà hérité de la maison de papa-maman et ne pas parler de mon nom de famille qui ne rassure pas l’employeur. Et ne pas écrire ça ici parce que c’est de la victimisation rien que d’en parler, et rien que d’y penser !

Il s’est immolé là-bas. Ce chômeur de Tunisie. Ici nous nous consumons dans une petite mort lente où tout ce qui fait notre beauté et notre grâce se dissout dans la solution A ou B.

Sommes-nous des parasites ?

Nadia Mokaddem
Montpellier, 24 novembre 2011.

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[Mort aux el-Assad !] « Un Syrien sur 300 a été tué ou emprisonné »

Syrie : l’ONG Avaaz dénombre plus de 6200 morts

Info Le Figaro — Dans un rapport à paraître vendredi matin, et dont Le Figaro a pu obtenir une copie, l’organisation citoyenne Avaaz fait état de 6200 morts — dont plus de 400 enfants — et de 69’000 détenus depuis le début de la répression contre le soulèvement populaire syrien, à la mi-mars. D’après les informations récoltées par cette ONG, qui s’appuie sur une équipe de 58 observateurs des droits de l’homme en Syrie, et qui travaille de paire avec de nombreuses organisations présentes sur le terrain, 37’000 des 69’000 détenus le sont toujours. Ceux qui ont été libérés portent, pour beaucoup, des marques de torture.

Pour Ricken Patel, directeur exécutif d’Avaaz, « personne ne peut désormais fermer les yeux sur ce spectacle de l’horreur en Syrie ». « En retardant une action internationale et en armant les escadrons de la mort d’Assad, la Russie est allée trop loin. Un Syrien sur 300 a été tué ou emprisonné. Le monde doit faire un choix : soit il assiste passivement à la violente guerre civile qui déchire tout le pays, soit il intensifie la pression pour contraindre Assad à quitter le pouvoir », dit-il.

Selon ce décompte méticuleux, qui fait l’objet d’un processus de vérification rigoureux — chaque mort est confirmée par trois sources indépendantes, y compris un membre de la famille du défunt et l’imam qui a dirigé la cérémonie funéraire —, et qui inclut également les victimes militaires, la ville « martyr » de Homs cumule près de 40 % des pertes de tout le pays. Il y a quelques jours, l’ONU avait estimé, pour sa part, à 5000 le nombre de victimes syriennes. Ce nouveau bilan à la hausse, fait par Avaaz, suit de près la journée la plus meurtrière de la révolte. Mardi, près de 120 personnes auraient trouvé la mort en Syrie.

Leur presse (Delphine Minoui, Le Figaro, 22 décembre 2011)

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[Caen] Le Mât-Noir menacé d’expulsion !!!

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Le squat politique autogéré le Mât-Noir occupé depuis le 12 décembre fut ouvert au public le 17 décembre suite à un rassemblement contre la spéculation urbaine. Ce lieu était inoccupé depuis plusieurs années. L’ouverture de ce squat semble effectivement gêner plusieurs acteurs de l’immobilier et de l’urbanisme, car les menaces d’expulsion arrivent déjà !

Brève explication de la situation : les propriétaires (les sœurs de Notre-Dame de la Fidélité ou l’association Arbalète qui pourrait servir de paravent) voulaient vendre à l’institution Saint-Joseph, qui elle, avait le projet de détruire ce bâtiment afin de construire soit une école maternelle avec gymnase (projet apparemment abandonné depuis) soit 44 logements (projet qui ne fait pas non plus l’unanimité dans le quartier). Il semble que même la mairie se soit opposée à la vente du bâtiment pour préserver le patrimoine. La préfecture semble avoir proposé un pack « expulsion expéditive » (une ordonnance sur requête) aux bonnes sœurs qui ne savaient peut-être même pas qu’il y avait des habitants dans ce lieu. Nous en sommes là, et nous continuerons de communiquer des informations (avec plus de détails espérons).

Les intimidations commencent donc et un homme se prétendant huissier de justice (il n’a pas présenté sa carte) est venu nous menacer de l’expulsion. L’argument de la salubrité est utilisé contre nous, pourtant tous les gens qui sont venus visiter les lieux pourront vous confirmer que ce n’est pas le cas, nous travaillons même activement à l’amélioration des conditions de vie. Nous comptons préserver cette belle bâtisse et en faire un lieu de vie et d’organisation collective.

Il est clair que nous ne nous laisserons pas faire. Si nous avons mis les pieds dans le plat d’une sombre histoire de magouille immobilière et spéculative, nous ne nous priverons pas pour éclabousser ceux qui expulsent. Nous ferons payer le prix fort à ces voyous en col blanc qui comptent s’enrichir sur le dos des gens par la construction de logements. D’autre part, où est la charité chrétienne des bonnes sœurs de Notre-Dame de la fidélité qui ne se soucient pas d’expulser en plein hiver et pendant les fêtes ? N’oublions pas qu’elles sont aussi propriétaires… L’institution Saint-Joseph, constituée des « élites » et notables caennais a la mainmise (une grande part au moins) sur le quartier et n’hésite pas à le transformer selon ses aspirations à faire du fric. Nous n’acceptons pas que des grands financiers et promoteurs agencent nos espaces de vie à leur guise. Nous saboterons ce rouleau compresseur. Quant à la préfecture, certainement bien amie avec l’institution Saint-Joseph (entre élites on se fait des bonnes bouffes !) elle se soucie de la critique de la société que nous apportons, et compte bien nous faire taire. Ce n’est plus une nouveauté, la répression s’abat sur ceux et celles qui parlent ou luttent un peu trop. Nous le savons parfaitement et nous résisterons !

Squat le Mât-Noir, 26 avenue de Creully à Caen
Arrêt de tram Place de la Mare
Contact

Portes ouvertes tous les mercredi de 14h à 18h

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