[Grèce] Tentative d’évasion et prise d’otages à Korydallos

Hostage-taking at Greek jail after failed escape

KORYDALLOS, Greece (AP) — Inmates at Greece’s largest jail have released four women but continue to hold several other visitors and at least one prison guard following a failed escape attempt by a convicted murderer and members of an anarchist group, a lawyer for several of the convicts said.
Frangiskos Ragoussis, lawyer for convicted murderer and racketeer Panagiotis Vlastos and also for several convicted members of armed anarchist group Conspiracy Nuclei of Fire, confirmed the release of the women who were trapped in the visitors’ area when the inmates attempted to escape.
Ragoussis told reporters outside the prison that he was prevented from going in to meet his clients by a prosecutor.
Michalis Nikolopoulos, a Conspiracy Nuclei of Fire member, has told Antenna private TV station that up to 25 visitors are inside, although prison authorities claim the number is around 15.

THIS IS A BREAKING NEWS UPDATE. Check back soon for further information. AP’s earlier story is below.

KORYDALLOS, Greece (AP) — Inmates at Greece’s largest jail took at least one prison guard hostage Monday following a failed escape attempt by a convicted murderer and members of an anarchist group, police and justice ministry officials said.
Special police forces were sent to Korydallos prison, west of Athens. The Justice Ministry confirmed that convicted murderer and racketeer Panagiotis Vlastos was involved in the incident. It said negotiations with the inmates had begun, but gave no other details.
The hostage was taken after Vlastos staged a failed escape attempt, prison governor Yiannis Anestis said.
“At the moment, the situation is calm,” Anestis told private television Antenna. He said suspected members of an armed anarchist group Conspiracy Nuclei of Fire were also involved in the failed escape attempt.
Riot police cordoned off streets outside the prison.
Having staged two previous escapes from Greek prisons, Vlastos, 41, is currently on trial at a special courtroom set up inside the prison accused of ordering the kidnapping of shipping tycoon Pericles Panagopoulos. The trial is the reason Vlastos was transferred to Korydallos prison from another jail in central Greece.
Panagopoulos, who made his fortune in the cruise and passenger shipping business, was kidnapped in January 2009, allegedly on the orders of Vlastos. Panagopoulos was released eight days later after his family paid a euro30 million ransom to the kidnappers, most of whom were arrested later.
Vlastos has been involved in racketeering and other criminal activities from a young age and he first caught the public’s attention in the 1990s as a result of a turf war with other crime families, during which he lost one of his two brothers. His other brother was killed in a shootout with police in 1998, during Vlastos’ capture from his first escape from prison.
Korydallos, a maximum security prison located in a suburb west of Athens, has seen several escapes, the most spectacular of which were the two escapes by helicopter staged by convicted criminals Vassilis Paleokostas and Alket Rizaj in June 2006 and February 2009.

Nellas reported from Athens.
Leur presse (The Associated Press, 12 décembre 2011)


Grèce : prise d’otage d’un gardien par des détenus à la prison d’Athènes

Un des parrains les plus connus du milieu grec, et deux complices, des extrémistes anarchistes, ont pris lundi en otage un gardien de la prison athénienne de Korydallos, après une tentative avortée d’évasion, a indiqué le ministère de la Justice, qui négociait leur reddition dans la soirée.

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Le bureau de presse du ministère a précisé que seul un gardien était détenu en otage par le groupe, qui disposait d’une arme, alors que médias et police avaient évoqué plus tôt d’autres otages.

Selon le ministère, l’action a été déclenchée dans l’après-midi par Panayotis Vlastos, considéré comme le cerveau d’une retentissante affaire d’enlèvement de l’armateur grec septuagénaire Péricles Panagopoulos, qui a réussi à se faire remettre l’arme à l’heure des visites.

Il a alors tenté de s’enfuir, entraînant deux condamnés de l’organisation Conspiration des cellules de feu qui se trouvaient à ses côtés dans la salle des visites, mais la garde a déclenché le système de sécurité bloquant les issues.

Des proches de détenus restaient bloqués dans les locaux en début de soirée, mais sans contact avec le groupe, a affirmé le ministère.

Les trois ont affirmé aux négociateurs être prêts à se rendre une fois qu’ils leur auront remis un texte dénonçant les conditions de vie carcérale, et réclamant leur amélioration.

Un responsable du ministère qui a requis l’anonymat a dit à l’AFP que les négociations avançaient bien, exprimant l’espoir d’un règlement rapide.

Le porte-parole de la police, Thanassis Kokkalakis, avait plus tôt affirmé à l’AFP qu’il était possible que plus d’un gardien soit retenu, précisant que d’importantes forces spéciales ont été déployées autour de la prison de haute sécurité, dans la banlieue populaire de l’ouest d’Athènes.

Vlastos, qui purge une peine de prison à perpétuité notamment pour deux homicides, avait déjà réussi par deux fois à s’évader de prison depuis 1995, selon une source policière.

Il est accusé d’avoir orchestré de sa prison l’enlèvement de l’armateur, relâché sain et sauf après dix jours de détention en janvier 2009 après le versement par sa famille d’une rançon record de quelque 30 millions d’euros. Ce butin n’a pas été retrouvé par la police en dépit d’une dizaine d’arrestations l’été suivant.

Ses deux complices font partie du groupe de sept jeunes Grecs condamnés en juillet à de lourdes peines de prison pour participation à un groupe terroriste.

La Conspiration des cellules de feu s’est surtout fait connaître pour l’envoi de colis piégés à des ambassades étrangères et dirigeants européens qui avait mis en alerte toute l’Europe en novembre 2010, en sus d’une série d’attentats n’ayant pas fait de morts en Grèce.

Ce modus operandi a aussi été adopté par des groupes italiens, avec une reprise des envois piégés ces dernières semaines, dont l’un visant lundi l’ambassadeur grec à Paris mais repéré et désamorcé avant de faire des dégâts.

Le conseil de l’Europe avait dénoncé en mars l’absence persistante de réaction des autorités grecques pour humaniser les prisons, déplorant une détérioration constante pendant la dernière décennie, caractérisée par la gravité de la surpopulation carcérale, la pénurie de personnel et les insuffisances en matière de soins de santé.

Quelque 12.500 personnes sont actuellement détenues dans les établissements du pays, d’une capacité de 9.000 places, selon le ministère.

Leur presse (Agence Faut Payer, 12 décembre 2011 – 19h59)


Grèce : fin sans victimes d’une prise d’otages à la prison d’Athènes

Au moins trois détenus, dont un parrain réputé du milieu grec, qui avaient pris en otage trois gardiens de la prison athénienne de Korydallos les ont libérés lundi soir, et étaient reconduits dans leurs cellules, a annoncé le secrétaire d’État à la Justice, Georges Pétalotis.

La prise d’otages est terminée, tous ont été libérés et se portent bien, a affirmé M. Pétalotis s’exprimant sur la chaîne de télévision privée grecque Méga.

Il a précisé que l’avocat du groupe, comptant également deux ou trois anarchistes, selon le bureau de presse du ministère, était entré dans la prison à leur demande.

Les preneurs d’otages ont rendu une arme à feu et trois couteaux de cuisine avec lesquels il menaçait les trois gardiens qu’ils retenaient depuis environ 16H00 GMT, a ensuite précisé le service de presse. Ils ont fait état de revendications pour de meilleures conditions de détention.

Les circonstances exactes de la prise d’otages demeuraient toutefois très confuses, selon le service de presse, qui avait d’abord évoqué un seul gardien en otage.

Selon une première version officielle, l’affaire a été déclenchée par Panayotis Vlastos, qui purge une peine de prison à perpétuité notamment pour deux homicides et qui est considéré comme le cerveau de l’enlèvement en 2009 de l’armateur grec septuagénaire Péricles Panagopoulos.

Il s’est fait remettre une arme au parloir, et a alors tenté de s’enfuir, entraînant deux ou trois détenus de l’organisation Conspiration des cellules de feu, mais les gardiens ont déclenché le système de sécurité bloquant les issues.

Vlastos avait déjà réussi par deux fois à s’évader de prison depuis 1995, selon une source policière. Ses complices font partie d’un groupe d’une dizaine de jeunes poursuivis pour appartenance à un groupe terroriste, dont sept ont déja été condamnés à de lourdes peines de prison en juillet, les autres étant en instance de jugement.

La Conspiration des cellules de feu s’est surtout fait connaître pour l’envoi de colis piégés à des ambassades et des dirigeants européens qui avait mis en alerte toute l’Europe en novembre 2010, en sus d’une série d’attentats n’ayant pas fait de morts en Grèce.

Ministère et médias ont donné pendant l’incident une version différente quant au sort de la vingtaine de visiteurs se trouvant au parloir au moment des faits, le premier affirmant qu’ils étaient bloqués dans les locaux du fait de la mise en alerte de l’établissement, les seconds soutenant qu’ils étaient retenus par le groupe.

L’avocat de Vlastos et ses complices, Me Frangiskos Ragoussis, a alimenté cette thèse en affirmant peu avant la fin de la prise d’otages que ses clients avaient relâché quatre femmes âgées.

D’importantes forces spéciales avaient été déployées autour de la prison de haute sécurité, dans la banlieue populaire située à l’ouest d’Athènes.

Vlastos est notamment accusé d’avoir orchestré de sa prison l’enlèvement de l’armateur, relâché sain et sauf après dix jours de détention en janvier 2009 contre une rançon record d’environ 30 millions d’euros. Ce butin n’a jamais été retrouvé par la police.

Le Conseil de l’Europe avait pour sa part dénoncé en mars l’absence persistante de réaction des autorités grecques pour humaniser les prisons, déplorant une détérioration constante pendant la dernière décennie, caractérisée par la gravité de la surpopulation carcérale, la pénurie de personnel et les insuffisances en matière de soins de santé.

Environ 12.500 personnes sont actuellement détenues dans les établissements du pays, d’une capacité de 9.000 places, selon le ministère.

Leur presse (Agence Faut Payer, 12 décembre 2011 – 23h29)

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