Lettre ouverte d’une parasite sociale

Lettre ouverte et écorchée à tous ceux qui estiment qu’avec 456 euros par mois nous parasiterions la société française

Voilà encore une erreur de Pôle Emploi qui va me pénaliser à l’approche de Noël.

Ils ne m’ont jamais aidé à trouver un emploi, un remplacement, un stage, une formation et en bonne citoyenne bienveillante qui ne doit pas manifester trop d’acrimonie, être contente d’être dans un système qui a pensé la question sociale, je souris souvent même quand je réclame un droit, un dû.

Je suis même emplie de bienveillance parce que j’entends leur mal être depuis le remaniement et la fusion Assedic ANPE. Je lis les livres des conseillères qui dénoncent et du coup je ne peux pas leur en vouloir.

Voilà près de quatre ans, un grand employeur qui a signé la charte de la diversité dans le cadre de la promotion de l’égalité des chances m’a fait chuter socialement dans l’irrespect le plus total de mon intégrité morale et du droit du travail à géométrie variable visiblement. De professeur que j’étais, je me suis retrouvée au RMI à l’époque. Depuis ce moment-là, j’ai cherché, cherché, cherché du travail, me suis réorientée et reconvertie sans l’aide de Pôle Emploi.

J’ai fini par décrocher la possibilité de vivre un an d’un travail intelligent et épanouissant. J’accédais même au régime d’intermittence. Fin octobre approchait et je savais que j’arriverais en fin de droit, je n’ai pas su réalimenter l’accès à l’intermittence, je redoutais le retour aux minima sociaux mais me consolais en me disant c’est mieux que rien, au moins survivre, payer le loyer, ne pas tomber plus bas, ne pas se retrouver comme tant de naufragés du capital à la rue. Une femme à la rue comme tant d’autres qui s’abimerait sous les regards d’indifférence.

J’ai l’énergie de la joie et du désespoir. De ces fils et filles d’ouvriers qui savent ce que c’est la crise depuis l’enfance, qui savent qu’avec peu on fait parfois beaucoup, qui n’ont rien contre le travail qui peut rendre digne et enthousiaste. Il existe bien celui-là non ?

Avec cette énergie, j’ai cherché, cherché, cherché du travail, tantôt j’étais trop diplômée, tantôt pas assez dans le domaine ultra pointu requis alors qu’en quelques jours un salarié de la boîte en question aurait su sûrement utiliser mes neurones pour m’apprendre vite et au mieux les savoir-faire requis. C’est comme si on oubliait que l’apprentissage sur le tas, au vif du sujet valait aussi tous les diplômes et n’est souvent pas une perte de temps mais un atout pour une entreprise.

Fin octobre pointait le bout de son nez et je ne voyais rien venir et j’étais déjà fatiguée d’avoir envoyé partout aux quatre coins de la France et même en Allemagne et même jusqu’en Chine des candidatures pour enfin poser mon balluchon de précarité, m’ancrer mieux dans une vie sociale, citoyenne comme ils disent et économique. Rien. Des petits plans peut-être, des contrats aidés ? Non même pas ça, je n’y accédais pas. On est d’ailleurs nombreux à ne pas y accéder : pas assez ceci, pas assez cela.

Alors j’ai anticipé ma demande de dossier d’ASS pour percevoir les 456 euros de minima sociaux qui me permettraient au moins de faire patienter le propriétaire de mon appartement. J’ai écrit une fois, deux fois, trois fois à Pôle emploi pour avoir le dossier. On m’a dit pas maintenant, demandez-le plus tard, c’est trop tôt puis on m’a dit on vous a déjà envoyé un dossier, puis vous ne nous avez pas renvoyé le dossier de demande d’allocation retour à l’emploi qui nous permettrait d’obtenir un rejet qui serait la preuve que vous avez droit peut-être après examen aux 456 euros d’ASS. Mais je n’avais rien reçu de Pôle emploi aucun dossier. Ce matin, je téléphone, on me dit venez chercher le dossier, ce même dossier que je demande depuis fin octobre, ce même dossier qui est censé être parti le 10 novembre et nous sommes le 24 novembre.

Alors doucement je me suis laissée glisser au sol parce que je n’en peux plus, j’ai posé mon front contre le faux parquet froid de mon appartement et j’ai pleuré bruyamment comme une petite fille de bientôt quarante ans pourtant. Pleurer de ne pas avoir en même temps déposé un dossier de RSA, la même somme mais une autre administration la CAF parce que je sens que je vais me faire entourlouper par Pôle Emploi, que la CAF ne paiera que si Pôle Emploi refuse et que le temps que tout ceci se passe décembre sera là, Noël arrivera et à Noël c’est toujours plus terrible et humiliant de ne pas avoir un sou. J’ai pleuré aussi parce qu’avec tous mes jolis diplômes de 3e cycle, mes expériences multiples, mon énergie de vouloir bien faire, je reste dans mon jeu de l’oie de la précarité, celui dans lequel on est toujours le dindon de la farce. Ces oies qui se font traiter de noms d’oiseaux par des secrétaires d’état, des ministres, des Wauquiez, des clubs de pensée qui pensent réellement qu’on abuse le système social français quand on surnage à peine avec 456 euros par mois.

Il paraît que je suis belle, intelligente et drôle. Ça me fait une belle jambe. Que doivent vivre ceux qu’on trouve laids, bêtes et fades ?

Je n’ai plus l’énergie ce matin. Wauquiez qui nous traitait de parasite cet été, aimerait-il lire la pile de candidatures envoyées. Les espoirs et les projections fatigantes qu’on construit. On se dit : il faudra chercher un appartement à 1000 km de chez moi, je n’aurai plus d’amis, plus de toubib de confiance, plus mes épiciers du quartier mais j’aurai un vrai travail, on postule, on espère, on est parfois convoqué, on fait son grand numéro de charme. Et rien. On recommence à l’est, à l’ouest, au sud, au nord, à chaque fois on s’imagine la vie qui va avec et… rien. Pendant ce temps-là ce garçon que vous venez enfin de rencontrer avec qui vous êtes bien, se pose des questions. Pourquoi tu veux partir si loin si tu m’aimes ? On se sent infidèle alors qu’on voudrait juste un travail pour retrouver l’énergie, le capital suffisant pour l’inviter au restau de temps en temps, revenir vers lui moins abattue par la précarité. Je sais que certains copains la vivent mieux que moi, ils me traitent même d’aliénée, disent que le travail c’est l’aliénation, que mon féminisme c’est de l’aliénation que je souhaiterais troquer un mec, un mari contre un patron quand je leur explique que pour moi le travail c’est aussi un facteur d’émancipation. Je ne sais plus quoi dire, quoi penser, je pleure la tête contre le plancher, rassembler tous les papiers pour ce fichu dossier me paraît être l’ascension de l’Everest pour 456 euros. En fait, j’ai honte, je voudrais pouvoir leur dire : gardez-la votre aumône, expliquez-nous comment on peut vivre avec ça ? Expliquez-nous pourquoi tout l’été je n’ai pas pu être reçue comme il faut par une conseillère Pôle Emploi, que j’ai dû trouver auprès d’amis des conseils pour ma recherche d’emploi, ma stratégie. J’ai mal partout, j’appelle l’amoureux pour lui dire que j’ai besoin de lui, que je n’arriverai pas à aller à Pôle Emploi seule ce matin parce que je suis fatiguée, à bout, humiliée et que c’est injuste d’avoir appris au téléphone qu’ils mettront trois semaines à traiter un dossier qu’ils prétendaient avoir envoyé le 10 novembre et qui n’est jamais parti ou arrivé. On est le 23 novembre, si je dépose le dossier aujourd’hui, dans trois semaines ils me diront si je peux prétendre à la solution de précarité A dite ASS, si c’est rejeté il faudra donner ce refus à la CAF qui examinera la solution B dite RSA. On aura perdu un mois et Noël sera là. J’appelle l’amoureux, il est sur messagerie. J’envoie un SMS : tu pourrais m’accompagner à Pôle Emploi ce matin, je suis tellement fatiguée, j’ai besoin de toi.

On a mis sa fierté de côté mais l’amoureux est au travail, il finira son chantier en début d’après midi. On s’appelle, ça capte mal alors ça crée de la zizanie. On préfère lui renvoyer un texto qui dit : t’inquiète c’est pas grave.

Je me retrouve accroupie la tête contre le canapé, où est passée ma belle énergie qui amuse les copains et les amoureux au début ? celle qui fait bouger des montagnes parfois.

Alors je me relève, je rassemble les papiers. Je relance un employeur par mail que je suis allée voir sans être convoquée pour lui montrer à quel point j’aimerais bien travailler chez lui. J’en rappelle un autre en prenant une voix énergique. Je finis par retrouver les papiers qu’il faudra pour le dossier ASS et je m’aperçois que je n’ai travaillé que 4 ans et demi dans les 10 dernières années parce que j’avais pris deux ans de disponibilité à l’époque. Et il faut avoir travaillé au minimum 5 ans dans les 10 dernières années pour prétendre aux ASS la solution A. Alors je serai recalée de la solution A, ne vaut-il pas mieux que j’anticipe la solution B pour avoir un tampon daté de la CAF qui du coup prendra cette date comme début possible de mon retour à la précarité dans leur tunnel à eux, le tunnel B ? Oui ça mérite réflexion. Mais je suis si fatigué, le rimmel a coulé partout, j’ai le dos qui craque et j’ai la fatigue des jours de règle.

Germaniste, femme de communication, j’ai le goût du contact et du travail bien mené. Capable de prendre des initiatives, j’aime aussi le travail en équipe et mener à bien une pleurnicherie déclenchée par Pôle Emploi et ce manque de tendre.

Ne vous arrêtez pas aux diplômes, il y en a toujours trop ou pas assez, à 39 ans j’ai acquis une maturité et une autorité naturelle qui me permettront de rassembler mes esprits, mais à 39 ans il arrive encore qu’on me demande à la SNCF si j’ai la carte 12-25. Alors vous voyez !

Rassurer l’employeur on n’est ni trop vieille, ni trop jeune, ni trop mieux que lui. Et moi, là, qui me rassurerait un peu ? il faut cocher A et B, se relever, se remaquiller et recommencer le cirque de l’aliénation comme disent mes petits copains d’extrême gauche qui hériteront ou ont déjà hérité de la maison de papa-maman et ne pas parler de mon nom de famille qui ne rassure pas l’employeur. Et ne pas écrire ça ici parce que c’est de la victimisation rien que d’en parler, et rien que d’y penser !

Il s’est immolé là-bas. Ce chômeur de Tunisie. Ici nous nous consumons dans une petite mort lente où tout ce qui fait notre beauté et notre grâce se dissout dans la solution A ou B.

Sommes-nous des parasites ?

Nadia Mokaddem
Montpellier, 24 novembre 2011.

This entry was posted in Luttes des chômeurs et précaires and tagged . Bookmark the permalink.

38 Responses to Lettre ouverte d’une parasite sociale

  1. duval says:

    j’ai 59ans et je gagne 486e par mois. J’utilise pour ma survie les réseaux sociaux et je ne peux que comprendre le mal-être de tous ceux qui se trouvent dans la même situation. Je tiens bon et je ne désespère pas car grâce aux associations et à ma détermination j’ai bon espoir encore que la situation s’améliore. Bon courage à vous tous et merci pour votre engagement.

  2. lee says:

    Y a t il un mel où vous envoyer des infos éventuellement utiles ?
    Je n’en ai pas trouvé sur ce site.

  3. lee says:

    Les temps sont durs…

    Si vous êtes mobile, parlant l’Allemand, il y a aussi l’Autriche et la Suisse, jolis pays avec faible chômage.

    L’Australie ou le Canada peuvent aussi avoir besoin de quelqu’un parlant français et allemand pour les contacts avec les pays germanophones.

    Site pour la mobilité européenne à visiter :
    http://ec.europa.eu/eures/main.jsp?acro=eures&lang=fr&catId=27&parentCategory=27

    Pour moi, c’est fait depuis plusieurs années, parti à l’étranger et… succès à tous point de vue, idem pour un de mes cousins. C’est un effort de s’expatrier, mais c’est aussi une aventure qui ouvre des perspectives, sans compter que sur un CV, plusieurs années de vie expatriée c’est un réel plus.

    Alors qu’en France j’ai eu l’impression de bosser pour des escrocs, la plupart du temps, sans parler des cabinets de recrutement qui font déplacer sans payer les frais et pour faire passer des tests psycho pour vérifier qu’on est pas débile.

    Alors courage, et persévérez aussi dans vos recherches ailleurs qu’en France, ça augmentera d’autant vos chances.

  4. Marie Cora-Faurie says:

    Chère Nadia

    Merci d’avoir pris le clavier. Vous exprimez si bien la situation de tant et tant de gens. Mes amis dans votre situation n’ont pas cette possibilité. Et tout autour de nous les gens pensent qu’ils sont paresseux, parasites, trop bien aidés, bref, vous connaissez. Je comprends ce que vous dites. Je connais un peu cette culpabilité du chômage et ce vide d’incommunicabilité avec les proches. C’était il y a plus de trente ans pendant 6 mois. Ca laisse des traces. Maintenant je suis une nantie : je bosse. Je vous admire surtout car vous osez dire. Je suis de tout coeur avec vous même si je n’ai que la chaleur de ces mots à vous offrir. Je vous admire aussi pour ce que vous êtes et que l’on comprend à travers vos mots. Bien sûr je publie votre lettre sur mon mur mais je voudrais faire un peu plus. Puis-je l’afficher autour de moi ? Je suis du Languedoc -Roussillon. J’espère que ce mot vous parviendra et vous redire toute mon admiration et ma sympathie au sens fort. Soyez encore forte ! Amicalement. Tamée.

  5. sli says:

    @ crieur
    je ne roule pour personne et je ne suis pas encarté (je ne le serai jamais je pense) faut arrêter de mettre les gens dans des cases … (même si ça doit être plus rassurant pour vous, ça vous évite de réfléchir …)

    @vigier
    j’entendais par faire de l’argent avec de l’argent, que des ordinateur via des courbes statistiques achètent et vendent a court terme juste pour générer un bénéfice ce qui n’est d’aucune utilité pour l’économie réel juste à faire vivre des fond de pension ou autre.
    Et ça n’a rien avoir avec un travaille ou une quelconque valeur ajoutée.

  6. Georges says:

    @Colporteur

    Initiative personnelle ton quoi ?
    J’ai lu ton lien. mouaif…

    Je comprends pas ce que t’as contre les gens qui créent eux-mêmes leur emploi. Bien sûr avec une étiquette de libéral-menteur intégral (et bourgeois comme dit Omar), on est mal partis.

    Fais comme tu préfères.

    J’ai voulu montrer un point de vue différent à l’auteur de l’article et aux lecteurs. Moi je fonctionne comme ça, et je m’en porte mieux. Je suis prof privé de musique, je fabrique deux trois choses que je vends sur des marchés, j’ai de l’espace pour faire pousser de la nourriture gratuite, et même un petit chat.

    Vivre en ville est un choix. On aime la proximité de tout, la présence de nombreux amis. Mais ce choix impose des sacrifices, comme le besoin constant d’argent pour tout, le manque de place, le stress.

    Alors que chacun fasse comme il préfère.

  7. mort aux institutions de mort! says:

    ne comptons plus sur l´école, sur les « aides-survie » de la consommation minimum, ne comptons plus sur le salariat, ne comptons plus sur l´argent, ne comptons plus sur les experts, ne comptons plus que sur nous.

  8. colporteur says:

    Initiative individuelle, mon cul.

    C’est le libéralisme intégral, c’est à dire un (déconcertant) mensonge intégral, chacun fait ce qui lui plait ? Coach ? Activer du capital humain, quoi de mieux ?

    Eh bien ça, par exemple :
    http://mcpl.revolublog.com/a-rennes-comme-ailleurs-ni-colonisation-du-temps-libre-ni-coaching-gre-a23147399

  9. Hourra says:

    « Comment moi en Belgique je pourrais t’aider ? Ca ma ferais plaisir de le savoir. »

    Aides les collègues à détruire le système capitaliste et t’en aidera beaucoup.

  10. De Togni says:

    J’ai été très touché par Nadia, j’ai publier le lien sur Facebook. A titre indicatif, c’est ma fille qui habite Paris qui m’à invité a lire l’article. Comment moi en Belgique je pourrais t’aider ? Ca ma ferais plaisir de le savoir.

  11. Pingback: Lettre ouverte d’une parasite sociale | Résistance Inventerre

  12. CRIEUR says:

    Sly n’a rien compris. Roule-t-il pour Wauquiez?

  13. Georges says:

    Sacrée situation… On est peut-être mal habitués. On compte sur Monsieur Système pour nous fournir des études, puis un emploi en rapport, un appart, une voiture. On compte sur des multinationales pour nous fournir la bouffe, et on compte sur edf pour la chaleur et la lumière. On compte sur Big Pharma pour la santé, on compte sur le nucléaire pour l’énergie, sur la télé pour les infos, on compte sur toutes ces choses extérieures pour nous fournir le bien-être.

    Et on oublie de compter sur nous. On a besoin de quoi déjà ? Nourriture chaleur et liens sociaux ? Et est-ce que pour avoir ces trois choses on doit vraiment passer par la caf et l’ass ? Ou bien peut-on les trouver ailleurs ?

    Et si on se souvenait que l’initiative personnelle est la plus efficace des solutions ? Oui bien sûr à la campagne, puisqu’en ville il n’y a pas assez de place et que tout est compliqué. On peut en faire des choses ! Pour ceux qui se trouvent coincés devant la porte d’un système qui ne veut pas d’eux, retour aux sources ! On se bat pour manger et pour pas avoir froid, on se bouge le cul on crée, on travaille.

    Des exemples ? Ben… On peut être prof de tout, écrivain, artisan, coach, et puis zut pour les exemples, chacun aime des trucs différents, à chacun de faire ce qu’il aime. Faire des études et travailler pour enrichir un employeur ? Non merci. INITIATIVE PERSONNELLE ! On a besoin de temps, et quand on travaille pas on en a à revendre. Courage à tous ceux qui ont l’idée dans leur tête mais qui ne se sont pas encore lancés !

    Courage à l’auteur de l’article !

  14. vigier says:

    sli , on ne fait pas d’argent avec l’argent , il est produit par le travail .
    l’argent du revenu du capital et le produit d’un travail , sans le quel il n’y a plus
    d’argent .C’est une rente au capital et en rien un revenu .

  15. Virginie says:

    comme vous le soulignez cappucino
    c’est de la projection
    (le mode de fonctionnement du pervers narcissique)
    LW nous traite de parasites car il est le salarié d’un système basé sur le parasitisme (banques….marché……pétrole …uranium……bidoche…..etc …)
    c’est comme s’il nous jettait un sort , nous hypnotisait si nous intégrons son insulte…. et la difficulté a laquelle nous faisons face, c’est qu’elle est reprise en bêlant par certains parfois proches …(un peu sur un principe de poupées russes: la culpabilité intégrée terreau de la division , la boucle est bouclée)
    bonne chance à toutes tous merci à colporteur pour les liens qui aident à démêler l’aspect psychologique de la manipulation

  16. capucino says:

    Bon courage à Nadia, en effet lettre bouleversante et criante de vérité (clin d`oeil anonyme aussi à Elga pour son enthousiasme et le dynamisme de son réseau).

    Pour ceux qui comme moi, on fait le choix du parasitisme assumé, après des années de recherche d`un travail inexistant, un conseil, profitez A FOND du système qui vous exploite et des rares « opportunités » par lui concédé (aides diverses des Conseils Généraux, allocations logements, etc etc etc), bossez au black quand l`occasion se présente, fraudez intelligemment les transports dits faussement publics (maintenant…) etc etc. NOUS NE SOMMES PAS COUPABLES !!!!

    De quelqu`un de foncièrement honnête (naif ?…) cette société d`authentiques parasites capitalistes a petit à petit fait de moi un petit loser vivotant, mais qui reste maître absolu de son temps!! (avec la santé et la famille et les amis, l`un des bien les plus précieux à mon sens)

    Un jour ou l`autre, tous les responsables de ce délitement social auront des comptes à rendre. Il ne faudra JAMAIS les oublier, le moment venu…

  17. kiéla says:

    Votre témoignage est tellement vrai de la réalité que personne ne veut voir ou entendre, qu’il en devient…irréel! et malheureusement vécu par tant d’autres! je suis française de souche depuis bien des générations et cet héritage me fait honte, un peu plus chaque jour; j’admire votre abnégation, votre volonté, surtout ne vous laissez pas abattre par ces monstres, tenez-bon, je suis passée par des phases très très compliquée, et a force d’optimisme et d’obligation de vouloir s’en sortir (les enfants sont un moteurs hyper puissant), les choses bonnes, l’énèrgie positive arrive puis s’installe.
    crois en toi, encore et encore, non pas contre « eux » mais pour toi.
    le chemin est le but

  18. Pingback: 2011, année de merde « LES VREGENS

  19. sli says:

    réponse pour A.D

    le capital existe parce que 4 milliard d’humains veulent vivre comme toi : au chaud, manger tous les jours, avoir un pc, un téléviseur, un portable, une voiture.
    c’est facile de cracher dans la soupe quand on a tout ce confort …
    t’es un enfant du capital et je doute que lorsque tu vas au resto avec tes potes tu te flagelle en pensant a ceux qui crèvent de faim dans le monde.
    votre hypocrisie vous donne bonne conscience, mais l’hypocrisie n’a jamais régler de problème …
    réfléchie sur les méfaits des systèmes socialiste (pose toi la question pourquoi la plus part des révolution on finit en dictature …)
    ce n’est pas un blanc sain pour le capital car il a des defaults (le plus gros c’est faire de l’argent avec de l’argent : vivement une taxe sur les transactions et une monnaie unique pour tout le monde) mais c’est le meilleur système en action pour le moment

    réflexion d’un fils d’ouvrier qui a connu pas mal de galère mais qui a su rester optimiste car il sait qu’il a de la chance d’être né en France même si tout n’est pas parfait (y a que le paradis qui est parfait ….)

  20. Elga says:

    pour Nadia,
    d’abord te souhaiter du courage et encore du courage!
    Oui, tu as l’énergie de la joie et du désespoir, et tu as des mots, des mots superbes , et les mots ce sont des armes…
    Non, ce n’est pas une aliénation, qu’on essaie de te coller, mais le lent massacre de notre dignité, que le gouvernement emploie afin de nous ôter toute énergie.
    Au mépris des Wauquiez il faut répondre par du mépris. Et ensuite penser à soi.
    Le pôle emplois , c’est la pire machine kafkaïenne que j’ai jamais vue.
    Pour te donner du courage:
    je suis moi-même prof(et germaniste) et j’ai la chance d’adorer mon métier.
    Mais c’est hors question de donner qu’une seule minute à l’éducation nationale.
    Ils ne veulent pas de moi, et moi je ne veux pas d’eux.
    Etant « étrangère » en France, mais juste d’un pays voisin, je suis passée par pas mal de problèmes, et c’est ainsi que c’est crée notre cercle de solidarité: dès que un emplois se pointe quelque part, on alarme nos collègues, on partage les postes libres, on transmet notre savoir à ceux qui débutent, on se file les apparts, chambres , studios… et, depuis quelques mois, je reçois des mails de certains proviseurs plus intelligents que les autres, qui sont à la recherche d’un(e) germaniste,sans passer par le pôle emplois.Je fais passer, transférer, je téléphone à droite à gauche, et ça aboutit.
    Il y a aussi une façon d’échanger: ma fille est nulle en maths, un copain à elle l’aide, et je l’aide ensuite en allemand, ça commence à se répandre dans le quartier, et parfois on tombe aussi sur des parents riches, qui sont prêts à payer….bon je ne veux pas trop m’étendre sur le « travail au noir », faut parler à tout le monde et bien choisir ses ami(e)s.
    Garde bien ton « épicier du coin », « ton médecin de confiance », ne vas pas jusqu’en Chine, même si je me rends compte que c’est plus facile ici, en région parisienne que dans le Jura.
    Si tu veux m’écrire, n’hésite pas,à l’adresse mail ci-dessus.

    Et encore courage!! Kopf hoch!

    cordialement

    Elga

  21. Altana Otovic says:

    Je crois avoir pleuré pendant toute la lecture de cette lettre.. Je vais de ce pas la partager sur Facebook. Vous avez énormément de courage, j’espère de tout coeur que justice vous sera faite et que vous parviendrez à enfin trouver un emploi qui soit à la mesure de vos capacités, de vos diplômes, de votre expérience et surtout, de votre – très grande – motivation.
    Mes pensées les plus amicales et positives.

  22. Hourra says:

    Vu le nombre de personnes qui semblent décidées à prendre les armes en France faut croire qu’on a pas encore assez le nez dans la merde pour la sentir…
    Est-ce qu’ils sont plus malheureux encore au Chili ou en Grèce ? Faut croire que oui.

  23. Croa says:

    Courage !
    Lutter pour sa survie individuellement dans son coin, sauf coup de chance, ça mène à ça effectivement.

    Il fut d’autres époques où les gens se seraient révoltés, mais il ne faut pas faire ça tout seul ! Collectivement en France nous sommes riches mais il y a de plus en plus d’exclus, bien plus qu’à d’autres époques où nous l’étions moins. Par exemple en 62 où la décolonisation a fait rentrer des français d’Algérie… Un drame ? Non, tout était règlementé, le commerce protégé et des solidarités fortes étaient institutionnalisées. En six mois tous ces français ont intégrés une nouvelle place en métropole, la plupart immédiatement ! Mieux, jusqu’au début des années 70 les gens se construisaient leur promotion sociale en changeant de patron sauf les fonctionnaires qui étaient alors moins bien payés qu’ailleurs mais avaient comme une vocation… Et tu as raison : les gens apprenaient souvent sur le tas, ce qui fonctionnaient tout aussi bien, voire mieux qu’aujourd’hui avec des travailleurs sur-diplômés !

    Il y a évidemment des gens à qui l’époque actuelle va bien. Une oligarchie, banquiers, les fonds américains et autres investisseurs, se gave parce que d’autres crèvent. Revenir à la situation d’autrefois en mieux (nous sommes plus riches) est possible mais pas sans révolution !

  24. Sam says:

    Votre billet m’a fait monter les larmes aux yeux.
    Bon courage.
    Vous écrivez drôlement bien.

  25. Weizu says:

    Ahh! Bah voilà ce qui manque en France aujourd’hui…
    L’humain! On manque d’humanité dans ces soi-disantes réflexions (masturbation intellectuelle, oui!) du gouvernement, et aussi dans l’administration… On aimerait avoir un minimum confiance, mais personne ne cherche à comprendre les conséquences morales, mais pourtant bien réelles, bien concrètes sur les personnes qui font ce qu’il peuvent sans vraiment être aidés… Et après, les gens font « Ohh! Les pauvres à la rue… ».
    Je crois qu’on a tous les éléments en poche pour prendre le problème à bras le corps et à la base, mais un réveil s’impose…

    Bon, sur ce, courage, et merci de nous prévenir. J’ai 23 ans, et ce genre de lettre ouverte est un bon moyen de nous prévenir…

    Cordi@lement,
    Weizu.

  26. Sarah says:

    Comment vous dire que votre lettre m’a brisé le cœur… Elle s’est pointée sur mon mur le jour où, moi aussi, j’ai posé mon front sur le sol l’inondant de larmes.
    J’arrête. Je jette l’éponge. Je dépose les armes. A l’aube de mes 34 ans j’ai choisi d’abandonner mon métier, celui dont j’avais fait ma vocation, celui pour lequel je me suis épuisée.
    Autonome depuis l’âge de 17ans j’ai toujours voulu prouver à mes parents et à la société que j’étais capable d’être indépendante. Je voulais que celle qu’on avait souvent traitée d’enfant gâtée soit méritante de son bonheur et de sa réussite. J’ai claqué la porte aux études après quatre ans de fac pour devenir artisan.
    Aujourd’hui lorsque que je fait mes comptes, une fois les charges déduites, les honoraires rétrocédés, le matériel payé, il ne me reste plus que 800, 700, 600 euros par mois. Chaque année ma rémunération baisse. Pourtant, je travaille dur, à quatre pattes, la tête en l’air, bancale sur un escabeau, trimbalant sacs de ciment et autres fardeaux… Je me lève chaque matin les muscles endoloris, le dos raide… j’en ai enduré des chantiers 7 jours sur 7 pendant des semaines avec des journées de 12 heures ou plus. Tout ça pourquoi? Pour ne gagner que de quoi payé médecin et kiné, et puis, vivoter.
    Tout le monde me dit « tu as de l’or dans les mains! » C’est ça le prix de l’or? Des clients rois, jamais satisfaits, qui veulent que ce soit vite fait, bien fait et surtout pas cher. Des prescripteurs désintéressés qui ne comprennent rien à la valeur de mon travail, les temps de séchages, la subtilité des finitions, le sens du beau…
    Et maintenant que vais-je faire? Mon projet professionnel, c’était mon projet de vie. Mais je ne veux plus me ruiner la santé à ce prix là! Bah, je vais bien trouver un petit job qui palliera à mes besoins modestes, les années de petits revenus m’ayant appris la sobriété.
    Mais voilà que je trouve votre lettre sur mon écran d’ordinateur. Si elle, avec toute son expérience de la recherche d’emploi, toute son obstination et son enthousiasme, n’y arrive pas, comment moi, déconnectée depuis huit ans des rouages du salariat et des administrations de l’emploi, vais-je m’en sortir? Certes, pendant ces huit années je n’ai été un dit « parasite » pour personne. J’étais mon propre chef donc ne pouvais prétendre à aucune aide de l’Etat. Je créé ma propre activité donc participais à la croissance économique du pays. Et, en plus, je donnais du travail à d’autres (cette année j’ai rétrocédé plus d’honoraire que je ne me suis rétribuée moi-même). Et avec ça, je me retrouve à vivre sous le seuil de pauvreté, la santé usée alors que je n’ai que 34 ans, et je dois me résoudre à abandonner ce que j’ai construit de plus cher, mon savoir-faire. Tout ça, pour risquer de finir par me faire traiter de parasite de la société.
    Mais je ne baisserai pas les bras, et merci Nadia, de m’avoir fait me sentir moins seule…

  27. Joël says:

    Franchement au vu des menaces de mort qu’ à proféré M.Wauquiez envers les personnes sans défense, sans ressources ou si peu….je m’interrogerais sur ce gouvernement qui met tout le monde à dos et fait en sorte que chacun déteste chacun….que chacun devienne un peu un rat mesquin et puant avec ses voisins, les inconnus dans la rue, au travail, etc, Pour qui roule M. Wauquiez ?

    Tout est fait par ce gouvernement Sarozy-Wauquiez pour faire la chasse aux déshérités et qu’ils deviennent petit à petit les bouc -émissaires de la crise du capitalisme financier ! Crise financière concoctée par les amis texans du président sarkhozy et toute la racaille aux USA qui spéculaient sur la misère des plus pauvres. ( crise des subprimes ) – Hier M.Wauquiez en a trouvé une bien bonne. IL veut – ce gros bébé né avec une fourchette dans la bouche – réserver les HLM à ceux qui sont salariés, à ceux qui travaillent. Comme si ce n’était pas déjà le cas, la bonne blague ! Que s’imagine t-il donc ? Le pervers de sa mesure, c’est qu’il mettrait à la porte la petite mamie à la rue, le petit papi à la rue ainsi que les enfants qui ont la chance d’avoir une maman et un papa mais qui n’ont pas la chance que l’un d’eux travaille. Et il en fait quoi M.Wauqiez des français pauvres qu’il expulsent des HLM – ces fameux bâtiments à loyer modéré et hier prévus pour les familles pauvres ou peu aisées. Il en fait quoi M Wauqiez de ces personnes ? Il les met dans des camp de concentration ? Il en fait quoi ?

    Non car là vraiment on ne peux plus les supporter ces types de l’ UMP à peine à un demi-siècle des souffrances inouïes de la seconde guerre mondiale et d’ Auschwitz. Leur propos bêtifiant et stupide ! Il est étonnant au delà de ces considérations de ne pas pouvoir imaginer que M.Wauquiez ait oublié le refus de son parti ( UMP ) de voter pour la construction de logement sociaux de plus de 20 % dans chaque commune et selon le taux d’habitants y résident – Et oui, l’ UMP refuse de relancer le BTP et refuse toute adaptation des habitations au normes écologistes des bâtiments à construire. Pourtant, du travail , il y en a avec 5 millions de mal logés en France ! Dans ces conditions, pourquoi M.Wauqiez insulte t-il plus de vingt millions de Français ? Et Pourquoi ?

  28. berlatier france says:

    Moi je suis pire que toi. J’ai 46 ans, 6 ans de galère et de petis boulots des plus sympas au plus délire (ménage, inventaire, pilote de convoi exceptionnel…). Bac + 3, j’ai eu la bétise de travailler dans l’entreprise de mon mari. Il y a 2 ans, j’ai refusé de retourner chez pole emploi. Il me réclamait 2000 E que je n’ai jamais perçu>. Ca m’a pris la tête, il fallait que je retrouve tous les employeurs (résidents secondaires pour la plupart chez qui j’avais fait 2 heures de ménage et qui ne m’avait pas fait de certificats de travail. Aujourd’hui, j n’ai pas droit au RSa puisque je n’ai pas de refus des assedic. J’ai les huissiers au cukl (heureusement rien n’et saisisable sauf ma voiture estimée à 500 €). Je n’ai qu’un mois de loyer de retard, mais n’ ai pa eu un euro dans ma poche depuis le 1er octobre. J’ai juste assez d’essence pour aller faire un interim à 6 heures du mat le 2 janvier. Le reste du temps, je me déplace en stop. C’est pas grave, je vis e bretagne, je vais à la pêche, aux champignonset j’ai un potager<. C'est dur pour mes ados, je repense souvent aux chéques de 5 à 20.ooo € que je faiais à l'ursaff du temps ou j'étais de l'autre coté mais je ne profite pas. Parfois, je craque mais y a toujours à manger et du bois dans la cheminée. Courage, un jour, on sera qu'on a pas fait 5 années d'étude à plus de 40 ans pour tendre le bras. J'y crois encore

  29. zzaeazeefz says:

    Et on ira calmement voter dans quelques mois pour résoudre ça, ne vous inquiétez pas la démocratie s’occupe de tous.

  30. Mariskaia says:

    MERCI BEAUCOUP pour votre récit… vous, c’est moi… moi c’est vous. RESPECT

  31. omar says:

    y’ a vraiment pas de possibilité de vivre autrement ? en dehors de l’assistanat de l’etat, du salariat pourri, des stages ,des formations , des boulots à la con ,du pôle emploi, de la Caf , de la sécu, et de la toile arachnéenne sociale qui nous vide de tout énergie vitale? la retraite comme nouveau Paradis perdu.

    Y’ a plus rien à envisager sinon le salut individuel et bourgeois ? le suicide ?pas de solution collective et alternative ? On est fait comme des rats dans la cage urbaine ?

    Comment vivre autrement ?

  32. Pingback: DECEMBER 2011 by tourist.information - Pearltrees

  33. corinne says:

    oui le capital, c’est comme le capital peau, à force de se promener auprès du soleil, il brûle, devient un cancer qui asphyxie l’humain, tenez bon, rester debout est encore notre belle indignation.

  34. colporteur says:

    C’est l’histoire d’un plein emploi qui ne reviendra pas et de l’action de son fantôme sur les vies aujourd’hui.

    C’est l’histoire d’étranges institutions pour lesquelles ce plein emploi qui n’existe pas vaut à la fois boussole et centre de gravité ; l’histoire d’un Pôle emploi qui désigne les chômeurs comme des « candidats ». Candidats à quoi ? À l’emploi bien sûr. Et tout ce qui excède ce rôle assigné sera susceptible de sanction, de mépris, d’éviction, de correction, de procès.

    C’est l’histoire de la participation obligée à un jeu délétère dont personne ne connait les règles et celle d’un Pôle emploi qui, pour mener ce jeu, inculquer les comportement concurrentiels que chacun devrait reproduire pour décrocher la timballe tant espérée, endosse les rôles nécessaires au déploiement d’un théâtre si quotidien que les tragédies qui s’y jouent passent d’ordinaire inaperçues ; l’histoire d’un juge des comportements des chômeurs qui est aussi l’un des bourreaux de leurs déviances, d’un arbitre des « droits » de ses sujets qui organise dans le même temps l’existence de ses candidats, de l’un des animateurs d’une disponibilité à l’exploitation que l’on voudrait sans bornes et incarnée en chacun [1] ; l’histoire d’un Pôle emploi, agent instructeur d’un procès sans fin, toujours recommencé, sauf à disparaître, radié, « découragé » – comme ils le disent de ceux qui ne s’inscrivent ou ne pointent plus faute d’y trouver un quelconque intérêt (plus de la moitié des chômeurs, intermittents compris, sont non indemnisés) – ou employé, c’est-à-dire contrôlé par d’autres instances de la société-entreprise.

    La suite :

    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5925

  35. Pingback: Lettre ouverte d’une parasite sociale | LE JURA LIBERTAIRE | L'orange pressée suit l'actu | Scoop.it

  36. colporteur says:

    Les divers témoignages qui suivent ont été publié lors du’n procès pour « outrage à Pôle emploi », ils montrent en détails comment cette institution-entreprise nous carotte, avec régularité, au jour le jour.

    Pôle emploi : Moi, personne quelconque de nationalité de hasard, déclare avoir été témoin des faits suivants
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5903

    L’économie c’est la loi, et désormais, le social c’est le vol, nous sommes à la fois redevables et coupables. Cela marche si bien que l’on en arrive à une forme d’austérité autogérée, 1 650 000 personnes qui pourraient obtenir le RSA ne le demandent pas…
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5935

    Pourtant, comme le montrent la lettre ci-dessus et une brochure belge :
    les désirs ne chôment pas
    http://www.choming-out.collectifs.net/files/chomingout-screen.pdf

  37. A.D. says:

    J’apprends qu’en Algérie qu’un-autre- jeune homme s’est immolé par le feu.
    Il s’agirait, selon une commentatrice de l’information publiée aujourd’hui dans « Le Monde en ligne », du vingtième ou trentième suicide lié à la condition faite à cette partie de la population.
    Les politiques menées aussi bien par des gouverne-ment de gauche comme de droite, dans le but de réduire les salaires et les prestations sociales (=salaires indirects) depuis la restructuration des années 70-80, s’accompagne de la stigmatisation des jeunes, des étrangers, et de toute population potentiellement surnuméraire.
    Dans la période actuelle de deuxième phase de la restructuration, l’attaque contre les conditions de vie et de reproduction de la classe prolétarienne s’élargit en criminalisation des luttes et en agressivité xénophobe ouvertement exprimée dans les plus hautes sphères de l’état. A présent toute tentative de « résister »se trouve renvoyée à cette impossible affirmation de l’identité du prolétariat comme classe du travail, travail renvoyant à exploiter, c’est-a-dire une assignation à une appartenance de classe.
    La société de classe du mode de production capitaliste est une société d’assignation à genre et d’exploitation de classe. La révolution communisation consiste au renversement des catégories genrées et de classes à travers l’imposition de mesures spécifiques ayant comme contenu la création de rapports individuels non-médiés contre les assignations et l’exploitation, pour l’unification humaine.
    La communisation est la dynamique d’imposition de ces rapports dans et contre le capital, son but est son moyen, elle est le communisme en mouvement, mais non le communisme comme résultat, qui ne peut exister tant qu’existe le moindre reliquat d’exploitation, de classes, de genre.
    Le capital n’est pas le parasite, car il est l’implication des deux classes antagonistes. Le capital en crise, approfondit ses contradictions: le capital a un problème avec le travail, le capital a un problème avec les femmes, le capital a un problème avec les autres, les capital a un problème avec la nature, avec tout ce qu’il touche, soumet, exploite, et tue.
    Le capital comme rapport entre les être humains est le problème.

Comments are closed.