[Tibet] La rage en éclats

Salut,

On vient de lire sur votre site l’article quant à la répression au Tibet.
Nous avions réalisé une brochure après les derniers soulèvements de mars 2008. Celle-ci revient sur la situation coloniale du pays et les différentes luttes menées jusqu’à là.
Nous pensons qu’elle pourrait éventuellement apporter un éclairage intéressant aux lecteurs et lectrices du Jura Libertaire sur ce qui se trame actuellement là-bas depuis quelques temps.
Elle se trouve à l’adresse suivante :

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Salutations libertaires

Black-star (S)éditions, 8 février 2012.

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Vive le Tibet libre !

La répression chinoise s’intensifie au Tibet

À l’approche du Nouvel an tibétain, la protestation contre la domination chinoise s’intensifie au Tibet, où les immolations constituent le principal moyen d’expression des populations et des religieux.

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Samedi, une nonne de 19 ans, Tenzin Choedron, a mis le feu son corps enduit de pétrole après avoir scandé des slogans anti-chinois, et en est morte, comme le rapporte la BBC. Trois jours auparavant, un ancien moine du monastère de Kirti s’était sacrifié de la même manière.

Malgré d’importants barrages policiers, le Guardian a réussi à pénétrer dans la ville d’Aba et raconte comment le régime chinois tente d’étouffer la contestation tibétaine dans le nord-ouest du Sichuan, la région où ont eu lieu la majorité des immolations, avec une présence policière « qui rappelle des zones de conflit au Moyen-Orient ou en Irlande du Nord ».

Des officiers dans des camions de pompiers

Dans cette ville reculée dans une zone montagneuse, épicentre de la contestation, officiers de police et officiels du régime sont postés avec des brassards rouges dans les rues, devant  les restaurants et les magasins pour guetter d’éventuels manifestants. Au monastère de Kirti, tout proche, des officiers se tiennent prêts dans des camions de pompier, « au cas où la dévotion [des pèlerins] tournerait à l’immolation ».

Même situation dans le quartier tibétain de la ville de Chengdu, où des voitures de police sont garées tous les dix mètres pour maintenir la sécurité. Les habitants se disent intimidés par ce déploiement de forces, et inquiets du manque d’information sur certaines zones des plateaux tibétains.

Les Tibétains ne protestent pas tant pour un territoire qu’en réaction à une loyauté que tente d’imposer la Chine, explique le Guardian. Les « campagnes de rééducation patriotiques », dirigées vers les moines, constituent en effet l’une des sources principales du mécontentement.

Donner des informations est passible de prison

Dans Le Monde, l’ethnologue et tibétologue Katia Buffetrille raconte l’impossibilité pour les Tibétains de s’exprimer sur la situation : plus de 60 intellectuels et artistes seraient à ce jour en prison, et donner des informations à l’étranger par téléphone est passible d’une peine de prison. Si l’accès à Aba est bloqué, les réseaux internet et de téléphones portables sont également hors service. Et la mise sous pression des monastères équivaut également à l’étranglement de lieux de savoir et de culture tibétains, puisqu’ils font aussi office d’universités.

Pour les autorités chinoises, la protestation a été fomentée par le dalaï-lama et ses fidèles à l’étranger. C’est l’idée exprimée par cet article du quotidien officiel chinois Huangiu Shibao, repris par Courrier International :

« Une minorité d’extrémistes peut ébranler une région et même un État, a fortiori une clique emmenée par le « leader spirituel » qu’est le quatorzième dalaï-lama et soutenue financièrement par l’Occident et son opinion publique ! Il est clair que ces derniers peuvent fréquemment causer des « ennuis » à la région tibétaine. »

Leur presse (Slate.fr, 13 février 2012)

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[Carrefour] Qu’est-ce que leur « crise » ?

Tentative d’immolation d’un salarié de Carrefour à Chambourcy dans les Yvelines

Un salarié de l’hypermarché Carrefour à Chambourcy (Yvelines) a tenté vendredi de s’immoler en s’aspergeant d’essence, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

Vendredi vers 11H00, l’agent de sécurité s’est aspergé d’essence dans une salle réservée au personnel du magasin, ont indiqué une source policière et le syndicat CGT.

La direction de Carrefour a dit à l’AFP « confirmer qu’un incident s’est déroulé lors d’une réunion du Comité d’hygiène et sécurité (CHSCT) le vendredi 10 février 2012 au magasin de Chambourcy. Un salarié a fait une tentative de suicide en se renversant de l’essence sur le corps. »

« Les jours du salarié ne sont pas en danger », a précisé un porte-parole de la direction, selon lequel « il s’agit d’un acte isolé ».

La direction a mis en place une « cellule psychologique pour l’ensemble des collaborateurs ».

Selon le délégué syndical central Carrefour, Franck Gaulin, l’homme est désormais sorti de l’hôpital. « Des collègues l’ont empêché d’aller jusqu’au bout de son geste », a précisé le syndicaliste.

Selon le syndicat, ce salarié, syndiqué à la CGT et travailleur handicapé, a fait l’objet de « harcèlement, de propos blessants et déplacés de la part de sa hiérarchie ».

« Il avait été mis en poste dans une réserve où la porte était cassée et où il faisait très froid. Il a demandé à avoir une boisson chaude et à faire réparer la porte et s’en est suivie une altercation avec le directeur, qui lui a fait des reproches », a raconté la déléguée syndicale nationale Claudette Montoya.

La CGT a indiqué qu’elle allait « se saisir judiciairement de ce dossier », évoquant la possibilité de déposer plainte.

Une enquête a été ouverte et confiée au commissariat de Saint-Germain-en-Laye.

Leur presse (Agence Faut Payer, 13 février 2012)


1,5 million d’euros de salaire annuel pour le nouveau patron de Carrefour

Georges Plassat, qui entrera en fonction début avril, bénéficiera d’une rémunération annuelle de 1,5 million d’euros. Soit 11% de plus que Lars Olofsson, actuel PDG.

Georges Plassat n’entrera en fonction que le 2 avril. Mais le salaire du nouveau patron de Carrefour est d’ores et déjà connu. L’ancien patron de Vivarte bénéficiera d’un salaire fixe annuel de 1,5 million d’euros, selon le document de référence publié par le groupe. Son salaire fixe est de 11% supérieur à celui que perçoit son PDG actuel, Lars Olofsson.

Georges Plassat bénéficiera aussi d’une rémunération variable supérieure à celle de Lars Olofsson. Elle pourra représenter jusqu’à 150% de sa rémunération fixe « si les objectifs de performance sont atteints ». Ces objectifs et les modalités de versement de cette part variable seront fixés chaque année. En sus, le Conseil d’administration lui attribuera 400.000 options d’achats d’action au cours de l’exercice 2012. Enfin, en cas de départ avant le 2 avril 2015, une indemnité équivalent à un an de rémunération fixe et variable lui sera accordé.

Ce vétéran de la distribution — il fêtera ses 63 ans le 25 mars — sera aussi éligible au régime de retraite des principaux cadres du groupe. Le nouvel homme fort ne bénéficiera donc pas d’une retraite complémentaire analogue à celle de Lars Olofsson. Il ne disposera pas non plus des 100.000 euros annuels d’allocation logement dont le suédois disposait.

Lors de son départ, Lars Olofsson ne percevra lui aucune indemnité, indique le groupe. Car, le 29 janvier dernier, le numéro un du groupe « a fait part de son souhait de ne pas demander le renouvellement de son mandat d’administration et de ses fonctions de PDG lors de la prochaine assemblée générale prévue le 18 juin ». Mais l’ancien patron de Nestlé dont le bilan est fort décrié ne partira pas sans chèque.

Initialement, son contrat de travail ne comportait aucune clause de non-concurrence. Mais, finalement, à la demande du conseil d’administration, il s’est engagé à ne pas aller travailler chez Walmart, Tesco ou tout autre rival du distributeur français. Et ce pendant un an. En contrepartie, il touchera 1,5 million d’euros brut.

En sus, Lars Olofsson bénéficie d’une retraite chapeau. Son montant n’est pas encore fixé puisque il est calculé en prenant en comptant plusieurs critères liés aux résultats de l’exercice 2011. Cette retraite pourrait atteindre 500.000 à 550.000 euros par an, selon plusieurs sources. Carrefour n’a pas souhaité commenter cette estimation.

Leur presse (Juliette Garnier, LaTribune.fr, 10 février 2012)

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[Grenoble] Asile politique et accès au logement pour pouvoir vivre dignement : réquisition d’un bâtiment au 22 rue des Alpes

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Communiqué, le 13 février 2012

Nous sommes des militants et militantes de l’agglomération grenobloise qui avons décidé de réagir face à la situation de demandeurs d’asile vivant dans la rue depuis des mois. Vendredi 10 février, nous avons donc ouvert un bâtiment appartenant à la mairie de Fontaine, vide comme des milliers de logements alors que des centaines de personnes vivent et dorment dans la rue.

Voici le message des personnes pour lesquelles nous avons réquisitionné ce bâtiment :

« Arrivé-e-s en France il y a plusieurs mois, nous en avons assez de l’injustice et de la tyrannie dans nos pays d’origine, aussi sommes-nous venu-e-s demander l’asile politique, pour vivre dignement comme doit pouvoir le faire tout être humain. Depuis notre arrivée en France, nous vivons dans la rue dans des conditions inacceptables ; c’est pour cela que nous venons habiter dans ce bâtiment inoccupé. Nous exigeons la reconnaissance de nos droits élémentaires, et de pouvoir ainsi participer activement à la vie de la société. Nous ne cherchons ni la pitié ni la charité mais la solidarité, car c’est le devoir de chacun et de chacune de nous permettre de vivre dignement. »

Nous souhaitons rencontrer la mairie de Fontaine pour expliquer nos intentions et ainsi pérenniser ce nouveau lieu de vie.

Le Réseau du 22 rue des Alpes

NB : Contact sur place pour passer soutenir cette réquisition : 07 87 08 78 19.

Compléments d’informations :
Hébergement d’urgence
Ça tombe bien, cette action ne devrait pas fâcher le préfet de l’Isère, puisque le Conseil d’État vient de reconnaître que le droit à l’hébergement d’urgence est une liberté fondamentale, estimant “qu’il appartient aux autorités de l’État de mettre en œuvre le droit à l’hébergement d’urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique et sociale ; qu’une carence caractérisée dans l’accomplissement de cette tâche, peut, contrairement à ce qu’a estimé le juge de référé de première instance, faire apparaître pour l’application de l’article L 521-2 du code de la justice administrative, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale lorsqu’elle entraine des conséquences graves pour la personne intéressée”.
Gageons que notre préfet saura gré aux militant-e-s de palier ses carences dans ce domaine
Voir l’article sur le site du DAL.

Indymedia Grenoble.

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Lutte sociale d’ampleur en Roumanie (janvier-février 2012)

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Collectif Anarchiste de Traduction et de Scannérisation – Caen, 11 février 2012.

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[Vive la démocratie directe] Athènes, 12 février 2012

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Informer sur l’information – Petit manuel de l’observateur critique des médias

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Acrimed, 13 février 2012.

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[Nique la censure] Copwatch

7 février 2012 : À Claude Guéant

Aujourd’hui s’est tenue l’audience pour la fermeture de notre site au Tribunal de Paris.

Monsieur le sinistre Guéant, alors même que la justice doit se prononcer sur votre demande « inconcevable » de censure, nous tenions à vous faire part de nos sentiments.

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Certains voudraient voir en nous des citoyens engagés dans la sauvegarde de la république, mais il n’en est rien. Si être citoyen, c’est accepter d’appartenir à votre « civilisation », à cette société civile qui depuis des siècles impose sa domination sur des millions d’êtres humains au nom d’une prétendue supériorité démocratique, alors cela ne nous intéresse pas. Vous pouvez ranger votre civilisation (et votre démocratie corrompue) au fond de votre poche et brûler votre pantalon.

Des hommes comme vous, le passé en a connu beaucoup. L’ordre social dont vous rêvez est notre cauchemar. Il a déjà été expérimenté par d’autres en des temps bien plus obscurs et cela n’a pas été un succès. Vos déclarations nauséabondes et votre xénophobie manifeste ne plaisent qu’aux sordides pantins réactionnaires qui vous ressemblent, ceux-là même qui en d’autres temps menaient leurs croisades vers des pays dont ils ignoraient tout. Vous représentez un obscurantisme qu’on pensait naïvement révolu.

Aujourd’hui, nous constatons que vous vous agitez et que vous vous pavanez, que vous courtisez les partisans de l’extrême-droite pour les jeter dans les bras de votre candidat. Il semblerait que Nicolas vous a demandé de faire le sale boulot à sa place, sans doute parce qu’il ne pourrait se permettre de dire le quart de ces inepties fétides que vous déversez quotidiennement dans les médias. On ne le lui pardonnerait pas, tandis qu’à vous… Vous agacez même les petits soldats de votre propre camp, alors vous n’êtes pas fait pour durer de toute façon !

À propos, nous vous avons croisé lors du nouvel an chinois. Vous veniez sans doute courtiser la seule communauté étrangère qui réclame plus de policiers dans les rues. Mais personne n’est dupe. Chacun sait combien vos politiques xénophobes, ou celles de vos prédécesseurs, sont responsables de milliers d’expulsions, y compris au sein de la communauté chinoise.

Nous ne nous épancherons pas. Nous souhaitions seulement vous dire que nous savons combien vos services nous collent déjà au cul. Et bien sûr nous avons peur, parce que nous savons combien cela peut coûter de défier les puissants. La DCRI est à votre service, comme la Stasi était au service du pouvoir soviétique. Et comme toutes les polices politiques, elle sait frapper fort quand le pouvoir le demande…

Pour autant, en demandant la suppression des miroirs de notre site, vous nous avez démontré combien vos services sont incompétents en informatique : c’est tout bonnement impossible. Quand vous en aurez supprimé 10, il y en aura 100 qui naîtront ailleurs. Et pourquoi pas, prenons-nous à rêver, à la place de l’URL du ministère de l’Intérieur ? Cela n’est pas, heureusement, de notre ressort, mais de celui des centaines d’internautes et hackers engagés en faveur de la liberté d’expression (ce qui ne veut pas dire qu’ils soutiennent notre action).

Verdict le 10 février. On se tient prêts. Mais en attendant, ce serait bien que chacun se renseigne : il n’y a AUCUNE mention de la vie privée des flics dans nos bases de données, ni AUCUNE adresse ou information d’ordre privé, car la vie privée des flics ne nous intéresse pas, ils font bien assez de conneries dans le cadre de leurs fonctions.

On nous accuse aussi de “diffamation à l’égard de l’institution” suite à notre dénonciation de la “torture psychologique” infligée aux migrants de Calais par la police. À ce sujet, les conclusions de deux années d’observation ininterrompue des activités policières menées par les activistes no border de Calais ont été déposées au Défenseur des Droits. Nous attendons toujours sa réponse pour nous dire si, oui ou non, il s’agit là d’affabulations.

Monsieur Guéant, si vous choisissiez de démissionner vous feriez certainement, si vous nous permettez de paraphraser votre avocat, “cesser un dommage qui cause un réel préjudice”.

À bon entendeur.

Copwatch, communiqué du 7 février 2012.


Copwatch : victoire en demi-teinte pour Guéant

Le ministre a obtenu le blocage d’un seul site sur 35 pour lesquels il demandait l’interdiction de certaines pages. Il annonce que « l’action judiciaire n’est pas finie. »

Si le ministre de l’Intérieur a salué une « victoire pour l’ensemble des forces de sécurité dont l’honneur et la réputation ont été honteusement salis par des individus utilisant l’anonymat et le mensonge », cette victoire n’est pas totale.

Le tribunal de grande instance de Paris a en effet ordonné vendredi 10 février le blocage du site Copwatch (copwatchnord-idf.eu.org) accusé de diffamer les policiers et de diffuser, pour certains, des informations personnelles (nom, prénom, fonction, téléphone…) susceptibles de les mettre en danger. Le site est toujours accessible lundi matin.

Le contenu d’un site jugé « illicite »

Le juge des référés a jugé son contenu « illicite », évoquant entre autres infractions « la diffusion de données à caractère personnel, ainsi qu’une atteinte caractérisée au droit à l’image des policiers. » Il a ordonné aux FAI (fournisseurs d’accès à Internet) le blocage total du site, et non celui des seules pages incriminées comme le demandait le ministre, le filtrage partiel étant techniquement difficile à mettre en place.

Mais Claude Guéant avait demandé le blocage des pages de 35 sites soupçonnés de relayer les contenus incriminés, et, s’il a obtenu la fermeture d’un des deux sites « principaux » (l’autre étant copwatchnord-idf.meta.gd), il a fait chou blanc pour les 34 « sites miroirs » qui, selon lui, reproduisaient les contenus.

« Rien ne permet de vérifier que les éditeurs et les hébergeurs de ces 34 autres sites seraient les mêmes que ceux du site https://copwatchnord-idf.eu.org qui n’a pu être identifié » explique à ce sujet le juge dans sa décision.

Pas de blocage des « sites futurs », et la note au ministre

Le ministre de l’Intérieur n’a pas non plus obtenu gain de cause concernant sa demande de blocage des « sites futurs », unanimement et vivement dénoncée par les FAI (fournisseurs d’accès à Internet). Lors de l’audience mardi 7 février, le ministère public s’y était déjà « fermement opposé », estimant la demande « hautement problématique » autant « qu’inconcevable ».

Dans sa décision, le juge a également précisé que le ministre devra régler la note. Il « devra rembourser aux FAI les coûts afférents aux dites mesures, y compris en terme de maintenance, de supervision et de gestion d’éventuelles difficultés sur présentation des factures correspondant aux dits coûts ».

Les syndicats de police Synergie Officiers et Alliance police s’étaient joints à l’action du ministre. Le secrétaire général d’Alliance police Jean-Claude Delage espère à présent que le ministère « arrivera à identifier les responsables de ce site ». Auquel cas il « portera plainte contre eux ».

L’Intérieur : « l’action judiciaire n’est pas terminée »

Contacté lundi 13 février par Le Nouvel Observateur, le ministère de l’Intérieur se félicite du nouveau blocage du site qu’il qualifie « d’excellente chose ». Il affirme toutefois que « l’action judiciaire n’est pas terminée », confiant que le ministère « étudie actuellement comment interdire également l’accès aux pages incriminées sur les sites miroirs ». Déterminé, il déclare aussi qu’il « continuera à mener toutes les actions judiciaires possibles pour faire cesser ce genre de dérive ».

À la demande, déjà, du ministre de l’Intérieur, le tribunal de Paris avait jugé le site « injurieux » le 14 octobre dernier et avait ordonné le blocage complet du site. Il avait entre-temps refait surface.

Leur presse (Céline Rastello, tempsreel.nouvelobs.com, 13 février 2012)


Copwatch Nord-IDF renaît de la censure

Bonjour à tous,

Nous avons bien reçu tous vos mails de soutien et d’encouragement. Nous les avons tous lu et y avons tous accordé de l’importance, c’est pourquoi nous prenons enfin le temps de vous répondre.

Comme vous savez, COPWATCH NORD-IDF a été censuré par la clique de Guéant. Jusqu’à maintenant, il n’était plus accessible depuis le réseau français, mais restait accessible de l’étranger et par le biais du protocole Tor (protection des connexions, relativement simple à installer : https://www.torproject.org/). Ainsi, nous avons pu être lu hors des frontières où d’autres collectifs du même type que le nôtre se sont solidarisés avec nous.

Nous n’avons évidemment pas dit notre dernier mot et notre plate-forme est loin d’être morte ! Elle renaît aujourd’hui à l’adresse suivante : https://copwatchnord-idf.eu.org/

• PROPOSITIONS DE CONTRIBUTION :

Nous avons été sensibles à vos demandes de contribution et de participation au site. Pour autant, il nous est actuellement très difficile d’y répondre, dans la mesure où nous devons nous garantir un maximum de sécurité : la moindre faille pourrait nous être fatale. Certaines personnes nous ont fait part de leurs problèmes personnels avec la police, ce que nous avons lu avec grand intérêt. Cependant, nous ne sommes pas des justiciers et ne pouvons pas donner de suites juridiques à des plaintes. Par contre, nous pouvons relayer les informations PROUVÉES concernant l’impunité avérée des flics, à condition d’avoir suffisamment d’éléments entre les mains. Par ailleurs, l’interface privée située à droite de notre site n’est pas ouverte à qui le veut, ce n’est pas un forum. De la même façon, nous ne donnons pas de codes d’activation pour la création d’une adresse mail riseup.

• CONSEILS ET SUGGESTIONS :

Nous allons tout faire pour prendre en compte les critiques et propositions faites, à commencer par la correction de l’orthographe et coquilles. Nous allons également veiller au ton utilisé dans nos articles, pour éviter au plus possible les comparaisons agressives et animalières.

• CRÉATION D’AUTRES SITES COPWATCH :

De la même façon, nous n’avons actuellement pas les épaules pour mettre en place des sites similaires dans d’autres régions (comme cela nous a été suggéré pour Lyon, le Grand-Est ou la Belgique). Pour autant, nous invitons toutes les personnes de bonnes volonté et armées en informatique à faire naître d’autres plate-formes ailleurs, que nous nous ferons une joie de mettre dans les liens de notre site.

• NOS SOURCES :

Les infos que nous publions ont été recueillies sur le terrain ou grâce à nos contacts. Nous sommes conscients qu’il ne s’agit pas forcément d’informations exclusives, notre but n’étant pas de faire du  buzz, mais de pointer du doigt la vraie nature de la police, en la montrant telle qu’elle se comporte au quotidien et pas seulement lorsqu’elle « dérape ». Nous recevons aussi des infos et images de personnes sympathisantes, mais nous ne publions que des informations que nous avons vérifiées, pour éviter au maximum la diffamation.

• CONSEILS SÉCURITÉ :

Si vous nous faites parvenir des images, effacez leurs métadonnées (informations sur l’appareil qui a pris l’image, date et coordonnées GPS de prise, nom de l’ordinateur, etc.) avec EXIFTOOL ou QUICKFIX. Si vous voulez envoyer du lourd, uploader sur un site comme MEDIAFIRE.COM ou TOOFILES.COM et envoyer nous le lien de téléchargement. Pour toute communication sécurisée, installez et activez TOR (https://www.torproject.org/) avant d’envoyer vos mails.

Nous conseillons également d’utiliser le live CD Tails (https://tails.boum.org), qui est selon nous un des meilleurs outils en terme de sécurité informatique. La base de ce projet est de ne pas laisser de traces sur l’ordinateur utilisé (sauf si la personne qui l’utilise le choisit volontairement). Il met à disposition une panoplie de programmes utiles pour l’anonymat sur internet et pour les différentes utilisations de base d’un ordinateur.

Bien évidemment, quant à votre moyen de connection, nous rappelons qu’utiliser un cable réseau (éthernet) est plus sécurisé que le wifi (facilement interceptable). Par ailleurs, si Tor anonymise les connections (l’adresse IP), il ne permet pas de se priver de l’utilisation du SSL, qui se traduit souvent par une url du type : https://lesite.com, et non http://lesite.com. Une connection SSL, dite sécurisée, à un site, permet le cryptage des données que vous envoyez (à commencer par vos mots de passe).

• QUESTIONS ET CONSEILS RELATIFS AUX RAPPORTS AVEC LA POLICE :

Nous sommes ravis de pouvoir répondre à certaines questions dans la mesure de nos connaissances et de notre expérience. Nous avons notamment reçu des demandes concernant le droit à l’image, le contrôle d’identité et la fouille corporelle :

Au regard de l’avis répondant à la saisine 2005-29 de la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (abolie par Sarkozy, mais ses avis restent valables), il est tout à fait permis de filmer un agent de la force publique dans le cadre de ses fonctions. Ce dernier n’a pas le droit de contrôler vos images ni de les supprimer. Il peut vous demander de le faire, mais pas vous y contraindre.

Un policier est actuellement en droit, même si c’est très règlementé, de contrôler qui il veut quand il veut. Il est très difficile de s’opposer à un simple contrôle d’identité. Cependant, le flic ne peut vous demander que des informations concernant votre état civil et adresse. Toute question concernant votre profession, vos proches, vos idées, votre orientation sexuelle, la raison de votre présence sur le lieu du contrôle, ne le regardent pas.

La « palpation de sécurité » doit être effectuée par une personne du même sexe. Le flic ne peut en aucun cas vous demander d’enlever vos vêtement. Au regard strict de la loi, sauf mandat rogatoire spécifique, le flic peut vous demander de regarder dans votre sac, mais ne peut vous y contraindre. La fouille à nu, même dans le cadre d’une garde à vue, est totalement illégale.

• NOTRE POSITIONNEMENT VIS-À-VIS DE LA POLICE :

Nous n’agissons pas dans le but de « moraliser » la police. Nous partons du principe que la police est une institution violente et attentatoire aux libertés par nature. Nous ne nous considérons pas comme citoyens, dans la mesure où la « cité » contemporaine nous apparaît comme contraire dans la plupart de ses fondements à nos aspirations libertaires. Nous sommes conscients qu’il y a dans la police des « personnes de bonne foi », mais nous considérons que leur présence dans la police constitue une erreur de jugement et une collaboration implicite avec les violences commises par l’institution et l’État qu’elle protège. Dans le monde actuel, avec les humains tels qu’ils sont, un bon flic est un flic qui démissionne.

En espérant avoir répondu à la plupart de vos interrogations, nous vous souhaitons une bonne année 2012, pleine de bouleversements politiques et de changements en faveur de la liberté. Nous souhaitons la fin de l’occupation policière, de l’hypocrisie politicienne et vous invitons au rejet des élections !

Cordialement,

COPWATCH NORD-IDF, 23 janvier 2012.

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Suite manif Vincennes : repas à la Rotisserie en solidarité avec les inculpés

Suite à la manifestation contre les centres de rétention le 14 janvier 2012, trois personnes sont poursuivies par la justice et passeront en procès le 27 février 2012 à 13h30.

REPAS DE SOUTIEN Jeudi 16 février 2012 à partir de 19h à la Rotisserie, 4 rue Sainte-Marthe (métros Belleville, Colonel Fabien, ou Goncourt)

Le samedi 14 janvier 2012, environ 150 personnes se sont retrouvées à Vincennes pour aller manifester contre les centres de rétention. Cette manifestation voulait une nouvelle fois crier sa solidarité avec les enfermés. Trois personnes ont été arrêtées. Deux d’entre elles passeront en procès le 27 février.

LIBERTÉ POUR TOUS ET TOUTES AVEC OU SANS PAPIERS !
NON AUX CENTRES DE RÉTENTION !
BRÛLONS LES FRONTIÈRES !

Infozone, 11 février 2012.

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Massacres en Syrie et action directe prolétarienne…

Salut aux prolétaires en lutte en Syrie, Égypte, Tunisie… et partout dans le monde !
Massacres en Syrie et action directe prolétarienne…

C’était il y a trente ans, dans la ville de Hama en Syrie… Le 2 février 1982, la population répond aux appels à l’insurrection contre le pouvoir en place, contre la misère et la répression. Les insurgés, auxquels se joignent 150 officiers de l’armée, se rendent maîtres de la ville, détruisent des centres de répression, exécutent plus de 300 mercenaires du régime en place, ainsi qu’une première unité de parachutistes envoyée pour mater la révolte. L’État réplique en faisant assiéger et bombarder à l’artillerie lourde la ville 27 jours durant ; du gaz cyanure est même utilisé. L’assaut final est donné dans ce qui nous rappelle une certaine « semaine sanglante » parisienne où les ultimes sursauts de résistance prolétarienne sont à la hauteur de la terreur étatique : des jeunes femmes « kamikazes » se font exploser au milieu des blindés et des soldats qui ratissent les quartiers, maison par maison. La répression est terrible, le bain de sang total : on estime entre 25.000 et 50.000 le nombre de victimes. Ces événements ne sont pas, ou peu, relayés dans la presse et ne soulèvent aucune indignation à l’étranger, d’autant plus que partout, c’est la thèse du complot islamiste qui est mis en avant pour mieux occulter la nature sociale de ces luttes, comme de toutes luttes de notre classe.

Ce soulèvement n’est pas apparu dans un ciel bleu : grèves, manifestations, sabotages, émeutes, attentats à la bombe, exécutions d’officiers de l’armée et de cadres dirigeants du régime baasiste, mutineries dans des prisons, divers massacres, cela fait des mois, des années que d’importants affrontements embrasent la Syrie. De plus, le pays se situe au centre d’une région à feu et à sang, où les luttes de notre classe se mêlent à des conflits entre diverses fractions bourgeoises : rappelons-nous la guerre du Liban en 1982, ainsi que la répression sanglante dans les camps de réfugiés « palestiniens » où les prolétaires se font massacrer tantôt par l’armée israélienne, tantôt par diverses milices, si ce n’est pas directement par les flics de l’OLP et de la « libération nationale », rappelons-nous la « révolution iranienne » de 1977 à 1979 et sa transformation dans une guerre inter-bourgeoise entre l’Iran et l’Irak qui fera environ un million de morts en huit ans, rappelons-nous aussi les luttes contre cette guerre, les sabotages, le défaitisme révolutionnaire, des régiments des armées des deux pays belligérants qui désertent leur camp respectif pour s’unifier et mener des actions contre leur propre bourgeoisie, contre les deux États, rappelons-nous la vague de luttes prolétariennes qui déferle sur l’Égypte en 1977, rappelons-nous…

Rien n’a changé, mais tout commence…

Depuis maintenant plus d’un an, une importante vague de luttes traverse sans discontinuer le Maghreb et le Machrek, une région qui s’étend de l’océan atlantique à l’océan indien. Des dictateurs sont tombés, d’autres s’accrochent à leurs lambeaux de pouvoir, partout la répression est féroce, brutale, à la hauteur de la détermination des prolétaires à ne pas crever sur l’autel de la valeur sans au moins vendre sa peau le plus chèrement possible. Luttes contre la faim, contre la misère, contre l’augmentation des prix des denrées alimentaires « de base », contre le chômage, contre l’impunité des tortionnaires, contre l’arrogance affichée des maîtres retranchés dans leurs forteresses de moins en moins inaccessibles… Tunisie, Égypte, Bahreïn, Yémen, Libye, Algérie, Maroc, Irak, Koweït…

Et lorsque des dictateurs sont chassés sous la pression de « la rue » (doux euphémisme journalistique pour ne pas dire crument la vérité : le prolétariat en lutte !), ou mieux dit, lorsque la bourgeoisie mondiale et ses appareils centraux écartent tel ou tel de leurs gestionnaires qui ne sont plus aptes à maitriser la situation, alors de « nouvelles » figures apparaissent, des « alternatives » politiques plus crédibles sont poussées au portillon afin de rétablir la paix sociale et l’ordre du business. Mais très vite, la lutte reprend sa dynamique comme nous pouvons le constater depuis quelques semaines, quelques mois : en Tunisie où les « nouveaux » dirigeants (un mélange de « progressistes » et d’islamistes) ont été hués à l’occasion du premier anniversaire de « la révolution », mais aussi en Égypte où chaque tour du cirque électoral a été sanctionné par un véritable boycott actif d’importants secteurs du prolétariat qui s’affrontaient dans la rue aux éternels mêmes tortionnaires, et jusqu’en Libye où les « libérateurs » du CNT se sont vus infligés une dérouillée qui s’est manifestée sous une simple et efficace activité prolétarienne consistant dans un premier temps à occuper la rue et se réapproprier les places publiques, pour dans un deuxième temps saccager de fond en comble le siège central du CNT à Benghazi…

Malgré quelques hausses de salaires symboliques, malgré le renforcement des subsides aux denrées alimentaires « de base », malgré des promesses de lever l’état de siège qui est d’application depuis 1963, malgré la proposition d’organiser des « élections libres », malgré la répression et les tueries (dont la dernière s’est déroulée ce 4 février 2012 lorsque l’armée a bombardé la ville de Homs faisant plus de 200 morts en une fois), malgré les arrestations et les tortures, malgré l’encerclement des villes par les blindés, malgré les bombardements, malgré tout cela et bien d’autres choses encore, la révolte se propage en Syrie depuis le 15 mars 2011 et continue de se développer. Partie de la ville frontalière de Deraa, elle enflamme les prolétaires à travers tout le pays : Homs, Hama, Damas, Alep, Banias, Lattaquié, etc.

Très rapidement, diverses structurations de lutte se mettent en place dont des centaines de comités de coordination (« tansiqyat ») qui répondent dans la pratique aux besoins de la lutte, de son organisation sur le terrain, de sa coordination, de sa centralisation et de son auto-défense, bien qu’ils développent des niveaux de radicalité très contradictoires quant aux perspectives de la lutte. Très rapidement également le mouvement de notre classe riposte à la terreur étatique par la violence de classe et l’action directe, il pousse au défaitisme dans les appareils centraux de la répression : de plus en plus de soldats désertent les rangs de l’armée bourgeoise, ils fraternisent avec leurs frères et sœurs de classe et protègent les manifestations contre les nervis du régime. Divers réseaux de soldats déserteurs existent dont le plus médiatisé est sans nulle doute l’ASL (« Armée syrienne libre ») qui, malgré ses alliances avec des groupes d’opposants au régime en place (fractions bourgeoises qui se poussent au portillon de l’alternance politique et de la gestion de notre misère), n’en développe pas moins sur le terrain une pratique militante très contradictoire de défaitisme…

Camarades prolétaires en lutte en Syrie, en Égypte, en Tunisie… au Kazakhstan, au Nigéria… en Roumanie, en Chine, en Bolivie… aux États-Unis et partout ailleurs dans le monde… le capitalisme n’a rien d’autre à nous offrir que toujours plus d’austérité, de misère, d’exploitation, de répression, de guerre, de mort…

La lutte pour la vie passe par l’élimination de toutes les fractions bourgeoises qui gèrent notre quotidien et nous maintiennent dans la misère : les « dictateurs » comme les « démocrates », la droite comme la gauche, les militaires comme les civils, les ultralibéraux comme les sociaux-démocrates…

L’économie capitaliste est en crise, qu’elle crève !

L’ennemi, c’est le capitalisme et la dictature du marché mondial !

L’objectif est le même partout : la révolution sociale !

Destruction du capitalisme et de l’État !

Guerre de Classe
Février 2012

Publié dans La révolution syrienne | Commentaires fermés sur Massacres en Syrie et action directe prolétarienne…

[Inculpé-e-s de Labège] Manif et concert de soutien à Poitiers

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Publié dans Beau comme une prison qui brûle, Répression de la "mouvance anarcho-autonome" en France (2007-...) | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur [Inculpé-e-s de Labège] Manif et concert de soutien à Poitiers

[Chroniques grecques] N° 7 : L’insurrection dans toute la Grèce

De nombreuses villes se sont jetées dans l’insurrection : Athènes, mais aussi Volos, Veria, Thessalonique, l’île de Corfou en Crête, Heraklion, Holargos.
Athènes a brûlé. Volos a brûlé. Thessalonique a brûlé.

FRONT D’ATHÈNES : On parle désormais d’une quarantaine de bâtiments qui ont brûlé à travers la ville, et de 150 à 200 magasins pillés. Les médias bourgeois parlent de 100’000 personnes dans la rue : que personne ne s’y fie, la guerre de classe impose à la bourgeoisie de mentir. Il y avait 100’000 personnes à Syntagma, mais autres 100’000 personnes à Omonia, 100’000 à Monastiraki, 100’000 à Ermou, dans toute la ville. Les camarades confirment que des millions de personnes ont pris la ville.

La dernière bataille d’Exarchia serait parvenue à mettre en déroute les flics au plus tard de la nuit, à grands coups d’incendies.

Vidéos du soir d’insurrection à Athènes

La zone de combat de Monastiraki a été plus beaucoup plus dure au niveau carnage répressif : des colonnes de Delta ont chargé la foule qui tentait de se rendre à nouveau sur Syntagma quadrillée.

Le front de l’artère Omonia-Syntagma fut l’un des principaux où se sont concentrés les combattants aguerris aux tactiques de guérilla, laissant moins d’opportunité aux flics d’attaquer brutalement.

Il est clair que nous sommes actuellement dans une phase où le peuple localise son ennemi, et simultanément localise ses alliés. Aussi, deux cortèges de 40’000 staliniens du KKE et du PAME, loin derrière la zone de front et appelant la foule à reculer se sont fait repousser à coups de pierre par le peuple insurgé et ils ont dû reculer loin derrière nous. Parallèlement, lorsque les combats étaient déjà entamés devant le Parlement, et qu’un cortège de renforts de 1000 combattants montaient à l’avant pour appuyer les camarades au combat, le peuple a acclamé les combattants anarchistes. Les slogans anarchistes révolutionnaires (« solidarité est l’arme des peuples » par exemple) et surtout le célèbre « flics porcs assassins » furent repris d’une même clameur dans toute la ville par le peuple insurgé. Le dispositif stalinien de puissants hauts-parleurs fixés sur tous les lampadaires des places furent détruits, empêchant que leurs slogans collabos couvrent la clameur populaire.
Ceci est un premier signe très important dans le positionnement populaire dans la guerre de classe de haute intensité : le peuple insurgé suivait les lignes combattantes des camarades anarchistes, et repousser loin derrière les cortèges staliniens.

Par ailleurs, la déclaration officielle du secrétaire général du KKE aujourd’hui est si grotesque qu’il ne fait que s’isoler davantage, parlant de « 50 masqués envoyés par le gouvernement pour justifier le dispositif répressif et bloquer les vrais manifestants largement pacifistes ».

De nouveau, mal traduit mais suffisamment clair, la position des ennemis du KKE :

Extraits du discours de la secrétaire du CC du KKE, Aleka Papariga au Parlement pour le plan de provocateur contre les manifestants
02/12/12
« Je me suis littéralement coulé à Athènes, malgré le mauvais temps, malgré les tempêtes et même si il a plu la plupart du temps. Et c’est M. Venizelos, ou ne me souviens pas qui a justifié ce gaz lacrymogènes terrible, paralysant – flash, car il est dit il ya eu 50 masquée. Et quel est votre plan pour faire la zone sanitaire de la Constitution. Les détenus, messieurs qui sont en Grande-Bretagne, le King George et d’autres hôtels, considérer que dans la Grèce il ya une tolérance. Non seulement toléré, il est d’accord. La plupart des masqué, le noyau est le vôtre mécanismes.
Et ces mécanismes ne peut pas fonctionner quand il ya 200.000 personnes et pas anti-émeute. Était tellement bien le monde d’aujourd’hui de la place Omonia à la Constitution de la Constitution en Omonia, qui n’a pas besoin de défense des forces de sécurité, de la police anti-émeute, pas de défense. Le masqué 50 ne ferait rien dans la Constitution. Celles-ci ne la police anti-émeute quand quand il y a de tels mécanismes pour faire fonctionner la conception. Et il pourrait se laisser influencer et les enfants, qui pensent que de jeter molotov jetant dans le système de la police.
C’est le principal et que vous avez 100.000 fois «d’investir ne doit pas être la lutte contre le monde. » Vous le savez et donc alarmistes. Vous savez très bien que la composition sociale des manifestants, celles qui sont concentrées, différenciés par rapport aux années précédentes. Fed le nouveau mouvement émerge, et c’est l’élément dynamique, surtout à partir des usines et les lieux de travail. Parmi ceux qui ont réellement sentir la peau à la ferme, de la ftochologia. Et en venir aux rassemblements et ceux qui craignent même pas osé faire la grève. Et vous savez très bien, n’ayez pas peur d’un mouvement général. Peur d’un mouvement qui a des caractéristiques de la classe. La crainte.
Les événements d’aujourd’hui étaient dans votre conception. C’est propre. Mais vous savez quoi? Nous n’avons pas tout grumeaux dans la Constitution. Nous se renvoient la balle dans les usines, les lieux de travail, les branches sur les routes sont petites boutiques dans les quartiers populaires, les villages souffrent. Et la zone de santé gratuits et de faire la Constitution, le mouvement ne s’arrêtera pas. Par ailleurs, il y a la disposition géographique des forces qui détermine le vainqueur.  »

Déclaration du Bureau de presse pour les bâtiments d’incendies criminels au centre-ville d’Athènes
02/12/12
Le Parti communiste a dénoncé le plan du gouvernement de répression et d’intimidation de la population est en plein essor. Bien que les parties de la ploutocratie et evrolykosymmachias chantage et menacent les personnes et s’apprête à voter sur le mémorandum de la faillite populaire, plusieurs mécanismes bâtiments brûlés pour créer le scène de destruction qu’ils apportent aux gens.
Peu de temps avant que la police anti-émeute et masqués ont agi de concert contre les manifestations magnifiques afin de se disperser.
Ils utilisent le mensonge, le chantage, la répression et la provocation, afin de soumettre le peuple. Ce sont les armes. Mais impuissante, en face d’eux, si les gens obtiennent un. Déterminé et organisé pour faire face avec eux, de se battre pour ses droits et à la conquête de KKE appelle les gens de la classe ouvrière, les jeunes vigilants et prêts à bloquer toute tentative de prendre des mesures autoritaires.

FRONT DE VOLOS : 10 à 50’000 personnes ont pris les rues, ce qui est beaucoup pour cette petite ville. Des bâtiments ont également brûlé, dont le siège de l’Eurobank qui s’est effondré sous les flammes. Le bureau des impôts a également été brûlé et la mairie saccagée.

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FRONT DE THESSALONIQUE : manque d’informations précises pour l’heure.

FRONT DE CORFOU : le bureau du ministre du Tourisme Angela Gerekou a été pris d’assaut et détruit.

FRONT DE RETHYMNON : Appel des travailleurs grévistes qui occupent des hôpitaux à une coordination des centres de soins « pour la lutte et jusqu’à la chute du gouvernement ». Communiqué (toujours, mal traduit mais suffisamment clair) :

02/12/2012
Réaction en chaîne de Réthymnon pour la «coopération» des hôpitaux (GOODNET (Rethymnon))
• Association des Médecins: Tromper le terme «coopération»
Points de vue diamétralement opposés de la direction politique du ministère de la Santé et le gouverneur de l’Hôpital de Rethymnon qui se réfèrent à l’indépendance et améliorer le fonctionnement de l’hôpital, comparativement à la vue des médecins et des craintes de la société se profile déclassement de l’hôpital après La communication entre les hôpitaux de co-Rethymnon en Crète.
«Fusion» Le mot et l’interprétation que nous a donné hier à la décision ministérielle me dérangeait, mais la lecture du précédent gouvernement Journal officiel de la première phase de fusions dans l’été de l’interface a appelé l’hôpital à l’époque – nous voyons que les points clés sont les mêmes dans les deux GG, comme les « simples services de planification conjointes pour atteindre les besoins de couverture de chaque région en soins primaires, secondaires et tertiaires» et le «développement de mode commun des parties, des cliniques, des laboratoires et des installations pour un fonctionnement efficace, l’utilisation de leur infrastructure » . Ainsi, la même chose a trois noms différents et des détails supplémentaires ou moins.
D’ailleurs, pourquoi est-gouv hôpitaux à travailler de toute façon de coopérer lorsque cela est justifié, et il ya des circonstances particulières?
Il est intéressant de noter que le lundi antiperifereiarchis Rethymno Mary Lyon, après les récents développements devront écrire au ministre de la santé, en identifiant les problèmes et les besoins de l’hôpital local.
Aussi dans les 17 mois expire le délai imparti par les organes de coordination de Rethymnon à fournir des solutions pertinentes aux problèmes de l’hôpital et à la fois EOPYY. Sinon, les organes, en collaboration avec les médecins et les infirmières se déplacera à l’action dynamique.
Déclaration de M. Timosidi adjoint de la santé
À propos de l’Hôpital Rethymno adjoint de la santé et de la Solidarité sociale, M. Michael Timosidis fait la déclaration suivante:
« Une simple lecture du cadre législatif pertinent (Government Gazette 2659, n ° B, 09/11/2011) relatif à la coopération dans les hôpitaux laisse place à aucun malentendu.
La coopération scientifique entre eux ne créez ou ouvrez un sujet quelconque de fusionner ou de supprimer ou les unités organisationnelles ou des fonctions des hôpitaux collaborateurs.
Pour l’Hôpital général de Rethymnon est la position sans équivoque qui maintient notre administrative, opérationnelle, l’autonomie économique, et scientifique et l’indépendance de.  »
Hôpital de l’administrateur: Pas question de fusion
Hier, dans nos publications répondre le commandant de la Fondation George Moschovakis, insistant sur ​​le fait qu’il est la coopération plutôt que la fusion sera bénéfique pour le Rethymnon hôpital.
« En réponse à vos messages (pour fusion des connaissances Rethymno), je peux vous dire que:
Ne pas parler de la fusion des hôpitaux qui ont la possibilité de le super administrateur à transporter du personnel, ne parle pas un organisme public, ne parle pas de conseil public de ne pas parler de fusions ou de départements cliniques, ni à utiliser et à enlever une partie d’un autre.
Nous parlons de la coopération entre les hôpitaux vers
a) les activités conjointes éducatifs et scientifiques
b) Une meilleure coopération des médecins dans les hôpitaux afin de mieux servir l’ambulance (Par exemple, l’unité de soins intensifs peut nous servir d’un incident de Chania où l’unité de soins intensifs est plein de Chania et vice-versa)
c) établir des programmes conjoints divisions d’exploitation (par exemple, les cliniques de la fonction de certification)
d) la collaboration de scientifiques soit possible dans des cas exceptionnels et pour une période déterminée, la répartition des scientifiques entre les hôpitaux participants pour répondre aux besoins d’urgence et de fournir ces services spécifiques. Par exemple, un neurochirurgien, par exemple venir à cheirourgisei un incident à Rethymno, qui ne peut pas (pour une raison quelconque) pour être transféré à La Canée, etc
Déjà dans la circulaire du ministre précédentes (Août 2011), qui définit les hôpitaux fusionnés, notre hôpital est indépendant et a indiqué la possibilité d’une coopération avec la connaissance de la Canée, et vice versa avec CONNAISSANCE DES CONNAISSANCES La Canée Réthymnon.
S’il vous plaît lire attentivement la récente circulaire (Novembre 2011). La collaboration est une autre chose (et les partenariats sont nécessaires, surtout à notre époque) et la fusion plus.
La collaboration est une base d’égalité, pour desservir la population du bassin versant des deux hôpitaux. La fusion est que l’essentiel nous avons un hôpital (un administrateur, un conseil, les ministères fusionnés, etc), avec deux ou plusieurs points de services de santé.
Ainsi, l’histoire est que vous induire en erreur.  »
Occupation par les médecins et les travailleurs du lundi
« Un nouvel avis du ministère de la Santé de l’hôpital fusionne avec Rethymnon Chania et l’hôpital aura » des opérations conjointes à tous les niveaux.  »
Sachant que la fusion mot est un tissu rouge pour les gens de Réthymnon, depuis pratiquement envoie lui de faire un traitement à La Canée, utilisé trompeuse coopération à long terme.
Chania L’hôpital a été désigné pour la Crète occidentale et régionale n’est pas automatiquement signifier une réduction des opérations à l’hôpital Rethymnon.
Plus précisément, le document précise:
• Le fonctionnement des ministères et des unités dans une seule des deux hôpitaux. Donc, la fermeture des parties de l’hôpital de Rethymnon.
• Transfert de patients pour le diagnostic et le traitement dans le comté voisin, avec l’aide de l’ambulance, car il n’y a pas de section correspondant à une couverture médicale.
• Programme commun d’appel pour les deux hôpitaux et les laboratoires dans les régions et le personnel et les patients se déplaçant avec des problèmes urgents à La Canée.
• Transfert des services administratifs et autres pour couvrir les pénuries de personnel dans l’hôpital central.
La description ci-dessus donne les conditions d’exploitation exactes de l’hôpital fusionné et une fois de plus se moque de la maladie, et un résident de ce comté, compte tenu de la perception réduite.
L’Association de l’Hôpital Association des médecins de Réthymnon et les travailleurs résister à la détérioration de la santé publique dans le comté et sera à vos côtés les malades en œuvre les décisions de l’Assemblée populaire de la santé.
• L’hôpital occupé lundi matin par tous les employés. Le porte-parole attitré de la fonction de dégradation et la fusion avec la Canée l’hôpital se retourna.
• Nous appelons tous les habitants lundi après-midi à 14 heures pour assister à la réunion à l’hôpital à l’amphithéâtre nouveau et décider ensemble de la nouvelles protestations et de la défense de notre hôpital et la santé publique. Il a déjà discuté de la perspective d’une grève politique durable.
• indésirables prêcher les représentants politiques du comté et chaque porte-parole politique a défendu la survie des banques, par rapport à la survie de l’homme.
• participer à l’occupation de l’hôtel de ville jusqu’à ce que le renversement de cette politique. »

Des travailleurs occupants appellent à une grève générale illimitée, attendons les communiqués officiels pour les diffuser. Les occupations se propagent. Peu d’éléments précis à nouveau.

À voir ce qui va se passer ce soir.

Lundi 13 février 2012, midi 04.

Publié dans L'insurrection grecque de décembre 2008 et ses suites | Un commentaire

[Chroniques grecques] N° 6 : L’insurrection

From the Greek Streets

Contra Info

Athènes zone de guerre.

Alors que nous écrivons ces lignes, la ville brûle toujours et les combats continuent dans la zone d’Exarchia et de Monastiraki, tandis que la police anti-émeute a repris le reste de la ville où patrouillent sans merci des flics-motards et des colonnes de voltigeurs Delta qui font la chasse aux pillards.

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Athènes a vécu un soir d’insurrection.

Un, deux, trois millions de personnes ont pris les rues et ont livré bataille, très dure et de grande ampleur, pendant plus de sept heures face à une armée de flics qui quadrillent la ville en ce moment et sécurisent militairement le Parlement.

Pillages, incendies, barricades enflammées, bombes, cocktails Molotov, le chaos de la révolte s’est substitué au chaos de la misère.

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Toute la journée la ville fut étrangement calme, silencieuse, vide, en particulier à Exarchia, sous une pluie diluvienne. Exarchia fut totalement encerclé par des centaines de voltigeurs Delta et la fac de Droit, bastion des anarchistes révolutionnaires, fut assiégée par des centaines de MAT en tenue de combat. Plusieurs dizaines d’arrestations préventives furent à déplorer tandis que la police bloquait toutes les stations de métro menant à Syntagma.

À partir de 16 heures, un soleil flamboyant et chaud baigne de nouveau les rues de lumière et, presque instantanément, le peuple sort. Par centaines, par milliers, par centaines de milliers, finalement par millions. Des foules entières bloquent systématiquement tous les carrefours. Les avenues se vident de toute circulation pour laisser place à une masse populaire incalculable.

17 heures, les combats commencent à Syntagma face au Parlement.

La bataille révolutionnaire du peuple durera dès lors jusque 23h30. Les informations précises manquent encore, mais il semble qu’il n’y ait pas de mort.

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Est-il nécessaire de se donner la peine de toute façon vaine de tenter de « décrire » un soir d’insurrection ? Des bâtiments entiers ont brûlé, par plusieurs dizaines, dans tout le centre d’où montent encore les épaisses colonnes de fumée noire. De grandes banques la plupart du temps, des boutiques de luxe et autres carcans du Capital. Un théâtre aurait brûlé, la bibliothèque nationale également, cela n’est ni bien ni mal, a été fait ce qui devait être fait. D’après nos premières infos, il y aurait eu au moins cinq grandes zones de combat à travers toute la ville. En ce qui concerne le front parmi les plus violents de l’artère entre la place Omonia et la place Syntagma, les combats furent terribles. De nombreux blessés graves, crânes ouverts par des éclats de grenade, au sol asphyxiés, que les combattants ramassaient et traînaient à l’arrière avant d’arrêter l’une ou l’autre ambulance qui dévalaient en trombe parmi la foule révolutionnaire. Une quinzaine de barricades enflammées furent dressées sur à peine deux ou trois kilomètres d’avenue où les combats se concentraient. À l’avant sur la zone de front à peine quelques milliers de combattants, puis un no man’s land de quelques centaines de mètres et enfin la masse populaire, immense, innombrable, invincible, forte d’une formidable clameur.

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Encore une fois, les combats furent terribles. Quand la police tirait plusieurs salves de grenades offensives et explosives et chargeaient par centaines, la foule reculait en désordre avant que les combattants scandent un cri de guerre repris par la suite par des centaines de milliers de personnes d’une même voix peu avant que plusieurs milliers de personnes se mettent à charger les lignes ennemies fuyant en désordre.

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Le temps des accalmies irréelles, durant lesquelles pendant une demie-heure les combattants se relaient sur la zone de front, se soignent à l’arrière, fument une cigarette, font tourner boissons et mallox, avec un calme et sang-froid évidents, alors que 100 mètres plus haut ça canarde violemment.

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FIN DE LA SOCIÉTÉ DU SPECTACLE

Après les grands incendies, ce fut les pillages. De supermarchés, de magasins, de kiosques, et même… d’armureries. De sorte qu’à un moment de la bataille, des personnes se promenaient tranquillement avec des kalachnikov, des boucliers, des sabres, tandis que tous les revolvers et fusils disparurent presque instantanément.

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La question à présent reste la suite des événements : l’armée dans les rues ? Deuxième journée d’insurrection ? Putsch fasciste ? Terreur répressive ?

Pour l’heure les occupations tiennent, et de nouvelles préfectures et mairies seraient occupées un peu partout.

Une chose est certaine : en Grèce, nous n’avons plus peur.

Lundi 13 février 2012, minuit 33.


Athènes après le chaos

La capitale grecque se remet d’une nuit de guérilla urbaine, provoquée par la révolte contre les nouveaux sacrifices votés par le parlement afin d’obtenir le soutien des bailleurs de fonds internationaux.

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La bibliothèque nationale d’Athènes, un bâtiment voisin du siège du FMI, un immeuble de l’Eurobank, et même un café Starbucks : les casseurs qui ont semé le chaos dans les rues d’Athènes durant la nuit de dimanche à lundi ont pris des cibles symboliques. Soit des bâtiments publics (certains ont tenté sans succès de forcer les portes de la mairie), soit des symboles des bailleurs de fonds internationaux, voire des États-Unis. Les foyers d’incendie se sont multipliés, touchant des cinémas, des boutiques, tandis que des manifestants au visage masqué affrontaient la police anti-émeutes aux abords du parlement. Selon les forces de l’ordre, 34 bâtiments au total ont pris feu et 150 boutiques ont été pillées. La nouveauté toutefois, c’était surtout la présence de familles venues manifester au milieu des barricades et des cocktails Molotov, avec femmes et enfants. Les violences ne se sont d’ailleurs pas cantonnées à la seule capitale grecque, et ont touché d’autres villes. La télévision publique a fait état d’affrontements dans l’île touristique de Corfou, en Crète, à Thessalonique, dans le nord de la Grèce, et dans des villes du centre du pays, Volos et Agrinio. Une forme de protestation désespérée face aux nouveaux sacrifices votés au cours de la même nuit par le parlement grec.

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À Volos

Car au moment où les rues d’Athènes s’embrasaient, les élus grecs approuvaient de nouvelles mesures d’austérité. Au menu : 3,3 milliards d’économies budgétaires par le biais de nouvelles baisses drastiques des salaires et des pensions de retraite et une nouvelle vague de suppression d’emplois dans la fonction publique. Ces mesures étaient réclamées par les bailleurs de fonds de la Grèce — Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international — en échange d’une nouvelle aide de 130 milliards d’euros jugée indispensable pour éviter la faillite au pays. Tandis que les députés débattaient dans l’enceinte du parlement, des dizaines de milliers de Grecs s’étaient rassemblés à l’extérieur, sur la place de la Constitution (Syntagma), pour dénoncer cette nouvelle cure de rigueur, deux ans après le début de cette politique d’austérité draconienne. Les premières violences ont éclaté dès la fin d’après-midi de dimanche. Elles ont rapidement atteint un degré au moins équivalent à celui des graves émeutes qui avaient succédé en 2008 à la mort d’un adolescent de 15 ans tué par la police.

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« Assez, c’est assez ! »

Technocrate nommé en novembre à la tête d’un gouvernement soutenu par les deux principales formations du pays, Lucas Papadémos a dénoncé ces violences. « Le vandalisme, la violence et la destruction n’ont pas leur place dans un pays démocratique et ne seront pas tolérés », a-t-il déclaré devant le parlement. Peu avant le vote, il a prévenu les députés qu’ils commettraient une grave erreur s’ils n’approuvaient pas ce nouveau train de mesures d’économies, qui représente à ses yeux un moindre mal par rapport aux conséquences éventuelles d’une faillite. « Nous avons devant nous un programme économique complet et crédible pour sortir de la crise économique et fiscale. C’est un programme qui préserve, plus que toute autre chose, la place du pays au sein de la zone euro », a dit Lucas Papadémos, tout en reconnaissant l’ampleur des efforts réclamés à ses concitoyens, confrontés notamment à une baisse de 22% du salaire minimum. Finalement, 199 députés sur 300 ont approuvé le texte mais 43 élus du Pasok (socialiste) et de Nouvelle Démocratie (conservateur) n’ont pas respecté le mot d’ordre de leurs partis et ont été exclus sur le champ de leurs formations.

À l’extérieur du parlement, l’air sur la place Syntagma était enveloppé de gaz lacrymogène et la police chargeait de jeunes gens insaisissables lançant des pierres et des cocktails Molotov. Dans le ciel s’élevaient de larges colonnes de fumée provenant des bâtiments en proie aux flammes. « Nous sommes face à la destruction. Notre pays, notre maison, est sur le point de brûler. Le centre d’Athènes est en flammes. Nous ne pouvons laisser le populisme réduire notre pays en cendres », s’est exclamé l’élu conservateur Costis Hatzidakis. À l’intérieur du parlement, on pouvait entendre les détonations des grenades assourdissantes utilisées par les forces de l’ordre. Effrayés, des habitants et des touristes s’abritaient dans des halls d’hôtel pour échapper aux violences et aux gaz irritants.

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Pour beaucoup de Grecs, les nouvelles mesures d’austérité ne font que les plonger un peu plus dans la pauvreté. « Assez, c’est assez ! », s’est exclamé Manolis Glezos, 89 ans, figure historique de la gauche grecque, lors du rassemblement sur la place Syntagma. « Ils n’ont aucune idée de ce que veut dire un soulèvement du peuple grec. Et le peuple grec, toutes idées politiques confondues, est en train de se soulever », a affirmé ce héros de la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, qui avait réussi à enlever un drapeau nazi de l’Acropole en 1941.

Leur presse (TF1 News, 13 février 2012)

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[Tours] Y’a pas de bavure, que des violences policières

Face à la répression,
Solidarité !

F., passe en procès au tribunal de Tours le 8 mars prochain. Elle est accusée de violence sur agent suite à sa participation à la Gaypride de Tours en mai dernier. C’est pourtant la police qui a chargé sans raison la fin de cortège ; F. nie l’accusation portée par un flic-matraqueur.

Pour plus d’info concernant cette affaire et en connaître l’actualité, voir le blog consacré.

Y’a pas de bavure, que des violences policières.

Lors de la dernière Gay Pride à Tours en mai 2011, la police Nationale « dérape » ; pourrait-on dire si ce n’était habituel et volontaire. Les Baqueux et les bleus chargent et tabassent des individus en fin de cortège.

Un contexte :
Alors que le groupe d’extrême droite Vox Populi se rassemble en toute tranquillité derrière une banderole ouvertement homophobe sur le chemin du cortège autorisé de la Gay Pride ;
Alors que la préfecture menace au dernier moment d’interdire la Gay Pride si les organisateur-ices ne trouvent pas un service d’ordre, « conséquent » qui sera brieffé sur la mythique menace ultra-gauchiste, la tension monte le jour de la marche des fiertés, aux abords d’un bar très fréquenté par les nazillons locaux.

Un prétexte, qui convient aux médias et aux flics :
Une personne du cortège exige à juste titre, qu’un journaliste de la NR cesse de le photographier, créant une altercation banale.

Des faits :
Deux autres individus se font projeter par terre par des hommes de la BAC déguisés en civils, parce qu’ils s’étaient cachés le visage avec un foulard et une capuche (un facho filmant la fin de cortège).
F. tente de relever un des deux copains et reste accrochée à lui. Un flic de la BAC (non identifiable) lui assène un bon nombre de coups de matraque sur la cuisse, puis un flic en bleu la jette par terre en lui mettant un coup de canon de flash ball au visage et la traîne à terre.
La fin de cortège se fera bousculer, frapper, menacer, gazer de lacrymogène, certain.e.s brûlé.e.s  par les gaz. Un individu se fera plaquer à terre sous les coups, et emmener au commissariat avec les deux premiers. F., elle, n’est pas arrêtée, ni contrôlée, rien. Elle rejoint le cortège, la cuisse explosée d’ecchymoses et la bouche en sang.

La (pour)suite :
Plusieurs personnes ont eu des Interruptions Temporaires de Travail. Ayant une prescription d’ITT de 8 jours, F. est convoquée au commissariat, un mois après les faits. Elle se retrouve face à son agresseur, qui l’accuse aujourd’hui, de lui avoir mis deux coups de boule… qui n’auraient laissé aucune trace. Pour preuve (!), une vidéo de la Nouvelle République, qui dans sa version papier nous fait passer pour des terroristes cagoulé.e.s et armé.e.s, pour preuve donc une vidéo de la NR, sur laquelle on voit… F. se faire matraquer…

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L’appel à la Solidarité :
Le procès de F. est prévu le jeudi 8 mars 2012 au tribunal de Tours, à 9h00. RDV pour s’y rassembler.

« Demander à la police qu’elle soit policée et à la justice qu’elle soit juste c’est demander à un homme de se couper un bras pour améliorer le fonctionnement de son corps. »

Nous ne sommes pas étonné.e.s du comportement de la police, nous n’oublions pas qu’en d’autres circonstances il y a des morts sous ses coups (cf. Ali Ziri, … la liste est longue) et nous appelons à la Solidarité.

Pas de bavure, 7 février 2012.

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EN CE MOMENT À ATHÈNES (dimanche 12 février 2012)

From The Greek Streets


EN CE MOMENT À ATHÈNES (dimanche 12 février 2012)

Depuis l’ouverture de la séance, place du Parlement :

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Derrière le Parlement :

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À l’angle avant gauche, tout près de l’entrée des députés :

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Les Grecs n’ont pas dit leur dernier mot !

Courriel – 12 février 2012.


Climat de guerre urbaine dans les rues d’Athènes

ATHÈNES (AFP) – « Laissez passer les secours ! ». Les brancardiers de la place Syntagma se fraient un chemin entre lanceurs de pierre et forces anti-émeute près du parlement grec. Un nuage de gaz lacrymogène les enveloppe. Quelques rues plus loin, les fenêtres d’un magasin crachent des flammes.

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À Athènes, la somme des exaspérations s’est muée dimanche soir en rage inextinguible contre l’impasse économique et politique du pays. Un climat de guérilla urbaine d’une rare intensité a saisi la capitale grecque.

En contrebas du parlement où les députés débattent des mesures d’austérité réclamées par les créanciers du pays, un bruit de maillet scande les slogans protestataires : un homme, le visage dissimulé, fait sauter le marbre des escaliers de la station de métro pour se constituer des munitions.

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Les devantures des grands hôtels, des boutiques du centre-ville subissent le même sort, selon une technique devenue rituelle lorsque les manifestations qui rythment le quotidien de la Grèce depuis deux ans prennent un tour houleux.

Dans les rues qui entourent la place Syntagma, de petits groupes de manifestants casqués ou cagoulés avancent vers les forces anti-émeute. Les pierres volent et rebondissent sur les boucliers transparents.

Un pas en avant, deux pas en arrière, les gaz lacrymogène tirés en riposte font reculer les assaillants et tous les manifestants qui se tenaient en retrait. Course folle dans les rues adjacentes pour échapper au nuage blanc qui attaque le nez et brûle les yeux. En espérant ne pas se trouver pris en tenaille avec d’autres affrontements.

Le passage des brancardiers aux vestes rouges qui viennent secourir un homme à bout de souffle provoque les applaudissements de la foule. « Laissez passer les secours ! », lancent-ils à l’adresse des protestataires comme des forces de l’ordre.

Selon le ministère de la Santé, 54 blessés ont été dénombrés au cours de la soirée.

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Au pied du parlement, où les manifestants affluent et refluent par vagues, en fonction des heurts, un homme s’époumone au mégaphone : « avancez, remplissez la place, ne vous laissez pas intimider. Ce soir, envoyons au monde l’image de la dignité du peuple grec ! »

Au fil de la soirée, la place se vide mais la foule reste dense dans les rues voisines où les incidents se déplacent avec une intensité rarement atteinte dans les mobilisations précédentes : pas moins de quinze bâtiments étaient en feu en milieu de soirée.

Selon des photographes de l’AFP, des manifestants ont fait usage pour la première fois de pistolets lance-flamme et de bombes incendiaires, en plus des habituels cocktails molotov.

Visibles à plusieurs centaines de mètres, les flammes qui ravagent un magasin jouxtant l’un des plus anciens cinémas d’Athènes déchirent l’obscurité. Les pompiers ont du mal à se rendre sur les lieux des sinistres en raison du nombre de gens dans les rues.

Un vélo slalome entre les morceaux de marbre blanc et les débris noircis qui tapissent une artère centrale. En l’air au milieu de la rue, un téléphone décroché se balance au bout d’un câble.

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Leur presse (Agence Faut Payer, 12 février 2012)

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[Vérité et Justice] Allons à Grasse : Appel du 24 février

Samedi 25 février 2012, à Grasse
Rencontre nationale contre la répression sécuritaire et les violences policières

Face à la répression sécuritaire et au déferlement de violences policières, qui restent impunies, nous avons besoin d’unir nos forces.

De nombreux comités « Vérité et Justice » se sont d’ores et déjà constitués. Des associations et des réseaux interviennent également pour dénoncer ces agissements et l’impunité dont bénéficient les auteurs de cette répression.

En l’état actuel, la dispersion de ces différentes initiatives les rend moins efficaces. Une majorité des acteurs de ces luttes aspire pourtant à la constitution d’un collectif élargi.

L’expérience nous apprend que seules l’action concertée et la mobilisation du plus grand nombre ont abouti à la mise en accusation de policiers. Malgré cela, les poursuites et, quand ils ont lieu, les procès intentés aux policiers conduisent rarement à leur condamnation. La police bénéficie de la protection de la justice : la connivence est de mise entre magistrats et forces de l’ordre.

La liste des victimes de la répression et de la violence d’État ne cesse de s’allonger. L’écrasante majorité de ces victimes est essentiellement constituée de Noirs et Arabes, le plus souvent habitants de quartiers populaires.

Toutes ces violences et cette répression ne sont pas une fatalité. Nous pouvons les prévenir. Nous devons les dénoncer et nous y opposer par l’organisation collective.

Vendredi 24 février 2012 sera rendu, à Grasse, le délibéré du procès des policiers responsables de la mort d’Abdelhakim AJIMI.

Samedi 25 février 2012 sera l’occasion de réunir, à Grasse, autour des comités « Vérité et Justice », toutes les personnes qui luttent contre les violences et la répression d’État.

À l’issue de cette journée, après avoir partagé les expériences et ciblé les objectifs, nous espérons poser les bases d’une structure qui se veut efficace et durable.

À titre d’exemples, cela peut passer par : la rédaction d’une charte, la constitution d’une liste d’avocats spécialisés, la création d’une caisse de solidarité, la mise en place d’un calendrier d’actions collectives à l’échelle nationale, la création d’outils de diffusion (brochure papier, site internet permettant un partage de données écrites, de vidéos…).

La forme et le nom que prendra cette structuration restent à définir. Ceci dépendra de l’implication de chacun. L’idée étant de s’inscrire dans la durée : ce combat n’est pas un sprint, c’est une course de fond.

Rendez-vous Samedi 25 février 2012, à 9h
Place du Cours – Grasse

Contact

Liste de discussion du réseau Résistons Ensemble, 12 février 2012.

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[Vive la démocratie directe] Athènes brûle !

Athènes : les manifestations dégénèrent, une dizaine de bâtiments en feu

Une dizaine de bâtiments vides étaient en flamme dimanche soir dans le centre d’Athènes, incendiés pour la plupart par des jets de cocktails molotov en marge des manifestations anti-austérité, ont indiqué les pompiers.

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« Une dizaine de bâtiments sont en flammes, dont la plupart par des cocktails Molotov », a indiqué à l’AFP Nikolaos Tsongas, porte-parole des pompiers selon lequel les véhicules de pompiers ne peuvent pas s’approcher des lieux des sinistres en raison du nombre de gens dans les rues.

Dans la rue Stadiou, un bâtiment d’un étage, siège d’un magasin de cristaux de luxe et le cinéma voisin brûlaient encore vers 19H45 GMT malgré l’intervention de deux brigades de pompiers, a constaté un journaliste de l’AFP. Le magasin à l’enseigne Kosta Boda, voisin d’un cinéma, brûlait depuis une heure lorsque les pompiers sont arrivés vers 19H00 GMT.

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Le toit en céramiques s’est effondré, les flammes passant au dessus et gagnant le cinéma Attikon, un des plus connus de la ville.

Dans la soirée, la rue Stadiou où se trouve le magasin en feu et le cinéma, qui part de la place Syntagma, a été le théâtre d’affrontements entre la police et des groupes de manifestants. Le sol de la rue est jonché de bouts de marbre utilisés comme munitions par les manifestants.

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Premiers incidents dès l’après-midi

Les premiers incidents ont éclaté quand des groupes de contestataires ont fait pression sur un cordon des forces anti-émeutes devant l’esplanade du soldat inconnu, en contrebas du parlement, selon les images en direct du site internet Zougla.

Près d’une heure après le début du rassemblement, à 18H00 heure locale (16H00 GMT), la police évaluait le nombre des manifestants à quelque 25’000. Une estimation pouvant laisser augurer, si l’afflux se poursuivait, d’une très importante mobilisation rappelant celle des grands sursauts contestataires de juin et octobre, lorsque 50’000 à 100’000 personnes s’étaient massées sur la place Syntagma.

En début de soirée, on estimait, toujours de source policière, qu’environ 80’000 personnes ont manifesté à Athènes et 20’000 à Salonique.

Dans la foule, repliée sur le bas de la place, les syndicalistes côtoyaient jeunes aux cheveux ras brandissant des drapeaux grecs, militants communistes et sympathisants d’extrême gauche, dont beaucoup portaient des masques pour se protéger des gaz irritants.

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« Un vote crucial, l’un des plus difficiles de l’histoire »

Le président du parti de droite Nouvelle Démocratie, Antonis Samaras, a appelé dimanche les députés grecs à voter en faveur du paquet d’austérité, malgré les violentes contestations qui embrasent les rues d’Athènes.

« Le vote est déterminant et crucial, c’est l’un des plus difficiles de l’histoire » a dit M. Samaras à la tribune du Parlement, devant lequel des affrontements sporadiques entre manifestants anti-austérité et forces de l’ordre se poursuivaient dimanche soir.

La Nouvelle Démocratie est le seul participant à la coalition gouvernementale aux côtés du Pasok (parti socialiste) après le retrait du Laos (extrême-droite), vendredi, en réaction aux mesures.

Le premier mémorandum d’accord entre la Grèce et ses créanciers (UE et FMI) en mai 2010 était une « recette erronée » a dit M. Samaras.

En mai 2010, un premier mémorandum d’accord entre la Grèce et ses créanciers (UE et FMI) accordait à la Grèce un premier prêt de 110 milliards d’euros en échange de mesures d’austérité et d’assainissement budgétaire. Il a contribué à sauver la Grèce de la faillite jusqu’à présent et à maintenir le pays dans la zone euro, mais sur le plan intérieur, il a aussi débouché sur une aggravation de la situation économique.

« Mais actuellement la dette n’est pas viable, et aujourd’hui notre maintien dans la zone euro est mis en cause, nous sommes menacés de faillite », a-t-il ajouté.

« S’il y a une banqueroute incontrôlée, nous allons vivre dans la terreur, pour éviter le gouffre, je vous appelle à voter le nouveau prêt et changer les politiques actuelles, mais pour changer il faut éviter le gouffre et assurer la survie du pays » a-t-il dit.

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Alors que le nouveau plan d’austérité que veut imposer le gouvernement prévoit une baisse de 22% du SMIC, la réponse sur un mur d’Athènes : "Avec 400 € par mois tu ne vis pas, tu te soulèves !"

Le ministre des Finances brandit le spectre d’une « faillite » du pays

À l’intérieur du parlement, dont les abords étaient gardés par quelque 3000 policiers, les discussions battaient leur plein, marquées par de fréquents incidents de séance entre les rangs gouvernementaux et l’opposition de gauche.

« D’ici à dimanche soir, le parlement doit avoir adopté » le nouveau programme de redressement, sous peine sinon d’une « faillite » de la Grèce, a lancé, visiblement tendu, le ministre des Finances, Evangélos Vénizélos.

Il a souligné que l’Eurogroupe, qui pourrait se réunir mercredi, réclamait cet aval en préalable au déblocage du deuxième plan de sauvetage du pays, combinant renflouement via des prêts publics de 130 milliards d’euros et désendettement via l’effacement de 100 milliards d’euros de créances.

Le pays espère entamer cette dernière opération avec ses créanciers privés d’ici au 17 février, a précisé M. Vénizélos. Le représentant des créanciers privés, Charles Dallara, a lui aussi appelé les députés à voter oui, et prévenu que la Grèce n’avait plus une minute à perdre, dans un entretien avec le quotidien Kathimérini.

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Pour le Premier ministre, c’est le plan de sauvetage ou le « chaos »

Le Premier ministre Lucas Papademos avait aussi averti samedi que la Grèce jouait sa survie financière et son maintien dans l’euro, pour empêcher le « chaos ».

Son gouvernement de coalition socialiste-conservateur dispose d’une majorité théorique de 236 députés sur 300, qui pourrait être réduite par une vingtaine de dissidences annoncées ou présumées, mais sans qu’un rejet ne soit dans l’immédiat jugé probable.

Sans cet aval, la Grèce n’a aucune chance de recevoir le moindre centime d’aide pour éviter un défaut de paiement incontrôlé en mars, à l’échéance de créances de 14,5 milliards d’euros.

Les dirigeants socialistes, Georges Papandréou, et conservateur, Antonis Samaras, ont également prévenu leurs députés que tout écart vaudrait exclusion, à un moment où la dureté de la cure prescrite craquelle le système politique.

Le plan ouvre notamment la voie à une chute brutale des salaires dans le privé censée redonner de la compétitivité au pays.

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Pour les syndicats on creuse le « tombeau de la société »

La Grèce « à l’heure du jugement », titrait Kathimérini, tandis que To Vima (centre-gauche) estimait que le pays était secoué par un « séisme » mettant « politique, économie et société en morceaux ».

Les syndicats ont jugé que ce plan faisait le « tombeau de la société », tandis que la gauche communiste et radicale a réitéré au parlement sa demande d’élections immédiates, considérant que la Grèce n’a rien à perdre à mettre ses créanciers au défi de la lâcher.

Entravée par le débrayage des transports, la mobilisation avait été limitée à l’occasion des premières manifestations qui ont rassemblé jusqu’à 20’000 personnes en marge de grèves générales mardi, puis vendredi et samedi.

Les députés devront se prononcer pour un texte qui prévoit notamment un abaissement de 22% du salaire minimum, ramené à 586 euros brut sur 14 mois, la suppression dans l’année de 15’000 emplois publics et de nouvelles coupes dans certaines retraites.

Le vote portera aussi sur les modalités du programme d’échange d’obligations avec les créanciers privés pour réduire la dette souveraine à 120% du PIB d’ici à 2020, ainsi que sur le schéma de recapitalisation des banques grecques.

L’accord gouvernemental affiché jeudi sur ce plan s’est vite fissuré, avec la démission dès le lendemain de six membres du gouvernement : deux socialistes et quatre cadres de la formation d’extrême droite Laos, qui avait rallié en novembre le gouvernement de coalition.

Leur presse (Agence Faut Payer, 12 février 2012 – 22h10)

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Témoignage du 10 février 2012, depuis la prison pour étrangers de Vincennes

Vincennes – Centre 1

« L’hygiène ça va, le manger c’est pas trop bien, c’est comme la gamelle en prison. Y’en a qui se coupent les bras, y’a la bagarre, c’est pas trop… c’est le bordel, voilà, c’est pas trop bien. Ils viennent… y’a toujours la police. On peut pas fumer, on a rien, ils t’aident pas, y’a rien. On peut rien avoir, on peut pas avoir d’argent pour aide, y’a pas d’aide, y’a rien. Moi là j’suis arrivé, j’suis sorti de prison avant hier, ils m’ont ramené directement ici, j’ai tapé 5 mois à Fresnes, et après ils m’ont ramené ici. Ils m’ont dit que j’allais sortir et ils m’ont embarqué pour me ramener.

Par rapport aux chambres ça va, on est deux par chambre ou quatre par chambre, ça va ça se passe bien, à part au niveau accueil pas trop, y’a la police, y’a toujours la police qui tourne, y’en a marre. Mais avec eux franchement ça se passe bien.

En ce moment niveau expulsion j’saurais pas vous dire, y’en a pas beaucoup, y’en a beaucoup qui sont libérés aussi. La solidarité ça dépend des CRA. Par exemple le CRA 1 était moyen, y’a des petits et des moyens. Ça se passe bien, mais par exemple au CRA 2 et au CRA 3 y’a des grosses têtes et c’est un peu la guerre entre eux. Dans le CRA 1 ça va y’a ceux qui viennent de banlieue, y’a des jeunes-jeunes et tout, y’a pas des grosses têtes, mais y’a des CRA ou y’a des grosses têtes et tout. Des fois … ça dépend, ça dépend. Moi c’est la 3e fois que je suis en CRA.

Vous pouvez pas m’aider ? Parce que y’a pas d’aide, y’a rien du tout à manger. Y’a l’ASSFAM ici à place de la Cimade, ils font des recours pour les juges et tout ça, ils t’aident pour le dossier pour le juge, mais ils font pas grand chose, à part ça c’est tout.

Moi deux fois j’ai été libéré par le médecin pour cause médicale, j’ai une broche au pied. Ca arrive souvent qu’il libère des gens sur avis médical. Moi ça fait 21 ans que j’suis arrivé en France.

Franchement y’en a trop marre y’a des caméras partout, et on est surveillé de partout, c’est trop surveillé. Sinon ici c’est calme. Ca se passe entre nous.

J’avais une carte de 10 ans, elle a expiré et puis ils m’ont arrêté pour contrôle de papiers, puis vu que j’avais pas de carte… j’étais en prison, j’étais emprisonné, j’ai demandé à la faire renouveler, ils ont pas voulu me la faire renouveler, comme t’as pas d’accès au droit et tout ça, ils ont pas voulu me donner de permission… »

Vincennes – Centre 2

« J’suis retenu ça fait longtemps que je suis là, vraiment, si tu rentres à l’intérieur tu vas voir des trucs bizarres, et c’est insupportable, y’a des trucs que tu peux pas imaginer, ici y’a des gens qui se coupent, y’a des gens qui se suicident et qui font des tentatives de suicides, y’a plein de trucs. D’ailleurs ils te donnent à manger… comme le petit déjeuner c’est des trucs périmés, c’est comme la douche c’est de l’eau froide. On souffre ici franchement. C’est très dur au niveau de l’hygiène.

Chaque jour y’a des tentatives de suicide. C’est des trucs réels, c’est des trucs véridiques, c’est pas comme ça… c’est des gens sérieux qui veulent se suicider. Y’a des gens qui prennent des lames et ils se coupent. Ils se coupent leurs mains, même ils se coupent les veines, de leurs mains, de leurs jambes avec les lames. Le couloir où il y a les chambres, y’a plein de sang dans le couloir, on dirait que c’est du béton, tu peux pas marcher dans le sang. En plus comme les flics y font ici… Quand quelqu’un est expulsé ils utilisent le scotch, normalement c’est interdit dans la loi, c’est interdit. Ils attachent les gens avec du scotch, c’est un grand rouleau de scotch. C’est des trucs que tu peux pas savoir avec tes yeux, c’est insupportable.

Hier on a vu un mec qui s’est cassé la jambe à cause d’un vol. Il a cassé la jambe avec la porte. T’imagines la cheville ? Il a cassé sa cheville avec la porte à cause d’un vol. Mais les flics ici ils sont fous. On dirait on est dans un coin perdu. Y’a toujours des violences avec la police. Les flics à chaque fois ils frappent des retenus normalement c’est interdit ça. Même chez nous on a pas ça. Comment ça tu frappes quelqu’un, tu frappes un retenu ? C’est pas évident, d’ailleurs tu trouves des taches. Ici les policiers ils sont solidaires ensemble, a chaque fois ils font des trucs contre… voilà ils sont solidaires ensemble.

Moi je me suis fais arrêter, contrôle de papiers. Ça fait longtemps que j’suis en France et pour la première fois ils m’ont saisi les empreintes, j’ai fait aucune connerie, pour la première fois ils m’ont fait les empreintes, et ils me ramènent directement ici en centre de rétention. C’est bizarre pourtant j’ai rien fait. Aucune connerie, j’suis quelqu’un de sérieux. Les gens qui étaient avec moi en garde à vue avant qu’ils me ramènent ici, ceux qui faisaient des vols qui se sont fait attraper avec des iphone et tout, ils sont libérés et moi ils me ramènent ici. J’ai été jugé devant le tribunal administratif mais j’ai pas été libéré, j’ai un avocat mais il m’a dit c’est les ordres qui viennent de là haut. Y’a des gens… On est tous dans le même cas, mais y’en a qui sont libérés et d’autres non. On est tous le même cas, c’est un contrôle de papiers, c’est un problème de papiers. C’est pas question chacun son cas, on est tous en centre de rétention. Comment ça moi j’y suis depuis 26 jours, y’a quelqu’un moi j’suis rentré avant lui et il est sorti avant moi. Pourtant tous on est le même cas. C’est pas grand chose les gens expulsés, parce qu’ici quand quelqu’un il voit son vol, il doit se couper et… Donc voilà ils le ramènent forcément avec du scotch, à 5h du matin quand il est endormi, et hop ils le ramènent avec le scotch et tout, donc forcément comme ça c’est bizarre. On dirait qu’y a pas de droits, on dirait que liberté, égalité, fraternité, c’est juste un décor, voilà, c’est juste un tableau, sinon y’a rien y’a rien y’a rien…

J’ai vu le médecin car moi j’ai une maladie, j’ai une hépatite B. Normalement il faut que je me soigne dehors, parce que j’ai mon docteur dehors, mais non ils veulent pas me libérer, c’est comme ça. En plus j’ai un régime alimentaire, parce que cette maladie elle attaque le foie, il me faut un régime alimentaire mais ils en ont rien à foutre de moi, ils me laissent ici crever, voilà. J’ai les preuves, j’ai les ordonnances, les prises de sang, j’ai toutes les preuves. Ils me donnent pas les médicaments, ils m’ont dit « on a pas ton traitement ». Alors Je lui ai dis « tu peux me libérer pour que je me soigne, pourquoi je reste ici ? » il m’a rien répondu. Ici y’a que des cachets, que des calmants, c’est tout. Si t’as besoin de calmants, de drogues, des anti-stress et tout, d’accord, si t’as besoin de ça, sinon à part ça y’a rien. C’est fait exprès. Beaucoup de gens qui n’ont jamais mangé de calmants avant, ici ils les mangent. Y’a des bagarres, c’est le stress, tout le monde il stresse ici c’est normal, tout le monde est énervé, c’est normal, tant qu’on est dans un coin limité. Ils en ont rien à foutre de ça, ils voient des bagarres comme ça mais ils regardent comme ça de l’extérieur et c’est tout. Dans mon cas, j’ai une maladie vraiment très grave, c’est bizarre j’ai toutes les preuves, j’ai tout, j’ai mon docteur dehors qui me suit, il faut qu’il me soigne, il me faut un traitement, il me faut ça, il me faut ça, mais ils me laissent ici, ils veulent pas me libérer, c’est comme ça.

Hier y’a eu une tentative de suicide ici, les policiers ils regardent, normalement ils l’engueulent les policiers, ils le laissent pas faire sa tentative de suicide. Heureusement y’a quelqu’un, c’était un retenu, il l’a descendu il a pu le sauver. Lui même il est tombé parterre, il s’est cassé le pied, ils l’ont amené à l’hôpital, il est revenu ici avec le plâtre il est là.

Pour résister aux expulsions, faut perdre le demi de ton corps, faut se couper, faut faire ça avec une lame. Tout simplement, vraiment, j’ai pas imaginé que je trouve ça dans ce pays. J’ai pas imaginé ça du tout. J’ai été en Italie, j’ai été un peu partout, j’ai pas vu ça. Ici c’est bizarre. On est pas en temps de guerre, mais ici c’est la guerre, c’est des trucs qui se passent à l’intérieur dans des coins perdus, fermés. C’est pas l’Irak, en Irak c’est la guerre, c’est normal, y’a des blessés, y’a des morts mais ici c’est pas la guerre, mais c’est en silence. J’ai été en centre de rétention en Italie, on était vraiment super. Au contraire, quand on sort, les flics italiens ils sont généreux. On dirait que je suis chez moi, je suis pas en centre. Si je sors je dois quitter la France une fois pour toutes. Pour la première fois j’ai vu des cas que j’ai jamais vu dans ma vie, pourtant je voyage beaucoup, j’ai beaucoup aventuré, ici c’est une autre façon, c’est avec un autre système. On est là, pays des droits de l’homme et tout, voilà la réalité. C’est insupportable, insupportable. »

Liberté pour tous !

Pour appeler aux CRA de Vincennes :

Vincennes 1
01 45 18 59 70 – 01 45 18 12 40 – 01 45 18 02 50

Vincennes 2
01 48 93 69 47 – 01 48 93 69 62 – 01 48 93 90 42

Vincennes 3
01 48 93 99 80 – 01 43 76 50 87 – 01 48 93 91 12

Infozone, 12 février 2012.

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Soutien à Michel Sitbon, poursuivi par le ministre de l’Intérieur Claude Guéant

Soutien à Michel Sitbon, poursuivi par le ministre de l’Intérieur Claude Guéant le 17 février à 13h30 à la 17e chambre correctionnelle de Paris.

“La Voix des Rroms” apporte son soutien à Michel Sitbon, du « Collectif contre la Xénophobie », dans le procès que lui intente, pour propos injurieux, le ministère de l’intérieur, en la personne de Claude Guéant, le 17 février à 13h30 à la 17e chambre correctionnelle de Paris.

Les phrases, relevées par le ministère dans une publication du blog du “Collectif contre la xénophobie”, datée du 26 octobre 2010, sont les suivantes : « Le Préfet Lambert, véritable Papon de notre temps, poursuit la chasse aux Rroms en Seine-Saint-Denis » ;  « Aujourd’hui, c’est à Bondy que Lambert-Papon continue sa sale besogne, appliquant son programme ultra-raciste ».

« La Voix des Rroms » témoigne de la violence de l’action du gouvernement à l’égard des Rroms roumains et bulgares à l’été et l’automne 2010. Cette violence divisa jusqu’au au sein de la Majorité Présidentielle, et provoqua l’indignation de la Commissaire aux droits de l’homme de l’UE, des instances du Vatican, et d’une grande partie de l’opinion publique mondiale.

Les Rroms et les Gens du voyage sont devenus alors dans le discours et l’action du gouvernement un mal social et devaient être traités comme tel.

La « Voix des Rroms » témoigne du harcèlement irrationnel par les autorités publiques d’hommes, de femmes et d’enfants, de la destruction brutale de leur habitat, de la surveillance de chacun de leur pas, jusqu’à leur disparition du domaine de compétence de ces autorités.

L’intensité des propos ici incriminés, sont à la mesure du sentiment d’indignation que suscitent dans le cœur d’un nombre croissant de citoyens et d’élus la démesure d’un gouvernement qui en disséminant la peur, la confusion, et l’ignorance dans la société y fait croître la haine et contribue délibérément à la régression morale dans laquelle semble vouloir s’engager l’Europe.

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Manifestants accueillant Claude Guéant samedi 11 février 2012 au Lamentin (Martinique).

Là où il faut voir dans l’intensité du sentiment de M. Sitbon, comme dans le sentiment plus récent de M. Letchimy, député de la Martinique, le signe qu’une limite est en train d’être franchie, l’action judiciaire du ministère de l’Intérieur participe d’une stratégie qui vise à détruire la légitimité même du sentiment d’indignation, afin que ne s’impose sur l’Europe qu’une seule idée de la civilisation et de son histoire, celle du Parti Populaire Européen, auxquels appartiennent l’Union pour la Majorité Présidentielle et la CDU d’Angela Merkel, et dont le Premier ministre hongrois Victor Orban, est le vice-président.

Lorsqu’un citoyen, alerté, ressent qu’un gouvernement fait le mal alors il attribue à son action le nom symboliquement attribué au mal. Sans la conscience de cette limite et sans son expression écrite ou orale toujours brutale, alors les crimes politiques de l’avenir seront commis encore sous l’apparence de la normalité, et le mal se manifestera sous l’apparence habituelle de sa banalité.

Considérant l’importance de cette affaire en termes de liberté d’expression et de débat public, “la Voix des Rroms” compte sur les juges pour qu’ils prennent la défense de ces libertés fondamentales, vitales pour toute démocratie.

La Voix des Rroms, communiqué, 12 février 2012.

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[Vive la démocratie directe] Grèce, l’insurrection a commencé

Tous les détails et précisions du début de l’insurrection depuis hier, vendredi 10 février. Avec communiqués révolutionnaires des travailleurs qui occupent les préfectures, vidéos, photos, et suivies des évènements tous les quarts d’heure.

L’insurrection populaire et ouvrière a commencé, elle n’est pas encore assez solide mais ce qui a déjà débuté n’aura plus de retour en arrière.

Les fafs contre-attaquent à Kavala.

POUR LES ÉVÉNEMENTS DU DIMANCHE 12 FÉVRIER 2012 AVEC L’APPEL AU SIÈGE DU PARLEMENT, voici un site qui propose plusieurs liens pour un suivi en direct de la journée.

Le principal syndicat de la police menace d’arrêter les fonctionnaires du FMI, de la BCE et de l’UE.

Quelques photos intéressantes qui circulent aux médias grecs ces derniers jours.

Alors c’est définitif maintenant

Mailing – samedi 11 février 2012, 21h27.


Des révolutionnaires anarchistes occupent la Station de TV régionale de Héraklion et diffusent des messages en continu et des appels à l’insurrection.

Voici ce que ça donne :

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Toutes les occupations tiennent, et de nouvelles éclosent un peu partout sur différents lieux stratégiques.

Pas de répression sur ce plan-là pour le moment. Il est probable que les flics attendent demain et qu’ils ont ordre de prudence pour le moment, ce qui entraînerait à coup sûr une précipitation chaotique de l’embrasement. Les communiqués des grévistes occupants sont puissants et commencent à se renvoyer les uns aux autres.

Des appels à des Assemblées Du Peuple sur des parcs, bouches de métro et places dans plusieurs villes à midi. Certaines ont déjà eu lieu aujourd’hui, par exemple une centaine de personnes à la station de métro Egaleo.

Mailing – dimanche 12 février 2012, 0h07.


Plusieurs dizaines d’arrestations préventives. Voltigeurs et CRS déployés en très grand nombre tout autour d’Exarchia et de la fac de droit.

Silence et accalmie toute la journée dans une ville étrangement vide, en particulier à Exarchia, sous une pluie diluvienne.

Mais depuis une heure, avec le retour d’un grand soleil, des dizaines de milliers de personnes sortent de partout et bloquent tous les carrefours et grandes avenues.

La suite à suivre en direct sur les différents liens.

Mailing – dimanche 12 février 2012, 16h06.

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Expulsion de squat à Calais : appel au blocage des lignes téléphones !

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1306834526.jpgL’Africa House est encore menacée d’une expulsion imminente. Cette fois ils le font au milieu de l’hiver, quand c’est totalement glacial dehors. Ceci est un appel pour bloquer les téléphones des propriétaires, une soit disant « organisation de logement social », qui met plus de 60 personnes dehors dans la rue.

Un ordre du tribunal donnant l’autorisation d’expulser et démolir la dernière « Africa House » a été trouvé à l’extérieur du site cette semaine. C’est la cinquième grosse expulsion de squat en 7 mois, à côté des nombreuses expulsions et destructions de camps dans les jungles, dans la ville, dans les parcs ou sous les ponts, ainsi que les nombreuses expulsions de la zone de distribution des repas — concrètement : une cour entourée de fil barbelé.

À la fin de l’année dernière beaucoup de personnes ayant été dégagées squat après squat durant l’été de l’an passé, mêlant des personnes avec ou sans papiers, ont commencé à retourner dans les bâtiments de l’université à moitié détruits derrière l’ancienne Africa House. En ce moment, il y a 60 à 80 personnes principalement d’Afrique du Nord et du Moyen Orient qui restent dans ces abris.

Le papier du tribunal donne la permission à la police d’expulser à partir du 30 janvier. Ils vont donc bientôt dégager chacunE de nouveau dans la rue. Maintenant c’est le milieu de l’hiver et Calais est couvert de neige. Cela peut être demain ou dans les semaines qui viennent mais l’affichage du tribunal sur le site annonce clairement que cela va arriver n’importe quand et cette fois ils vont essayer de le faire « légalement » (la majorité des expulsions étaient « illégales » — évidemment, que cela soit « légal » ou non, les gens finissent toujours dans la rue…).

La société de démolition, Société de Démolition et d’Aménagement Extérieur (SDAE Démolition), a surveillé l’endroit pendant des mois. Deux personnes de la compagnie regardaient encore autour des bâtiments hier. La police rafle encore les bâtiments régulièrement, harcelant et arrêtant les personnes. Hier matin, un mineur a été arrêté car il n’avait pas de papiers (Regardez le blog de Calais Migrants Solidarité pour les mises à jour régulières).

Ironiquement les bâtiments sont possédés par une organisation de logement social, l’OPH (Office Public de l’Habitat) qui revendique sur son site « Loin d’être un simple bailleur … sa mission doit toujours contribuer à une meilleure vie pour ceux qu’il loge ». C’est clairement une blague ; ils expulsent de nombreuses personnes sans abris de bâtiments qui ont été abandonnés depuis de nombreuses années.

QU’EST-CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE :
• Appeler l’OPH, demander à parler à quelqu’un de la direction, dites-leur ce que vous pensez de la situation. Téléphone de l’OPH : 0033 3 21 46 04 80. Ou fax : 0033 3 21 97 38 87 ;
Écrire un E-mail à l’OPH ;
• Écrire une lettre à l’OPH, 16 quai de la Gendarmerie, 62100 Calais, France ;
Note : Le président de l’OPH est M. Gérard CLAIS, le directeur est M. Hans RYCKEBOER. Voir le site web http://www.oph-calais.fr

CE QUE VOUS POUVEZ DIRE :
• N’expulsez pas les gens qui n’ont nul part où vivre dans la rue, particulièrement quand c’est l’hiver et que le temps est glacial dehors ;
• Démolir des bâtiments où de nombreuses personnes sans maisons vivent est inhumain ;
• Ne donnez pas l’autorisation à la police, ou à des huissiers, de rentrer sur le site à AUCUN moment ;
• Vous êtes une organisation de logement social, vous devriez apporter une solution pour touTEs les occupantEs, sans tenir compte de leur « situation administrative ». Des personnes sont des personnes, qu’elles aient des papiers ou non !

Calais Migrants Solidarité, 8 février 2012.

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[Union de la Mafia Présidentielle] Gloire à la Comtesse Dracula de Nagy-Bocsa !

Nogent-sur-Marne : la statue de Carla qui fait jaser

La décision du maire de Nogent-sur-Marne d’ériger une statue à l’effigie de l’épouse du président sur une place de la ville crée l’émoi parmi les habitants. C’est « un petit morceau d’Italie » selon l’expression du maire UMP Jacques J.P. Martin, qui passe mal à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne).

La cité de 30’000 âmes, qui abrite une importante communauté italienne, comptera bientôt une nouvelle habitante. Et pas des moindres puisqu’il s’agit d’une sculpture en bronze de plus de deux mètres de la première dame de France, Carla Bruni-Sarkozy. Elle sera inaugurée en mai, en période électorale.

La statue, dont maquettes et photos restent ultra-secrètes, est l’œuvre de la sculptrice Élisabeth Cibot. Cette statue à l’effigie de Carla Bruni représente une ouvrière en tenue de travail, en hommage aux plumassières, ces femmes qui travaillaient dans une ancienne fabrique de plumes de la ville.

Cette manière de « donner une existence physique à la mémoire des Nogentais » — dit le maire — sous les traits d’une femme qui n’a aucun rapport avec la ville n’est pas du goût de tout le monde. « C’est triste pour les femmes qui ont fait ce métier, s’étrangle William Geib (PS.) Carla Bruni a dû voir plus de plumes sur les autruches et dans les défilés que dans les usines ! »

Une participation de la ville de 40’000 €

Même stupéfaction à droite. « Ce léger détail n’avait pas été spécifié lors du vote du budget », fulmine Marc Arazi, du groupe Nogent c’est maintenant, tandis que Michel Gilles (divers droite), qui a distribué un tract dans la ville à 15’000 exemplaires sur le sujet, rappelle que le maire a déjà inauguré en 2011 un dojo au nom de David Douillet. Plus grave, selon Gilles, la participation de la ville à cette œuvre, à hauteur de 40’000 € sur un total de 80’000 € cofinancés par le promoteur immobilier Cogedim. « C’est une idée du maire », assure-t-on à la Cogedim où l’on précise : « Ils ont sollicité la première dame, elle a tout de suite été d’accord et a participé à un shooting photo pour que la sculptrice puisse être la plus fidèle possible. »

« Mérite-t-elle vraiment une statue ? » s’interrogent Jean et Bernadette, un couple de quinquagénaires nogentais. Une première dame, ça va et ça vient. Et ça risque de ne plus durer très longtemps ! » Cavanna, cofondateur de Hara-Kiri et Charlie Hebdo, qui a longtemps habité à Nogent, s’en étoufferait presque : « C’est une blague, non ? Quelle idée ! C’est grotesque ! »

Leur presse (Le Parisien, 12 février 2012)

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[Nique la police] Action directe à Bahreïn

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Bahreïn : tirs de gaz lacrymogène contre des manifestants, trois blessés

DUBAI (AFP) – La police à Bahreïn a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser des dizaines de manifestants dans le pays, blessant au moins trois personnes, à l’approche du premier anniversaire du soulèvement populaire, le 14 février, selon un militant de l’opposition samedi.

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« Trois personnes ont été sérieusement blessées par des bombes lacrymogènes », tirées vendredi par la police anti-émeutes contre des manifestants, a déclaré le militant, ajoutant que plusieurs autres avaient souffert de problèmes respiratoires après avoir inhalé du gaz.

Les manifestations, animées par des chiites, ont eu lieu à Manama et dans plusieurs villages chiites, dont Duraz, Sehla, Sitra, Sanad, Demistan, Bilad al-Qadim, Aali, Malikya, Tashan, Maamir e Adhari, a indiqué Al-Wefaq, le principal groupe de l’opposition chiite, dans un communiqué.

La police « a fait un usage excessif du gaz lacrymogène pour punir les habitants des régions où ont eu lieu les manifestations », selon l’opposant.

La tension est vive à Bahreïn à l’approche du premier anniversaire du début de la révolte, le 14 février. Des militants ont prévu d’organiser une marche sur la place de la Perle, qui fut l’épicentre de la contestation à Manama.

Un mouvement de contestation, animé par des chiites, majoritaires dans ce pays dirigé par une dynastie sunnite, et réclamant une monarchie constitutionnelle, a été maté à la mi-mars 2010, un mois après son déclenchement. La répression a fait 35 morts selon une commission d’enquête indépendante.

Leur presse (Agence Faut Payer, 11 février 2012)

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Soutien des Égyptiens de France à la grève générale du 11 février 2012 en Égypte

Chers tous

La manifestation du 10 février qui eut lieu devant le ministère de la Défense au Caire, ainsi que toutes celles qui se sont déroulées dans presque tous les gouvernorats d’Égypte, ont envoyé un message clair au SCFA et ceux qui le soutiennent : le peuple égyptien ne se taira pas et sa révolution continue.

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La campagne de dénigrement menée par les médias, les Imams des mosquées et les chefs religieux de l’Église et de l’Azhar, qui ont décrété que les grèves sont un péché interdit par la religion (au même titre que l’adultère, la consommation de l’alcool et du porc), et que ceux qui y participent sont des mécréants, montre la fragilité du pouvoir militaire en place et de ses acolytes ; leur peur de cette première grève générale se justifie par le ralliement des étudiants et des ouvriers qui n’a pas eu lieu depuis le mouvement de 1947.

Nous, résidants égyptiens en France, soutenons cette grève et appuyons l’ensemble des revendications du peuple égyptien pour atteindre les buts de sa révolution.

Pain, liberté, justice sociale
La révolution continue

Galila El Kadi – 11 février 2012.

P.-S. : Rassemblement à la Fontaine des Innocents à partir de 16h.


Soutien des Égyptiens de France à la grève générale du 11 février 2012 en Égypte

Nous, Égyptiens résidants en France, apportons notre soutien aux mouvements révolutionnaires et à leur grève du 11 février 2012 en commémoration de l’abdication forcée de l’ex-président Mubarak au profit du Conseil Suprême des Forces Armées, qui poursuit la répression systématique des révolutionnaires depuis cette date.

Nous nous rangeons aux côtés des partis politiques, des syndicats estudiantins et ouvriers et des ONG dans leur décision d’entamer une grève jusqu’à la réalisation des revendications suivantes :

1. Le retour de l’armée à ses casernes, et la transmission du pouvoir à un président élu.

2. L’organisation d’élections présidentielles dans les plus brefs délais.

3. L’arrêt immédiat des violences contre les manifestants.

4. La cessation des rumeurs mensongères et de la diabolisation des révolutionnaires diffusées par les médias gouvernementaux et leur purge de tous les éléments de l’ancien régime.

5. La restructuration du ministère de l’Intérieur et la traduction en justice et le jugement de tous les responsables impliqués dans les massacres commis contre les manifestants pacifiques depuis le 25 janvier 2011 à nos jours.

6. La démission du procureur général qui manifeste un immobilisme suspect, alors que la situation exige des décisions rapides et fermes contre ceux qui portent atteinte à la révolution ainsi que les responsables de l’ancien régime.

7. L’instauration d’un salaire minimum et le plafonnement des hauts salaires.

Les objectifs  de la révolution ne seront atteints que par la transmission du pouvoir à un président élu qui prendra en charge la mise en place d’une assemblée constituante qui représente l’ensemble des populations du pays, conforme aux déclarations internationales des droits de l’homme, et des principes d’égalité et de citoyenneté.

Pain, liberté, justice sociale
La révolution continue


Grève générale en Égypte aujourd’hui ! La révolution continue !

Bonjour,

La révolution continue en Égypte, une grève générale est appelée dans tous les secteurs d’activités dont les universités, les transports, les secteurs pétroliers de Suez et les usines de textile de Mahalla, ville-centre qui a vu débuté les premiers grands mouvements de grève en 2006.

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Les Frères Musulmans (et les Salafistes) condamnent cette grève générale affirmant que ces appels étaient extrêmement dangereux et qu’ils avaient pour intention de détruire le pays… (vous trouverez la situation du secrétaire général ici).

Un rassemblement aura lieu tout à l’heure à 16h à la Fontaine des Innocents, RER Châtelet-les-Halles, pour soutenir la révolution égyptienne.

Combativement avec les peuples arabes en lutte,

Aya Khalil, 11 février 2012.

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[PCC dégage !] Sept ans de prison pour un poème

Chine : un militant pro-démocratie condamné à 7 ans de prison

PEKIN – Un militant pro-démocratie chinois, qui avait rédigé un poème appelant la population à se mobiliser pour les libertés, a été condamné à sept ans de réclusion pour incitation à la subversion du pouvoir de l’État, a annoncé vendredi son épouse.

La lourde sentence infligée à Zhu Yufu, 60 ans, un vétéran du combat pour la démocratie au pays du parti unique, intervient juste avant la visite du vice-président chinois Xi Jinping aux Etats-Unis.

Mon mari est condamné à sept ans de prison pour avoir incité à la subversion. Je suis très surprise par la sévérité de la sentence, c’est injuste, a déclaré à l’AFP Jiang Hangli, la femme du dissident qui est détenu depuis le mois de mars 2011. Elle a précisé qu’à la lecture du verdict, son mari avait crié qu’il ferait appel de sa condamnation.

Les États-Unis ont appelé à la libération de M. Zhu. Nous sommes profondément préoccupés à la lecture d’informations rapportant qu’il (Zhu Yufu) a été reconnu coupable d’incitation à la subversion du pouvoir de l’État et condamné à sept ans de prison pour avoir écrit un poème, a dit Victoria Nuland, porte-parole du département d’État.

Plus généralement, Mme Nuland a relevé une dégradation de la situation des droits de l’homme en Chine.

Nous appelons le gouvernement chinois à libérer Zhu Yufu et tous les autres citoyens détenus pour avoir fait usage de leurs droits, et à respecter les droits universels des citoyens chinois, a-t-elle déclaré.

Le vice-président des États-Unis Joe Biden a insisté sur la détérioration des droits de l’homme en Chine lors d’une rencontre avec des militants, a annoncé jeudi la Maison Blanche.

Dans son texte incriminé, Zhu Yufu exhortait ses concitoyens à défendre leurs libertés en descendant dans la rue.

Il avait été interpellé au printemps dernier dans un contexte de renforcement de la répression contre les opposants au régime communiste, depuis une série d’appels à des rassemblements du jasmin inspirés des soulèvements dans les pays arabes.

M. Zhu avait été emprisonné de 1999 à 2006 car il avait fondé un magazine intitulé Parti d’opposition, puis il avait été détenu après 2007 encore deux ans pour s’en être pris à un policier qui avait interrogé son fils.

Selon des observateurs indépendants, les autorités communistes chinoises vont au long de 2012 renforcer encore leur étau sur les dissidents et leur contrôle sur tous les médias, au moment où une nouvelle génération de dirigeants arrive à l’automne au pouvoir.

Ces dernières semaines au moins quatre militants pro-démocratie chinois ont été condamnés à de lourdes peines de prison pour incitation à la subversion du pouvoir de l’État, un chef d’inculpation fourre-tout souvent appliqué aux opposants politiques en Chine.

Leur presse (Agence Faut Payer, 10 février 2012)

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