[Bas les pattes sur Dorsaf et Walid !] Rassemblement devant le tribunal de Grasse lundi 17 juin à 13h30

http://juralib.noblogs.org/files/2013/03/015.jpgAppel à rassemblement en soutien à Walid et Dorsaf le lundi 17 juin à 13h30 devant le tribunal de Grasse

Lundi 17 juin à 14h sera rendu le jugement du procès de Dorsaf et Walid.

Ce procès a eu lieu suite à une plainte pour « outrage et insulte à dépositaires de l’autorité publique » provenant de deux policiers grassois. La Procureur a requis 4 à 6 mois de prison avec sursis pour Walid et Dorsaf, la même peine reçue par un des policiers condamné pour la mort de Abdelhakim Ajimi !

Les deux policiers n’avancent aucune preuve, aucun témoin pour appuyer leur accusation. Ce réquisitoire à l’encontre de Dorsaf et Walid est tout bonnement scandaleux et démesuré.

Ils essaient de nous intimider, de nous faire taire, mais en visant deux d’entre nous, c’est nous tous qui luttons pour que vérité et justice soient faites pour Abdelhakim Ajimi, qui sommes attaqués.

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Ne nous laissons pas faire, soyons nombreux lundi 17 juin devant le tribunal de Grasse !

Adresse du tribunal : 37, avenue Pierre Semard à Grasse.

Ivora et Élise, pour le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi, 9 juin 2013

 

Lien vers l’émission diffusée mardi 14 mai sur Radio Canut : retour sur le procès en appel des meurtriers d’Abdelhakim Ajimi, ainsi que sur la sale histoire du maintien de l’ordre en fRance

 

Pour info, un extrait d’article à propos du poids de la parole d’un policier contre celle d’un citoyen lambda :

« La parole d’un policier vaut moins qu’on ne le croit » de Chloé Leprince, sur Rue89

Le code de procédure pénale […] dit explicitement à l’article 430 : ‘Sauf dans le cas où la loi en dispose autrement, les procès-verbaux et les rapports constatant les délits ne valent qu’à titre de simples renseignements.’

Explication de texte […] : la parole d’un policier se supplante aux preuves seulement en matière de contravention, sauf dans des cas très précis, comme le droit du travail ou les règlements de chasse et pêche. La parole d’un policier ne fait donc foi que dans des cas de figures de portée limitée. […]

La règle, c’est relaxe obligatoire

L’outrage ou les violences policières […] sortent du domaine de la contravention. Dans ces cas-là, la règle est la même que pour un citoyen lambda : si un policier affirme le contraire d’un justiciable, ce dernier ne peut être condamné sur la seule foi de la parole de l’agent. Le tribunal est censé prononcer une relaxe. C’est même un principe général du droit, puisqu’en France, il faut apporter la preuve de ce qu’on affirme. Sans preuve, si un policier oppose sa version, son procès verbal ne sera utile qu’à titre de simple renseignement.

La chose est méconnue en France, y compris par un certain nombre de professionnels du droit.

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