[Guinée] Hourra pour la jeunesse révolutionnaire de Conakry ! (suite)

Guinée : au moins deux morts par balle dans de nouvelles violences à Conakry

CONAKRY – Au moins deux personnes ont été tuées par balles vendredi à Conakry dans de nouveaux heurts entre des opposants et les forces de l’ordre, a-t-on appris de sources concordantes.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/05/014.jpg

Trois de nos militants ont été tués par balles vendredi à Conakry, a affirmé à l’AFP Cellou Dalein Diallo, un responsable de l’opposition, tandis qu’une source hospitalière a fait état de deux corps de jeunes gens, tués par arme à feu, déposés dans un hôpital de la capitale.

Deux des victimes sont des élèves âgés respectivement de 18 et 12 ans, a indiqué Cellou Dalein Diallo qui a dit s’être rendu à la morgue de l’hôpital de Donka, à Conakry, pour constater les décès.

La troisième victime annoncée par l’opposant guinéen n’a pas selon lui été identifiée. Son corps repose au centre médical Mère et enfants de Conakry, a-t-il précisé.

Je confirme que deux corps de jeunes gens ont été déposés cet après-midi à la morgue de l’hôpital Donka, tués par arme à feu, a déclaré à l’AFP une source hospitalière qui s’est exprimée sous le sceau de l’anonymat.

Un parent d’une des victimes, qui s’est présenté à l’AFP comme un témoin de l’incident, a indiqué que deux jeunes gens tués l’ont été par des soldats à moto dans le quartier de Bambéto, dans la banlieue de Conakry.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/05/02.jpeg

L’incident est survenu lors de heurts spontanés vendredi à Conakry entre des opposants et les forces de l’ordre après plusieurs manifestations ces derniers jours d’opposants protestant contre un décret fixant au 30 juin la date des élections législatives, qui ont dégénéré en violences meurtrières.

L’opposition n’avait pas prévu de manifestation vendredi.

Presse coloniale (Agence Faut Payer, 3 mai 2013)

 

Violences à Conakry : Des inconnus [sic] tirent sur un jeune à Hamdallaye ce vendredi

(…) on a enregistré pour la seule journée du vendredi, deux morts. Le premier (policier, ndlr) a succombé suite à ses blessures.

Le second, du nom de Ibrahima Cherif Diallo, âgé de 18 ans et originaire de Dalaba, a  été tiré à bout portant par, dit-on, des policiers, qui ont fait irruption dans l’habitation de la victime. Trois jeunes ont également été blessés par cette brigade de la mort. Ils seraient présentement alités dans une clinique de la place. (…)

Presse contre-révolutionnaire (Mamadi Touré, lejourguinee.com, 3 mai 2013)

 

Violences à Conakry : Le domicile familial d’un membre du gouvernement guinéen attaqué…

CONAKRY – Le domicile familial du ministre guinéen chargé de l’enseignement pré-universitaire et de l’éducation civique sis à Hamdallaye, précisément au niveau du carrefour lavage, a été attaqué hier jeudi par des jeunes en colère, a appris africaguinee.com de sources concordantes.

Selon nos informations, cette attaque a causé au moins 7 blessés et une dizaine de véhicules endommagés. À en croire à nos sources, cette attaque s’est déroulée aux environs de 13h GMT.

Joint au téléphone par la rédaction “d’Africaguinee.com”, le ministre Ibrahima Kourouma a dit ne pas comprendre les causes de cette attaque mais pointe un doigt accusateur sur les militants de l’opposition qui étaient dans la rue hier jeudi pour manifester. Selon le chef du département de l’enseignement pré-universitaire et de l’éducation civique, certains parmi les assaillants sont déjà entre les mains de la police.

Par ailleurs, le Ministre Ibrahima Kourouma a souligné que sa famille n’avait jamais été victime d’une menace, à plus forte raison une attaque.

S’agissant des dispositions qu’il comptait prendre, le numéro un du département de l’enseignement pré-universitaire et de l’éducation civique a dit “qu’aucune décision n’est pour l’instant prise”. “Je vais d’abord me concerter avec les membres de ma famille” a-t-il rappelé.

Avant de terminer, Dr Ibrahima Kourouma a lancé un appel à l’endroit de toute la population en ces termes : “La seule chose que je souhaite c’est que les gens comprennent que la démocratie n’est pas synonyme de violence. On s’est battu pendant longtemps pour l’avènement de cette démocratie. C’est donc un appel au calme et à la retenue que je voudrais lancer à l’endroit des populations” a souligné le ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’éducation civique.

Presse d’enseignement pré-universitaire et d’éducation civique (Mamadou Hassimiou Souaré, africaguinee.com, 3 mai 2013)

This entry was posted in General and tagged , , , , , , . Bookmark the permalink.