Besançon sous surveillance ?

http://juralib.noblogs.org/files/2013/03/015.jpgSécurité – Le premier plan de vidéoprotection voulu par la Ville
Les caméras arrivent

Elles avaient été annoncées pour la fin de l’année 2012 mais on les attend toujours. Les 24 caméras de vidéoprotection, dont le principe a été voté par le conseil municipal il y a un an, vont néanmoins bientôt être une réalité. Au plus tôt en mai prochain, au plus tard en juillet. Il s’agira du premier vrai plan de vidéoprotection de la municipalité qui a longtemps rechigné à poser ses yeux électroniques dans ses rues.

Les 24 caméras seront placées dans des lieux sensibles de la ville. Sept seront dans la Boucle, sept à Battant, cinq à Planoise et cinq à La Grette. Une modification par rapport au plan originel qui prévoyait seulement cinq caméras respectivement à Planoise et La Grette.

Le coût du projet est d’un million d’euros environ.

Un centre de supervision

« Ces lieux ont été choisis à partir d’un seuil de vingt faits délictueux dans l’année. Des faits qui peuvent être combattus par la présence de caméras. Ces 24 lieux devraient être confirmés vendredi prochain par la préfecture », précisait hier Franck Desgeorges, le patron de la police municipale bisontine.

Après ce passage devant la commission départementale de vidéoprotection présidée par un magistrat, il sera temps de lancer les appels d’offres pour choisir l’entreprise qui prendra en charge le marché de l’installation et de la connexion des caméras.

Au fait, à quoi vont-elles être connectées ces caméras et surtout, qui va les regarder ? « À l’origine, nous avions prévu d’installer le centre de supervision urbaine au niveau du parking beaux-arts mais il sera finalement dans le bâtiment des services municipaux, avenue Clemenceau », précise Frédéric Allemann, conseiller municipal chargé de la tranquillité publique.

Quatre postes vont être créés pour l’occasion. Quatre salariés dont le métier sera de regarder les petits écrans mais aussi de gérer les demandes de la police en cas de problèmes sur la voie publique. Le chef d’équipe sera issu de la police municipale, mais pas les trois autres employés.

Avec ces effectifs, pas question d’imaginer une supervision 24 heures sur 24 et en direct. « Ils travailleront aux horaires de jour. Mais tout sera, bien sûr, enregistré et utilisé sur réquisition », souligne Frank Desgeorges. « Les caméras privées, qui filment des lieux privés comme des commerces ou des banques, ont l’obligation de ne pas englober la voie publique. Ici, c’est le contraire, on filme la voie publique mais des logiciels feront en sorte qu’on ne voit pas les parties privées. »

Alors qu’elles ne sont même pas installées, certains se demandent si les 24 caméras sont suffisantes. « Il n’y a pas de règle, note Frédéric Allemann. Nous avons déjà des demandes pour en installer ailleurs. »

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Philippe Sauter, EstRepublicain.fr, 13 mars 2013)

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