[Mali] Pour qui combat l’armée française ?

« Air Cocaïne » refait surface : Le « service de sécurité malienne » accuse Ould Medou, Colonel Gamou et Sadou Diallo et pourtant, d’autres suspects ont été libérés après le 22 mars 2012

Si les sieurs Ould Médou, colonel Gamou et Sadou Diallo, maire de Gao sont aujourd’hui suspectés de complicité dans la libération de narcotrafiquants liés à l’affaire d’« Air Cocaïne », il faudra signaler que d’autres suspects et non des moindres ont également été élargis en Août 2012, c’est-à-dire,  après le coup d’État du 22 mars.

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Ould Médou (g), colonnel Gamou (au centre) et le maire de Gao Maire Sadou Diallo (d)

Dans un article signé « Service de Sécurité malienne » publié sur Maliweb.net, « Suspicion de complicité pour la libération de deux narcotrafiquants », l’auteur accuse les colonels Ould Médou, El Hadj Gamou et Sadou Diallo de complicité dans la libération, samedi dernier,  de présumés narcotrafiquants liés à « Air Cocaïne ».

L’on constate, soit dit en passant, que ce n’est pas tous les jours que les lecteurs ont droit à un article de presse signé « Service de Sécurité malienne » ; une maladresse, selon toute évidence.

L’affaire remonte à novembre 2009. Un  Boeing 727 venant du Venezuela et transportant de la cocaïne avait atterri dans la région de Gao. Après avoir déchargé leur cargaison, les trafiquants ont mis le feu à l’appareil. Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), ce n’était pas la première fois que les trafiquants opéraient sur le même axe.

Il s’avère, en tout état de cause, que des suspects de premier degré ont été, eux aussi libérés en catimini, sans autre forme de procès (au propre). Miguel Angel Devesa, de nationalité espagnole et Éric Vernay, de nationalité française, préalablement inculpés dans la même affaire, ont été en effet relaxés. Comme par miracle et sans explication aucune, leurs avocats ont obtenu l’annulation de la procédure. C’était en Août 2012, soit cinq (05) mois après le putsch du 22 mars et sous le règne de l’actuel ministre de la justice, M. Malick Coulibaly.

De graves présomptions existaient pourtant contre  les deux européens. L’Espagnol Miguel Angel Devesa est un ancien policier déjà condamné en Espagne pour trafic de drogue. Il est considéré comme le véritable cerveau de « Air Cocaïne ». Quant au français Éric Vernay, il était le pilote du même avion. Les deux suspects ont bel et bien libérés en Août 2012 dans des conditions encore floues.

Par ailleurs, l’Espagnol (Miguel Angel Devesa) a été condamné au Mali dans une autre affaire de meurtre. Souvenez de ce fait divers macabre : « Pour 400 millions de FCFA Des espagnols de Bamako tuent leur associé » avait alors titré la presse.

Pour rappel, Thomas alias Johnny, de nationalité ukrainienne avait été abattu de trois balles le  22 août 2011 par le Portugais Suza Miranda, garde de corps de l’Espagnol Miguel Angel Devesa. Les deux hommes ont ensuite découpé le cadavre en morceaux à l’aide d’une scie électrique.

Arrêtés et inculpés pour meurtre et de complicité, de détention illégale d’arme à feu, la Cour d’Assises, lors de son audience du jeudi 27 octobre 2011, a condamné Aquilino Sousa Meranda et Miguel Angel Devesa à 5 ans de prison avec sursis. Un verdict alors jugé trop (pas très)  clément au regard de la gravité des faits. C’était en Octobre 2011, c’est-à-dire avant la chute du régime ATT.

La magnanimité de la justice malienne semble s’être visiblement poursuivie après ATT et même pis. Et pour cause. Si la procédure concernant l’espagnol Miguel Angel Devesa est arrivée à son terme dans l’affaire du meurtre de Thomas alias Johnny, elle a été tout simplement interrompue après le coup d’État de mars 2012 dans l’affaire « d’Air cocaïne ».

C’est dans ce contexte que l’on annonce aujourd’hui la complicité des sieurs Ould Médou, colonnel Gamou et Sadou Diallo dans la libération de présumés narcotrafiquants liés à la même affaire. Une véritable boîte de Pandore, ce dossier.

À suivre donc !

Leur presse (B.S. Diarra, Maliba Info, 12 février 2013)

 

La jeunesse de Gao mécontente du maire

Cela fait plus d’une semaine que les jeunes avaient décidé de faire une marche pacifique pour protester contre les pratiques « pas claires » du maire. La situation est confuse dans la ville de Gao où les populations se révoltent de plus en plus contre leur maire. Depuis son retour dans la ville, selon notre source, le maire Saoudou Harouna Diallo pose des actes incompatibles avec la vision de la population. En effet, le dimanche 03 février, Saoudou H. Diallo aurait empêché une descente des populations sur le narcotrafiquant et non moins maire de Tarkint, Baba Ould Cheick. Ce qui a provoqué l’ire des jeunes, c’est la présence de ce narcotrafiquant dans la station SONEF à Gao, et qui plus est, escorté par une colonne d’hommes armés. Du coup, des jeunes de la ville s’étaient engagés à lui faire la peau. Subitement, explique notre source, le maire Diallo s’est interposé avant l’arrivée de la troupe française. Cette situation a irrité les jeunes au point qu’ils ont initié une grande marche le lendemain pour exprimer leur courroux. Heureusement, le colonel-major Didier Dacko a joué de son expérience pour calmer les ardeurs. Mais depuis, les populations de la ville de Gao ne font plus confiance à leur élu local. Pire, elles estiment qu’il n’est pas blanc comme neige, du moins qu’il entretiendrait des relations avec ce narcotrafiquant. Cette situation risque de prendre d’autres allures dans les jours, si des mesures ne sont prises pour mettre de l’ordre dans les choses. (…)

Leur presse (Le Reporter via Maliweb.net, 12 février 2013)

 

Mali : Ménaka sous contrôle de l’armée malienne après le départ du MNLA

Les troupes maliennes et françaises continuaient leur avancée sur le terrain, mardi 12 février, en prenant notamment la ville de Ménaka, située à 80 km de la frontière nigérienne, qui était depuis le 5 février sous le contrôle des rebelles touareg du MNLA. Ménaka été reprise par l’armée malienne, sans combats.

« Nous contrôlons Ménaka depuis quarante-huit heures. Actuellement, ce sont l’armée malienne et l’armée française qui sont à Ménaka. Le MNLA n’est plus là », a déclaré le colonel malien Alaji Ag Gamou. « On ne peut pas dire qu’il y a eu vraiment de combat. Le MNLA a compris qu’il fallait partir », a ajouté le colonel Ag Gamou, précisant que « trois éléments armés du MNLA » avaient été arrêtés à Ménaka, où ils étaient détenus. (…)

Publié par des larbins du narcotrafic (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 12 février 2013)

 

Les armées française et malienne ont repris Gao

(…) La ville de Gao a été reprise samedi par les armées française et malienne, a annoncé le ministre de la défense français, après avoir confirmé, plus tôt dans la journée, la prise d’un pont sur le Niger et de l’aéroport de Gao, un bastion islamiste situé à 1200 km au nord-est de Bamako. Dans un communiqué, le ministère a affirmé que « dès ce (samedi) soir, Sadou Diallo, le maire de Gao réfugié à Bamako, a pu regagner sa ville ». (…)

Publié par les mêmes larbins du narcotrafic (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer et Reuters, 26 janvier 2013)

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