[Vive l’Azawad libre !] Première action d’éclat de la rébellion touareg à Menaka – la Mafiafrique réplique en bombardant la ville

Reprises des hostilités militaires en territoire Azawad

Après plusieurs années, et encore ces derniers mois, le Mouvement touareg a multiplié les efforts pour créer un dialogue constructif avec les autorités maliennes avec la participation de la communauté internationale pour amener la paix, la stabilité, le développement et la sécurité dans les régions touarègues. Nous avons largement informé les partenaires occidentaux du Mali et certains pays de la Sous-région de la situation que vit notre Région du Nord du Mali. Mais nous n’avons cessé de nous heurter a un refus répété de dialogue de la part des Autorités maliennes à nos demandes de trouver une issue positive qui puisse satisfaire les parties en conflit. Les autorités de Bamako se sont entêtées au cours des ces années à refuser de renouer le dialogue.

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Pour bien montrer leur rejet de tout dialogue, les autorités de Bamako ont envoyé ces derniers jours plusieurs centaines, voire plus d’un millier de soldats dans le Nord du Mali avec les derniers équipements acquis ces derniers mois par l’armée malienne, ainsi que des chars et des avions de guerre. Ces déplacements massifs de troupes, qui inquiètent les populations civiles, ont été reçus par le Mouvement comme une invitation à la  guerre de la part des autorités maliennes.

Finalement Bamako a créé une fois de plus toutes les conditions pour une reprise des hostilités militaires. Pour se protéger et ré-occuper progressivement l’espace de l’Azawad et aussi répondre à la provocation de Bamako, des hommes de l’Etat major du Mouvement national de libération de l’Azawad ont choisi d’engager leur vie. C’est dans ce contexte qu’ont démarré ce matin les actions militaires enregistrées en territoire de l’Azawad, à Ménaka. Après de très violents combats à l’arme lourde, la ville de Ménaka est sous contrôle depuis quelques heures sous le commandement militaire du Mouvement. On ne déplore aucun blessé du côté des civils dans cette opération réfléchie qui a été un grand succès pour le Mouvement. Des actions militaires importantes du Mouvement National de Libération de l’Azawad continueront tant que Bamako ne reconnaîtra pas ce territoire comme une entité à part. Ces actions militaires sont aussi un appel à la communauté internationale : tant qu’elle ne s’impliquera pas effectivement pour une résolution durable de ce conflit qui n’a que trop duré, les mêmes causes produiront les mêmes effets.

Ces actions n’ont d’autre objectif que de gagner la Paix et la Justice pour la Communauté de l’Azawad et la stabilité pour notre Région.

Le 17 janvier 2012.
Le Porte Parole, Chargé des Relations Extérieures du Mouvement (MNLA).
Hama Ag Sid’Ahmed


L’« information » officielle du journaliste-agent des services français :
Mali : l’armée repousse des rebelles touareg, premiers combats depuis leur retour de Libye

BAMAKO — Des affrontements ont éclaté mardi dans le nord du Mali entre l’armée et des Touareg, les premiers depuis le retour de centaines de ces ex-rebelles armés, qui avaient été accueillis par le leader libyen Mouammar Kadhafi et avaient combattu à ses côtés avant sa chute.

Ces combats illustrent l’insécurité grandissante dans l’immense territoire désertique qu’est le nord malien, où opère déjà Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui y a installé des bases d’où elle « rayonne » dans plusieurs pays du Sahel, enlevant en particulier des Occidentaux.

Les affrontements ont éclaté près et dans la ville de Ménaka (nord-est), non loin de la frontière avec le Niger, et ont duré plusieurs heures. L’intervention d’un hélicoptère de l’armée malienne qui a bombardé les rebelles a apparemment provoqué l’arrêt des combats.

« Un hélicoptère de l’armée a bombardé une position “des bandits armés” à Ménaka. Deux de leurs véhicules sont calcinés. Ils ont pris la fuite. Du renfort se dirige sur les lieux », a affirmé une source militaire à Gao, ville située à l’ouest de Ménaka et où siège l’état-major de l’armée malienne pour cette région.

« Nous avons arrêté quatre “bandits armés” au cours de notre risposte. Certains sont légèrement blessés », a de son côté déclaré le lieutenant Habib Togola, de l’armée malienne. « Nous contrôlons la ville. Nous avons des renforts qui se dirigent vers Ménaka », a-t-il ajouté.

De sources concordantes, les rebelles qui étaient entrés un moment dans Ménaka, se sont repliés à deux kilomètres de la ville, dans une zone boisée.

Une partie du réseau téléphonique mobile a recommencé à fonctionner, après avoir été coupé mardi matin par les rebelles, a indiqué un habitant.

L’armée a renforcé sa présence dans le nord du Mali la semaine dernière, en concentrant plusieurs centaines d’hommes à Tinzawaten, localité située à la frontière avec l’Algérie.

Retour dans l’Azawad

En accédant à cette localité, elle est passée par la zone montagneuse de Zakac où étaient installés des rebelles touareg qui ont alors abandonné leurs positions et se sont éparpillés en trois groupes, dont l’un est à l’origine de l’attaque de Ménaka, selon une source indépendante.

Des centaines de Touareg lourdement armés sont rentrés après le conflit ayant abouti à la chute de Mouammar Kadhafi l’an dernier.

Certains ont intégré le processus de paix offert par le gouvernement du président malien Amadou Toumani Touré, mais d’autres sont toujours retirés dans les montagnes du désert.

Parmi les Touareg qui ont repris les armes, figurent des hommes rentrés de Libye, des officiers déserteurs de l’armée malienne, des combattants du groupe d’Ibrahim Ag Bahanga, ex-chef rebelle mort en 2011 dans un accident de voiture, et ceux d’Iyad Ag Ghaly, figure de l’ex-rébellion des années 1990, devenu un moment artisan de la paix et négociateur dans la libération d’otages européens.

Communauté nomade d’environ 1,5 million de personnes, les Touareg, membres de diverses tribus, sont répartis entre le Niger, le Mali, l’Algérie, la Libye, le Burkina Faso. Des rébellions ont touché le Mali et le Niger dans les années 1990 et au début des années 2000, avec une résurgence de 2006 à 2009.

À la fin de ces rébellions qui combattaient pour la reconnaissance de l’identité touareg, voire pour la création d’un État, de nombreux militants et combattants sont partis en Libye où ils ont été accueillis par le régime de Mouammar Kadhafi, nombre d’entre eux étant intégrés dans ses forces de sécurité.

Avec la chute de Kadhafi, ces hommes sont retournés avec leurs armes dans le nord du Mali, plus particulièrement dans la région de l’Azawad, berceau des Touareg, situé entre l’ouest et le nord du Mali, entre Tombouctou et Kidal.

Si une aile politique de la rébellion Touareg existe, représentée par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), aucune figure ne s’en détache, et elle n’a pas de réelle emprise sur les combattants armés. [sic]

Leur presse (« Serge Daniel », Agence Faut Payer, 17 janvier 2012)


Et pendant ce temps les narcotrafiquants d’État tentent de faire oublier un malencontreux accident d’avion :
Affaire Air cocaïne : Menace de poursuite judiciaire sur Tènè Issabéré

L’affaire Air cocaïne qui a défrayé la chronique, à Bamako, refait surface, selon des sources proches du dossier. C’est l’ancienne directrice de l’Agence nationale de l’aviation civile qui serait la principale visée. Arrêtée, puis libérée dans des conditions rocambolesques dans cette affaire de « Air Cocaïne », Madame Sanogo Tènè Issabéré, directrice de l’ANAC (Agence nationale de l’aviation civile) ne dort plus, selon des sources proches de la femme.

Devenue très impopulaire dans ses prises de décisions, elle a mis l’ANAC à genou. Son remplaçant Touré peine à trouver ses marques. Lui aussi serait pire que Issabéré dans les prises de décisions malhabiles.

Dans l’affaire « Air cocaïne » où elle est impliquée, des voix commencent à s’élever pour qu’un procès puisse avoir lieu.

On apprend qu’elle est soutenue par un ministre de la République qui aurait beaucoup mangé dans l’Affaire.

Justement, dans l’affaire de « Air cocaïne », il faut rappeler que Madame Tènè Issabéré a été entendue et écrouée dans les locaux de la Sécurité d’État. Elle y aura passé trois jours avant de bénéficier de la liberté provisoire. Or, selon des indiscrétions, Issabéré aurait apposé sa signature sur un document contresigné par le ministère de la Défense conformément aux règles régissant l’aviation civile pour autoriser un avion à atterrir chez nous.

De constat, un avion ne peut atterrir dans notre pays sans son accord et elle doit être avisée 72 heures à l’avance. Au niveau de certaines autorités, on dit qu’elle ne savait pas si l’avion contenait de la drogue. Mais d’autres sources impliquent nos services secrets. Pour les juristes, en tenant compte de la responsabilité morale, on peut inculper Madame Tènè Issabéré puisqu’en tant que directrice de l’ANAC, elle n’a pas le droit dire qu’elle ne savait pas. Cette faute professionnelle très grave, selon certains, doit être sanctionnée et traduit le malaise de l’administration malienne. Y a-t-il eu complaisance en faveur de Issabéré ?

En attendant ce rebondissement dont on parle tant, nul ne sait si l’ancienne directrice sera de nouveau incarcérée.

Leur presse (Oumar Ouattara, Le Matinal, 17 janvier 2012)

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