Les porcs travaillent à Gerzat (Clermont-Ferrand)

Urgence de Clermont-Ferrand

Urgence : une mère de famille habitante de Gerzat, Mme Akabli (d’origine marocaine) de + de 55 ans ce matin a été agressée physiquement par les policiers au commissariat de Gerzat pour avoir refusé de signer le PV alors qu’elle accompagnait son fils mineur pour une histoire de cœur avec une jeune fille. Après Wissam, une autre affaire illustrant l’impunité de certains policiers.

Mobilisons-nous devant l’Hôtel de police à République à 18h. Demandons des explications aux autorités dans le calme, la paix sans haine ni violence. Soyons citoyens  et réagissons.

Victime de coups et blessures, Mme Akabli est aux urgences et sa vie n’est pas en danger.

Message reçu de Farid de Clermont le 19 juin 2012 à 14h24
Liste de discussion du réseau Résistons Ensemble


Clermont-Ferrand. Échauffourée au commissariat de Gerzat

Une bagarre impliquant une famille gerzatoise et des policiers a éclaté, hier matin, dans le commissariat de la commune. Une enquête pour violences, outrages et rébellion a été ouverte.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/06/033.jpeg

Le procureur a saisi les enquêteurs de la Sûreté départementale pour faire la lumière sur cette affaire qui intervient un peu plus de six mois après la mort de Wissam El-Yamni.

Un Gerzatois de 16 ans était convoqué, hier, à 9h30, au commissariat de sa commune. « Pour une histoire de cœur », indique sa famille. « Dans une affaire de violence », précisent les policiers. Déjà une divergence. La première d’une longue liste. Deux versions s’affrontent.

La mère de l’adolescent était présente lors de son audition. Elle raconte que les fonctionnaires lui ont demandé de signer le procès-verbal. Elle a refusé car elle est d’origine marocaine et ne lit pas le français. « Il y a eu des pressions morales, qui se sont transformées en violences physiques », affirme un autre de ses fils.

Celui qui était présent décrit des policiers « sortant leur gun », des bousculades, sa mère « jetée contre le mur », frappée au visage, recevant des coups de pied à terre et enfin « attrapée par les cheveux et jetée dehors ». « Elle a été tabassée », s’emporte le père. Cette dame âgée de 54 ans a été vue, dans l’après-midi, par un médecin du Pôle République. Il lui a délivré un certificat faisant état d’une fracture au coccyx, d’une entorse du poignet, de traces de strangulation et d’ecchymoses. Le médecin a estimé son incapacité temporaire de travail à deux jours.

D’après nos informations, la version proposée par la police est toute différente. L’adolescent et sa mère se sont impatientés au bout de quelques minutes d’attente. Le ton est alors monté entre le chef de poste et le jeune homme. Ce dernier a insulté le fonctionnaire avant de le pousser. D’autres policiers sont intervenus, tout comme la mère.

Expulsés à l’issue de l’échauffourée, la mère et le fils ont été rejoints par le père ainsi que par des proches. Toujours selon des sources policières, la mère s’est volontairement jetée contre le portail fermé du commissariat, se cassant une dent au passage. Au milieu des injures, la famille a menacé de mettre le feu au bâtiment.

Trois fonctionnaires ont été légèrement blessés au cours de la bagarre. Ils devraient bientôt porter plainte. Une enquête pour outrages, violences et rébellion a été ouverte.

Martine Coudert, directrice de la sécurité publique du Puy-de-Dôme, a indiqué que « sur instruction du procureur de la République, la Sûreté départementale a été saisie pour délocaliser l’affaire de Gerzat. Nous procédons à l’ensemble des auditions des personnes concernées, mais aussi des personnes extérieures au service, témoins des faits. L’ensemble des faits recueillis sera ensuite transmis au procureur qui communiquera les conclusions et constatations. »

Publié par des complices des brutes en uniforme (Nicolas Faucon & Bertrand Yvernault, LaMontagne.fr, 20 juin 2012)

This entry was posted in Violences policières et idéologie sécuritaire and tagged , , . Bookmark the permalink.