[Copwatch] La BAC travaille à Nancy (2)

http://juralib.noblogs.org/files/2015/01/0311.jpgVendredi 27 mars 19 heures, Manifestation contre les violences policières, place Maginot à Nancy

Violences policières,
cette fois c’est trop !!!

Humiliations, harcèlements, violences psychologiques et physiques, violences d’ailleurs parfois mortelles. De la criminalisation des mouvements sociaux à l’oppression et à la persécution à caractère raciste des personnes vivant-e-s dans les quartiers, voici les pratiques courantes de la police républicaine…

À titre d’exemple, ce vendredi 13 mars, la BAC (Brigade Anti Criminalité) procède à un énième contrôle devant le magasin « Le Petit Chaouen ». Interrogeant les policiers sur les raisons de ce contrôle, les propriétaires du magasin se trouvent violemment pris à partie par les policiers qui se montrent particulièrement agressifs. Devant la violence de l’interpellation, les deux enfants du couple, de 9 et 12 ans, essaient de s’interposer. La jeune fille de 12 ans, ayant été volontairement projetée contre une voiture, perdra brièvement connaissance et sera hospitalisée. Un des employés, pour s’être un peu trop approché de la scène (ou pour avoir été un peu trop marocain), s’est vu signifier 24 heures de garde à vue sans qu’aucun motif valable n’ait été retenu.

Le racisme des agents de la BAC ne s’est pas seulement manifesté à l’encontre de cet employé. Lors du trajet conduisant les gérants au commissariat, les agents de la BAC — ayant plaqué la femme au sol de la banquette arrière et l’étouffant tout en écrasant avec les genoux son visage contre le canon d’une arme, n’ont cessé de proférer des insultes racistes de type : « Sale putain, on va te faire pleurer, tu vas crever, gauchiste de merde, retourne dans ton pays !!! ». Pendant ce temps, les enfants de 9 et 12 ans ont été laissés seuls, livrés à eux-mêmes, sans aucun majeur responsable pour les garder.

Arrivé au commissariat, c’est au tour du gérant de subir les violences policières : blessé à une jambe, il s’entend dire : « Sale con, moi je fais de la boxe, je vais te péter l’autre jambe. On s’est occupé de ta pute de femme, maintenant on va s’occuper de toi ! ». Avant de se faire violemment balayer et projeter au sol. Nombres d’insultes et de violences parsèmeront la garde à vue du couple. Le gérant attendra un avocat pendant 18 heures, avant que policiers lui expliquent qu’il n’y en a pas de disponible…

En soutien au Petit Chaouen et contre les violences récurrentes de la police, qu’elles soient racistes, misogynes, homophobes ou classistes !

 

Petit Chaouen : la plainte intégrale…

Depuis de nombreuses années, notre boutique, Le Petit Chaouen, 49, avenue du général Leclerc 54000 Nancy, subit des pressions de l’État, du fait que j’y vends entre autres des articles fumeurs (pipes à eau, feuilles à rouler grinder, shishas) ; j’ai été poursuivi par la justice à Poitiers il y a de cela plusieurs années pour facilitation de l’usage de stupéfiant, le ministère public a plaidé le non lieu, j’en conclue donc que je suis dans la légalité, d’autant plus que j’embauche des personnes en difficulté (je fais travailler 6 personnes en plus de moi), et que je paye des sommes astronomiques de charges et de TVA ; contrôle de la DIRECCTE, de la Médecine du travail de l’Inspection du travail et surtout des Douanes et de la Police, cinq contrôles de Douanes en 10 ans, dont une fois avec 7 douaniers et un chien, magasin fermé toute la journée pour leur contrôle, fouilles des employées, marchandises mises en désordre et cela alors qu’aucune infraction n’est jamais constatée, à l’heure actuelle je suis encore en train d’attendre suite à un contrôle administratif au cours duquel on m’a demandé mes factures depuis 2010 ; du côté de la police ce sont des contrôles de clients qui quittent la boutique, dont certains m’ont rapporté avoir été trouvés en possession de stupéfiants et avoir du coup subi des pressions pour qu’ils me dénoncent comme étant leur fournisseur (ce qui est évidemment faux), je m’en suis d’ailleurs plaint à la Brigade des stupéfiants récemment, contraventions fantaisistes, par exemple, je viens de quitter mon stationnement pour me rendre à mon restaurant, une camionnette de police me bloque, on me demande de me stationner devant ma boutique et là on me contraventionne pour stationnement sur voie de bus, alors qu’il n’y a pas de voie de bus, devant mon énervement, les policiers appellent la BAC en renfort, après m’avoir pris une contravention pour ce stationnement, je reprends la route pour mon restaurant après m’être stationné sur une place de livraison pour laquelle il faut couper une voie de bus, les mêmes policiers de la BAC que j’avais quitté quelques minutes avant arrivent et veulent me verbaliser pour avoir roulé dans la voie de bus, je leurs demande pourquoi ils m’ont suivi, ils disent ne jamais m’avoir vu et me menacent d’outrage, ces deux policiers sont ceux que j’appelle Lonsdale et Veste kakie, dans le descriptif de nouvelles pressions que nous avons subies.

Le vendredi 13 mars, à un peu plus de 17 heures je travaillais dans ma boutique lorsque je suis monté chez moi, la porte de mon logement est attenante à ma boutique, afin de me changer en vue d’aller faire le service le soir dans mon restaurant, en redescendant je constate la présence de trois policiers de la BAC, en train de fouiller trois personnes et un véhicule, une est un client venant de sortir de la boutique, les deux autres étant des clients venant de se garer, j’observe un peu puis rentre dans ma boutique, ma femme regarde la scène depuis la fenêtre, un policier (le plus grand) se met alors à fouiller notre poubelle et répand des détritus sur le trottoir devant ma boutique, puis tout en regardant mon épouse qui était par la fenêtre il ouvre la porte de chez moi, observe mon entrée puis referme la porte, ma femme descend alors et demande ce qu’il se passe, notamment pourquoi il répand des déchets, en réponse le policier, lui dit « Y a un problème là ? » « Je fais ce que je veux c’est la voie publique ici, ça n’est pas chez vous » pendant ce temps son collègue portant une veste Lonsdale, lui dit en parlant de nous, « Tu les connais pas ? C’est des gros cons, il n’aiment pas la police, ils font toujours des scandales, c’est des gros cons ! », le policier (le grand) pousse alors mon épouse, puis le policier (Lonsdale) le pousse de nouveaux plus violemment, s’ensuit alors un échanges d’insultes, puis (Lonsdale) dit on l’embarque, je tente de protéger mon épouse, les policiers la tirent violemment par le bras me poussent, tirent mon épouse et la plaquent à terre, le visage de mon épouse est écrasé sur le sol, Lonsdale sort une matraque télescopique, le troisième policier (le brun) me pousse à terre et renverse une poubelle en y mettant un coup de pied, un autre (le grand) procède à un étranglement sur moi, qui n’était pourtant déjà pas en état de me mouvoir facilement, ma fille de 12 ans qui filme à l’aide d’un téléphone portable est poussée à terre par un des policiers, un policier (le brun) hurlait sur mes enfants il a tenté de confisquer le téléphone avec lequel ma fille filmait, des renforts sont arrivés, je me suis dirigé vers eux pensant que leur arrivée allait calmer les choses et ramener les policiers de la BAC à la raison, car ils étaient très violents et ne se maîtrisaient plus, en fait les renforts m’ont plaqué contre un véhicule en stationnement et m’ont menotté, puis m’ont rentré dans leur véhicule sans ménagement alors que je leur disais le mal qu’ils me faisaient à ma jambe blessée, arrivé à l’hôtel de police, alors que je demandais à ce que le policier lève moins haut mon bras car cela me tirait sur les menottes trop serrées, il m’a dit « Une de mes mains tient le bras l’autre est là » me présentant son autre main en mimant un geste de claque, arrivé en salle de fouille, à l’agent qui me demandait mon identité, je dis qu’apparemment j’étais un gros con (d’après les dires répétés de son collègue) à ce moment justement les policiers de la BAC sont arrivés dans la salle de fouille et (Lonsdale) a dit « Effectivement, c’est un gros con », puis s’adressant à moi « Sale con, moi je fais de la boxe et je vais te péter l’autre jambe » « On s’est occupé de ta pute de femme maintenant on va s’occuper de toi » et alors que je ne comprenais pas une telle agressivité alors que je n’ai insulté, ni violenté aucun policier durant tout le déroulement de ces violences et alors que j’étais menotté dans le dos et une jambe entravée par mon attelle, un policier m’a balayé et j’ai chuté au sol, un policier de la BAC m’a relevé en m’empoignant par le colback de ma chemise (qu’il a déchiré de ce fait) et il m’a dit « Petite bite, t’as pas de couilles, moi j’ai des couilles et tu vas voir ce qui va t’arriver », puis il m’ont conduit en cellule, en me criant une fois devant cette cellule d’enlever mes chaussures, mais tout en m’écrasant les pieds avec le sien de sorte que je ne pouvais me déchausser, j’ai demandé à voir un médecin et à être assisté d’un avocat, j’ai bien vu un médecin, par contre le lendemain à midi je n’avais toujours pas été entendu, une policière est venue et m’a dit qu’il n’y avait pas d’avocat disponible, donc soit j’acceptais d’être entendu de suite sans avocat, soit j’attendais une durée indéterminée qu’il y en ait de disponible, après près de 18 heures de garde à vue, à deux sur un seul matelas sans savoir ce qu’il advenait de mes enfants et de mes établissements, j’acceptais d’être entendu sans avocat, les déclarations des policiers contenaient plusieurs mensonges, par exemple, que j’aurais fait un salut nazi, que j’aurais renversé une poubelle (alors que j’ai une vidéo où on voit le policier la renverser d’un coup de pied) ou encore que mon épouse a aboyé !

Alors que les policiers procédaient à mon interpellation, ceux de la BAC chargeaient mon épouse dans leur voiture, en l’insultant à plusieurs reprises de « Putain » « Sale putain de merde », puis ils l’ont écrasée sur le sol arrière du véhicule plaquée contre une arme à feu à long canon qui prenait toute la longueur du sol (que ma femme m’a décrit comme étant une mitraillette), deux policiers sont montés à l’arrière (le grand habillé en noir) écrasant avec ses genoux sur les jambes de mon épouse l’autre (Lonsdale) appuyait avec ses genoux contre la nuque de mon épouse qui avait le front serré contre le canon de l’arme (elle en porte la marque sur le front), puis les insultes ont recommencé : « Retourne dans ton pays » (mon épouse est Marocaine) « Si tu n’aimes pas la France t’as qu’à te casser » « Gauchiste de merde » « Petit Chaouen de merde » ( c’est le nom de mon enseigne) « Vous êtes une famille de merde », il lui ont arraché beaucoup de cheveux, par poignées, puis il (Lonsdale) a parlé de ma fille de 12 ans qui a filmé « Votre fille s’est de la merde, vos enfants c’est de la merde, vous êtes une famille de merde » puis il s’est mis à la claquer à de nombreuses reprises, il lui ordonnait de pleurer, ma femme s’est plaint d’avoir du mal à respirer et qu’elle se sentait mal il lui as répondu « Tu as qu’à crever », « Vous êtes anti flics, vous êtes des gros cons », une fois arrivés le grand a dit « Alors qu’est-ce que t’as gagné maintenant ? » Elle leur a reproché les coups durant le transport leur réponse « Tu as des marques ? Non tu n’as pas de marques » mon épouse a été placée en cellule elle a été entendue à 3h00 du matin.

Mes enfants de 9 et 12 ans ont été laissés seuls, ma fille a perdu brièvement connaissance, elle a appelé mon fils de 18 ans qui était avec ma fille de 2 ans et demi et avec sa petite amie pour lui annoncer les événements, ceux-ci ont appelé la mère de sa petite amie pour qu’elle les amène à la maison.

Environ 30 minutes après nos arrestations, alors qu’une camionnette de police restait devant ma boutique, des policiers en civil sont rentrés dans ma boutique et ont demandé à mon employé de les suivre, celui-ci parlant très mal français (il est en France depuis 2 mois) un client marocain lui a traduit, il a répondu « Non moi travaille ici », un policier a dit « Stop ! soit vous venez, soit on embarque tout le monde (c’est-à-dire aussi mon autre employé) et on fait fermer la boutique », « De toutes façons c’est juste pour une audition, vous ressortirez tout de suite », Il les as suivi, le client a demandé confirmation qu’il ne s’agissait que d’une audition, ce à quoi ils ont répondu par l’affirmative (je vous joindrai le témoignage du témoin en pièces jointes), au final il a été placé en garde à vue durant 24 heures, il est ressorti sans aucune charge contre lui.

Une dizaine de minutes après, mon fils, sa petite amie, sa mère et ma petite arrivent en voiture devant la maison, une deuxième camionnette de police arrive au même moment, ma belle-fille descend du véhicule avant que sa mère ne se stationne et rentre chez moi voir les enfants, les policiers, comprenant qu’il s’agit de membres de la famille, ouvrent la portière passager et veulent interpeller mon fils car il était très énervé (ce qu’il faut comprendre étant donné qu’il a reçu un appel de ses frères en pleurs et seuls), devant les protestation de mon fils qui leur disait être le seul majeur qui reste à la maison, ils ont renoncé à l’interpeller.

Une quinzaine de minutes après ma mère et ma sœur sont arrivées suite à l’appel de mon fils, ma sœur qui est infirmière a emmené ma fille aux Urgences pédiatriques de l’hôpital de Brabois, celle-ci soufre de contusions sur le bras, de douleurs au dos et à la tête, suite à la chute que lui a fait subir un des policiers de la BAC, il lui a été prescrit un jour d’ITT, son pantalon est déchiré suite à sa chute sur le sol.

Ma mère et ma belle-fille se sont rendues à l’hôtel de police afin de s’informer de la situation et de signaler qu’une mineure a été violentée et laissée seule à la maison, l’accueil fut au début compréhensif, mais lorsque les policières de l’accueil s’aperçurent qu’il s’agissait de cette affaire, elles déclaraient que c’était faux que les enfants étaient de toutes manières déjà seuls et que là ils avaient été placés sous protection, puis elles ont mis fin à la discussion.

Ma fille souffre de douleurs, au dos, à la tête et au bras, son pantalon a été déchiré, elle est prise de crises de sanglots, aucun psychologue n’était disponible aux Urgences pédiatriques pour l’examiner, mon fils a fait des cauchemars et est angoissé, mon épouse souffre de douleurs sur tout le corps, elle a de gros et nombreux hématomes sur les bras, les jambes des poignées de cheveux sont arrachées, ses mains sont gonflées et marquées par les menottes, sa veste en cuir et son pantalon sont déchirés, une gourmette en argent a disparue, elle est choquée a des crises de sanglots et a cauchemardé elle se sent rabaissée, mon employé a passé 24 heures en garde à vue sans motif, mon genou blessé aux ligaments me lance, j’ai des douleurs aux coudes et à l’arrière des bras, suite aux chutes provoquées par la police, ma chemise est déchirée, mes lunettes sont tordues, deux de mes enfants mineurs, dont une blessée et choquée ont été laissés seuls, la boutique a été laissée à un employé seul, qui n’avait pas les clefs, je n’ai pas pu faire mes courses chez Métro le samedi matin pour mon restaurant.

Plainte (anonymisée) transmise au procureur de la République et à l’IGPN – mailing, 18 mars 2015

 

Arrestation houleuse à Nancy : les policiers contre-attaquent

Après la diffusion d’une vidéo d’une interpellation mouvementée devant un commerce de Nancy, la polémique n’en finit pas d’enfler.

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L’avocate Alexandra Vautrin et le syndicaliste Abdel Nahass examinent la photo de la morsure au mollet subie par un des policiers de la BAC.

La vidéo a disparu de facebook mais elle continue à faire le buzz. Un buzz judiciaire. Sur les images, on pouvait voir l’interpellation plus qu’houleuse, vendredi dernier, de l’épouse du patron du « Petit Chaouen », un magasin spécialisé dans la vente d’articles orientaux situé rue Général-Leclerc à Nancy. C’est sa fille de 12 ans qui filmait. Et c’est son mari qui a diffusé les images sur Facebook (E.R du 17/3).

Il soutient en effet que sa femme mais aussi sa fille, ainsi que lui-même ont subi des violences policières. Les policiers, trois hommes de la BAC (brigade anticriminalité), affirment, au contraire que c’est eux qui ont été pris à partie, injuriés et même agressés. L’un d’entre eux porte en effet la trace d’une impressionnante morsure au mollet.

Tout ça se réglera le 3 juillet prochain devant le tribunal correctionnel de Nancy qui jugera le couple de commerçants pour « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique », « outrages » et « rébellion ». L’histoire ne s’arrête pas là pour autant.

Plaintes en série

La diffusion de la vidéo de l’arrestation sur Facebook donne également lieu à une affaire dans l’affaire. L’avocate des trois policiers de la BAC, Me Alexandra Vautrin, a d’abord déposé ce mercredi une assignation en référé pour faire disparaître la vidéo du site facebook du patron du « Petit Chaouen ». Hasard ou coïncidence, toujours est-il que les images ont disparu l’après-midi même.

Reste le problème des commentaires anti-flics qui ont fleuri sous la vidéo. Certains sont d’une violence hallucinante. « Un torrent de haine », selon l’avocate des policiers de la BAC. Et ses clients ont porté plainte pour « outrages » et « menaces de commettre un crime ou un délit contre un fonctionnaire de la police ». Ce qui fait encourir une peine maximum pouvant aller jusqu’à 2 ans de prison et 30.000 € d’amende.

Encore faut-il, bien sûr, démasquer les auteurs des propos qui ont dépassé les bornes de la liberté d’expression. Dans leurs plaintes, les policiers visent une dizaine de noms ou de pseudos de personnes qui ont posté des commentaires excessifs.

« Il y aura des réquisitions faites auprès de Facebook pour obtenir l’identité réelle des titulaires des comptes d’où proviennent ces commentaires et Facebook sera obligé de fournir ces identités. Il faut que les gens comprennent qu’ils ne sont pas protégés par l’anonymat et que chaque nouveau commentaire débouchera sur une plainte », prévient Abdel Nahass, le responsable départemental d’Unité-SGP-Police-FO qui soutient les trois policiers.

Il envisage de porter plainte au nom de son syndicat et de l’ensemble des policiers du 54 mais pas contre les commentaires de la vidéo. Contre un appel à manifester pour dénoncer « les violences policières » le vendredi 27 mars sur la place Maginot à Nancy. Cet appel a été lancé sur Facebook par un certain « Auri Queeriot » et il a été aussi placardé sur certains murs de Nancy. Il se présente sous la forme d’un tract, sur lequel on peut lire un récit de l’arrestation mouvementée du couple du « Petit Chaouen » présentant les policiers comme étant « racistes ».

« C’est intolérable ! », réagit l’avocate des trois policiers de la BAC qui ont déposé une nouvelle plainte, pour « diffamation » cette fois. Me Vautrin compte, elle, entamer une action devant le tribunal pour faire disparaître le tract de Facebook. Et notamment du site du patron du « Petit Chaouen ». Ce dernier a en effet relayé l’appel à manifester : « Je ne sais pas qui en est l’auteur. Nous avons eu tellement de gens qui nous ont envoyé des messages de solidarité. En tout cas, il n’y a rien de diffamatoire dedans ».

Le commerçant continue en effet à dénoncer la « bavure policière » dont il aurait été victime. Un seul bémol : « Je commence à regretter la diffusion de la vidéo. Car tout le monde se focalise dessus … et je ne m’attendais pas à un tel buzz ». Les policiers non plus. Cela fait moins un point sur lequel tout le monde est d’accord.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Christophe Gobin, EstRepublicain.fr, 20 mars 2015)

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