Rapport sur des interventions policières lors du « Karnaval des gueux » à Montpellier le 17 février 2015

France, Montpellier : flics anti-émeute et BAC attaquent Carnaval de Gueux

Cette entrée de Facebook ne dit rien sur ce qui est arrivé, et celui-ci même moins : “Il n’y a pas eu d’incidents majeurs, contrairement aux années précédentes lors du traditionnel Carnaval des Gueux, qui a commencé hier soir pour s’achever en début de nuit, dans l’Écusson, à Montpellier. Plusieurs centaines de personnes ont défilé dans les rues. Selon le Codis 34, seuls 5 secours à personnes ont été effectuées par les pompiers et les médecins du Smur pour des alcoolisations importantes. D’importantes forces de sécurité — policiers de la Sécurité publique, police municipale et gendarmes mobiles — ont été mobilisées. Les policiers ont eu à intervenir, mais pour des motifs bénins. Le bilan dressé par la police et la préfecture sera connu dans la matinée.”

Ceci est, sans surprise venant des médias, menteurs professionnels des conneries merdeux (pour reprendre la terminologie marxiste).

Ce carnaval, d’abord initié par des anarcho-situs il y a environ 15 ans, coïncide avec le carnaval officiel. Mais l’officiel a pris fin à 21 heures (17 février), alors que l’autre s’est poursuivit dans la nuit avec beaucoup de gens faisant des graffitis. “Je suis Charlie Bauer” était un des favoris. La fête s’est terminée à l’extérieur de la cathédrale Saint-Pierre, un mémorial dédié au catholicisme, dominant, presque écrasant, au-dessus de la foule comme une pierre tombale gigantesque. Ici, à environ 2h00, une centaine de personnes ont dansé, bu, fumé et bavardé. Un feu de joie a été allumé sur la place devant les portes principales de la cathédrale, avec une planche de bois à travers celui-ci équilibrée sur des chariots renversés, où les gens marchaient dans le feu brûlant en dessous. Principalement des jeunes arrachant un certain sens de la joie hors de ce monde mourant ont été  observées avec ressentiment par le BAC (la plus psychotique de la police, mise en place par le gouvernement du Parti socialiste de Jospin dans les années 1990), en attendant le moment où ils pourraient compenser leur ennui par ce rappel d’un savoir-vivre qui leur manque. Une bouteille ou deux ont été jetés vers les flics chargeant la foule et tentent d’interpeller les lanceurs de bouteilles, qui – avec l’aide des gueux – réussissent à s’échapper.

Finalement, la BAC a attaqué, frappé avec leurs matraques, puis courageusement se replier derrière les flics anti-émeute avec leurs boucliers et des chiens alsaciens qui s’avançaient assez lentement pour dégager la place. Un homme avec des béquilles tentant lentement de fuir les flics a été poussé sur les escaliers, trébuchant et a reçu des coups de pieds par les flics avant d’être tiré vers le haut par des amis. L’ensemble de l’espace a été envahi par les flics, avec une seule sortie, où la foule – de plus en plus faible – a été repoussée. Les flics sont restés encore pendant une courte période donnant la possibilité d’improviser des barricades purement symboliques qui étaient évidemment aussi facile à détruire qu’un jeu de Lego. Puis, ils ont chargé, cette fois utilisant des gaz lacrymogènes directement sur les visages des personnes, frappant indistinctement, poussant les gens au sol. Trois arrestations… “Les policiers ont eu à intervenir, mais pour des motifs bénins.”

Dialectical Delinquents, 18 février 2015

 

Le Karnaval des Gueux, dégradations et affrontements avec la police

18/02/2015 – 18h30 Montpellier (Lengadoc-info.com) – Comme chaque année, les rues de Montpellier ont accueilli hier soir le Karnaval des gueux, la grande fête annuelle des anarchistes montpelliérains et comme chaque année, les participants n’ont pas dérogé à la tradition des dégradations en tous genres et des affrontements avec les forces de l’ordre.

Le défilé en lui même s’est déroulé sans heurt, si l’on excepte les poubelles incendiées et les tags anti-policiers qui ont recouvert les murs du centre-ville.

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Slogans et symboles anarchistes et anti-policiers ont recouvert les murs de l’Écusson.

Un peu après 1 heure du matin, les premiers débordements ont eu lieu sur la place de la cathédrale Saint Pierre entre les participants et la BAC (Brigade Anti Criminalité) avant que cette dernière ne soit remplacée par les CRS qui ont procédé à l’évacuation de la place.

Si le nombre de participants semble en baisse par rapport aux éditions précédentes (vacances universitaires oblige), les forces de l’ordre étaient présentes en nombre dans les rues du centre-ville.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Lengadoc-info.com, 18 février 2015)

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