[La police est le meilleur des métiers pour être au-dessus des lois] Justice pour Wissam

Annulation de la mise en examen d’un des deux policiers de la brigade canine impliqué dans la mort de Wissam El Yamni à Clermont-Ferrand

Le 1er janvier 2012, deux policiers menottent Wissam et ne le quittent plus des yeux. Dix minutes plus tard, alors qu’aucun de ces policiers n’a la moindre égratignure, il tombe dans le coma :

http://juralib.noblogs.org/files/2015/02/031.jpg

Avant même les résultats de l’autopsie, la police des polices s’empresse de dédouaner les policiers impliqués directement dans la mise à mort. Faire des conclusions avant même les éléments de l’enquête ne choque pas puisque les éléments de l’enquête seront ensuite cherchés, contrôles, validés par ces mêmes personnes qui ont pris dès le départ parti. Ce n’est que le début du festival de l’hypocrisie.

Après une série de mensonges d’experts les plus indécents les uns des autres, le procureur général de Riom annonce en janvier 2014 devant la presse qu’un collège d’experts va donner au maximum dans les cinq mois suivants les raisons pour lesquelles Wissam est mort.

Le Parquet aurait-il retrouvé la raison ?

Que nenni ! Un an après cet énième mensonge, soit trois ans après les faits, nous sommes toujours dans l’attente de la vérité, juste de la vérité. Parallèlement, nous apprenons le 20 janvier 2015 que la mafia policiaro-judiciaire annule la mise en examen d’un des policiers, plus intéressée par une mise hors de cause sans condition que par la vérité.

Le festival de l’hypocrisie continue.

URGENCE NOTRE POLICE ASSASSINE, le 20 janvier 2015

 

Mort d’un homme à Clermont-Ferrand : la mise en examen d’un policier annulée

Wissam El-Yamni, 30 ans, est mort neuf jours après son interpellation au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre 2011. Sa famille dénonce depuis des violences policières.

http://juralib.noblogs.org/files/2015/02/04.jpg

Photo de Wissam El-Yamni déposée devant le tribunal de Clermont-Ferrand, le 1er janvier 2013.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Riom (Puy-de-Dôme) a annulé mardi la mise en examen de l’un des deux policiers qui avait transporté, il y a trois ans, Wissam El-Yamni, 30 ans, décédé après avoir été interpellé dans des conditions controversées, a-t-on appris mercredi auprès de son avocat.

« Le tribunal considère qu’il n’y a pas d’indices sérieux prouvant que le travail de ce policier soit en lien avec le décès de Wissam El-Yamni », a indiqué à l’AFP l’avocat du policier, Me Xavier Herman, confirmant une information du quotidien La Montagne. Ce policier, qui avait participé à l’interpellation du jeune homme avant de le remettre au commissariat, « a appelé les secours lorsqu’il a vu la dégradation soudaine de l’état de santé de ce dernier », a ajouté Me Herman. Il a été placé sous le statut de témoin assisté.

Interpellé la nuit de la Saint-Sylvestre 2011, Wissam El-Yamni était mort neuf jours après être tombé dans le coma le soir de son arrestation. Sa famille a toujours estimé qu’il avait été victime de violences.

Dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique », les deux policiers qui avaient transporté le jeune homme avaient été mis en examen en mars 2014.

Des photographies du corps de Wissam El-Yamni lors de sa mort avaient montré un serrage au niveau du cou. Un rapport de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait relevé l’emploi sur la victime, lors de son transport au commissariat, de la technique du « pliage », qui consiste à maintenir la tête appuyée sur les genoux.

Une autre rapport d’expert avait ensuite envisagé qu’un « cocktail toxique » combinant une « action toxique aiguë de la cocaïne sur le cœur », ainsi qu’un mélange d’alcool et de cocaïne, avait entraîné l’arrêt cardiaque du chauffeur routier. Une hypothèse remise en cause par les avocats de la famille de Wissam El-Yamni.

« On attend toujours la contre-expertise ordonnée par la juge d’instruction » a réagi l’un des avocats de la famille, Me Jean-Louis Borie. « On a un problème majeur dans ce dossier qui tient à l’insuffisance de l’enquête », a ajouté Me Borie, qui cite « les retranscriptions fantaisistes et approximatives des enregistrements » des conversations entre les policiers. L’affaire avait provoqué plusieurs nuits de tension dans les rues de Clermont-Ferrand et une forte colère contre la police.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 21 janvier 2015)

This entry was posted in La police travaille, Violences policières et idéologie sécuritaire and tagged , , , , , , , , . Bookmark the permalink.