4. Résistance

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Résistance

Archaïsme des sens qui se perd dans le souffre de vos voiles……
La vapeur volatile qui s’en dégage a une odeur acide,
Qui pénètre et putréfie toutes envies primaires
Nous griffons le sol pour pénétrer la matrice,
Cherchant en vain une odeur complice,
Pour nous échapper et survivre à l’agitation des milices aux canons.
Et l’on se terre et l’on s’enterre.
Nos corps deviendront des moules pour l’injection d’un béton désarmé
Rebelle lion d’un monde sans pardon,
Souffle de colère givrée comme l’hiver,
Pour tirer la chasse pieuse des reliques du tabernacle,
Qui enfume nos âmes,
Rébellion sarcastique d’un moustique qui bat de l’aile,
faisant tourner les moulins de l’espérance……

Affûte l’âme
affûte ta lame
crève l’esprit
crève l’aise et prie
pointe du doigt
pointe ce qui doit
écoute ce qui rime
écoute ceux qui rient,… Me touche……

Mordant la poussière siliconée d’un désert artificiel
Je me rebelle fils du vent et du ciel je suis pour un concept émotionnel……
Je suis l’enfant chevauchant les nuages artificiels des centrales nues d’éclairs.
Je préfère mille feux des croyances d’antan,
Qui ont fait du vent un dieu
Aux colères rebelles.
Je mord le sel des landes qui brûlent nos langues
et font taire à jamais, les poètes décharnés
Je suis le vent, je suis la plume, mêlant à chaque instant,
Le froid et le chaud sur des mots sans écho
Le sentier grandit en chemin déroutant les manants
Du fil précieux de la réalité terrienne……

Au pied du chêne

Parabellum parabolique du saint Suaire qui transpire,
Dans une crypte aménagée en piste de cirque,
Ou tourne encore et toujours,
La croyance pasteurisée des grenouilles de Jéricho
Delirium hypnotique, d’un asthmatique transi de froid,
Coincé dans un courant d’air blasphématoire.
je suis le fils du vent, des sources et de la vie
je suis la lumière des douces fées endormies,
je suis le cri du loup ameutant la horde,
je suis la morsure du serpent agonisant au soleil du levant,
mais avant tout je suis le fou enraciné au pied d’un chêne
absorbant à chaque instant sa sagesse.
Légende endocrine de mes veines, je crache le sang, et mes mots saignent de l’amertume de la violence tactile des hommes sans cœur, qui pullulent dans les caniveaux de la vie.
des mots doux pour les belles et le fer pour les infidèles ?

Mille délices, je renaîs
Je ne suis pas en fuite, mais à l’affût,
le chêne s’ébroue et attend doucement que la sève arrive au bout de ses branches, et à nouveau, de mes mots et de mes maux, je grifferai le visage de glace, qui s’émeut de la lumière du feu.
Les traces du lynx s’effacent dans la neige, qui fond du discours des fous, et lui aussi de nouveau, il chassera sans se faire piéger par les prédateurs d’un autre âge

Le retour de la horde……

JLR

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