[Niquer la vidéosurveillance, mode d’emploi] Hourrah pour les 408 !

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Besançon : une caméra de vidéosurveillance sciée et volée aux 408

Depuis environ un mois, à la nuit tombée, le quartier des 408 à Besançon est plongé dans le noir, faute d’éclairage public. Des délinquants ont profité de l’obscurité pour scier le poteau d’une des caméras de vidéosurveillance du quartier.

La police a constaté les faits dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17 décembre 2014 : le poteau soutenant l’une des caméras de vidéosurveillance du quartier des 408 a est scié, probablement à la disqueuse. Le poteau est tombé à terre et les délinquants ont volé la caméra qui se trouvait à son extrémité.

Depuis plusieurs mois, le système de vidéosurveillance des 408, qui dérange les trafiquants en tout genre, et notamment les trafiquants de stupéfiants, est régulièrement pris pour cible et dégradé.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (MaCommune.info, 17 décembre 2014)

 

Besançon : acharnement sur les caméras des 408

Incendiées, sciées, dégradées : les caméras de la ville installées dans le quartier des 408, à Besançon, font l’objet d’un rare acharnement.

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Dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 septembre 2014, des individus mal intentionnés ont essayé, en vain, de scier le poteau métallique d’une caméra de vidéosurveillance installée dans le quartier des 408. Mécontents de leur échec, la nuit suivante, ils ont attaqué le poteau à la disqueuse, entaillant le support de la caméra et les fils électriques qu’il contient aux trois quarts.

Finalement, à 20h15 la nuit dernière, du lundi 29 au mardi 30 septembre, les délinquants ont incendié le poteau. Lorsque les pompiers et une patrouille de policiers sont arrivés sur place, ils ont été la cible de jets de projectiles. Aucun n’a été blessé, mais l’intervention de la Brigade anticriminalité (BAC) a été nécessaire pour calmer les esprits.
Et à une heure plus avancée de la nuit, certains individus ont … entièrement scié le poteau de la caméra à l’aide d’une disqueuse, le faisant tomber à terre.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (MaCommune.info, 30 septembre 2014)

 

Besançon : prison pour le vengeur des 408

La vidéosurveillance ayant permis d’identifier, de confondre et de juger six des agresseurs des policiers lors des émeutes de la semaine dernière, ce jeune majeur de Chemaudin a entrepris de scier le mat et les câbles de la caméra.

« Chacun a compris la génèse de cette affaire », tonne le procureur Vukadinovic. « Vendredi soir, dans ce même box, six individus qui ont participé aux émeutes contre des policiers aux 408 ont été jugés et condamnés après avoir été confondus grâce à la vidéosurveillance. Hé bien 24 heures plus tard, on s’en prenait au mat supportant la caméra. Cette affaire est hautement emblématique, symbolique et symptomatique de la tension de haine qui est en train de se développer dans certains quartiers de notre territoire. »

Cette fois, le prévenu est seul dans le box. Tout comme il était étonnamment isolé, dimanche dernier à 0h45 du matin (horaire où habituellement les jeunes sont encore rassemblés dehors), lorsqu’il a été interpellé à proximité du mât supportant le système de vidéo surveillance qui venait d’être scié à proximité de la maison de quartier de la Grette.

Muni d’une disqueuse thermique, B… Z…, 18 ans, venait en effet de tronçonner à 90 % le mât en question, sectionnant les câbles et rendant ainsi aveugle la caméra. Celle-ci avait néanmoins eu le temps d’enregistrer l’image d’un individu vêtu d’un survêtement blanc et noir, encapuchonné et le visage dissimulé par un cache-nez.

« Sans doute des commanditaires »

Ayant persisté dans ses dénégations tout au long de sa garde à vue (allant jusqu’à prétendre que les vêtements qu’il portait, et couverts de limailles de fer, n’étaient pas les siens ou encore qu’il avait deux couches de vêtements te un cache-nez « parce qu’il faisait froid et que je faisais de la moto », laquelle moto n’a jamais été retrouvée), B… Z… reconnaît face aux juges qu’il est bien l’auteur des faits. Comment lui est venue l’idée ? Où s’est-il procuré la disqueuse ? « Je ne dirai rien de plus », se bornera-t-il à répéter tout au long de sa présentation en comparution immédiate.

Le procureur ayant requis « pas moins de 18 mois dont 6 avec sursis et mise à l’épreuve » après avoir rappelé que de tels faits lui font encourir sept ans de prison, la défense, assurée par Me Pedroletti, invite le tribunal à relativiser. « Certes, ces faits sont très désagréables et parfaitement stupides, mais il faut être cohérent », lance-t-elle, « Les peines prononcées vendredi à l’égard des auteurs d’agressions et outrages sur personnes dépositaires de l’autorité n’ont pas excédé huit mois sans mandat de dépôt, or là il s’agit seulement d’atteinte aux biens. »

Trois mois ferme et interdiction de paraître à moins d’1km du quartier

Pensant elle aussi que le jeune majeur, qui habite Chemaudin, a certainement agi sur l’ordre de commanditaires, l’avocate estime qu’il « n’a pas nécessairement mesuré la portée de ses actes » et sollicite une peine avec sursis et mise à l’épreuve.

Le tribunal a in fine condamné B… Z… à 7 mois de prison dont 4 avec sursis et mise à l’épreuve avec mandat de dépôt. À sa sortie de prison, il devra justifier d’un travail ou d’une formation et aura interdiction de se présenter à moins d’un kilomètre de l’avenue Brûlard. Et devra en outre indemniser la victime, la ville de Besançon qui a produit un devis à hauteur de 4.645€.

Presse porte-clefs (Pierre Laurent, EstRepublicain.fr, 17 juin 2014)

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