Montreuil] Vélib’ pris pour cible

Paris : 367 pneus de Vélib crevés, JC Décaux a porté plainte ce jeudi matin

SOCIÉTÉ – Les militants du  groupe Indymedia accusent JC Decaux « d’esclavagisme »…

Une opération « anti-Vélib’ » à Paris a été réalisée dans la nuit de lundi à mardi par des militants d’extrême gauche, rapporte ce jeudi RTL. Ces derniers ont crevé les pneus de 453 vélos dans l’est de Paris (10e, 11e et 12e arrondissements) et à Montreuil (Seine-Saint-Denis). JC Décaux, le fabricant de ces Vélib’, confirme les dégradations, mais parle lui de 367 vélos dégradés. « Ils ont été réparés en une demi-journée, ce qui a permis de limiter la perturbation du trafic », précise l’entreprise, qui a porté plainte ce jeudi matin.

Le mouvement anti-fasciste et anti-capitaliste Indymedia a revendiqué l’opération [sic – NdJL], accusant le fabriquant JC Decaux « d’esclavagisme », car cette entreprise collabore avec le ministère de la Justice.

« Travaux d’intérêt général gratuits »

En effet, JC Decaux accueille des mineurs envoyés dans leurs ateliers pour effectuer des travaux d’intérêt général. « Lorsque la police interpelle un mineur accusé de vol ou de dégradation sur des Vélib’, JC Decaux peut les faire travailler gratuitement à titre de sanction dans ses ateliers de réparation, avec la bénédiction d’un juge pour enfant », déplore un communiqué d’Indymedia diffusé mardi.

« La réparation pénale est une mesure saluée par tous et une action de sensibilisation qui porte ses fruits, se défend JC Décaux. C’est une alternative aux poursuites judiciaires. Le Procureur de la République peut proposer aux mineurs ayant dégradé des vélos en libre-service de réparer les conséquences de leurs actes délictueux et éviter de passer ainsi devant le juge pour enfants. »

« Exploitation de prisoniers »

Le mouvement accuse également JC Decaux de « s’engraisser également sur l’exploitation de prisonniers, en partenariat avec l’administration pénitentiaire, les juges et juges pour enfant », car certains détenus de Villepinte réparent des vélos durant leur incarcération. Depuis décembre, l’entreprise, en partenariat avec Sodexo et l’administration pénitentiaire, a effectivement confié des réparations de Vélib’ aux ateliers de la maison d’arrêt de Villepinte.

Mais pour JC Décaux, « cette activité s’intègre dans un objectif innovant plus large qui est de faciliter le retour à l’emploi des sortants de prisons. Quarante-cinq Vélib’ sont ainsi réparés à Villepinte chaque semaine, en plus des 1.100 qui sortent de nos centres de réparation parisiens. »

Leur presse (20minutes.fr, 17 avril 2014)

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