[Racisme d’État] La police travaille

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Le commissariat du 6e arrondissement souhaite « évincer systématiquement » les Roms

Une note interne au commissariat du 6e arrondissement de Paris préconise d’« évincer systématiquement » les Roms dans le quartier, révèle Le Parisien dans son édition de mardi 15 avril.

Selon le quotidien, le document, rédigé par un officier de police « sur instruction de la commissaire centrale », demande « dès à présent et jusqu’à nouvel ordre pour les effectifs du 6e arrondissement, de jour et de nuit, de localiser les familles roms vivant dans la rue et de les évincer systématiquement ».

Interrogé par Le Parisien, le maire UMP de l’arrondissement, Pierre Lecoq, a déclaré n’être « pas choqué » par le ton de cette note. il l’est en revanche « de voir des familles de Roms dans la rue avec des enfants en bas âge » ; ce qui pour lui n’est « pas acceptable sur le plan humain et social ».

Des policiers questionnés par le quotidien s’avouent néanmoins heurtés par le caractère « violent et illégal » de ce texte, tandis que le Secours catholique local se dit « scandalisé ». « Notre seule motivation, c’est que les enfants ne dorment pas dans la rue », assure la préfecture.

Leur presse (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 15 avril 2014)

 

La police demande aux hôteliers de surveiller les Européens de l’Est

France Bleu révèle l’existence d’une note adressé aux professionnels de la restauration et de l’hôtellerie de Languedoc-Roussillon. La police leur demande de signaler les personnes des pays de l’Est au comportement suspect.

La police demande-t-elle aux restaurateurs de faire du délit de faciès ? France Bleu Hérault a révélé ce samedi l’existence d’un courrier à destination des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration du Languedoc-Roussillon. Le Service régional de police judiciaire de Montpellier leur demande de signaler les comportements suspects pour « anticiper les faits de délinquance organisée ». Le problème : les personnes d’Europe de l’Est sont spécifiquement visées.

L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie s’indigne, rapporte France 3 Languedoc-Roussillon. Le président régional, Jacques Mestre, refuse d’appliquer cette demande. « Imaginez des clients qui payent une grosse addition en liquide. Est-ce que je dois les trouver douteux pour autant ? », s’interroge-t-il. Il s’inquiète donc de cette dernière phrase du courrier de la police : « signaler l’arrivée dans [vos] établissements d’individus originaires d’Europe de l’Est, en groupe ou en famille ».

« Cibler, pas stigmatiser »

« Si je me suis trompé et que ces gens se retrouvent en garde à vue sans avoir rien à se reprocher? », demande Jacques Mestre. « On ne peut pas se permettre de discriminer », ajoute-t-il.

Bruno Bartocetti, du syndicat SGP/Unité police se défend de l’accusation de discrimination : « Ce n’est pas du délit de faciès. On leur demande d’être responsables », s’explique-t-il. « Il ne s’agit pas de stigmatiser, mais de cibler », précise-t-il. « Sont-ils prêts à accepter qu’un réseau de prostitution se mette en place chez eux ? »

Par ailleurs, il souligne qu’il ne s’agit en aucun cas d’une note contraignante et appelle à la vigilance, à « ne pas être naïfs ». Trop tard pour éteindre la polémique. Même si le président régional de l’UMIH reconnaît que la note « va dans le sens de la prévention mais [elle] est mal faite ».

Leur presse (LExpress.fr, 13 avril 2014)

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