Hourra pour les jeunes de La Réunion !

La Réunion : violences entre jeunes et forces de l’ordre

Les incidents se sont produits dans la foulée des manifestations des collégiens et lycéens qui dénonçaient la chaleur dans les salles de cours.

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Des incidents opposant des groupes de jeunes aux forces de l’ordre ont éclaté dans la nuit de jeudi à vendredi 31 janvier à la Réunion, au Port et au Chaudron à Saint-Denis, où un commerce a été pillé et des véhicules incendiés, a-t-on appris de source policière.

Au Port (ouest de l’île), les incidents se sont produits dans la foulée des manifestations des collégiens et lycéens ayant entraîné dans l’après-midi l’intervention de la police pour lever des barrages routiers, installés par des jeunes, aux abords d’un lycée. Le commissariat du Port a toutefois refusé de faire de relation entre le mouvement des élèves dénonçant la chaleur dans les salles de cours et les violences de la nuit.

Pendant une bonne partie de la nuit, les policiers de la CDI (Compagnie départementale d’intervention) ont fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser des petits groupes de jeunes qui avaient installé plusieurs barrages, à l’aide de poubelles incendiées et de pierres. Dans le quartier de la Rivière des Galets, une soixantaine de jeunes ont arrêté un camion chargé du marquage de la chaussée et y ont mis le feu. Ils ont également tenté de piller des commerces. Deux jeunes ont été interpellés.

« Ils ont volé des cigarettes »

Au Chaudron, quartier populaire à la périphérie de Saint-Denis (nord), une cinquantaine de policiers est intervenue pour démanteler des barrages enflammés installés par des jeunes, essuyant des jets de pierres. Un bar PMU a été pillé, une voiture a été incendiée ainsi qu’un container sur le parking d’une grande surface. La directrice départementale de la sécurité publique Pierette Gunther-Saes s’est rendue sur place.

Le calme est revenu vers 1 heure du matin. « Ils ont volé des cigarettes et ont tout cassé. Ce n’est pas la première fois », a témoigné le patron du commerce sur Réunion 1ère radio. En février 2012, le Port et le quartier du Chaudron avaient connu plusieurs nuits de violences, en marge de manifestations contre la vie chère et le prix des carburants.

L’an dernier, en février, la commune du Port avait été le théâtre de nombreux incidents entre des jeunes réclamant des emplois et la police. Une mairie annexe avait été incendiée. Le président du Syndicat réunionnais des exploitants des stations service (SRESS) Gérard Lebon a exclu tout lien entre les incidents de la nuit et la grève illimitée des stations service commencée jeudi.  » Il y a toujours des personnes malveillantes qui saisissent des opportunités
pour agir  » a-t-il dit à la radio.

Presse anti-émeute (Le Nouvel Obs.com, 31 janvier 2014)

 

Les lycéens de Patu et Bras-Fusil envahissent les rues de la ville

DANS L’EST | L’Est est aussi touché par le mouvement des lycéens. Un premier groupe de jeunes a quitté le lycée Patu de Rosemont à Saint-Benoît hier vers 8h en direction de Bras-Fusil. Un blocage éclair d’une dizaine de minutes s’est tenu au moment de leur passage au niveau du giratoire des Plaines. C’était en pleine heure de pointe, au grand dam des automobilistes.

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Le groupe s’est ensuite rendu au lycée Bras-Fusil où le mouvement s’est amplifié. C’est une véritable marée humaine qui s’est déversée sur le giratoire, bloqué de nouveau pendant de courts instants. Selon l’estimation de la gendarmerie qui a cadré la marche, ce sont environ 200 jeunes manifestants qui étaient dans la rue. Les lycéens, eux, pensent qu’ils étaient au moins 500. Et Jason, de reprendre les motifs de cette mobilisation : « Il fait trop chaud dans les salles de classe. Il y a aussi un problème d’insécurité aux abords des lycées. Nos amis du Sud ont bougé mais on dirait qu’ils n’ont pas été entendus. Ben, à notre tour de nous faire entendre ».

Arrivés devant la cité scolaire, les jeunes ont fait une halte devant le lycée Amiral Bouvet, puis de Patu de Rosemont pour appeler ceux qui étaient en cours à les rejoindre. Comme lors des autres mobilisations, celle de l’Est hier se déroulait au gré des improvisations. Ceux qui étaient en tête de cortège ont pris la direction du centre-ville mais sur la route, Dame pluie s’est invitée à la manif. Beaucoup ont quitté les rangs mais une bonne centaine de téméraires se sont présentés devant la mairie. Une délégation d’une demi-douzaine de lycéens a été reçue par l’adjointe au maire Monique Cathala, la DGS, et, le DGA à la sécurité. Ces derniers ont rappelé les missions de la mairie, compétentes sur les écoles, de même que les dispositifs mis en œuvre en matière de sécurité sur le territoire communal et aux abords des établissements scolaires.

En dépit de la réunion qui a duré une demi-heure, les lycéens auraient prévu de redescendre dans la rue aujourd’hui. Plusieurs jeunes ont reçu ce SMS hier : « I fo la grève i continu pendant 2, 3 jours comma au moin lé sure nou gagne cek nous veux. OK nous compte su zot. Fé tourné ».

Presse anti-émeute (P.R., Clicanoo, 31 janvier 2014)

 

La Réunion : nouveaux affrontements au Chaudron, 5 jeunes en garde à vue

De nouveaux affrontements entre forces de l’ordre et bandes de jeunes se sont produits dans la nuit de vendredi à samedi à La Réunion, principalement dans le quartier du Chaudron à Saint-Denis où 5 jeunes ont été interpellés et placés en garde à vue.

À Saint-Benoît (est) quelques jeunes ont tenté, en début de nuit, de bloquer un rond-point mais ont été très vite délogés par l’intervention des gendarmes. Au Port (ouest), des feux de poubelles ont été constatés mais, contrairement à la veille, « il n’y pas eu d’affrontement avec les forces de l’ordre », a déclaré à l’AFP le directeur de cabinet du préfet, Loïc Obled.

Au Chaudron, un quartier de Saint-Denis, en revanche, « les forces de l’ordre sont intervenues à plusieurs reprises dans la nuit pour dégager des barrages routiers et faire cesser des jets de pierres », a-t-il poursuivi, indiquant que 5 personnes ont été placées en garde à vue. Ces heurts n’ont pas fait de blessés « ni chez les policiers, ni chez les auteurs de troubles, et pas de dégâts majeurs », a précisé M. Obled. La veille, un bar PMU avait été pillé au Chaudron et un conteneur d’une grande surface incendié.

« Ce sont des gamins de 12-14 ans qui s’amusent à jeter des pierres, à jeter des bouteilles sur les voitures, sur les gendarmes. On a été obligé de fermer », a raconté Caroline, la patronne d’un snack sur Radio Free Dom.

« Ce sont des violences urbaines, spontanées. Aucune revendication ne nous est parvenue, ni sur le terrain, ni à la préfecture », a déclaré M. Obled, soulignant que la préfecture « travaillait avec la mairie pour mettre en place un dispositif préventif et pré-positionner des forces de l’ordre ».

Depuis deux jours, « la présence des policiers et des gendarmes mobiles sur les zones sensibles au Port et à Saint-Denis a été renforcée », a-t-il souligné.

Ces violences interviennent à la même époque que les années précédentes où des émeutes s’étaient produites au Chaudron et au Port. En février 2012, plusieurs magasins avaient été pillés au Chaudron, suite à des manifestations contre la vie chère commencées au Port. Les violences avaient ensuite gagné toute l’île.

En février 2013, une mairie annexe avait été incendiée et une station service vandalisée au Port par des jeunes réclamant des contrats aidés après plusieurs nuits de violences.

Le climat social est tendu actuellement à La Réunion, l’île étant confrontée à la grève illimitée des gérants de stations service depuis jeudi et à des manifestations quasi-quotidiennes des lycéens et collégiens réclamant un changement du calendrier scolaire.

Presse anti-émeute (Agence Faut Payer, 1er février 2014)

 

Violences urbaines à La Réunion : Un policier « sérieusement blessé »

Un policier a été « sérieusement blessé » à la main, dans la nuit de samedi à ce dimanche au Port, une commune de la côte ouest de La Réunion, lors de la troisième nuit consécutive de violences urbaines dans l’île, a indiqué dimanche la préfecture.

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Des policiers en patrouille dans le quartier du Chaudron, le 30 janvier 2014 à Saint-Denis de la Réunion.

« Le département connaît depuis plusieurs jours des épisodes de violences urbaines qui touchent certaines communes de l’île. Cette nuit, un policier a été sérieusement blessé alors qu’il tentait de repousser un groupe d’individus armés de projectiles », indique la préfecture dans un communiqué. « Le préfet de La Réunion condamne fermement les violences et appelle à un retour au calme », ajoute le texte.

Cinq gardes à vue

L’incident s’est déroulé vers minuit au Port (côte ouest) où, depuis jeudi, les policiers sont confrontés chaque nuit à des bandes de jeunes mettant le feu aux poubelles et semant le désordre dans la ville. « Il était avec ses collègues et a dû se défendre face à des individus armés de pierres ; il a été blessé sérieusement à la main et a été hospitalisé mais ses jours ne sont pas en danger », a déclaré dimanche à l’AFP le directeur de cabinet du préfet, Loïc Obled.

Cinq personnes ont été placées en garde à vue au Port et 2 à Saint-Benoît (est de l’île) où des violences ont également éclaté ainsi qu’au Chaudron, quartier populaire de Saint-Denis (nord), a-t-il précisé.

« Les forces de l’ordre sont mobilisées depuis trois jours sur le terrain. Leur présence sera encore renforcée dans les quartiers sensibles dans les heures et les jours à venir », a ajouté Loïc Obled. « Le préfet a rendu hommage au courage du policier blessé et des forces de l’ordre. Il a témoigné sa sympathie à ses proches et à ses collègues », a-t-il souligné.

Presse anti-émeute (Agence Faut Payer via 20minutes.fr, 2 février 2014)

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