[Coudray-Montceaux, Essonne] Comment régler leur compte aux jaunes ?

Bus incendié, chauffeur agressé dans l’Essonne sur fond de grève

Un bus du réseau TICE (Transports intercommunaux centre Essonne), qui fait l’objet d’un mouvement de grève depuis mercredi, a été incendié jeudi 14 novembre au soir dans l’Essonne et son chauffeur a été agressé.

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Jeudi vers 21 heures, quatre personnes ont mis le feu au bus 402 de la société Transevry du réseau Tice au terminal du Coudray-Montceaux, ont indiqué les gendarmes. Aucun passager n’était présent au moment des faits. Selon la gendarmerie, le chauffeur a été agressé mais n’a pas été blessé. Il a été hospitalisé dans la nuit de jeudi à vendredi en « état de choc ».

Le parquet d’Évry a ouvert une enquête pour « incendie volontaire et violences sur agent d’une entreprise de transport » confiée à la Brigade de recherches de la gendarmerie d’Évry. Selon le président de la Tice et maire (UMP) de Courcouronnes, Stéphane Beaudet, le chauffeur a été agressé à l’arme blanche et ne « doit sa vie sauve qu’à ses stylos accrochés dans sa veste qui ont fait riper la lame ».

« VOLONTÉ DE NUIRE »

« Les personnes, cagoulées, ont ensuite posé plusieurs bouteilles de gaz dans le bus, l’ont incendié et ont interdit au chauffeur de sortir. Il ne doit son second salut qu’à une personne qui passait par là et l’a aidé à sortir », a ajouté l’élu. « Ce ne sont pas des violences urbaines », a dénoncé M. Beaudet qui dénonce le climat « de violences et de menaces » au sein de la Tice où un mouvement de grève a débuté il y a une semaine.

« L’intention était claire : créer un climat de terreur », a déploré de son côté, Francis Chouat, le maire socialiste d’Évry et président de l’agglomération Évry Centre Essonne, dans un communiqué.

En poste depuis 2006, le chauffeur du bus était responsable d’un syndicat non gréviste. « C’est un fait extrêmement grave, largement prémédité et avec une volonté de nuire », a indiqué le procureur de la République d’Évry, Éric Lallement. « Il est hâtif de tirer des conclusions », a-t-il nuancé, précisant toutefois que l’hypothèse d’une agression sur fond de climat social dégradé, faisait partie des pistes de travail des enquêteurs.

Selon un communiqué de la Tice publié sur son site Internet, le trafic est totalement interrompu vendredi sur l’ensemble du réseau qui transporte quotidiennement 80’000 passagers à travers le département.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 15 novembre 2013) via les Brèves du désordre

 

Bus incendié dans l’Essonne : la piste du conflit social privilégiée

Un conflit entre grévistes et non grévistes a-t-il dégénéré en l’agression d’un conducteur à l’arme blanche et l’incendie de son bus dans l’Essonne ? C’est en tout cas la piste que privilégie, samedi 16 novembre, la brigade de recherche de la gendarmerie d’Évry, chargée de l’enquête.

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Rappel des faits. Jeudi 14 novembre vers 21 heures, le bus 402 de la société Transevry, du réseau TICE, s’arrête au terminal David-Douillet du Coudray-Montceaux. Après que les passagers sont descendus, quatre hommes cagoulés arrivent en voiture et font irruption dans le bus articulé. L’un des agresseurs menace le conducteur à l’arme blanche pendant que ses trois complices posent des bouteilles de gaz dans le véhicule, qu’ils aspergent d’essence avant d’y mettre le feu. Le chauffeur, qui en vient aux mains avec ses agresseurs, parvient à s’extirper du bus en flammes, avec l’aide d’un passant. « Je me suis débattu car je n’avais pas envie de mourir dans mon bus, a-t-il raconté à BFM TV. Je n’avais pas dit au revoir à ma femme et mes parents, c’est ce qui m’a donné la force de m’échapper. »

VIVES TENSIONS ENTRE SALARIÉS

Cette agression s’est déroulée dans un climat social tendu. Depuis le 7 novembre, des conducteurs de la société TICE, qui transporte chaque jour 80’000 passagers dans vingt-et-une communes de l’Essonne, étaient en grève en raison d’un conflit portant sur leurs rémunérations et la prise en compte de l’ancienneté. Les autres syndicats ont refusé de se joindre à l’avis de grève illimité déposé par le syndicat SUD, majoritaire, générant de vives tensions entre salariés.

Le chauffeur agressé, Xavier Martins, est responsable de la FNCR (Fédération nationale des chauffeurs routiers), l’une des trois organisations syndicales qui refusaient de se joindre à la grève. « Les enquêteurs privilégient la piste d’un règlement de compte entre grévistes et non grévistes, sur fond de conflit social », explique-t-on à la gendarmerie.

« ON VA PASSER AU PLAN B »

Sur son blog, le maire UMP de Courcouronnes et président de la TICE, Stéphane Beaudet, affirme que, « la grève s’enlisant, les non-grévistes reçoivent depuis trois jours des menaces claires de grévistes, ces derniers indiquant explicitement à l’endroit de celles et ceux qui veulent juste travailler : ‘on va passer au plan B’ ». Le syndicat SUD s’est élevé contre ce qu’il considère comme un « amalgame » et a assuré que l’agression n’était « pas liée au climat social », selon Mamadou Camara, délégué syndical.

Selon Stéphane Beaudet, un des agresseurs a « tenté de poignarder le conducteur », ce dernier ne devant d’avoir la vie sauve « qu’à ses stylos accrochés dans sa veste qui ont fait riper la lame ». Une information non confirmée de sources proches de l’enquête, qui précisent que la qualification de « tentative d’homicide » n’a pour l’heure pas été retenue. L’enquête ouverte par le parquet d’Évry et confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie d’Évry porte sur des faits d’ »incendie volontaire et violences sur agent d’une entreprise de transport ».

Les collègues de la victime, qui a été hospitalisée en état de choc, ont fait jouer leur droit de retrait vendredi sur l’ensemble du réseau. La grève qui touchait le premier réseau de bus de l’Essonne depuis une dizaine de jours a elle pris fin le même jour à 20 heures après la signature d’un accord de fin de conflit.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeMonde.fr, 16 novembre 2013) via les Brèves du désordre

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