[Prisonniers en lutte pour leur dignité] Mutinerie et féroce répression à la prison de Makala (Congo Kinshasa)

RDC : mutinerie à la prison de Makala, la situation reste confuse

En République démocratique du Congo, ce mardi 2 juillet, une mutinerie secoue la prison centrale de Makala, près de Kinshasa. Selon plusieurs témoins, des tirs ont été entendus sur place, la police et l’armée se sont déployées près du bâtiment où la situation reste très confuse.

Tout a commencé vers 4 heures du matin, avec l’arrivée à la prison de militaires et de policiers lourdement armés. Selon plusieurs sources, les forces de l’ordre et de sécurité ont eu pour mission de transférer des détenus, 16 au total, vers la prison militaire d’Ondolo, qui se trouve également dans la capitale.

D’autres détenus, en nombre assez important, se sont ralliés au groupe visé, pour empêcher qu’ils sortent de la prison centrale de Makala. Vers 7 heures, les policiers et les militaires ont alors usé de la force. Ils ont lancé des grenades lacrymogènes. Des coups de feu ont été entendus pendant longtemps.

Quand la tension a baissé, une ambulance a franchi la porte de la prison et n’en est pas encore ressortie à la mi-journée. Certaines sources parlent de morts et de blessés, mais aucun bilan n’est pour l’instant disponible.

Presse néo-coloniale (RFI, 2 juillet 2013)

 

RDC : une forte tension observée ce matin à la prison de Makala

Des dizaines d’éléments des Forces armées de la RDC (FARDC) et de la Police nationale congolaise ont été déployés mardi 2 juillet dans la matinée pour étouffer une tension observée à la prison de Makala à Kinshasa. Les habitants des quartiers situés dans le voisinage immédiat ont entendu des coups de feu. Les forces de l’ordre ont aussi lancé du gaz lacrymogène pour mater un soulèvement de détenus, créant une panique dans les quartiers environnants.

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Le couloir du centre pénitenciaire de Makala à Kinshasa

Jusqu’après 9 heures (heure locale), la tension était toujours forte à la prison centrale de Makala. Tout le périmètre de ce pénitencier était quadrillé. Personne ne pouvait accéder à la prison ni trainer dans ses environs.

Des policiers munis d’armes à feu et des lance-roquettes faisaient la patrouille en dehors de la prison tandis qu’à l’intérieur des dizaines de soldats FARDC accompagnés de certains officiers militaires tentaient de rétablir l’ordre.

Difficile de dire à l’heure actuelle avec certitude ce qui est à la base de cette tension. Mais des sources proches de cet établissement carcéral indiquent qu’il s’agit d’une révolte des détenus contre des mesures prises par l’actuel directeur de la prison, un colonel des FARDC. Des mesures que les détenus estiment qu’elles violent les droits des prisonniers, soulignent les mêmes sources.

Des sources officielles parlent d’un « simple contrôle de routine ». Aucune balle n’a été tirée, selon elles. Seul le gaz lacrymogène a été utilisé, précisent-elles.

C’est pour la deuxième fois en l’espace de deux semaines qu’un soulèvement des prisonniers est signalé à la prison centrale de Makala.

Presse pseudo-indépendante (Radio Okapi.net, 2 juillet, 2013)

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