Luttes de classe au Cambodge (2)

Des ouvriers du textile au Cambodge licenciés après une grève

Près de 300 ouvriers cambodgiens du secteur de la confection salariés d’une entreprise sous-traitante de Nike ont été licenciés pour avoir pris part à un mouvement de grève qui a donné lieu à des heurts avec la police, a-t-on appris de sources syndicales.

Des milliers d’ouvriers de la compagnie Sabrina Garment Manufacturing étaient en grève depuis le 21 mai à l’appui de revendications salariales. D’après un syndicat, 288 ouvriers ont été licenciés les 6 et 7 juin pour avoir participé à la grève.

Selon les lettres de licenciement vues par Reuters, les ouvriers ont été renvoyés pour avoir enfreint le code du travail et le règlement interne de l’usine lors des manifestations des 27 mai et 3 juin, qui ont donné lieu à des affrontements avec la police. L’entreprise n’a pas souhaité faire de commentaire.

Le Cambodge, où le secteur textile emploie 300.000 personnes, est généralement considéré comme un pays modèle dans le domaine de la fabrication de vêtements à bas coût, parce que l’Organisation internationale du travail (OIT) y surveille les conditions de salaires et de travail.

Le nombre de grèves — 134 — a toutefois presque quadruplé l’an dernier, selon la Garment Manufacturers Association of Cambodia (GMAC), l’association du secteur.

Depuis le début de l’année, 48 mouvements de grèves ont été comptabilisés, soit déjà plus que pour toute l’année 2011.

Presse esclavagiste (Reuters, 11 juin 2013)

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