[Marseille] Fin du Tableau Noir, début de … ?

http://juralib.noblogs.org/files/2013/03/0324.jpgSur la fin du Tableau Noir

Le Tableau Noir n’est plus, après six mois, plus vécus comme six ans pour nous, c’est fini.

Les faits : expulsables à n’importe quel moment à partir du 16 mars nous avions déménagé la plupart de nos affaires et attendions l’arrivée de la police sous peu.

Première alerte le mardi 19 mars, 6h30. La moitié de l’équipe dormant dans notre nouveau lieu (plus de nouvelles sous peu), on arrive devant à 7h et constatons qu’il n’y a plus de policiers sur place… Pourtant 10 minutes auparavant il y avait un fourgon de gardes mobiles et des hommes devant en tenue de combat, flash balls à la main… Nous évacuons donc nos derniers objets personnels et on s’installe pour les attendre, une partie d’entre nous devant attablé avec du café, d’autre à l’intérieur du bâtiment.

Vers 15h une personne vient nous avertir : son amie qui bosse au tribunal l’a prévenue qu’ils allaient arriver en force “pour donner une leçon”. On apprend également d’une voisine que la sortie de derrière par laquelle on comptait filer au besoin était surveillée par les keufs le matin même vers 5h30… On prend collectivement la décision de quitter les lieux (à tort ou à raison, le débat reste ouvert) n’estimant pas utile un cassage de tronche en règle par les forces de l’ordre. En partant on laisse les lumières ainsi que les radios allumées dans l’espoir qu’en revenant, ils pensent qu’il y ait encore du monde à l’intérieur. Ayant “remarqué” le nombre impressionnant de civils et de RG qui nous mataient on a feint de parler avec du monde par les fenêtres, de leur donner des choses, etc. etc…

Le lendemain à 6h30 la cavalerie arrive : une trentaine de GiPN sont arrivés par les toits des immeubles avoisinants, une cinquantaine de CRS ont bloqué la rue Saint-Savournin aux voitures et aux piétons. Ils ont galéré pendant une vingtaine de minutes sur les portes puis finalement sont passés par une fenêtre au premier…

Maintenant il y a quatre vigiles et un chien postés dedans 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. On nous a rapporté le fait qu’ils ont muré plusieurs portes et fenêtres. On verra bien si les travaux débutent…

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Le Tableau Noir, centre social autogéré, 29 mars 2013

 

À l’école saint Savournin, c’est jour d’expulsion pour Tableau Noir

Une bâche recouvre désormais la façade du 60 rue Saint-Savournin dans le quartier de la Plaine. En effet, les policiers sont attendus d’un moment à l’autre pour expulser le collectif du Tableau noir. Depuis octobre, une quinzaine de personnes occupent illégalement cette école élémentaire fermée depuis deux ans qui devrait être rénovée pour accueillir des élèves en septembre.

Pour autant, les « squatteurs » rejettent ce qualificatif. Ils avaient mis en place un certain nombre d’activités artistiques et présentaient le lieu comme un « centre social autogéré ». Le député-maire PS Patrick Mennucci avait bien essayé de trouver une solution « à l’amiable » avec le collectif, qui lui avait refusé l’entrée dans le bâtiment. Lors du dernier conseil municipal, Fin février, La Provence faisait état de tags en lien avec Tableau Noir près du domicile de l’élu. Selon Morgane Turc, adjointe d’arrondissement déléguée aux écoles, « le problème de cette école, ce ne sont pas réellement les squatteurs mais le report à répétition du début des travaux ».

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Bien que peu bavards avec les journalistes, les membres du Tableau Noir avaient ouvert leurs portes à LCM le mois dernier. – VOIR LA VIDÉO

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Clémentine Vaysse, MarsActu.fr, 19 mars 2013)

 

Des tags insultants près du domicile de Patrick Mennucci

En représailles à l’action qu’il mène pour faire évacuer un groupe anarchiste qui squatte depuis des mois l’école municipale en travaux de la rue Saint-Savournin à Marseille (1er), le maire PS de secteur, Patrick Mennucci, a eu droit à des tags insultants à proximité de son domicile du Vallon des Auffes (7e). Le maire a pourtant dûment saisi la justice.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LaProvence.com, 24 février 2013)

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