Mobilisation contre un rassemblement néonazi à Toul, samedi 23 mars

Mobilisation contre un rassemblement néonazi à Toul, samedi 23 mars

Samedi 23 mars aura lieu un rassemblement néonazi à Toul sous prétexte de fêter la Saint Patrick.

Le CAFAR, Comité anti-fasciste et antiraciste, demande à M. le Préfet de Meurthe et Moselle d’interdire ce rassemblement qui est annoncé sur internet au même endroit que le précédent rassemblement du 8 novembre 2012

Il est donc impossible d’arguer du caractère privé de cette soirée pour ne pas l’interdire ou pour ne pas réagir et ne pas faire constater les éventuelles infractions,

Le CAFAR déplore également l’absence de réaction des responsables politiques locaux.

Toul deviendrait-elle une base arrière pour tous les néonazis européens ? Ce n’est en effet pas la première réunion de ce genre et ce ne sera certainement pas la dernière devant une telle passivité des responsables politiques et des responsables de l’État. Faudra t-il attendre des débordements tragiques pour interdire définitivement des rassemblement néonazis à Toul ou dans le département de la Meurthe et Moselle ?

Communiqué du CAFAR

Leur presse (Humanite.fr, 21 mars 2013)

 

Toul sous haute surveillance

Toul. Il n’y aura visiblement pas de mauvais remake néonazi à Toul ce soir. Moins de cinq mois après l’arrivée aussi inattendue que massive dans la commune de quelque 1.500 néonazis, venus de toute l’Europe, pour célébrer le 20e anniversaire de la délégation allemande « d’Hammerskin nation », les autorités ont pris aussitôt les devants, en apprenant l’organisation ce soir de la Saint-Patrick dans le même hangar de la zone industrielle de Toul, « La Taverne de Thor », et par la même association, « Le Chardon ».

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Hangar de Toul où des néonazis avaient organisé un rassemblement pour la Saint-Patrick

« Très attentive à l’annonce de cet événement », le maire de Toul, Nicole Feidt a directement évoqué la situation ces dernières heures avec le procureur de la République, le préfet et le sous-préfet. La préfecture a d’ailleurs pris directement contact avec les organisateurs : « Ils ont garanti qu’il ne s’agirait pas du tout du même type de manifestation qu’en novembre et qu’ils ne dépasseraient pas le seuil maximum autorisé de 274 personnes pour cette soirée privée. » Les responsables du Chardon verraient même là « la dernière manifestation avant qu’ils ne quittent définitivement le département ».

Pour autant, des renforts policiers sont déjà annoncés pour une surveillance discrète et une sécurisation bien visible des abords de la zone industrielle. Un dispositif que les pouvoirs publics estiment suffisamment dissuasif pour éviter tout débordement ou dérapage.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (EstRepublicain.fr, 23 mars 2013)

 

Lorraine : 1500 néo-nazis européens ont fait (tranquillement) la fête samedi soir

La ville de Toul, en Meurthe-et-Moselle, a accueilli à son insu un rassemblement de 1500 néo-nazis venus en majorité d’Allemagne, dans la nuit de samedi à dimanche. Venus célébrer le 20e anniversaire de la Délégation allemande d’Hammerskin Nation, le plus important groupe néo-nazi en Europe, les militants extrémistes avaient loué au dernier moment un hangar dans une zone industrielle, pour y organiser une série de concerts de métal jusqu’au petit matin.

Un dispositif policier a été rapidement mis en place autour du site pour empêcher tout débordement, mais aucune interpellation n’a eu lieu.

Les autorités françaises mises « devant le fait accompli »

C’est un journaliste allemand, infiltré dans un des groupuscules, qui a raconté la soirée dans le Berliner Zeitung, un récit repéré ce jeudi par France 3. Empêchés par la police de se réunir à Volmunster, en Moselle, les néo-nazis venus d’Allemagne, d’Autriche, de Suisse et de France, se sont finalement repliés sur leur plan B, Toul, où ils avaient loué un hangar à un particulier, en pleine zone industrielle. Un jeu de « cache-cache » habituel pour ce genre de soirée, où les invités reçoivent les informations au fur et à mesure.

Ce rassemblement semi-improvisé a, comme lors de l’édition 2009 à quelques kilomètres de là, pris de cours les autorités françaises. La mairie a même été prévenue… par un journaliste suisse bien informé. « Il a appelé samedi soir pour avoir une réaction de Mme le maire sur le rassemblement en cours, alors qu’on ne savait strictement rien », explique le directeur de cabinet Dominique Pocreau, interrogé par leparisien.fr. « Dès qu’on a su ça, on s’est rapproché des services de police, mais eux aussi venaient d’être mis devant le fait accompli ».

Le préfet de Meurthe-et-Moselle, a en effet été alerté un tout petit peu plus tôt « d’un important mouvement de cars » selon la préfecture. Une fois les cars et les centaines de voitures arrivées à Toul, « le préfet a donc pris les dispositions nécessaires au niveau du dispositif de sécurité ». « Une compagnie de CRS de Jarville et des policiers ont été déployés autour du hangar. Et la gendarmerie a été alertée mais n’a pas eu à intervenir » explique-t-on encore de source préfectorale.

Pas de troubles à l’ordre public

Aucun représentant des forces de l’ordre n’était en revanche dans la salle, où, selon le récit de la presse allemande, les skinheads faisaient tranquillement l’apologie du nationalisme blanc et de l’antisémitisme. Ce qui s’est passé ce soir là dans le hangar tombait sans doute sous le coup de la loi française, mais la priorité des autorités était bel et bien l’ordre public. Le rassemblement ayant lieu dans un lieu privé, et, qui plus est, dans une zone industrielle, « il n’y avait pas de risques pour la population civile », explique ainsi la préfecture. « La fête a pris fin à 5h30 du matin et ils sont tous repartis, il n’y a eu aucun débordement, ni aucune dégradation », assure-t-elle.

La relative tranquillité dont ont joui les skinheads lors de cette soirée suscite un certain remous en Allemagne. Un eurodéputé a ouvertement critiqué la coopération policière entre les deux pays et la sous-estimation du mouvement Hammerskins, qui dispose en France d’une section active, la « Crew 38 ».

La mairie de Toul, de son côté, envisage de contacter très rapidement le propriétaire du hangar loué. « Il faut qu’on discute avec lui des normes de sécurité, on ne peut pas faire n’importe quoi dans une zone industrielle », explique Dominique Pocreau qui ajoute qu’« on n’aurait pas manqué de chercher une responsabilité du maire s’il y avait eu un accident ».

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeParisien.fr, 8 novembre 2012)

 

Toul. 1500 néonazis réunis dans un hangar

« Nous n’avons pas donné d’autorisation pour ce type de rassemblement puisque rien ne nous a été demandé! » Averti par un journaliste suisse, le maire, Nicole Feidt, a été tout simplement mis devant le fait accompli en soirée. Dominique Pocreau, directeur général des services de la Ville de Toul, concède néanmoins que le rassemblement organisé dans un hangar du pôle industriel Toul-Europe aurait bel et bien attiré, dans la nuit de samedi à dimanche, « quelque 1500 néonazis européens » pour la soirée Hammerfest 2012. Une manifestation marquée par des concerts de « white power music », faisant la promotion du racisme et de l’antisémitisme.

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C’est dans cette rue du Pôle industriel Toul-Europe que s’est déroulée, samedi, la soirée Hammerfest 2012 en présence de 1500 néonazis venus de toute l’Europe.

De nombreuses voitures allemandes

En sous-préfecture de Toul, Hubert Espiasse confirme : « Nous avons appris la tenue de cette manifestation à Toul par les services de renseignements, samedi en milieu d’après-midi. Mais l’association qui avait loué le hangar, dont le président est originaire du Toulois, nous avait annoncé une centaine de participants seulement. Nous avons donc mis en place un dispositif de surveillance traditionnel pour éviter tout débordement, mais au fil de la soirée, les nombreuses voitures, venues majoritairement d’Allemagne, ont donné une tout autre ampleur à ce rassemblement. Nous avons donc été contraints de gérer la situation. En conséquence, des effectifs de police et CRS ont été mobilisés : soit 72 agents au total. Aucun débordement n’a été toutefois signalé, tout juste une ivresse publique pour une personne sortie à pied de ce concert. »

Après avoir initialement programmé cette Hammerfest en Suisse, les organisateurs avaient visiblement cherché un autre point de chute après son annulation par les autorités helvétiques : « Ils ont d’abord cherché à l’organiser en Italie, puis en Alsace, en Moselle et enfin ils sont venus à Toul », constate le sous-préfet en précisant « qu’il ne comptait pas en rester là… » La municipalité de Toul non plus d’ailleurs : « Nous allons également saisir le propriétaire et le locataire de ce hangar industriel dont la capacité d’accueil ne dépasserait pas 150 personnes mais qui n’a surtout pas vocation à accueillir du public, même dans un cadre privé. Le fait, en outre, que la Ville de Toul soit associée à ce style de manifestation extrémiste n’est vraiment pas bon pour son image. »

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Lionel Madella, Republicain-Lorrain.fr, 9 novembre 2012)

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