[Le chômeur avait un nom] In memoriam Djamal Chab

Dans un premier ce chômeur n’avait pas de nom, comme pour le Malien tué par la police et la personne qui a été tuée dans une explosion dans une usine nucléaire, il a fallu chercher pour connaître l’identité de ces personnes. À Nantes il s’appelait Djamal Chab.

Si « tout a été fait avec humanité » cela veut dire que ce sont les règles qui sont inhumaines.

Pour essayer de comprendre, il faut se replacer du point de vue du contrôle social : C’était un « fraudeur ! »

Il n’avait pas déclaré une période de travail en intérim et avait continué à percevoir ses indemnités chômage. Pôle Emploi lui a demandé de rembourser ce trop perçu. Sa période de travail non déclarée ne pouvait pas être prise en compte dans ses droits, pourtant comme tout salarié du privé il avait cotisé pour cela.

La somme en jeu était de 600 euros. Au même moment on apprend que Carlos Ghosn gagne 36’000 euros par jour et qu’il propose de reporter une partie de ses gains pendant 3 ans et qu’il ne gagnerait que 26’000 euros par jour si les ouvrie-ères acceptent son chantage à la « compétitivité ».

La France socialiste pue et refuse de se regarder dans le miroir, le capitalisme continue sa ronde infernale.

Philippe Coutant – Nantes, le 15 février 2013 / Infozone, liste d’information pour la France sauvage

 

Nantes : Premier rassemblement pour que Djamal Chaab, chômeur immolé ne soit pas mort pour rien

Quelques dizaines de personnes ont tenté de se rassembler devant le Pôle Emploi où Djamal Chaab, chômeur en fin de droits d’indemnisation s’est immolé la veille.

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Les lieux étaient bouclés par la police, une dizaine de fourgon CRS selon les personnes sur place et des fouilles systématiques. Plusieurs dizaines de journalistes étaient aussi présents. Une participante témoigne.

Il devait y avoir une quarantaine de militants, le même nombre de CRS formant un périmètre protégé autour du Pôle Emploi (fermé) et beaucoup de journalistes désœuvrés (imaginez une quarantaine de militants dans une zone indus à plus de trente mètres du lieu visé). L’ambiance était un peu morose, une indignation froide, heurtée par le déni d’expression des forces de l’ordre. Un dégoût. Franchement, l’agglutinement des journalistes faisant peine à voir.

Beaucoup de ceux qui n’ont pu participer dénoncent la précarité et souhaitent que le geste désespéré de Djamal n’est pas servi à rien. Un nouveau rassemblement est ainsi organisé à Nantes ce samedi 17 février à 15h Place Royale. Une journée nationale de rassemblement devant tous les Pôles Emploi pourrait ensuite suivre le mardi 20 février. (…)

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Le Pôle Emploi de Nantes Est sous surveillance à l’annonce du rassemblement

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Raphaël Rezvanpour, ActuaLutte.com, 14 février 2013

 

Clermont-Ferrand : le Pôle Emploi occupé après le suicide d’un chômeur à Nantes

(…) Le suicide par immolation d’un chômeur hier à Nantes a suscité une onde de choc dans le pays en pleine période de crise.

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Dans la capitale auvergnate, une quinzaine de militants associatifs (Chomactif et Mouvement National des Chômeurs et Précaires) a décidé d’occuper la direction du Pôle Emploi, avenue Michelin à Clermont-Ferrand, pendant deux heures, pour alerter sur la gravité de la situation. Ils sont parvenus à rencontrer le directeur pour lui faire connaître leurs revendications : augmenter les moyens pour « améliorer l’accueil du Pôle Emploi » et instaurer un revenu minimum pour tous. (…)

Presse esclavagiste (LaMontagne.fr avec l’Agence Faut Payer, 14 février 2013)

 

Nantes. 170’000 € grugés à Pôle emploi depuis la prison

Six hommes et une femme ont comparu, ce jeudi après-midi, devant le tribunal correctionnel de Nantes, soupçonnés d’avoir escroqué 170 000 € à Pôle emploi. L’un d’eux agissait depuis la prison.

Faux documents

Particularité de ce dossier : les faux documents permettant de toucher les allocations ont été édités depuis un ordinateur du centre de détention par un escroc qui y purge une peine.

Les « bénéficiaires » de ces documents, jugés pour escroquerie, parlent de « kits Pôle emploi ». Ils contenaient des faux bulletins de paye et des lettres de licenciement bidon. À leur sortie de prison, ils présentaient ces documents à Pôle Emploi. L’un d’eux a ainsi perçu 40 000 € sans avoir travaillé.

De lourdes peines requises

Au lendemain du suicide d’un homme désespéré s’immolant devant Pôle Emploi, à Nantes, le procureur, Yann Richard, s’est appuyé sur la dramatique actualité pour ouvrir son réquisitoire.

« L’actualité démontre que beaucoup de Français qui ont bel et bien travaillé se retrouvent dans des situations dramatiques. Des gens commettent des actes irréparables faute de sous pour se nourrir… Je ne trouve pas ça drôle du tout de prendre indûment près de 200’000 € à Pôle Emploi. »

Il a requis de lourdes peines, jusqu’à 3 ans ferme, selon les casiers judiciaires des sept prévenus. Délibéré le 28 mars.

Presse carcérale (Franck Dubray, Ouest-France.fr, 14 février 2013)

 

Chômeur immolé à Nantes : la famille dit son incompréhension

Une infinie tristesse et une profonde incompréhension. Attablés dans leur cuisine, les beaux-parents de Djamal C., ce travailleur précaire en fin de droits de 41 ans qui s’est immolé par le feu mercredi après-midi devant son agence Pôle Emploi de Nantes (Loire-Atlantique), ressassent leur désarroi face à ce geste tragique. « J’avais beaucoup d’estime pour lui. Il nous a flingués », souffle son beau-père très affecté par la disparition de ce gendre « honnête, droit, poli et intelligent ».

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« On l’a aimé et il nous aimait aussi », renchérit son épouse, au bord des larmes. Il y a cinq ans, leur fille Nicole avait rencontré Djamal en Algérie. À l’époque, ce fils d’un tailleur réputé de Sidi Bel Abbès travaillait dans le monde du théâtre, à la confection des décors. Le couple s’était ensuite marié en France avant de s’installer dans un quartier tranquille de l’est de Nantes. Il avait noué de nombreuses amitiés. « Djamal s’était beaucoup impliqué auprès de la famille de l’un des otages enlevés au Niger. Il les aidait à faire des traductions en arabe », insiste la mère de son épouse.

Éplorés, les beaux-parents de Djamal tiennent avant tout à restaurer son honneur. « On a entendu certains dire qu’il travaillait au noir, c’est totalement faux, s’étranglent-ils. Il enchaînait les missions d’interim à chaque fois qu’il le pouvait. C’était un gros bosseur, très apprécié par ses employeurs. » Depuis plusieurs mois, cet homme qui avait suivi une formation en chaudronnerie œuvrait de nuit pour une entreprise de transports. « Il faisait de la manutention. Il avait travaillé tout le mois de décembre mais c’était plus calme en janvier. Il ne rechignait jamais à la tâche », ajoutent-ils.

Selon les premiers éléments de l’enquête, ce salarié à temps très partiel aurait en fait omis de déclarer certaines heures à Pôle Emploi. Et c’est en voulant obtenir ses droits à l’assurance chômage que sa situation aurait basculé. « On lui a demandé de rembourser le trop perçu mais il a surtout été victime de la double peine puisque, dans ces cas-là, l’ouverture des droits à indemnisation est retardée », raille Julien Chaillou de la CGT Pôle Emploi.

Écœuré, Djamal avait alors annoncé son terrible geste à la presse locale et à Pôle Emploi et, malgré les précautions prises, ce ceinture noir de judo est allé au bout de sa logique suicidaire. Mais autour de lui, personne n’avait perçu un tel désespoir. « C’est quelqu’un qui a toujours été très calme. Lors de son dernier passage, lundi, à l’agence, il n’a pas fait d’esclandre. Il a réclamé une copie des textes, il voulait comprendre ce qui lui arrivait. Sa colère était froide mais personne ne s’attendait à une telle issue », confie une employée de Pôle Emploi qui lui a parlé à ce moment-là. (…)

« Je sais qu’il était fatigué, notamment à cause du travail de nuit. Il avait consulté un médecin il y a environ un mois. Je lui avais dit de ne pas se laisser abattre. On était loin d’imaginer ce qui allait se passer », reprend la belle-mère de Djamal. « Je sais que ça le destabilisait beaucoup de ne pas avoir d’emploi fixe. Et puis ça rime à quoi cette histoire de remboursement d’allocations ? », enrage son beau-père. Effondré, le retraité se remémore les derniers jours. « Djamal nous a rendu visite la semaine dernière, ça faisait longtemps, se souvient-il avec émotion. Rétrospectivement, je me dis qu’il était venu nous dire au revoir. »

Presse esclavagiste (Timothée Boutry, envoyé spécial à Nantes, LeParisien.fr, 14-15 février 2013)

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2 Responses to [Le chômeur avait un nom] In memoriam Djamal Chab

  1. Texte en mémoire de Djamal, récit du rassemblement de samedi à Nantes says:

    Je suis ceinture noir de Judo. A la base je bossais dans le théâtre quand j’habitais à Sidi Bel Abbès en Algérie, je faisais les décors. Mon père est un tailleur connu là-bas…
    Il y a 5 ans je suis tombé amoureux de Nicole, et me suis arraché à mon pays pour venir vivre avec elle à Nantes, dans un petit quartier tranquille. Je me suis fais pas mal d’amis et me suis beaucoup impliqué auprès de la famille de l’un des otages enlevés au Niger. Je les aidais à faire des traductions en arabe.
    Mais niveau taf je retrouve pas la même chose ici, alors je galère pour joindre les deux bouts… Du coup j’ai enchaîné les petits boulots en intérim, la plupart de nuit, pour gagner un peu de sous en plus d’assedics que je touche. Sauf que j’en aurais omis quelques unes d’après eux, ils m’ont alors demandé de rembourser une somme d’allocations perçue, tout en me privant de mes droits au chômage. Ça à fait boule de neige, la situation s’est enlisée, j’ai eus affaire à un mur. Je n’ai pas fais d’esclandre à l’agence, ma colère était froide, je les ai simplement prévenu que je le ferai et je l’ai fais.

    Mercredi 13 Fevrier 2013 à 13h je me suis immolé devant mon agence Pôle Emploi à Nantes.

    Je les avais prévenu, ils le savaient bien, ils m’ont cru. Si bien qu’ils y avaient posté deux ou trois gardes à l’entrée. J’y suis passé mardi, avec mon bidon d’essence mais c’était fermé. Je voulais rentrer dans l’agence, qu’ils me voient, qu’ils brûlent un peu avec moi, alors je suis revenu le lendemain.
    Ce coup-ci c’est bon c’est ouvert, la patrouille est toujours là. Je me prépare dans une rue adjacente, dernière pensée à ceux que j’aime, ma femme, mes potes, ma famille… puis je fonce, je brûle, je cours, protégé par un bouclier de flamme, sur ceux qui m’ont bousillé. Ce coup-ci ils me remarquent, ils me voient, ils crient, ils ont peur ! Je retourne enfin la violence que j’ai si longtemps ingérée…

    Dans la mémoire collective, cette façon de se suicider est un moyen de dire au monde qu’il s’écroule et qu’il faut témoigner quitte à en mourir. Ce geste est un cri politique et sacré radical: à la manière des moines tibétains face à l’occupant chinois ou encore de ce vendeur ambulant tunisien, déclenchant une nuée de révolutions au Moyen Orient.

    Cet homme qui à crié à notre place la rage désespérée, brute et brûlante d’un peuple, il s’appelle Djamal Chaab, il a 42 ans. Deux jours plus tard, vendredi, trois personnes lui emboîtent le pas : un lycéen, un directeur de magasin Intersport, et un autre chômeur en fin de droits.

    Le samedi aprem, à Nantes, se tient un rassemblement en son nom, en son acte. Je descend dans la rue et croise un cortège recueilli, parsemé de roses blanches, marchant doucement le long du cours des 50 otages, en silence, ouvert par les proches de Djamal, portraits du défunt en main.
    Je m’imprègne doucement de ce silence lourd de rage et de tristesse contenues, de ce cri silencieux qui s’articule pas à pas. Je tourne la tête, quelques visages que je connais, mais chacun regarde en soi, chacun est seul, ou plutôt avec lui. Il n’y a plus de doute c’est bien une part de moi, de nous qui s’est immolée devant ce Pôle Emploi.

    Je marche doucement sur le coté du cortège, avec quelques personnes sur la chaussée, dont une en fauteuil roulant. Une voiture de flics nous colle au cul pour passer, les gens devant moi se retournent, hésitant. Je leur dis à voix basse que nous n’avons cas les ignorer, ils acquiescent après leur avoir jeté un regard de dédain par dessus leur épaule. Un type avec un blouson en cuir qui marchait avec nous depuis un moment vient nous dire de laisser passer la voiture, on comprend que c’est un flic.
    Il nous dit que c’est pour notre sécurité. On lui réponds qu’il n’ y a aucun danger, si ce n’est pour la personne en fauteuil car le trottoir, trop haut, l’empêche de quitter la chaussée étroite. Donc on refuse gentiment de s’écarter.
    Alors il aboie :« Y a toujours des emmerdeurs ! »
    On lui réponds de se taire, de dégager afin de laisser les gens se recueillir, au lieu de les insulter.

    On arrive devant la Préfecture, on passe le rond point pour se regrouper sous la colonne. On forme à présent un arc de cercle face à des amis, parents et sœurs de Djamal. Les larmes précèdent les mots, les mains viennent trouver les épaules voisines, des personnes s’enlacent et toutes les joues autour de moi rougissent et commencent à ruisseler, celles des gosses comme celles des vieilles, militants et moins militants. Une lame de fond monte de mon estomac à mon sternum, du sternum au larinx. Je choisis de ne pas résister et accueille la vague qui me submerge. Je lâche ce déferlement de rage, de tristesse, mes mâchoires se serrent. Mes yeux sont deux rivières. Sentiment d’unité profonde avec le groupe.

    En quelques secondes la situation bascule, face à moi de l’autre côté du boulevard, des bruits de klaxons aigus nous parviennent, puis des couleurs bleus, roses, des sourires, mèches blondes dans le vent, des sonnettes, tout un cortège festif de vélos… puis un drapeau que je reconnais immédiatement, celui des anti-mariage gay !!
    Les yeux embrumés, les joues toujours ruisselantes, je pouffe de rire, trouve la situation tellement décalée, tellement drôle…
    En quelques secondes les visages endoloris se tournent vers les « trouble-deuils », ma surprise de départ devient colère, et nous sommes à présent un vingtaine à fondre sur eux, à leur demander de se barrer (et en silence!), que c’est pas le moment de venir déverser leur venin homophobe et religieux, mais là vraiment pas !
    Du coup on récolte du « nous aussi on a le droit de manifester, c’est ça la démocratie ! » sur un ton gueulard, quelques sourires narquois, et même un « attendez, moi aussi je suis chômeur ! », le tout sur un redoublement de sonnettes et klaxons insupportables.
    Là on se met à sévèrement les avoiner ces familles blanches et proprettes à vélo qui défilent fièrement, mèches au vent, oppresseurs du dimanche, et grands défenseurs d’une morale violente et archaïque, drapés dans leur bon droit démocratique d’être là, face à nous.
    Les insultes partent, les bras fendent l’air, des ballons pètent et des drapeaux sont arrachés.

    En quelques secondes, deux fourgons de CRS se déchargent de leur vermine, un petit bloc de 6 ou 7 clébards bien énervés, casqués, boucliers en mains, vient au contact afin de protéger le joyeux cortège… Je vois les flics taper dans le tas, une matraque ce lève, et éclate le visage d’une personne, ça gueule, ça pousse les boucliers de plus belle, une dame tombe violemment à terre, deux jets de lacrymo badigeonnent alors le groupe.
    D’autres personnes recueillies, voyant la scène, débarquent en hurlant aux flics de se barrer..

    De mon côté, j’ai le sentiment d’être invisible, je suis derrière les CRS, submergé par la marée fière de vélos qui défilent, arrachant un drapeau par-ci, décochant un coup de pied par là, hors de moi.
    En me retournant, j’aperçois le portrait de Djamal jonchant le sol, visage souillé par une semelle de Ranger ! Là je deviens fou, je fonce dans leurs jambes pour récupérer sa photo, bouscule le flic et parviens à ramasser la photo que je viens coller à la visière du chien, en lui expliquant bien qu’il n’y est pas pour rien dans son suicide, que le monde qu’il défend est une machine à broyer des vies.

    Leur chef à côté me dit de dégager, il me pousse, je colle mon visage rouge et humide au sien, en lui exprimant mes pensées.
    Au bout de quelques secondes ils reculent sous les insultes et les crachats, s’évaporant en même temps que le joyeux cortège homophobe.

    Les esprits sont secoués par les coups et les gaz , les larmes de source policière se mélangent à celles du deuil, une flaque de sang gît sur la dalle de béton.

    Djamal Chaab est mort. Il a retourné cette violence contre lui. D’autres décideront peut-être qu’il vaudra mieux brûler les banques ou les commissariats. Parce que leur monde aussi est en fin de droits…

  2. Après les soupirs et les sueurs…
    http://www.lejournaldepersonne.com/2013/02/lhomme-de-nantes/
    Il y a les pleurs
    Une larme qui tombe par terre
    Peut transformer le paradis en enfer.
    Quand il s’agit de celui qui a atteint le paroxysme du verbe souffrir
    De l’homme de Nantes qui a décidé d’en finir
    C’est à lui que je dédie aujourd’hui tous mes délires
    Mes frémissements, mes embrasements…
    Le courage qu’il lui a fallu pour mettre fin à ses tourments
    Il a dû songer à la Saint Valentin
    Aux amours déçus de tous les pantins
    Avant de s’immoler par le feu
    Rien que pour demander l’heure à Dieu
    « Éternité… Éternité »
    L’éternité pour tout être qui assimile liberté et dignité
    Jusqu’ici, ça va… au delà, rien ne va
    C’est ça : la nouvelle Loi
    Ce n’est pas au fond d’un lit qu’on atteint les sommets de la volupté
    Mais au bord du gouffre creusé par notre société
    Qui déclare faillite à tout moment
    Toujours en cessation de paiements
    Notre société est en liquidation judiciaire
    Son pouvoir est reconnu partout déficitaire
    Elle dépose le bilan… et devient tributaire
    De l’irrationnel et du sensationnel
    Parce qu’il n’y a aucun sauveur à l’horizon
    L’homme de Nantes a enfin trouvé un emploi
    Éveilleur de consciences endormies

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