[Flics, porcs, assassins] Quand un policier sort « faire ses courses »

Marseille : un gardien de la paix en garde à vue après la mort d’un jeune

Un gardien de la paix a été placé en garde à vue jeudi matin à Marseille après la mort d’un jeune homme au cours de la nuit, à la suite d’une altercation dans une épicerie avec des fumeurs de cannabis [sic – NdJL], dont les circonstances étaient encore floues. Né en 1973, ce policier, qui travaille au sein du groupe de soutien de proximité (GSP), n’était pas en service cette nuit.

Selon les premiers éléments, vers 02h00 du matin, le fonctionnaire serait allé faire ses courses dans l’épicerie, située dans le quartier du port de commerce à la Joliette, où se trouvait un groupe de jeunes en train de fumer du cannabis. C’est alors que la rixe aurait éclaté. Dans ses premières déclarations, le policier, qui aurait bu quelques bières avant de sortir faire ses courses [sic – NdJL], selon une source proche du dossier, a expliqué que trois jeunes fumeurs de cannabis, à qui il avait fait une réflexion, auraient remarqué son pantalon de policier.

Selon une source proche du dossier, il était vêtu de son pantalon d’uniforme et de vêtements civils. L’une des sources précise qu’il aurait été frappé au visage et c’est à ce moment-là que par réflexe, il aurait sorti son arme de service. Il aurait alors été jeté à terre par une « balayette » de la part des jeunes, ce qui lui aurait fait perdre l’équilibre. C’est alors que le coup serait parti, touchant l’un des jeunes, dont l’âge n’était pas encore connu jeudi matin, à la cuisse. Emmené immédiatement à l’hôpital en voiture par l’un de ses amis présent sur les lieux, le jeune homme, atteint à l’artère fémorale, est mort quelques heures plus tard, a précisé une source proche de l’enquête.

Le policier serait quant à lui rentré à son domicile avec les bières qu’il était venu acheter, sans s’être rendu compte d’une balle avait atteint quelqu’un [sic – NdJL], selon la source proche du dossier. À l’annonce du décès, son ami a quitté l’hôpital, pris sa voiture, puis est retourné à l’épicerie dans laquelle il a encastré sa berline allemande. Âgé de 19 ans, il a lui aussi été placé en garde à vue. Selon la source proche de l’enquête, c’est l’épicier qui a donné à la police les coordonnées du fonctionnaire vers 02h30 du matin.

Jeudi matin, le volet métallique de la supérette, située rue Roger-Salengro, était abaissé et les alentours étaient bouclés par la police. Des enquêteurs effectuaient des prélèvements sur des tâches de sang retrouvées au sol. L’arme du policier a été saisie pour être transmise à la balistique.

Les GSP, rattachés à des commissariats, sont des unités d’appui de la Police nationale, qui ont pour objectif de lutter contre la délinquance de proximité. Ils sont implantés dans les grandes villes comme Lyon, Marseille et en banlieue parisienne (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne).

Leur presse (LEssor.org, « le premier journal indépendant de la Gendarmerie », 14 février 2013)

 

Le policier placé en garde en vue jeudi après la mort d’un fumeur de cannabis de 19 ans au cours de la nuit à Marseille, était « en état alcoolisé », a affirmé le préfet de police, en précisant que l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) était saisie. Le gardien de la paix a été interpellé à son domicile vers 2h30 du matin, « avec un taux d’alcoolémie qui n’a pas encore été déterminé », a précisé Jean-Paul Bonnetain, au cours d’une conférence de presse à l’hôtel de police. (…)

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 14 février 2013)

This entry was posted in La police travaille, Violences policières et idéologie sécuritaire and tagged , , . Bookmark the permalink.