[Le mauvais côté] Mise à jour du blog

Par les routes non balisées

Qui nous sommes

Le mauvais côté : un lieu de rencontre, une proximité. Par dessus tout une activité. Tout cela de façon informelle et conjoncturelle. Mais nécessaire. Jusqu’à ce que nous la considérerons superflue. Cette activité est le produit de la confluence d’expériences diverses, d’une convergence et d’une perspective sur le présent.

Ce qui nous intéresse : le mouvement réel qui abolit l’état des choses présentes. C’est-à-dire la « banalité » du cours quotidien de la lutte des classes. C’est-à-dire la contradiction entre le prolétariat et le capital comme porteuse du dépassement positif : l’abolition du mode de production capitaliste et la production du communisme. Un chemin qu’on ne pourra connaître seulement qu’en le parcourant. Avançant pas à pas. Un chemin dont nous n’avons qu’une certitude : il devra mener à une rupture.

Aucune « tendance ». D’une part, ce que le prolétariat « est » — dans le mode de production capitaliste. La contradiction telle qu’elle se reproduit normalement tous les jours. D’autre part, l’abolition des classes — le prolétariat y compris. Que ce dernier peut produire en tant qu’action de classe. Une relation non progressive. Non évolutive. De rupture.

Notre priorité : développer une critique. La rendre incontournable. De toute une période historique de la lutte des classes : croissance des luttes revendicatives, instauration d’une période de transition, application du programme révolutionnaire. Les conseils. Le parti. L’autogestion. Ainsi que toutes les combinaisons possibles. Le mouvement ouvrier comme vecteur. Les formes diverses. Le contenu. Libérer le travail productif. Devenir la classe dominante. Créer les conditions du communisme.

Déconstruire ce sur quoi se fondait la diversification interne de la perspective révolutionnaire antérieure. L’unité sur la base de laquelle était possible une telle diversification. Reconstruire, sur sa ruine, une problématique différente.

Plus encore : l’analyse approfondie d’une époque. La fin de l’identité ouvrière. Une structure différente de la contradiction des classes. Le caractère moléculaire des conflits sur le lieu de travail. Leurs discontinuités. L’impossibilité d’une croissance cumulative. L’appartenance de classe comme limite et comme contrainte. À dépasser.

Ce sur quoi nous insistons : le caractère théorique des luttes. Des luttes actuelles par dessus tout. De celles qui — parfois — s’engagent. Et aussi d’autres luttes. Pour nous l’exigence d’une tension permanente à une compréhension concrète. C’est possible si l’on traverse les déserts de l’abstraction. Susceptibles de produire des effets. Sans recettes préétablies. Au-delà de toute attente et de tout activisme. Au delà de l’intervention elle-même.

S’inscrire dans la discontinuité. Avec un concept. Une boussole. Forcément provisoire. Pour s’orienter. Communisation. Abolition du capital. Et corollairement abolition des classes, de l’État, de l’argent, de l’échange. Les rapports entre individus. Au delà de la valeur et de la survaleur. Non comme objectif lointain. Ni comme un miracle du ciel. Rien de plus que comme moyen. Concrètement incarné comme mesure des luttes. Qui seront imposées par la situation.

Tout ce qui existe, mérite de périr.

Il lato cattivo

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