[Ariège] « Nous sommes nombreux à devoir nous serrer constamment toujours plus la ceinture, à faire des pirouettes pour payer les factures. Nous subissons la violence d’administrations qui nous veulent isolés et culpabilisés. Nous exigeons que celui ou celle qui passe devant ce tribunal qu’est la CST soit accompagné, qu’il y ait au moins égalité numérique entre le jugé et son jury, lors de ce moment humiliant et angoissant »

Saint-Girons. La commission de contrôle du RSA sous protection rapprochée

La commission chargée du contrôle de l’attribution du RSA s’est réunie hier, à Saint-Girons, sous protection policière. Une vingtaine de manifestants ont été tenus à l’écart.

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Manifestants et gendarmes face à face, à proximité du bâtiment où se réunissait la commission de contrôle du RSA

Une vingtaine de personnes se présentant comme des chômeurs, des locataires, des allocataires, des intermittents du travail, des travailleurs pauvres se sont rassemblées à proximité du centre local des actions pour le développement social et la santé, petite rue Villefranche, à Saint-Girons, hier matin. Ils étaient là pour soutenir certains bénéficiaires du RSA qui selon l’expression consacrée risquaient « d’être sortis du dispositif » par la commission de solidarité territoriale. Les manifestants se sont contentés de distribuer des tracs dans un quartier très surveillé par de nombreux gendarmes, visibles à proximité du bâtiment où se tenait cette réunion, mais également à certains carrefours de la cité couserannaise. Ce collectif d’autodéfense face au contrôle de l’administration a engagé la discussion avec les passants pour expliquer le refus du diktat d’un pouvoir froid et implacable. « Nous sommes nombreux à devoir nous serrer constamment toujours plus la ceinture, à faire des pirouettes pour payer les factures. Nous subissons la violence d’administrations qui nous veulent isolés et culpabilisés. Nous exigeons que celui ou celle qui passe devant ce tribunal qu’est la CST soit accompagné, qu’il y ait au moins égalité numérique entre le jugé et son jury, lors de ce moment humiliant et angoissant. »

Le même collectif a perturbé le déroulement des réunions de cette commission, au cours des dernières semaines, notamment à Saint-Girons et Pamiers, provoquant une réaction très vive du président du conseil général, Augustin Bonrepaux, et du vice-président en charge de la solidarité, André Montané. « Il ne s’agit pas d’une allocation, mais d’un revenu, rappelait Augustin Bonrepaux, dans nos colonnes, voici quelques jours (voir La Dépêche du 20 septembre dernier). Les allocataires ont des droits mais ils ont également des devoirs, dont celui de rechercher activement des pistes d’insertion »

[…] « Nous avons parfois affaire à des gens de mauvaise foi, avait conclu le président du conseil général. Face à eux, je ne durcis pas le ton. J’ai toujours dit que je ne paierai pas le RSA sans contrepartie. »

Leur presse (LaDepeche.fr, 3 octobre 2012)

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