[Ariège] Le CAFCA (Collectif d’autodéfense face au contrôle de l’administration)

Pamiers : un bien étrange collectif pour de bien obscures motivations

Jeudi après-midi, une quinzaine de personnes se sont rassemblées place de la République tout près de la pyramide.

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À l’appel du collectif CAFCA (Collectif d’autodéfense face au contrôle de l’administration), ils manifestaient leur mécontentement face à l’administration en général.

« Nous subissons constamment le contrôle et la violence d’administrations qui nous veulent isolés et culpabilisés.

Face à ceux qui nous rendent la vie impossible, nous nous organisons sans remettre notre sort dans les mains d’experts du social », indiquent-ils sur le tract distribué aux passants.

Chômeurs, locataires, allocataires, intermittent du travail, travailleurs pauvres, voilà à qui le message de ce collectif s’adresse.

« Refusant de se résigner face au pouvoir de cette administration froide et implacable, refusant de se considérer comme coupables d’accepter quelques miettes (à peine 400 euros par mois), nous nous sommes rendus par deux fois pour perturber la tenue de commission de solidarité territoriale », poursuit le tract.

Des commissions qui évaluent la situation de personne bénéficiaire du RSA (revenu de solidarité active) et qui parfois radient certains d’entre eux pour des raisons liées aux conditions d’attribution du RSA.

Leurs exigences : que celui qui passe en commission soit accompagné.

« Nous continuerons aussi souvent que nécessaire à nous rendre collectivement dans ces commissions à Saint-Girons, à Foix, à Pamiers, et partout dans le monde et l’univers, pour qu’elles n’aient plus jamais lieu », conclut le tract.

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Le C. A. F. C. A. (Collectif d’autodéfense face au contrôle de l’administration) sera présent pour des rendez-vous publics : mardi 2 octobre à 9h devant le LIDL de Saint-Girons ; samedi 6 octobre à 14h dans le parc du tribunal à Saint-Girons. [Mailing – Note du Jura Libertaire]

Ils enjoignent toutes les personnes qui se sentent concernées à rejoindre leur mouvement en Ariège.

C’est tout ce que nous pourrons vous indiquer par rapport à ce rassemblement.

En effet, à l’image de leur moyen de pression violent, les membres de ce collectif n’ont pas permis à notre journaliste de travailler en toute indépendance comme le permet la liberté de la presse dans notre pays.

Demandant plus de précisions, elle a été congédiée et même agressée dans son véhicule alors même qu’elle souhaitait quitter le lieu de la « manifestation ».

Cette altercation violente a donné lieu à un dépôt de plainte de notre journaliste à l’encontre de ces personnes véritablement mal intentionnées.

Presse débordée (AriegeNews.com, 13 septembre 2012)

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6 Responses to [Ariège] Le CAFCA (Collectif d’autodéfense face au contrôle de l’administration)

  1. Ubu contre CAFCA says:

    Ubu contre CAFCA : la pensée sociale «normale» au temps de la dictature austéritaire
    Le Président du Conseil général du département de l’Ariège a piqué une grosse colère parce qu’un collectif d’usagers du RSA, CAFCA, dénonce comme humiliant et contre-productif les conditions de passage des allocataires en Commission de solidarité territoriale, et l’épée de Damoclès qu’elle fait peser sur des précaires tombés dans les dernières mailles du filet social. Lors d’une conférence de presse, il s’est martialement retranché derrière le respect de la loi et a lourdement insisté sur le « coût » pour les finances départementales, des Ariégeois les plus pauvres. Faisant superbement l’impasse sur les politiques austéritaires et les réformes néolibérales à l’origine de cette situation et renvoyant aux victimes de ces politiques la responsabilité de « s’insérer dans l’emploi durable », alors même que le pays compte désormais plus de 3 millions de chômeurs officiels (avec un taux de 12,1% en Ariège contre 8,4% il y a quatre ans) et que plus de huit millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté.
    la suite :
    http://blog.europa-museum.org/post/2012/09/23/Ubu-contre-CAFCA-:-la-pens%C3%A9e-sociale-%C2%ABnormale%C2%BB-au-temps-de-la-dictature-aust%C3%A9ritaire

  2. Dans la Gazette ariègeoise d’hier, Bonrepaux lache le morceau. Il avait déjà expliqué que « cette allocation est pas un revenu »(sic), qu’il faut virer du RSA, là il prétend faire bosser les RSAstes 26 heures par semaine, parce quil y a des gros problèmes d’insertion, « il y a d’une part une précarité intellectuelle, d’autre part des bac +3 » qui se laissent pas gouverner. Bref, il va s’agir de virer du monde, et aussi d’encourager les sorties « volontaires » du dispositif (ça marché déjà très bien avec 1 650 000 personnes qui ne demandent pas un RSA auquel elles auraient droit).

  3. col de la crouzette says:

    Le collectif d’autodéfense face au contrôle de l’administration (contact : caf.ca [at] laposte.net), donne rdv :
    – Mardi 2 octobre à 9h devant le LIDL de Saint-Girons
    – Samedi 6 octobre à 14h dans le parc du tribunal à Saint-Girons.

    Le changement c’est maintenant : il semble que ce soit la première fois qu’un conseil général socialiste revendique des coupures de RSA que ces responsables s’évertuent usuellement à occulter. Habituellement ils appellent ça « suspension » et ne donnent aucun chiffre, là le président du C.G, Bonrepaux, indique par voie de presse des objectifs annuels chiffrés…

  4. André Volt says:

    Est-ce qu’une adresse mail ou un numéro de téléphone peut-être utilisé pour joindre le CAFCA ?

    Les collectifs autonomes d’autodéfense, de réquisition ou d’autogestion sont en expansion. Malgré certaines critiques (que je comprend) vis à vis du lien de certains avec les institutions du vieux monde, la démarche et la finalité ne prêtent que rarement à confusion. Il faut savoir lire entre les lignes.
    Est-ce que ce sera le prochain visage de l’autonomie prolétaire ?

  5. Opodeldoch says:

    Droit de réponse de CAFCA

    Nous écrivons ce court texte pour répondre à l’article « Pamiers : un bien étrange collectif pour de bien obscures motivations », paru le 13 septembre sur le site ariegenews.com (www.ariegenews.com/news-1208-52356.html). Cet article donne bien quelques informations dans sa première partie mais se conclut par des propos mensongers. Nous voulons rétablir ici quelques vérités.
    Il n’y a pas eu d’« agression de journaliste ».
    Ce jeudi 13 septembre à Pamiers, nous nous rassemblons suite à un appel public du collectif d’autodéfense face au contrôle de l’administration, quand une journaliste s’approche et, sans même se présenter, annonce son intention de prendre des images. Nous lui remettons un tract et lui expliquons le sens de ce rassemblement ainsi que notre volonté de ne pas être filmés ni pris en photo. Elle semble extrêmement contrariée et continue à nous réclamer des images, pour soi-disant justifier sa présence au rassemblement auprès de son employeur. Pour finir, elle se met en colère et regagne sa voiture en proférant des propos méprisants selon lesquels nous méritons bien « de rester dans notre précarité ». Quelle n’est pas notre stupeur quand nous nous apercevons que faisant semblant de partir, elle nous prend en photo à notre insu ! C’est cette photo volée et mal floutée qui figure en tête de l’article. Il lui est donc naturellement demandé avec insistance d’effacer cette photo, ce qu’elle refuse catégoriquement, s’enfermant dans sa voiture.
    Nous n’étions pas réunis pour faire de belles images ou de bien inutiles scandales mais pour perturber la tenue d’une commission de solidarité territoriale – ces sortes de tribunaux administratifs qui ont le pouvoir de supprimer le RSA – et pour soutenir les personnes qui y comparaissaient. Cette action s’est d’ailleurs déroulé très paisiblement et personne, pas même l’élu qui préside la commission, n’a semblé penser que nous usions là d’un « moyen de pression violent ».
    Voilà ce qu’il en est de « nos obscures motivations », quant à « notre étrange collectif », nous souhaitons simplement nous organiser par nous-mêmes face aux administrations, y compris pour ce qui concerne la publicité de nos actions. Il est bien assez difficile de s’organiser sans chef ni médiation pour ne pas ajouter à cela la présence intrusive d’un journaliste.
    L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais nous apprenons par cet article qu’une plainte a été déposée au commissariat. Etant donné son caractère absurde et infondé, nous espérons qu’elle sera retirée dans les plus brefs délais.

    C. A. F. C. A.

  6. Opodeldoch says:

    Il n’y avait pas, à Pamiers le jeudi 13 -09, de distribution de tracts vers les passants comme il est écrit dans “ariège news” mais des personnes qui s’attendaient pour en accompagner d’autres aux convocations de la CST . La discussion était tranquille, les précaires du département se présentaient lorsqu’une dame se disant journaliste interrompit la conversation. A aucun moment elle ne se présenta ni elle ni son journal. Par ailleurs peu amicale, la dame pouvait être n’importe qui, malgré tout, une brève explication de notre démarche lui fut rapidement fournie.

    La dame insistant, très gentiment une des personne du collectif lui donna un tract . L’affaire étant engagée, ou du moins elle le pensa, elle exigea une photo, il lui fallait faire son travail de journaliste etc.etc… Or, personne n’étant venu pour une action sur la place de la République, l’ensemble du collectif refusa légitimement la prise de photos.

    Ce refus avait été très aimable pourtant la dame trépigna, s’énerva, elle n’avait pas fait 30 km pour rien, et son métier-ci et son métier-ça …. Dans son dépit, elle eu hélas quelques paroles malheureuses, des paroles parfaitement méprisantes : « les précaires qui ne se prêtaient pas à ses exigences ne méritaient qu’à rester dans leur précarité, et vlan!. C’était insultant,malgré tout le collectif la laissa partir sans broncher et retourna à ses moutons .

    Il fut très vite remarqué qu’en regagnant sa voiture, la dame prenait des photos de loin, des photos, prises de force! Indigné et agacé, un petit groupe traversa la grande place pour lui demander de les effacer , leur prise dans ces conditions frôlait la provocation. C’est à la voiture que le ton monta, la dame fit alors le choix de remonter rapidement ses portières et de fermer ses portes, sans effacer les photos bien entendu. Elle prit ensuite tranquillement son temps pour passer quelques coups de fil avant de quitter le lieu.

    Après avoir agit incognito de façon méprisante, crier “au loup! au loup!” puis déposer une plainte pour vol et agression, sans qu’il n’y ait ni vol, ni agression, écrire ensuite un article de dénigrement et ne pas “flouter” tous les visages sur la photo ne semblent pas du moins il me semble relever de la déontologie journalistique la plus rigoureuse.

    Un témoin.

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