[Bangladesh] La pire émeute ouvrière depuis juin

Bangladesh : gaz lacrymogènes de la police contre une émeute des ouvriers du textile

Au Bangladesh, ce dimanche 16 septembre, la police a tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes sur des dizaines de milliers de travailleurs du vêtement quand ils se sont révoltés dans une zone industrielle clé en dehors de Dacca, exigeant une réduction des heures de travail.

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Les travailleurs ont quitté leurs usines et rejoint la manifestation, incendiant un  poste de police et quatre véhicules de police à Narayanganj, à 20 kilomètres au sud de la capitale, ont annoncé les autorités.

« Il y avait plus de 100.000 travailleurs. Ils étaient paisibles au début, mais tout à coup ils ont pris d’assaut un poste de police à Shimrail et y ont mis le feu », a déclaré  le chef de la police Sheikh Nazmul Alam à l’AFP.

« Nous avons tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour disperser les émeutiers », a-t-il dit, en ajoutant que deux policiers ont été grièvement blessés au cours des affrontements. Il ne pouvait pas dire si et combien de travailleurs ont été blessés.

Alam a déclaré qu’une rumeur sur un meurtre d’un travailleur dans une usine à Adamjee Export Processing Zone, où sont cousus les vêtements pour les principales chaînes internationales, a suscité la protestation, ce qui oblige un grand nombre d’usines de la zone à fermer

Elle devint plus tard une émeute à part entière – la pire depuis juin quand des centaines d’usines ont fermé leurs magasins pendant plus d’une semaine – en tant que travailleurs exigé des heures de travail plus courtes, la sécurité en milieu de travail et autres avantages, at-il ajouté.

Des dizaines de milliers de travailleurs ont également bloqué une route importante, arrêté le mouvement de transport entre Dhaka et la ville portuaire de Chittagong pendant plus de quatre heures.

Les 3.000.000 travailleurs du vêtement au Bangladesh travaillent généralement 10 heures d’affilée et certains jusqu’à 16 heures par jour pour un salaire plus bas du monde en matières textiles, à partir de 37 $ par mois.

Les employés Adamjee exigeaient des garanties pour une fin de la journée de travail à 17h00.

Cette nation d’Asie du Sud a récemment émergé comme le deuxième plus grand exportateur mondial de vêtements avec des ventes de vêtements d’outre-mer garniture 19 milliards de dollars l’an dernier, soit 80 pour cent du total des exportations nationales.

Le secteur est le pilier de l’économie du pays frappés par la pauvreté, qui emploie 40 pour cent de sa main-d’œuvre industrielle.

Les protestations contre les bas salaires et les mauvaises conditions de travail sont une caractéristique récurrente de l’industrie. Le gouvernement emploie très souvent la force brutale pour réprimer les troubles dans le but de pacifier préoccupation des acheteurs sur l’expédition retardée.

Au début du mois, le géant de la mode suédoise H & M, chaîne du monde de vêtements de seconde plus importante, a exhorté le gouvernement à augmenter les salaires dans les usines d’exportation.

Traduit de l’anglais (Ahram Online, 16 septembre 2012) – Des nouvelles du front


Colère ouvrière au Bangladesh pour la réduction du temps de travail

Dans son édition du 16 septembre, le journal AAJ News indique que dimanche la police a tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes sur des dizaines de milliers d’ouvrières et d’ouvriers du textile en lutte pour la réduction du temps de travail dans une importante zone industrielle de la banlieue de Dacca.

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Les travailleuses et les travailleurs sont sortis de leurs usines pour rejoindre la manifestation, ont incendié un poste de police et quatre voitures de police à Narayanganj, à 20 kilomètres de Dacca.

Selon le chef de la police “Il y avait plus de 100.000 travailleurs” dans cette manifestation.

Des dizaines de milliers de travailleurs ont aussi bloqué une des principales autoroutes, bloquant tout transport entre Dacca et la ville portuaire de Chittagong pendant plus de quatre heures.

La protestation a commencé dans la zone industrielle Adamjee Export Processing Zone, où sont concentrés des usines textile en vue de l’exportation pour de grandes chaînes internationales, après la mort d’un ouvrier dans un accident de travail.

Le journal Daily Star, rapporte le 16 septembre, les détails de la journée du dimanche.

La manifestation a commencé à 10 heures, avec un premier blocage de route, celle de Narayanganj-Adamji-Demra. La manifestation est repartie vers 11 heures 45 en direction du croisement de  Shimrail pour bloquer l’autoroute Dacca-Chittagong alors que d’autres travailleurs bloquaient l’autoroute Dacca-Sylhet. C’est après l’intervention violente de la police pour disperser les travailleuses et les travailleurs, que la manifestation a tourné à l’émeute, les ouvriers s’en prenant à un poste de police et à des véhicules des forces de répression. On compte plus d’une quarantaine d’ouvriers blessés par la répression.

On compte trois millions d’ouvrières et d’ouvriers du textile au Bangladesh, avec des journées de travail “normales” de 10 heures, allant parfois au-delà de 16 heures, pour un salaire de 37 $ par mois. L’exportation de production textile a rapporté 19 milliards de dollars en 2011.

Les ouvrières et ouvriers de la zone d’Adamjee revendiquent que la journée de travail se termine à 17 heures.

Solidarité ouvrière, 18 septembre 2012

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