La police travaille à saintQuentin

Saint-Quentin. Après les incidents, la police réplique

Le bras de fer entre policiers et gens du voyage se poursuit. Vendredi, à l’aube, une descente a eu lieu, à la suite des incidents de mardi soir en marge d’un anniversaire.

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Régulièrement, des descentes de police ont lieu sur l’aire d’accueil (Photo d’archives).

« Ils ont réveillé tout le monde vers 6h30, ils cherchaient des gens. Mais moi je n’ai rien à voir avec cette histoire. Je n’y étais pas à cette soirée d’anniversaire », peste le propriétaire d’un terrain de la rue Ann-Morgan, dans le quartier Saint-Martin.

Vendredi, vers 6h30, il a vu débarquer les policiers dans sa propriété où sont installées quelques caravanes. Une visite qui fait vraisemblablement suite aux échauffourées de mardi soir. Les fonctionnaires avaient dû faire face aux provocations d’un groupe qui fêtait un anniversaire rue d’Aboukir.

Des tensions anciennes

Les policiers se sont refusés à tout commentaire sur la nature exacte de l’intervention matinale et sur d’éventuelles interpellations.

Ces tensions entre les forces de l’ordre et la communauté des gens du voyage ne datent pas d’hier et connaissent parfois des pics. Depuis plusieurs années, policiers et municipalité se sont toujours montrés fermes face aux débordements. Durant l’été 2008, plusieurs descentes avaient eu lieu sur l’aire d’accueil située près du stade Debrésie, après des vols de voiture.

L’année d’après, la ville avait porté plainte à la suite de l’occupation de terrain près du parc des autoroutes. Les caravanes avaient dû regagner l’aire d’accueil sous la pression judiciaire. En mai 2011, déjà rue d’Aboukir, la mairie s’était également élevée contre l’occupation de plusieurs caravanes sur ce terrain et sur des branchements illégaux sur le chantier voisin. Les occupants avaient quitté les lieux quelques heures avant l’expulsion prévue.

Cette fermeté n’est évidemment pas du goût des principaux concernés. « Si il y a quelque chose, c’est normal qu’ils viennent, tempère le propriétaire du terrain de la rue Ann-Morgan, mais là ils sont venus sans raison chez moi. Pour eux, il ne faut pas vivre dans une caravane, sinon on est suspect. »

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Olivier de Saint Riquier, AisneNouvelle.fr, 10 septembre 2012)

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