[UGTT=RCD] Les sit-in continuent dans le bassin minier (silence médiatique et militant presque total)

L’activité du transport ferroviaire de phosphate, des marchandises et des voyageurs est en forte baisse à cause du retour aux mouvements de protestation dans le bassin minier et notamment à Zanouche (Délégation Senad). « Les opérations de transport du phosphate commercial des unités de la compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) à (Redayef, Om Larayes, El M’dhilla, Kef Eddour) vers les usines du groupe chimique Tunisien (GCT) et les ports de Gabès et Sfax sont paralysées depuis près d’une semaine », a indiqué à TAP une source de la direction régionale de la Société Nationale des Chemins de Fer Tunisiens (SNCFT).

« L’activité du transport du phosphate est actuellement limitée au chargement de quantités déterminées de ce produit à partir de Métlaoui en direction de Gabès », précise la même source.

Le retour, depuis la semaine dernière, aux mouvements de protestation des ouvriers des sociétés environnementales dans le bassin minier, a provoqué notamment un arrêt de l’activité de l’usine de M’Dhilla, relevant du GCT, et un manque d’approvisionnement en eau de la plupart des unités de lavage de la CPG.

La quantité journalière de chargement du phosphate à partir de Gafsa, destinée à l’exportation ou à la production des engrais chimiques, est, depuis une semaine, de l’ordre de 8 mille tonnes contre 20 mille tonnes en temps normal.

Le trafic des marchandises et des passagers, connaît également, une paralysie totale à partir de Tozeur, à travers Gafsa, vers Sfax et Tunis, en raison des sit-in observés par des chômeurs depuis plus d’une semaine, à la station de transport ferroviaire à Zanouche, selon la même source.

La SNCFT enregistre des pertes financières estimées à près de 120 mille dinars par jour à cause de ces perturbations (baisse ou arrêt total de l’activité).

Publié par des ennemis de la révolution (African Manager, 13 mars 2012)


Pour rappel :

Les protestataires exigent l’annulation des résultats du concours et la prise en compte des conditions sociales dans les critères d’emploi. Ils demandent des « solutions sérieuses » pour endiguer le chômage dans le bassin minier, théâtre d’émeutes en 2008 et de contestation épisodique depuis.

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Inscription de Bessem Nemri sur le balcon de l'ex-commissariat de Thala (image extraite de Thalassothérapie - 2. Serait-ce le devenir des comicos partout ?, Los Solidarios, octobre 2011)

Ils mettent également en cause les syndicats [en fait, l’UGTT], dirigés par des « notables ».

« Ce sont les plus grands corrompus, ils ont gardé nos dossiers sous la main au profit d’autres », accuse Hédia Jallouli, technicienne supérieure sans emploi.

Publié par le « savoir-faire français » (Agence Faut Payer, 25 novembre 2011)

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