[Tunisie] Colère antiautoritaire à Bou Salem (Jendouba) après les inondations

Violents troubles à Bou Salem (Jendouba)

De violents troubles ont été enregistrés dimanche après-midi dans la ville de Bou Salem (gouvernorat de Jendouba), a indiqué la correspondante de TAP dans la région.

Plusieurs bâtiments officiels ont été saccagés dont le siège de la délégation de Bou Salem et le poste de police de la ville. Le tribunal cantonal de la ville et la recette de tabac ont été incendiés.

Des manifestants ont attaqué des policiers par des jets de pierres et ont violé le domicile du délégué. Des pneus ont été incendiés dans le centre ville. Le foyer du centre de formation professionnel de la ville a aussi été saccagé.

Des actes de violence similaires ont été perpétrés à Bou Salem samedi prenant pour cibles le siège de la municipalité qui abrite également le siège du comité local de gestion des catastrophes.

La circulation a été perturbée sur la route nationale N°6 où des sit-in ont été observés à l’entrée Est de la ville.  Selon des déclarations recueillies auprès d’habitants de la ville, « ces actes viennent pour protester contre la lenteur du gouvernement à intervenir face à la situation qui prévaut dans la région suite aux inondations ». Ils ont appelé à assurer la sécurité, à accélérer les travaux de pompage des eaux et à aider les familles sinistrées en attendant de trouver des solutions radicales pour la protection de la ville.

Selon certains habitants de Bou Salem certaines personnes appartenant à des courants politiques sont venues dans la ville et ont cherché à inciter les habitants à organiser des marches de protestation lundi.

Les habitants ont exprimé leur refus affirmant qu’ils sont actuellement plutôt préoccupés par d’autres urgences.

Leur presse (TAP, 27 février 2012)


Bousalem : des inondations aux bombes lacrymogènes !

Les habitants de la ville, encerclée par les eaux, manquent de tout et se sentent abandonnés par le gouvernement. Ils ont fini par mettre les feux dans certains bâtiments publics. Pour éviter le pire, police et armée entrent en ligne.

Municipalités et délégations incendiées, le siège des Recettes des impôts, le lycée mixte, le poste de police, celui de la circulation et la maison du délégué ont été saccagés. Et ce n’est pas tout. La route nationale n° 6 a été coupée à maintes reprises dans la journée, des jets de pierres et des confrontations avec les forces de la sécurité et celles de l’armée…

Voilà à quoi ressemble Bousalem dimanche toute la journée. Mais pourquoi tout cela ?

Les habitants de Bousalem (gouvernorat de Jendouba) vivent ces derniers jours un quotidien infernal à cause des catastrophes naturelles (inondations, froid, isolement…). Ils manquent de tout. Et ils attendent beaucoup du gouvernement qui, selon eux, n’a rien fait pour leur venir en aide à temps.

La visite d’une délégation ministérielle samedi à la ville a attisé encore leur colère. Ils ont cru que le chef du Gouvernement, qui était en visite dans la région, allait être à leur écoute. Or il n’a pas mis les pieds dans leurs quartiers inondés. Ceci a fait monter davantage la tension.

Dimanche, tard dans la soirée, les internautes se sont partagé de mauvaises nouvelles : un renfort de l’armée et celui de la police en direction de la ville.

Pour secourir les habitants ou pour les mater ?

Leur presse (Kapitalis.com, 27 février 2012)


La délégation de Bousalem en proie aux troubles

Le siège de la délégation de Bousalem et du poste de police ont été attaqués, ce dimanche, par des protestataires, au nombre de 400, selon Radio Shems FM.

Les manifestants ont pillé les deux édifices et chassé le délégué et des membres de la commission de lutte contre les catastrophes naturelles.

Selon des sources sécuritaires citées par le correspondant de la Radio, il y a une forte possibilité que des renforts d’unités de sécurité soient acheminés, cette nuit, vers la région.

Leur presse (AfricanManager, 27 février 2012)

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