La transaction d’échange de 800 demandeurs d’asile entre l’Australie et la Malaisie, qui a donné lieu à un accord le 25 juillet 2011, ne répond pas aux normes internationales dans la mesure notamment où la Malaisie n’est pas partie à la Convention sur les réfugiés, ne dispose ni de réglementation ni de procédure ad hoc. Human Rights Watch a écrit aux deux gouvernements pour leur dire que tout ça n’était pas bien.
Intéressant que les demandeurs d’asile et les réfugiés puissent devenir l’objet d’échanges comme les déchets, les dettes pourries ou les gaz à effet de serre. On pourrait imaginer la mise en place d’un marché avec sa bourse des valeurs fixant au jour le jour le cours mondial du demandeur d’asile. Au fond, il y a déjà cette idée dans le processus de la « ré-installation ».
Liste Migreurop, 29 juillet 2011.