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Chine : une fuite de pétrole à l’origine d’une importante contamination d’eau

PÉKIN – Une fuite d’hydrocarbures imputée à un géant pétrolier chinois est à l’origine d’une importante pollution au benzène d’un réseau d’eau du robinet dans l’ouest du pays, a indiqué samedi un officiel local cité par un média d’État.

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Des analyses menées jeudi et vendredi matin avaient détecté dans le réseau de distribution des eaux de la métropole de Lanzhou des niveaux de benzène, une substance cancérigène et incolore, vingt fois supérieurs à la limite nationale, selon des médias officiels.

La nouvelle, suivie de l’arrêt de l’approvisionnement en eau d’une partie de la ville, avaient crée vendredi un vent de panique chez les habitants, les poussant à prendre d’assaut les rayons de bouteilles d’eau minérale des magasins.

Un responsable des autorités locales chargé de l’environnement, cité par l’agence officielle Chine nouvelle, a précisé samedi qu’une fuite de pétrole par une filiale du groupe public CNPC était à l’origine de la contamination.

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Lanzhou, une nouvelle ville champignon en plein centre de la Chine

Selon lui, les enquêteurs ont ainsi retrouvé des traces d’hydrocarbures tout au long d’une conduite reliant deux usines de traitement gérées par la compagnie locale des eaux, coentreprise entre Veolia Water, filiale du français Veolia Environnement, et un partenaire chinois.

La plupart des cours d’eau en Chine sont sévèrement pollués par les rejets des exploitations agricoles et des usines qui les bordent, et les standards environnementaux que prône Pékin font l’objet d’une application extrêmement laxiste.

L’incident de Lanzhou intervient un mois après un grave épisode de pollution de l’environnement dans la région du Guangxi (sud), où des rejets de cadmium par des usines chimiques avaient contaminé des sources d’approvisionnement en eau desservant plusieurs millions de personnes.

Leur presse (Agence Faut Polluer, 12 avril 2014)

 

Chine : la presse d’État critique après une grave pollution au cadmium

SHANGHAÏ – La presse officielle chinoise a critiqué mercredi le rôle des autorités d’une région du sud du pays face à la grave pollution d’un important cours d’eau fournissant de l’eau potable à des millions d’habitants.

Des dangereux niveaux de cadmium, métal hautement toxique pour l’organisme, ont été relevés dans la rivière Longjiang, la contamination concernant un segment de 300 kilomètres.

Les autorités ont affirmé tard mardi avoir contenu cette pollution mais le quotidien China Daily a estimé qu’il fallait une meilleure surveillance des industries et que l’action des responsables locaux laissait beaucoup à désirer.

Les autorités locales doivent enquêter en profondeur sur les causes de l’accident, a insisté le journal, en estimant que ce désastre environnemental devait servir de signal d’alarme.

Les autorités ont placé en garde à vue sept dirigeants d’usines chimiques suspectés d’être responsables de rejets toxiques dans cette rivière de la région méridionale autonome du Guangxi.

Le gouvernement a mobilisé des milliers de militaires pour larguer des dispersants censés diluer le cadmium et en limiter l’impact.

Mercredi, le gouvernement du Guangxi a assuré avoir endigué la pollution après avoir obtenu des résultats probants grâce aux dispersants. Les taux de cadmium restaient toutefois 2,6 fois supérieurs à la limite maximale dans certaines zones, a indiqué la municipalité de Liuzhou.

La pollution avait provoqué une ruée sur l’eau en bouteille à Liuzhou, une ville de plus de trois millions d’habitants, ainsi que dans la commune de Liujiang, qui dépasse 1,5 million d’habitants.

Le cadmium est une substance reconnue toxique et cancérogène, qui s’accumule dans le corps humain tout au long de la vie, avec des impacts sur les reins, les os, le foie et le système respiratoire. Le cadmium est notamment utilisé dans les batteries.

Les déversements accidentels de produits chimiques avec de graves conséquences pour la santé sont fréquents en Chine, où le respect de l’environnement est encore souvent sacrifié sur l’autel de la croissance économique.

Leur presse (Agence Faut Polluer, 1er février 2012)

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