« En prison j’étais devenu un Mac Gyver pour cacher les téléphones portables » (Youv, partie 61)

Prison : quand l’État rackette les détenus…

Une société belge gère les communications des prisons françaises. Les détenus doivent débourser 250 euros par mois pour vingt minutes par jour de communication.

C’est le forfait téléphonique le plus cher d’Europe et peut-être même du monde… Il est belge, mais il concerne les détenus des prisons françaises : 250 euros par mois pour vingt minutes de communication par jour environ. Pour parler avec leurs proches, les détenus français doivent utiliser les bons vieux téléphones fixes dans chaque établissement pénitentiaire, à des horaires précis. Souvent dégradés, leur nombre peut varier selon les maisons centrales ou les maisons d’arrêt.

Depuis 2007, pour éviter le « racket » de certaines cartes téléphoniques et permettre à l’administration de faire des économies, la chancellerie a signé une délégation de service public avec une mystérieuse société belge, la SAGI, qui gère donc les communications des prisons françaises. Le principe est simple : le détenu prépaye ses communications et obtient un code pour appeler une liste de numéros préenregistrés. Du coup, pour contourner ce « racket » d’État, le trafic des téléphones portables est en plein essor : 900 portables saisis rien qu’à la prison marseillaise des Baumettes l’an passé. Officiellement, les portables sont interdits dans les prisons pour prévenir les tentatives d’évasion. Dans d’autres pays, ils sont pourtant autorisés.

Leur presse (Bertrand Benoit-Cadi, LePoint.fr, 25 mars 2014)

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