Bruxelles contre les violences policières

500 personnes manifestent à Bruxelles contre les violences policières

Quelque 500 personnes, selon la police locale, ont manifesté samedi après-midi dans le centre de Bruxelles contre les violences policières. La manifestation était organisée par « Jeunes Organisés et Combatifs » (JOC) et avait notamment comme but de dénoncer « l’impunité des policiers violents ».

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Selon les organisateurs, 80% des plaintes déposées au Comité P n’aboutissent pas et sont déclarées sans suite. Seules 3% aboutissent à un jugement. La manifestation s’est déroulée dans le calme. « Cette action s’inscrit dans le cadre de la campagne de la JOC ‘Stop Répression’, lancée il y a trois ans contre les violences policières dans la société », a indiqué Arno Leonis, membre de l’organisation. « Nous estimons que dans un contexte de crise, l’État utilise les policiers comme des outils au lieu d’apporter une réponse sociale. Les policiers ne sont dès lors plus là pour protéger la population. »

« À travers l’Europe, on constate que les gouvernements utilisent la crise pour justifier toujours plus d’austérité, qui va de pair avec davantage de répression policière pour dissuader les mouvements sociaux de manifester », a-t-il ajouté.

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Publié par des larbins de la maison Poulaga (Belga via lalibre.be, 15 mars 2014, mis à jour le 16 mars)

 

Deux agents de la police des chemins de fer arrêtés pour maltraitances

Deux agents de la police des chemins de fer de Bruxelles ont été arrêtés vendredi après-midi pour avoir humilié et volé un sans-abri, rapporte dimanche Het Nieuwsblad. Des agents de la police des chemins de fer avaient déjà été reconnus coupables de tels agissements fin février.

Les deux agents arrêtés sont basés à la gare du Midi à Bruxelles. Fin février, ils auraient obligé un sans-abri à se dénuder avant de s’emparer de son GSM, selon Het Nieuwsblad.

Le journal ne précise pas comment les faits ont été révélés mais la juge d’instruction bruxelloise Isabelle Panou a été informée de l’incident. Elle a entendu les deux agents vendredi après-midi et a demandé leur arrestation. Les deux hommes se trouvent désormais à la prison de Forest. Ils comparaîtront mardi devant la chambre du conseil, qui décidera de leur éventuel maintien en détention.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Belga via 7sur7.be, 16 mars 2014)

 

« Les violences policières restent impunies », selon la Ligue des Droits de l’Homme

C’est l’heure du premier bilan pour l’Observatoire des violences policières, lancé il y a un an par la Ligue des Droits de l’Homme.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/03/024.jpgLa Ligue des Droits de l’Homme (LDH) a dressé mercredi un premier bilan de son Observatoire des violences policières, lancé il y a un an. L’objectif d’un tel outil reste inchangé : dénoncer le comportement des quelques fautifs qui desservent la fonction et, par leurs actes, ancrent le sentiment d’impunité au sein de la population mais aussi de la profession. La Ligue est parvenue récemment à deux constats en Belgique : la criminalisation de la contestation sociale et l’impunité de fait dont jouissent les auteurs de violences policières, rappelle Alexis Deswaef, président de la LDH. Celle-ci, remplissant son « rôle de vigilance sur des situations qui portent atteinte aux droits fondamentaux  », a décidé de lancer en mars 2013 un site de recueil de témoignages (témoins ou victimes) de violences policières.

Après un an, la LDH, malgré un échantillon assez maigre de 88 témoignages validés, a tenu à dégager quelques tendances. Le site a recueilli une majorité de témoignages de «  monsieur et madame Tout-le-monde  », ce qui inquiète l’association qui voit là une banalisation et une normalisation du phénomène.

Par ailleurs, le traumatisme des victimes ou témoins directs semble non négligeable, 34 % des témoignages datant d’avant 2013. Cette importante part de récits du passé confirme, selon la Ligue, que témoins et victimes n’ont jamais eu l’occasion réelle de s’exprimer et qu’ils ont le sentiment que les actes pour lesquels ils sont concernés sont restés impunis.

Seules 41 % des victimes ont porté plainte

Enfin, seuls 41 % des victimes ont porté plainte. Certaines plaintes sont adressées au Comité P dont la Ligue dénonce son manque d’indépendance. Elle rappelle à ce titre que le Comité des droits de l’Homme de l’ONU a émis des doutes quant à la capacité du Comité P à traiter dans la transparence les plaintes portées à l’encontre des fonctionnaires de police. La LDH se montre satisfaite de ce premier bilan. Le but n’est pas de recenser de façon exhaustive les cas de violences policières en Belgique francophone mais bien de faire réagir les pouvoirs publics qui ont tendance à camoufler un tel phénomène, conclut-on à la Ligue.

Outre les victimes et les témoins issus de la société civile, les responsables de l’Observatoire espèrent que les témoignages de policiers eux-mêmes (victimes ou témoins) permettront de dénoncer encore plus efficacement le phénomène. Toujours à propos des rapports entre forces de l’ordre et société civile, le juriste Mathieu Beys, par ailleurs membre de l’Observatoire des violences policières, a présenté mercredi son « manuel juridique et pratique » intitulé Quels droits face à la police ?. Il s’agit d’une description des pouvoirs de la police et de leurs limites, explique l’auteur. Le grand public pourra trouver une information «  de manière claire et accessible  » autour de thèmes multiples comme le contrôle d’identité, l’arrestation ou encore les écoutes.

La Ligue a rappelé qu’elle participerait à la manifestation contre les violences policières, organisée samedi à Bruxelles par la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), dans le cadre de la journée internationale contre les « brutalités policières ».

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Belga via LeSoir.be, 12 mars 2014)

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