[Bangladesh] Malgré un relèvement de salaire, les ouvriers ne lâchent rien

Bangladesh : les patrons du textile consentent à relever les salaires

Le patronat du secteur textile au Bangladesh a déclaré jeudi 14 novembre avoir accepté d’augmenter de 77 % le salaire minimum, mais la police a eu recours dans le même temps aux gaz lacrymogènes et aux balles en caoutchouc pour disperser de nouvelles manifestations d’ouvriers réclamant des augmentations plus fortes.

Le Conseil officiel des salaires du Bangladesh a proposé de relever à 68 dollars par mois le salaire minimum, à la suite d’une série d’accidents mortels survenus cette année dans les ateliers textiles, qui ont braqué l’attention de la communauté internationale sur les mauvaises conditions de travail et les très bas salaires dans ce secteur.

Les patrons des entreprises textiles ont accepté la proposition du Conseil mercredi soir, lors d’une rencontre avec la première ministre bangladaise, Cheikh Hasina.

DES OUVRIERS DANS LA RUE

Des ouvriers réclamant un salaire de 100 dollars par mois sont descendus dans les rues manifester jeudi, bloquant de grands axes et s’en prenant à des ateliers de la zone industrielle d’Ashulia, dans les faubourgs de la capitale, Dacca. La police a eu recours aux canons à eau et a tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, ont rapporté des témoins. Plus de 50 personnes, dont des policiers, ont été blessées. « Nous continuerons de manifester jusqu’à satisfaction de nos revendications », a dit un protestataire.

Les ateliers d’Ashulia fournissent des marques occidentales comme Walmart, H&M, Gap et Eagle Outfitters. Le Bangladesh est le deuxième exportateur au monde de textile, secteur employant environ quatre millions de personnes dans 3200 usines.

Leur presse (LeMonde.fr avec Reuters, 14 novembre 2013)

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