[Solidarité avec les barricadiers d’Amiens-Nord !] « C’est l’acharnement de la police et de la justice qui a poussé ce père à passer à l’acte »

Il s’immole par le feu au cœur de Fafet

Un père désespéré par ce que vit sa famille depuis les émeutes à Amiens-Nord en août dernier, s’est immolé par le feu, mardi, au kiosque de la rue Fafet.

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Hier, au palais de justice, des membres de la famille de Foued Hadji et de M’Hamed sont venus se plaindre de ce qu’ils nomment « de l’acharnement ».

Depuis les émeutes du 14 août dernier dans le quartier Nord, ce père de famille n’avait jamais fait parler de lui. Foued Hadji était resté discret malgré le sort qui a été réservé à sa famille. Mais mardi en fin d’après-midi, cet homme de 53 ans a craqué. Il s’est rendu au kiosque de la rue Fafet et s’est aspergé les membres de white spirit, avant de s’enflammer.

Grièvement brûlé aux bras et aux jambes, l’homme a été évacué au centre des grands brûlés du CHU de Lille. Hier, sa famille ne disposait pas de nouvelles rassurantes : « Il est plongé dans un coma artificiel. On nous a juste dit que ça pouvait durer huit jours. On espère qu’il va s’en sortir car il a déjà assez souffert comme ça », souligne un membre de sa famille.

Le 9 août dernier, son fils Nadir, 20 ans, était mort dans un accident de moto. Un fait divers qui avait été souvent mis en avant pour expliquer les émeutes du 14 août.

Dernièrement, il venait d’apprendre qu’un autre de ses fils, mineur, avait été condamné à deux ans de prison ferme pour trafic de stupéfiants. Ce même garçon était déjà incarcéré suite aux violences urbaines du mois d’août 2012.

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« Il n’a pas supporté qu’un de ses fils soit condamné à de la prison ferme. Au moment où il est passé à l’acte, des témoins ont entendu qu’il criait le prénom de son fils. C’est l’acharnement de la police et de la justice qui a poussé ce père à passer à l’acte », en conclut une de ses nièces.

Hier, les services de police confirmaient qu’un homme s’était immolé par le feu dans le quartier Fafet, mais sans donner davantage de détails. L’affaire étant classée comme une tentative de suicide, fait qui hélas se produit souvent [sic – NdJL]. Sauf que cette fois-ci, il s’agissait d’une immolation sur la place publique.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Christophe Berger, Courrier-Picard.fr, 4 juillet 2013)

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