[Révolution tunisienne] Sit-in des chômeurs à Métlaoui (Gafsa)

Métlaoui : des affrontements éclatent entre forces de l’ordre et chômeurs

Des affrontements ont éclaté entre les forces de l’ordre et des chômeurs manifestant aujourd’hui à Métlaoui dans le gouvernorat de Gafsa, rapporte la radio Mosaïque FM.

Ces affrontements auraient éclaté après une tentative de la part des manifestants, participant à une marche pacifique organisée ce matin, de bloquer le départ d’un train transportant du phosphate.

Pour les empêcher, les forces de l’ordre ont du recourir à des bombes lacrymogène, mais les manifestants ont, de leur côté, riposté par des jets de pierres ce qui a eu pour effet d’envenimer la situation…

Presse contre-révolutionnaire (Webdo, 13 juin 2013 – 12h39)

 

Renfort sécuritaire à Métlaoui

« Un renfort sécuritaire a été déployé mercredi soir dans la ville de Métlaoui (gouvernorat de Gafsa) afin d’assurer une reprise des activités de la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG) suspendues depuis la fin du mois dernier », a indiqué une source sécuritaire à la correspondante de l’Agence TAP dans la région.

Des sit-in organisés par des diplômés de l’enseignement supérieur en chômage ont provoqué un arrêt total des activités de la CPG.

« Les activités de la CPG à Métlaoui ont repris, ce jeudi, à l’exception de carrière Kef Chfaier d’extraction des Phosphates », a indiqué le directeur général adjoint de la CPG Nejib Hamadi à la correspondante de l’Agence TAP.

Les sit-in organisés depuis le 31 mai dernier par des groupes de diplômés de l’enseignement supérieurs en chômage ont causé une paralysie des activités des services de maintenance, de la direction générale de la production, du centre des recherches et des études qui siègent à Métlaoui.

Un autre groupe de chômeurs observe un sit-in au niveau du département du transport, relevant de la CPG, bloquant ainsi la sortie des bus et des véhicules transportant, agents et ouvriers de la compagnie, vers les sites d’extraction et de production des phosphates, à Métlaoui, Kef Eddour et Kef Chfaier, ont indiqué à l’Agence TAP des sources de la CPG.

Presse contre-révolutionnaire (DirectInfo avec TAP, 13 juin 2013 – 15h04)

 

Qui va gagner les milliards ?

L’industrie du phosphate est en péril… Les pertes journalières se chiffrent en millions de dinars (3 milliards de nos millimes). Imaginons donc et en se basant sur ces chiffres brandis à chaque occasion les sommes astronomiques accumulées pendant des dizaines d’années et dont la population locale ne pouvait bénéficier en aucune manière ! La population réclame une part de cette richesse sous forme d’investissement créateurs d’emplois. La solution n’est pas dans les recrutements anarchiques qui ne sont pas productifs pour l’entreprise mais dans la réalisation de projets viables dans la région (…)

Commentaire de « Candide né » à l’article de Business News, 13 juin 2013 – 17h39

 

(…) les affrontements risquent de gagner de l’ampleur à la lumière d’une vague de colère constaté auprès des protestataires à Métlaoui.

Presse contre-révolutionnaire (Xinhua avec Afriquinfo, 13 juin 2013 – 18h26)

 

Tunisie : heurts entre police et chômeurs

Des heurts ont éclaté aujourd’hui entre la police tunisienne et des manifestants à Metlaoui, dans la région minière de Gafsa. La police a tiré des gaz lacrymogènes et les manifestants ont riposté en jetant des pierres lorsque des agents de l’ordre ont tenté de disperser un sit-in de protestation sur la voie ferrée bloquant le transport de phosphate extrait de la mine locale située à 300 km au sud-ouest de Tunis.

Les protestataires, dont des diplômés de l’université, réclamaient des emplois et leur intégration dans la Compagnie des phosphates de Gafsa, principal employeur dans la région riche en phosphates. Selon l’agence tunisienne TAP, les sit-in organisés depuis le 31 mai par des diplômés chômeurs ont provoqué l’arrêt total des activités de la compagnie, les manifestants empêchant le transport des mineurs vers les sites d’extraction et de production.

Des protestations ont eu lieu également ces derniers jours dans les localités d’Om Laârayes et Redeyef, théâtre en 2008 déjà d’une révolte écrasée par l’armée sous le régime du président déchu Zine el Abidine Ben Ali. Les manifestations, grèves et les occupations de locaux à répétition ont ravagé le secteur, alors que les protestataires réclament la création de milliers d’emplois au sein de la Compagnie.

Selon Romdhane Souid, directeur Général des mines au ministère de l’Industrie, les conflits ont entrainé une baisse des réserves de matières premières et des pertes de 3 millions de dinars par jour (1,5 M EU environ). Quatrième producteur mondial jusqu’à la révolution de janvier 2011, la Tunisie a connu une chute record de sa production depuis 50 ans et est en passe de perdre ses marchés traditionnels (Inde, Turquie), a dit M. Souid interrogé par radio Mosaïque FM. La production de phosphates contribuait pour 10% au budget de l’État et malgré la chute considérable des revenus, la CPG et le Groupe Chimique ont créé près de 4.500 emplois depuis la révolution.

Presse contre-révolutionnaire (LeFigaro.fr avec l’Agence Faut Payer, 13 juin 2013 – 22h32)

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