À Tolosa, ça ne passera pas

http://juralib.noblogs.org/files/2013/06/032.jpgDégradations à Toulouse : l’extrême droite se balade

Dans la nuit du Mercredi 15 au Jeudi 16 Mai, plusieurs lieux faisant vivre la solidarité et la culture alternative ont été dégradés. Des racistes ont tagué le Biératorium, tenté de briser les vitres du Communard, et salit les locaux de la CNT Vignoles avec des tags aussi pitoyable que « White pride » et des dizaines de croix celtiques – croix que nos nazillons affectionnent particulièrement pour symboliser leur appartenance à la haine.

On peut dire sans trop de risques que c’est toujours la même équipe d’individus, allant du Bloc Identitaire aux Jeunesses Nationalistes, en passant par quelques hooligans. Équipe déjà responsable  de plusieurs attaques, notamment contre le Communard et les commerces de la place Arnaud Bernard.

On se souvient de leur expédition raciste dans le quartier populaire d’Arnaud Bernard, ayant entrainé l’hospitalisation d’Andrés. Dans un autre registre, le local « Le Chat Noir » de la CNT a déjà subi des dégradations que les Jeunesses Nationalistes aiment à immortaliser sur Facebook comme une « action » pour prouver que « Toulouse est à eux ». Action aussi pitoyable que leurs activités sur Toulouse.

À ces faits nous pouvons ajouter les menaces qu’ont subi, durant la même semaine, plusieurs militants des milieux d’extrême gauche. Tentatives d’intimidation (sans effet) des militants qui luttent pour la solidarité et contre le racisme et l’homophobie.

Tout cela nous rappelle que nous devons rester vigilants contre l’extrême droite car le fascisme n’a pas besoin de local pour continuer à nuire dans notre ville. La lutte antifasciste doit être une lutte quotidienne car le fascisme gangrène tous les jours notre ville et nous devons lui opposer une résistance et une combativité quotidienne ! Tant que le capital sera debout le fascisme sera là pour détourner les colères.

Nous ne lâcherons rien, rendez-vous le 8 juin pour se rappeler que le fascisme se combat dans la rue.

Commentaire choisi :
Le soir de ces mêmes dégradations, un camarade s’est fait passé à tabac rue des Lois par la troupe de Clique. Une dizaine de coup de poing au visage. Ils l’ont repairé à la Fac de droit en train de tracter. Il avait déjà été victime de plusieurs tentatives d’intimidations (tags sur sa boite au lettre, sa porte).

Union antifasciste toulousaine, 26 mai 2013

 

Manifestation le 8 Juin !

Manifestation des jeunesses nationalistes samedi et dimanche à Toulouse (…)
Nous devons encore leur prouver que Toulouse est et restera antifasciste !
Manifestation antifasciste Samedi 8 juin 14h Arnaud Bernard !

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Un peu partout l’extrême droite revient en force avec un allié de taille : la crise du capitalisme. Au même rythme que sous le gouvernement Sarkozy s’accumulent les expulsions, les lois et mesures discriminatoires et sécuritaires. Et les classes populaires font face à une offensive sécuritaire et raciste de grande ampleur qui menace leurs droits, libertés et acquis sociaux.

Le droit de vote des étrangers est repoussé, la chasse aux sans papiers continuent et les militants homophobes défilent paisiblement dans les rues sans être inquiété par une police toujours aussi complaisante.

C’est dans ce contexte que la plupart des organisations réactionnaires continuent à vociférer leurs haines. Et pour le Bloc Identitaire, groupuscule d’extrême droite, de continuer de vouloir installer son discours raciste et nationaliste. À Toulouse, même impliqué dans plusieurs agressions dont celle ultra violente d’un étudiant place Arnaud Bernard, il tente à nouveau d’organiser la marche de la « fierté toulousaine » du 8/9 juin. Cette date, censée commémorer une bataille en 721 contre « l’envahisseur arabe » est pour eux, une référence à la soit disant islamisation de la France ainsi qu’à la reconquête du pays par les « français ».

Nous ne devons pas les laisser s’approprier cette date ! Nous réaffirmons qu’il n’y a aucun avenir dans le racisme et le chauvinisme ! Nous devons continuer à combattre l’extrême droite et tous ceux qui tentent de s’imposer à Toulouse ou ailleurs.

Nous devons faire vivre un antiracisme/antifascisme fort qui sera à même de construire l’unité entre tous pour enfin se débarrasser des véritables problèmes : le chômage, l’exploitation, les politiques racistes et sécuritaires. Nous appelons tous les antiracistes et antifascistes de Toulouse et d’ailleurs à participer à la manif du samedi 8 juin dès 14h place Arnaud Bernard pour crier haut et fort « Contre le racisme, offensive métisse et populaire ! »

Union antifasciste toulousaine, 31 mai 2013

 

Appel pour le 8 juin et les autres jours

Le 8 juin prochain défileront plusieurs groupes de fascistes dans les rues toulousaine. Ce rassemblement organisé par le bloc identitaire, souhaite commémorer une bataille en 721, contre l’envahisseur arabe. Comme d’habitude les jeunesses nationalistes et les fascistes locaux se grefferont a l’événement, avec l’espoir de prendre la rue à Tolosa.

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Affiche d’un autre rassemblement à Bordeaux le 1er juin

Inutile d’argumenter sur ce qui doit nous mobiliser, nos sensibilités sont a même de nous le rappeler.

Jeune ou vieux, d’ici ou d’ailleurs, travailleur ou étudiant, sans pap ou chômeur, libertaire, anarchiste, autonome, communiste, musicos, ultras, grapheur, teufeur,… peu importe.

Faisons Face.

Ensemble, ne les laissons pas défiler en paix. Soyons a la hauteur de nos envies, de nos idées. Harcelons les, sans répit, sans pitié.

K-way ou capuché, bonnet ou casqué, fumée, mat renforcé, petit bouclier, banderole déguisée, équipé et/ou déterminé, peu importe.

Faisons Face.

Dès maintenant, organisons-nous dans nos quartiers : Se capter, Se renseigner, Informer, Graffer et tout ce que vous pouvez imaginer. Les noms et lieux ne sont qu’une histoire de modalités.

Pas un seul chouïa de sympathie pour les condés, ils forment avec les fascistes, le même ennemie.

Le 8 juin, rdv à Arnaud B, on tient la rue et plus si affinités.

Hadjimé.

Cellules d’Action Révolutionnaire – reçu le 29 mai 2013

 

Comunicat del MPOC

Samedi 8 juin 2013 le mouvement fasciste les Identitaires se rassemble pour célébrer la bataille de Toulouse du 9 juin 721 qui vit la victoire du Duc d’Aquitaine sur les troupes Omeyyades. À cela s’ajoute les jeunesses nationalistes qui eux célébreront l’occasion avec une marche aux Flambeaux. Il n’en fallait pas plus pour que ses nationalistes français s’engouffrent dans cette brèche et transforment cet événement historique en une date dédiée à la barbarie. Dans le climat actuel délétère tout ce que ce bat monde porte de souillure se sent pousser des ailes. Outre le fait que le racisme n’est pas une ‘idée’ mais un crime, il nous semble nécessaire de rappeler rapidement à ces brutes qu’ici c’est l’Occitània.

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L’Occitània, la Terre d’Òc, a toujours entretenu des liens très fort avec Al-andalus, c’est le mélange des cultures, les échanges qui ont crée la culture occitane, celle des Trobadors au moyen-age, internationalement reconnue comme un des piliers de l’Europe moderne. Nous pouvons voir encore de nombreuses influences mahométanes dans les Églises d’Occitanie. N’en déplaise à ces barbares ce ne sont pas les musulmans qui ont volé notre liberté et ravagé notre terre mais bien des Chrétiens, Français qui plus est. Aucune Djellabah lors du gran mazèl, l’extermination du peuple de Besièrs (Béziers) le 22 juillet 1209, ni tout le long de l’horrible inquisition qu’a méthodiquement subit l’Occitanie centrale. Nous désirons aussi leur rappeler que Charles Martel ne fut pas un libérateur pour nous occitan, mais bien un conquérant, il profita des Sarrasins pour envahir notre terre et nous soumettre. Fermons ce petit rappel historique.

Mais pourquoi la montée de l’extrême droite en Europe ?

La crise générale du capitalisme, marquant les limites historiques de ce système, fait exploser le cadre traditionnel de la domination capitaliste, la démocratie parlementaire bourgeoise. Avec l’explosion des inégalités, la montée du chômage, l’exclusion, le système dévoile toutes ses contradictions et favorise la croissance du fascisme.

Pour bien cerner la montée actuel du fascisme il faut comprendre comment se maintient le système en place malgré tant de dégâts, de corruption, de trahison de la classe politique envers le peuple.

Un système quelconque ne peut se maintenir indéfiniment par la répression et la peur. La société politique, c’est à dire le besoin de l’État et de son pouvoir coercitif pour faire accepter le système d’une minorité à la majorité n’est pas suffisant et deviens à terme contre-productif. Les caméras, les puces, les tests ADN, les flics, les prisons, l’armée ne sont pas seules capables de maintenir l’ordre.

Donc, dans une société impérialiste, comme l’est l’Europe et l’hexagone, la domination passe par ce que nous appelons la société civile, c’est à dire l’intériorisation du système de la domination (la bourgeoisie) comme étant le système légitime. Les instruments qui développent cette habitude, ce consentement, sont l’éducation (écoles, facs, musées etc.) des médias, c’est ce que nous nommons l’idéologie. Par ce biais la classe capitaliste détient l’hégémonie culturelle sur l’ensemble de la société et lui fait intérioriser sa propre servitude comme légitime.

Mais que se passe-t-il donc si les tensions deviennent trop fortes dans la société, et que de plus en plus de gens se détachent de cette hégémonie culturelle dominante, que la bourgeoisie perd le contrôle de la société civile ? Si elle perd le contrôle de la ‘société civile’, elle peut perdre le contrôle de la société politique, c’est à dire de l’État. Dans ce cas-là, il lui reste la force de coercition, c’est à dire la répression : c’est dans ce cadre là qu’il faut comprendre la boulimie de lois liberticides, la bourgeoisie prépare l’appareil politico-militaire à une riposte brutale dans le cadre légal de sa démocratie. ET, parallèlement, elle tente de diviser les classes sociales et les individus qui auraient tout intérêt à s’allier, ouvriers, populations immigrés, classe moyenne en déclassement, paysannerie pauvre, travailleurs du tertiaire, etc. Elle attise la haine de l’immigré, du fonctionnaire, du jeune, pour redonner à l’État et donc à la bourgeoisie son rôle universel de pompier. Et elle regroupe autour d’elle les classes subalternes qui ont à perdre dans une trop grande désagrégation de la société et qui ont besoin de l’État pour préserver leur petit intérêt corporatiste et SURTOUT la propriété privée.

Dans ce sens, la bourgeoisie prépare le pas ultime qui lui permettrait de sauver ses intérêts pécuniaires , la contre-révolution, le fascisme. Nous comprenons donc le rôle que peut jouer l’extrême droite dans se processus, ce sont l’auxiliaire du capitalisme, de la domination. Ils sont par essence anti-populaire, contre les peuples et çà depuis toujours. Comme nous le voyons l’extrême droite est l’idiot utile du capitalisme monopoliste et il ne peut en être autrement. Ils seront toujours les derniers recours du maintient de l’état et de l’ordre actuel des choses.

C’est donc deux fois plutôt qu’une que nous devons être présent à Tolosa le 8 juin 2013 à 14 heures place Arnaud-Bernard :

  • En tant qu’occitan pour dire que ça suffit le nationalisme français (tous les nationalismes français de l’extrême gauche à l’extrême droite), que notre terre c’est le pays de la mesclanha et qu’il en sera toujours ainsi.

  • Mais aussi et bien sur en tant que révolutionnaire pour barrer le chemin à l’extrême droite, affirmer notre soutien aux croyants musulmans vivant en Occitanie, rappeler que le problèmes c’est le capitalisme et pas le Halal.

La réponse face à la montée de l’extrême droite ne peut être que politique et aujourd’hui une réponse politique c’est construire le front de lutte populaire pour en finir avec le capitalisme. Et un des premiers pas est de briser l’hégémonie culturelle dominante. Lever le drapeau d’une Occitània liura en lien avec tous les peuples de l’hexagone et du monde, c’est déjà commencer à abattre le premier mur de notre prison : l’État français et sa république.

LUTAM PER UNA OCCITÀNIA MESTISSA, POPULARA E LIBERADA !

Movement Popular d’Occitània, 5 juin 2013

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