[Qu’est-ce qui se passe à Istanbul ?] Erdogan, « tu avais peur d’Allah, maintenant tu vas avoir peur de ton peuple »

Nouvelles manifestations en Turquie

La police a tiré cet après-midi des gaz lacrymogènes pour disperser un millier de manifestants à Ankara, au quatrième jour du mouvement de contestation contre le gouvernement turc.

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Les forces de l’ordre sont intervenues alors que les protestataires, pour la plupart des jeunes et des étudiants, se réunissaient sur la place centrale de Kizilay, où de violents affrontements s’étaient déjà déroulés hier, faisant de nombreux blessés. Les manifestants ont riposté par des jets de pierres vers les policiers, aidés par des canons à eau.

À Istanbul, environ 3000 personnes ont défilé à Istanbul pour dénoncer le travail jugé partial des médias turcs au sujet du mouvement de protestation. « Presse vendue ! », « on ne veut pas d’une presse soumise », a scandé la foule, rassemblée devant les locaux du groupe de médias Dogus Holding, qui détient notamment la chaîne d’information en continu NTV.

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Les manifestants ont également protesté contre « la soumission » de nombreux groupes de presse, dont la couverture de la protestation dirigée contre le premier ministre Recep Tayyip Erdogan est jugée trop timide.

Leur presse (LeFigaro.fr avec l’Agence Faut Payer, 3 juin 2013 – 14h42)

 

Turquie : appel à une grève de 48 heures

La Confédération des syndicats de la fonction publique turque (Kesk) a lancé aujourd’hui un appel à une « grève d’avertissement » de 48 heures à compter de demain pour protester contre la répression policière des manifestations antigouvernementales de ces derniers jours.

« La terreur d’État mise en œuvre contre les manifestations massives à travers le pays a démontré une fois de plus l’hostilité du gouvernement AKP à l’égard de la démocratie », dénonce l’organisation syndicale. La confédération représente onze syndicats et quelque 240.000 adhérents.

Leur presse (LeFigaro.fr avec Reuters, 3 juin 2013 – 14h48)

 

Turquie : « il y a pas mal de barricades »

TÉMOIGNAGES – À Istanbul, la contestation contre le gouvernement conservateur ne faiblit pas.

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L’INFO. Le week-end a été particulièrement violent sur les rives du Bosphore. Il y a eu plus de 1.700 arrestations dans tout le pays. Depuis quatre jours, des milliers de manifestants défilent contre le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, le Premier ministre islamo-conservateur. Dimanche, ils ont occupé la place Taksim d’Istanbul, tandis que de nouveaux incidents ont éclaté dans la capitale Ankara. Des cortèges se sont formés dans le quartier résidentiel de Kavaklidere, à Ankara, après avoir été brutalement délogés plus tôt par la police de la place centrale de Kizilay de la capitale. Plusieurs centaines de personnes ont été blessées. Alors que lundi, beaucoup de Turcs reprennent le chemin du travail, la pression reste maximale sur le gouvernement.

« Beaucoup de personnes qui se font gazer ». Mathieu Koro était dans le cortège à Istanbul. « Il y avait une barrière humaine avec plein de gaz lacrymogènes pour qu’on ne puisse pas avancer. L’ambiance est un peu électrique. On entend des slogans contre le Premier ministre actuel », a-t-il a raconté au micro d’Europe 1. Beaucoup de Turcs continuent d’exprimer leur colère. « Il y a pas mal de barricades qui se sont formées. Il y a des personnes qui prennent les poubelles. Tous les grands axes sont bloqués. Les voitures n’arrivent pas à passer », a-t-il affirmé.

Face à une répression policière très dure, la contestation s’organise. « Il y a une mosquée qui sert d’endroits de secours. Il y a beaucoup de personnes qui se font gazer. Maintenant, c’est bien organisé. Il y a des gens avec des sprays, avec des citrons pour éviter que les gaz lacrymogènes fassent trop d’effets », a précisé Mathieu Koro.

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« Les gens marchent de très loin ». Adjé, une universitaire d’Istanbul, a également été témoin des turbulences de ces dernières heures. « Vers 3 heures ou quatre heures du matin, c’était vraiment très, très fort. Il y a eu beaucoup de pressions policières. Ils attaquent toujours dans la matinée. Ils commencent à utiliser les lacrymogènes sans arrêt. Les gens s’inquiètent. Beaucoup de gens ne savent pas ce qui va se passer dans deux jours ou dans une semaine », a-t-elle raconté à Europe 1.

Et lundi matin, la contestation ne semblait pas s’affaiblir. « Certains rentrent chez eux mais ils sont remplacés par d’autres. Les gens marchent de très loin, tous ensembles, vers la place Taksim. Ils ont des drapeaux. Les gens dansent, chantent. Il y a ceux qui rentrent de Taksim et ceux qui vont vers Taksim », a affirmé cette universitaire.

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Leur presse (Charles Carrasco avec Mathieu Charrier et Walid Berrissoul, Europe1.fr, 3 juin 2013)

 

Nouveaux affrontements entre manifestants et police en Turquie

De nouvelles violences ont éclaté dans la nuit de dimanche à lundi en Turquie entre policiers et manifestants, dont certains ont incendié des bureaux du parti AKP au pouvoir.

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Le calme semblait revenu lundi matin, au quatrième jour du mouvement de contestation, né de l’opposition à un projet immobilier à Istanbul mais qui remet plus largement en cause la politique du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

À Izmir, dans l’ouest du pays, des manifestants ont lancé des cocktails molotov sur la permanence du Parti pour la justice et le développement (AKP). Le bâtiment a été partiellement détruit, avant que l’incendie ne soit éteint, rapporte l’agence de presse Dogan.

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Manifestation à Izmir dans la nuit du 2 au 3 juin

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Les locaux de l’AKP (parti au pouvoir) incendiés lors des manifestations de la nuit du 2 au 3 juin 2013 à Izmir.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/06/301.jpgDe violents affrontements ont également éclaté à Istanbul, où les protestataires ont érigé des barricades avec du mobilier urbain et des pavés. Toutes les rues menant au bureau du Premier ministre avaient été bouclées et la police a tiré des grenades lacrymogènes pour repousser les manifestants.

Aucun bilan n’a été communiqué, mais du personnel médical a soigné des blessés dans une mosquée voisine.

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Les manifestants dégagent la police à la pelleteuse

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Dans le centre d’Ankara, la police a effectué une descente dans un centre commercial où elle soupçonnait des manifestants de s’être réfugiés, arrêtant des centaines de personnes.

Leur presse (Reuters via tempsreel.nouvelobs.com, 3 juin 2013)

 

POLICE TERROR RISES IN TURKEY

The police brutality accelerates as the resistance in Turkey strengthens. Since the sunset on June 2nd, we have been bombarded with reports and witness accounts regarding the excessive use of tear gas, rubber bullets and other means against protesters in Besiktas/Istanbul and in Ankara.

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Some of the methods the police have employed are even against the protocols of war. In the night of June 2, the police raided three medical centers treating protesters in Ankara. The police sprayed pepper gas and used force on doctors, hospitalising two of them. Then both the doctors and the injured protesters were taken to the sports hall of a Shopping Mall (Ankamall) to be kept there.

Meanwhile in Istanbul, the resistance continues on different sites. In Taksim, police do not intervene (as of June 3rd 2:30 am) and some of the protesters enjoy the occupied Taksim Square and Gezi Park. However, there are strong ongoing clashes under a violent police attack in the Besiktas district. We keep getting photos and reports about police bombarding the protesters with pepper gas and the protesters resisting. There have been serious injuries reported due to police brutality, and demands for medical help were repeated. Especially around Dolmabahce area, where the Prime Minister has an office, the use of tear gas bombs are excessive.

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What is happening in İstanbul?, 3 juin 2013 – 2h39

 

Bilan de la répression policière à Ankara

La chambre des médecins d’Ankara a publié le 2 juin un communiqué pour faire le bilan de la répression policière contre une manifestation dans la ville basse de la capitale de Turquie.

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Selon ce communiqué, la répression a fait 414 blessés parmi les manifestants dont 15 dans un état grave. Le communiqué précise également que « la masse totale de gaz tiré à in Kızılay [ville basse] et dans les environs à rendu l’air difficilement respirable, les nuages de gaz allant jusque dans les domiciles et les lieux de travail. Il y a des gens atteints d’asthme et de maladies cardiaques graves. La vie de milliers de citoyens est mise en danger ».

Le décompte précis des victimes de la répression du 2 juin 2013 est le suivant selon les sources collectées par la chambre des médecins d’Ankara :

• Hôpital Dışkapı Yıldırım Beyazıt, 12 blessé et dont 1 traumatisme crânien.

• Hôpital Numune, 30 blessés, dont 1 grave traumatisme crânien.

• Hôpital İbni Sina, 25 blessés dont deux hémorragies cérébrales.

• Hôpital Ankara, 7 blessés.

• Hôpital Hacettepe, 25 blessés dont 1 a perdu un oeil.

• Hôpital Bayındır Kavaklıdere, 2 blessés dont un traumatisme crânien.

• Hôpital Bayındır Söğütözü, 1 blessé.

• Hôpital Çağ, 70 blessés, avec des brûlures et blessures à la peau à cause des grenades à gaz, 4 membres cassés, 4 blessures au crâne.

• Hôpital Medicana, 31 blessés dont 30 officiers de police.

• Hôpital Akay, 105 blessés.

En plus, plusieurs salles d’urgence mises en place par des organisations de droits humains et des partis politiques ont hospitalisé une centaine de personnes. La salle d’urgence mise en place par la chambre des médecins d’Ankara a accueilli sept blessés dont un grave traumatisme crânien.

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Solidarité ouvrière, 3 juin 2013

 

Les manifestants turcs ne désarment pas

Ils continuent de défier le pouvoir place Taksim à Istanbul, mais aussi à Ankara, où des incidents ont éclaté.

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Des manifestants lancent des pierres sur les forces de l’ordre près de la place Taksim, samedi à Istanbul.

L’ordre de retrait donné à la police de la place de Taksim doit laisser un goût d’autant plus amer au premier ministre Recep Tayyip Erdogan qu’il a le goût de la bière, alors qu’une loi restreignant la vente de l’alcool a été votée la semaine dernière. Samedi soir, des dizaines de milliers de jeunes Turcs ont déferlé sur la place de Taksim, bien souvent une canette d’Efes à la main, la bière nationale. Jusqu’au petit matin, ils ont célébré leur victoire. « À ta santé Erdogan ! » était le slogan qui avait le plus de succès derrière l’irremplaçable « Erdogan démission ! ».

La mobilisation contre un réaménagement urbain controversé de la place de Taksim lancée mardi par quelques militants a donc définitivement tourné à la contestation du mode de gouvernance du chef du gouvernement. Le centre névralgique d’Istanbul s’est transformé en défouloir de la rancœur accumulée par une partie de population, les Turcs laïcs en tête. « Les restrictions contre l’alcool, l’interdiction de la pilule du lendemain et les tentatives contre l’avortement sont des intrusions dans la vie des gens, des attaques contre un mode de vie », énumère Seyhun, professeur d’anglais à l’université, un casque de chantier jaune vissé sur la tête pour se protéger des tirs tendus de gaz lacrymogènes. « J’ai de grandes inquiétudes sur une islamisation rampante du pays, le gouvernement doit se comporter de façon responsable », explique un jeune homme qui arbore sur son bras un tatouage reproduisant la signature d’Atatürk, le fondateur de la République laïque. « Nous ne sommes pas des provocateurs comme dit Erdogan », s’insurgent Mete et Tuna, étudiants en architecture. Drapeau rouge frappé d’une étoile et d’une lune blanches sur l’épaule, les deux amis ont pourtant voté pour sa formation, le Parti de la justice et du développement (AKP). « L’oppression grandissante du peuple alors qu’il demande juste à être pris en considération est incroyable. Il a beau jeu de critiquer Assad. La mobilisation est historique pour la Turquie, on va faire la révolution, on ne va pas s’arrêter là. » Comment ? Ils ne savent pas trop encore. Mais l’heure est à l’euphorie, pas à l’analyse froide.

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Des manifestants, vendredi sur la place Taksim, dans un nuage de gaz lacrymogènes.

« Le réveil des consciences »

Au cinquième jour d’une répression policière d’une extrême brutalité, les autorités ont été contraintes d’ouvrir la place aux manifestants. « Ce n’est que le début, le réveil des consciences s’enthousiasme Görkem Kutay, étudiant en mécanique. L’opposition au gouvernement unit les laïcs, les nationalistes, il y a même des islamistes communistes avec nous. » Dans la nuit de samedi à dimanche, des affrontements avec la police ont eu lieu devant le bureau du premier ministre dans le quartier de Besiktas, près du Bosphore. Les mêmes scènes se sont répétées devant celui de la capitale, Ankara, où les forces de l’ordre ont fini par intervenir à grand renfort de gaz lacrymogènes et de canons à eau. La contestation, quoique limitée, a gagné de nombreuses villes d’Anatolie, Izmir, Antalya, Tunceli, Trabzon… Et dimanche, la place de Taksim était de nouveau noire de monde. Recouverte de drapeaux d’organisations d’extrême gauche qui n’avaient pas eu le droit d’y manifester le 1er mai. En fin de journée, aucun policier n’était visible même si Recep Tayyip Erdogan taxe les manifestants d’« extrémistes qui ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent ». Sur les murs, les tags victorieux résument l’humeur de cette révolte inattendue : « Tu avais peur d’Allah, maintenant tu vas avoir peur de ton peuple. » « Sultan, on arrive ». Jamais les islamo-conservateurs n’ont connu une telle fronde depuis leur arrivée au pouvoir en 2002.

Sans surprise, de l’extrême droite du Parti pour une action nationaliste (MHP) au Parti républicain du peuple (CHP), la formation fondée par Atatürk, toute l’opposition critique vertement la brutalité policière. Mais des voix s’élèvent également dans le propre camp d’Erdogan. En voyage au Turkménistan, le président de la République, Abdullah Gül, a rappelé les principes de base censés réguler les rapports d’une société apaisée : « Dans une démocratie, les réactions doivent être exprimées (…) avec bon sens, avec calme et, en retour, les dirigeants doivent déployer plus d’efforts pour prêter une oreille attentive aux différentes opinions et inquiétudes. » Le vice-premier ministre Bülent Arinç s’est même excusé pour les débordements et a jugé qu’il « fallait utiliser la persuasion et non le gaz ». Parmi les réactions internationales, un coup de semonce inhabituel est venu de Washington, inquiet de la stabilité de son principal allié dans la région.

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Pour l’image de la Turquie, le résultat est désastreux. Plus de 1700 manifestants ont été interpellés selon le ministère de l’Intérieur, un millier de blessés ont été recensés. Il y aurait deux morts selon Amnesty International. « Après les charges de la police, le monde entier a vu le vrai visage de dictateur d’Erdogan, ça fait désordre, Istanbul ne risque pas d’avoir les Jeux olympiques (la ville est candidate pour 2020, NDLR) », raillait Metin assis sur une poubelle renversée, barricade de fortune, alors que la nuit s’achevait, éreinté, dans des vapeurs d’alcool, dimanche.

Leur presse (Laure Marchand à Istanbul, LeFigaro.fr, 2 juin 2013 – 22h43)

 

“It is only the beginning, our struggle continues”

It started with hundreds of peaceful protesters resisting the demolition of Gezi Park, one of the very few green spaces left in the center of Istanbul. There are plans to replace it with yet another shopping mall. The disproportionate police response to the peaceful Gezi protests has triggered a nationwide revolt within a matter of days. What we have witnessed since the early hours of 30 May is not only a display of the collective will of Istanbul residents claiming their right to the city but also a broad-based rebellion against the authoritarianism of Turkey’s conservative neo-liberal Islamist government.

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Hundreds of thousands of people of all ages and political stripes have united around slogans such as “shoulder to shoulder against fascism,” and calling for the resignation of Prime Minister Tayyip Erdoğan. The protests have spread from Istanbul to Ankara, İzmir, Adana, Eskişehir, Samsun, Konya and Mersin among other cities, despite the brutal and relentless attacks by the police. From the very beginning of the protests, Turkish police used water cannons and tear gas against the demonstrators. The streets of Istanbul and other cities have become battlefields; hundreds have been hospitalized and several unconfirmed deaths have been reported.

As this unprecedented wave of protests spread across Turkey, there was an unofficial news blackout across the mainstream media. The censorship of Turkish media has increased sharply in the last few years. According to Reporters Without Borders’ 2012 report, Turkey has become “the world’s biggest prison for journalists.” Protesters have been mobilizing nevertheless, mainly through social media.

Despite the clear dangers posed by an unrestrained police force, people have taken to the streets without fear. This ongoing protest is unique and historic, not only because the people insist in ever greater numbers on reclaiming the streets from the riot police, but also because it represents the hope for a genuine people’s movement beyond the usual political factions.

The protesters of #OccupyGezi are anything but a homogeneous group. It is comprised of millions of people from all over the country, young and old, leftists and nationalists, liberals and Kemalists, middle class and working class, believers and atheists, gays, lesbians, transsexuals and football fans, all united by one collective demand – the end of AKP authoritarianism. There is no central political organization bringing these groups together, yet the protesters have displayed enormous solidarity.

The protest aligns them. The affect of being together in this revolt unites them. The will to end authoritarianism and police brutality motivates them to revolt. The desire to preserve common public spaces and to resist their appropriation by local/global capital empowers them.

The reaction against the brazen force used on the Gezi Park protesters was the culmination of a series of incursions into basic liberties: the bombing of civilians in Roboski in December 2011; last month’s bomb attacks in the border town of Reyhanlı; the restrictions on women’s reproductive rights; the major crackdown on 1 May demonstrations; the recent curbs on the sale of alcohol; the onslaught of neo-liberal capitalist attacks on historical and cultural landmarks such as Emek movie theater and the port areas of Karaköy, Beşiktaş and Kadıköy in Istanbul; and the breaking ground for the widely unpopular 3rd bridge across the Bosphorous, have all contributed to the widespread discontent on display.

What must appear at first glance as a simple protest about trees was infused with passionate frustration by a citizenry that has finally lost patience with the autocratic and clearly undemocratic tendencies of Prime Minister Tayyip Erdoğan who has been touted as a beacon of democracy by the global ruling elite. The people on the streets of Turkey send a clear message to the world today: democracy will not be coopted. Erdoğan has famously called for other leaders, Mubarak, Gaddafi, and most recently Assad, to listen to the voice of their people, it’s time he started to listen to his own.

“Dies ist nur der Anfang, der Wiederstand geht weiter”

Es fing alles mit Hunderten von Demonstranten an, die gegen den Abriss vom Gezi Park, eine der wenig übrig gebliebenen Grünflἂchen in Istanbul, friedlich protestierten. Es gibt Plaene, diesen Park durch ein weiteres Einkaufszentrum zur ersetzen. Innerhalb von ein paar Tagen hatte die unverhaeltnismaeßig heftige Reaktion der Polizei gegenüber den  friedlichen Demonstranten einen nationweiten Aufstand ausgelöst. Wovon wir in den frühen Stunden am 30. Mai Zeuge wurden war nicht nur ein kollektiver Willen der Istanbuler, Anspruch auf ihre Stadt zu erheben, sondern auch eine weit reichende Rebellion gegen die uneingeschraenkte Autoritaet  der konservativen neo-liberalen Islamistischen Regierung in der Türkei.

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Des manifestants se reposent dans un véhicule de la police abandonné à Istanbul, le 2 juin.

Hunderte von Menschen  aller Altersgruppen und politischer Richtungen hatten sich unter dem Slogan “ Schulter an Schulter gegen den Faschismus” solidarisiert und für den Rücktritt des Ministerpraesidenten Tayyip Erdogan aufgerufen. Die Demonstrationen haben sich von Istanbul aus unter anderem nach Ankara, Izmir, Adana, Eskisehir, Samsum, Konya und Mersin verbreitet, trotz der brutalen und gnadenlosen Attacken der Polizei. Von Anfang an hatte die Polizei Wasserwerfer  und Traenengas gegen die Demonstranten eingesetzt. Die Straßen von Istanbul und anderen Staedten verwandelten sich in Schlachtfelder. Hunderte von Menschen wurden verletzt und von einigen nicht bestaetigten Totenfaellen wurde berichtet.

Waehrend diese beispiellosen Demonstrationen sich in der ganzen Türkei verbreiteten, dominierte eine unoffizielle Nachrichtensperre  die Mainstream Medien. Die Zensur in den türkischen Medien hat sich in den letzten Jahren drastisch gesteigert. Dem im Jahr 2012 veröffentlchten Bericht der  “Reporters Without Borders” zufolge ist die Türkei zu “dem größten Gefaengnis für Journalisten  geworden”. Dennoch haben sich die Demonstranten untereinander mobilisiert, hauptsaechlich über soziale Medien.

Trotz der klaren Risiken die durch die unbeschraenkte Macht der Polizeikraefte  dargestellt werden, haben sich die Menschen ohne Angst auf die Straßen gewagt. Dieser anhaltende Protest ist einzigartig, nicht nur weil immer mehr Menschen darauf beharren, die Straßen von der Polizei zurückzufordern, sondern auch weil er die Hoffnung auf eine authentische Volksbewegung jenseits der herkömmlichen politischen Fraktionen repraesentiert.

Die Demonstranten von #OccupyGezi sind alles andere als eine homogene Gruppe. Es sind  Millionen von Menschen, Junge und Alte, Linke und Nationalisten, Liberale und Kemalisten, Menschen aus aus den Mittelschichten und der Arbeiterklasse, Glaeubige und Atheisten, Gays, Lesben, Transsexulae und Fussballfans, die sich landesweit  unter der  kollektiven Forderung vereinigen, den AKP Autoritarismus zu beenden. Obwohl es  keine zentrale politische Organisation gibt, die diese Gruppen zusammenbringt, zeigten die Demonstranten eine enorme Solidaritaet.

Das Protest gleicht sie einander an. Der Effekt zusammen zu sein in diesem Aufstand vereinigt sie. Der Wille, Autoritaet und Brutalitaet  der Polizei zu beenden, motiviert alle für diesen Aufstand. Das Verlangen, die öffentlichen Flaechen zur erhalten und gegen deren Vereinnahmung durch lokales/globales Kapital standzuhalten gibt ihnen Kraft.

Die schamlose Gewaltreaktion gegen die Gezi Park Demonstranten war der Höhepunkt von Serien von Einbrüchen in die Grundfreiheiten: die Bombardierung der Zivilen in Roboski im Dezember 2011, Bombenattacken an der Grenze von Reyhanli letzten Monat, die Einschraenkung der Reproduktivrechte der Frauen, Razzien bei den 1. Mai Demonstrationen, die neuen Einschraenkungen bei dem Alkoholverkauf,  die neo-liberalen kapitalistischen Angriffe auf historische und kulturelle Symbole wie das Emek Kino und die Hafenanlagen von Karaköy, Besiktas und Kadiköy in Istanbul, sowie die  Grundsteinlegung für die weitgehend unpopulaere dritte Brücke über den Bosporus, haben alle zu diesem allemeinen Missbehagen bei den Massen beigetragen.

Was zunaechst wie ein einfacher Protest gegen  die Faellung der Baeume aussah, entzündete sich letztendlich an der leidenschaftlichen Frustration der Bürger, die mit ihrer Geduld gegenüber den autokratischen und undemokratischen Tendenzen des Ministerpraesidenten Tayyip Erdogan, der von der global herrschenden Elite als ein Wahrzeichen  der Demokratie gekrönt wird, am Ende ist. Die Menschen auf den Straßen der Türkei senden heute eine klare Botschaft in die Welt: sie werden die Demokratie nicht für sich beanspruchen. Erdogan ist bekannt für seine Aufrufe an andere Anführer wie Mubarak, Gaddafi und erst neulich an Assad, auf ihre Bürger zu hören, es ist Zeit, dass er auch selbst darauf  hört.

What is happening in İstanbul?, 2 juin 2013 – 12h54

 

Press Release by Resisting Artists

WE CONDEMN THE CENSORING ATTITUDE OF THE MAINSTREAM MEDIA WITH REGARDS TO THE GEZİ PARK RESISTANCE

In the process initiated by the Gezi Park resistance, as filmmakers, artists and writers of this country, we condemn censoring and biased attitudes, that disregard principles of neutral and objective journalism, of all mainstream television channels, especially NTV, CNN Türk, Habertürk, Kanal D, ATV, Star, Show TV and TRT, and of some newspapers, especially Star, Sabah and Habertürk, that have always defined themselves as Turkey’s prominent, objective media institutions.

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The Gezi Park Resistance and the protests all around the country are actions, that independently from all political parties, spontaneously arose out of the people’s common conscience, symbolizing an awakening of consciousness in Turkey and in all the world against the regime of oppression that imposes every day its own authoritarian presence. The common aim of those who participate to these totally peaceful actions is to claim their right to a life of freedom, and the right to contribute to the decisions about the place they live in, their own city and natural environment.

Much to our surprise and regret, we observed that the mainstream media companies, possibly in order not to oppose to the political authorities and business magnates, have featured almost nothing about this resistance movement or the provocative and aggressive approach of the police against this movement, sometimes going as far as trying to kill people. However, as we all witnessed, this disregarding approach of the media served only to reveal to Turkey and all the world the hidden agenda of those who disdain and try to subvert the resistance.

We invite all concerned media companies to immediately leave their historical complacency, to broadcast and publish with principles of unbiased and objective journalism, and to contibute to the establishment of a democratic and free media. This is a historical moment, and an independent media will lay the grounds of trust and freedom for all of us. We will continue to be actively engaged in this process.

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What is happening in İstanbul?, 2 juin 2013 – 10h53

 

Turquie : récit d’une nuit de résistance sur la place Taksim, à Istanbul

Samedi, 20 heures. L’impressionnant déploiement de forces de police anti-émeute qui avaient repris la place Taksim et le parc de Gezi aux manifestants, samedi matin, a disparu comme par enchantement. Tous les bataillons de policiers se sont retirés et ont laissé la place aux manifestants. Très vite, des dizaines de milliers de personnes, peut-être des centaines de milliers, remplissent la place, le parc, les quartiers aux alentours et l’avenue piétonne Istiklal, la grande artère commerciale du centre-ville où déambule chaque jour plus d’un million de personnes.

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Les manifestants fêtent leur victoire arrachée après trois jours de bataille avec la police. Avec un mois de retard, c’est le 1er-Mai. Le gouvernement avait en effet interdit cette année tout rassemblement sur la place Taksim pour la Fête des travailleurs.

Partout l’alcool coule à flots, les bouteilles de bière s’entrechoquent et, chose inhabituelle, on consomme ouvertement dans la rue. Des vendeurs ambulants en font leur commerce et se baladent avec des seaux d’eau glacée remplis de bouteilles. La diabolisation, la stigmatisation répétée des buveurs d’alcool par le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, et les mesures de restriction de la consommation ont été l’un des nombreux éléments qui ont nourri cette révolte.

« M. Erdogan veut s’en prendre à notre mode de vie, il ne tolère pas les gens qui aiment l’art, qui vivent à l’occidentale. Il détruit les immeubles historiques, les cinémas et les théâtres pour les remplacer par d’horribles centres commerciaux construits par ses amis », tempête Erkan, un père de famille de 55 ans, venu avec sa femme et ses deux enfants adolescents. Plus loin, une jeune femme avec un groupe d’amis donne un avis similaire. « Sa vision de la famille turque et des femmes est totalement rétrograde », dit Esra, une bière dans une main, un drapeau turc dans l’autre.

Le gouvernement s’est attiré les foudres des « laïques » pour ses attaques répétées contre le droit à l’avortement ou la limitation d’accès à la pilule du lendemain. « Faites au moins trois enfants », a coutume de répéter aux Turques M. Erdogan.

Samedi, 23 heures. La fête continue sur la place et le sol est désormais jonché de bouteilles. Au centre, le monument à l’indépendance de la Turquie est escaladé par des jeunes qui veulent se faire prendre en photo. Jour de gloire, jour historique pour tous ces manifestants qui tiennent leur revanche. La statue d’Atatürk est affublée de toutes sortes d’emblèmes politiques, de drapeaux d’associations LGBT, des couleurs kurdes ou de partis de gauche.

Une danse traditionnelle alévie est improvisée : y entrent des Kurdes qui scandent « vive le président Apo [Öcalan, leader du PKK] » mais aussi des kémalistes avec leur drapeau turc. Joyeuse cacophonie. « Ce qui nous réunit ici, c’est que beaucoup d’entre nous sommes alévis », hurle Metin, originaire de Malatya. Les alévis, une branche éloignée du chiisme, sont environ 15 millions en Turquie et cultivent un mode de vie libéral. « Le gouvernement est un parti sunnite religieux qui ne nous aime pas. Nous ne voulons pas de leurs cours de religion et nous ne voulons pas prier dans leurs mosquées. Nous voulons notre culture », s’énerve Metin.

Dimanche, 1 heure. Aux quatre coins de la place et du parc Gezi, des militants équipés de sacs poubelle commencent à nettoyer. Contrairement aux affirmations du premier ministre et de ses supporters, peu de casse et de vandalisme ont été constatés. Sur Istiklal, le fameux pâtissier qui appartient à la mairie a été entièrement dévasté. Quelques vitrines cassées et voitures abîmées, mais de manière très marginale. Les banques, peu protégées, n’ont pas été endommagées. Des personnes s’interposent pour calmer les plus énervés. Des véhicules de police, quelques bus municipaux et les camions satellite de chaînes de télévision jugées « vendues à Erdogan » ont en revanche été détruits et traînés jusqu’aux barricades.

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Les barricades justement, sont en train de se constituer. La place commence doucement à se vider. Rentrent chez eux les manifestants les moins politisés, la petite-bourgeoisie laïque et kémaliste des quartiers du centre-ville. Restent les militants les plus motivés, les mieux organisés. Les groupes de la gauche radicale montent des campements pour tenir la place toute la nuit et s’affairent sur les barricades : bus, voitures, barrières de police, matériel de chantier… Tout autour de la place, des obstacles bloquent les voies d’accès.

Cem, un militant du Halk Cephesi (Front du peuple), obscur groupuscule d’extrême gauche issu d’une scission du Parti communiste, montre ses blessures de guerre. Une grenade de gaz lacrymogène l’a touché à l’épaule. Un autre tir tendu de la police lui a éclaté l’arcade sourcilière. « Cela fait trois jours que j’y suis avec les camarades. Nous resterons jusqu’au bout. Jusqu’à ce qu’il démissionne », assure ce jeune ouvrier d’une trentaine d’années, originaire du Dersim, une région de l’Est, foyer traditionnel de la gauche alévie.

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Dimanche, 2 heures. Un nuage de gaz continue de flotter sur le parc de Gezi, désormais aux trois quarts vide. Les yeux piquent et la peau brûle. La plupart des manifestants n’ont qu’un simple masque de chirurgien ou un foulard, bien dérisoire. Toutes sortes de rumeurs circulent parmi les occupants de la place. À Besiktas, à deux kilomètres de là, de violents heurts opposent anarchistes, autonomes et policiers qui repoussent les tentatives d’approche des bureaux du premier ministre. Le gaz lacrymo remonte jusqu’à Taksim.

Au nord de la place, à Harbiye, tout est calme. Des voitures défilent en klaxonnant, drapeau turc à la fenêtre. Aux fenêtres de la « orduevi », la résidence pour officiers de l’armée, on observe de loin cette insurrection anti-Erdogan. Dans la journée, une rumeur sur les réseaux sociaux avait fait état de distribution d’eau et de masques aux manifestants par des militaires. L’armée était un ancien bastion kémaliste et laïque, avant qu’elle ne soit décimée par les arrestations et les procès lancés par la justice. Elle a été responsable de quatre coups d’État depuis 1960 mais n’est plus vraiment en position de le faire aujourd’hui.

Dimanche, 4 heures. La place est désormais quasiment vide, quelques grappes de jusqu’au-boutistes subsistent ça et là. Des véhicules de chantier ont été enflammés et l’incendie s’est propagé jusqu’à une citerne de gaz qui a fini par exploser et toucher les arbres du parc de Gezi. Le feu sera maîtrisé. L’attente, elle, sera encore longue. Dimanche en début d’après-midi, la place se remplira à nouveau d’une nouvelle foule de protestataires. En attendant, adossée avec son compagnon à la vitrine d’une banque, une jeune femme à la voix de chanteuse d’opéra se lance dans un numéro de soliste. Et se taille un joli succès.

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Leur presse (Guillaume Perrier à Istanbul, LeMonde.fr, 2 juin 2013)

 

Émeutes massives contre le terrorisme d’État en Turquie

Après deux jours de protestation contre la gentrification urbaine de Gezi Park (le plus grand parc de la place Taksim, où les espaces verts sont sans cesse détruits), les gens ont eu marre de la brutalité policière et la violence.

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VOIR LA VIDÉO

Le silence des médias, qui augmente les histoires d’attaques contre la gouvernement et les libertés individuelles, répond aux objectifs de l’État qui essaye de tirer profit de la situation en Syrie et qui a transformé le récent conflit en émeutes.

Les affrontements se sont poursuivis toute la journée et la nuit d’hier. Au moins sept personnes ont été tuées par les attaques de la police, des centaines ont été blessées, des centaines sont en garde à vue où ils sont battus et certains torturés.

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Affrontements près du palais de Dolmabahçe, le 1er juin.

Tous les temples du capitalisme ont dû fermer à Taksim. Il y a beaucoup de solidarité dans les rues, beaucoup de petits magasins, les maisons et universités, toutes les pharmacies ont ouvert leurs portes aux manifestants. La Chambre des architectes et les bureaux d’ingénieurs turcs sont transformés en hôpital avec des médecins et des infirmiers bénévoles. Et ils soignent les manifestants blessés.

Dans de nombreux endroits à Istanbul, les postes de police ont été attaqués. Les groupes fascistes ont été battus par des anarchistes. Les gens de la rive asiatique qui voulaient rejoindre les émeutes ont été bloqués par la police, mais ils ont marchaient après minuit, en traversant le pont du Bosphore à pied. Le premier ministre a blâmé les réseaux sociaux d’informer sur les meurtres, et il a ironiquement traité les personnes qui partagent ces informations de fascistes. La protestation s’est propagée dans toute la Turquie. Les gens sont dans les rues d’Ankara, Izmir, Eskisehir, Sakarya, Isparta et bien d’autres.

Ces protestations ne sont pas seulement pour le parc Gezi, comme les médias inféodés le clament. Les émeutes sont désormais l’expression de la révolte de centaines de milliers de personnes qui protestent contre l’oppression de l’État et contre la violence. Nous, en tant qu’anarchistes et en tant que révolutionnaires, avons été et nous allons être dans les rues, contre le terrorisme d’État et contre les violences policières.

Nous attendons des actions de solidarité de tous les anarchistes et anti-autoritaires dans le monde entier.

Istanbul est partout et la résistance est partout contre le terrorisme d’État, la violence de la police et l’exploitation capitaliste.

Nous continuerons à diffuser des informations tant que l’émeute se poursuit.

Action Révolutionnaire Anarchiste (DAF) via la Fédération anarchiste française, 1er juin 2013

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2 Responses to [Qu’est-ce qui se passe à Istanbul ?] Erdogan, « tu avais peur d’Allah, maintenant tu vas avoir peur de ton peuple »

  1. nounourse says:

    Très bon dossier ! Merci.

    Il y a une lecture des évènements en Turquie, que l’on ne lit ou entend nulle part dans les medias, et qui me semble pourtant être la plus juste.
    C’est que ce soit la réaction contre la marchandisation d’espaces collectifs populaires gratuits, type « agora ». Vouloir rapprocher ça des « printemps arabes » c’est je pense du grand n’importe quoi ; en faire une lecture politicienne ne semble pas plus pertinent….
    Voici une lecture que je trouve très intéressante, elle rapproche les évènements turcs de ce qui s’est passé à Stuttgart en 2011 :
    http://sarkostique.fr/index.php?topic=1839.msg40756#msg40756

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