Les grèves sauvages en Afrique du Sud

Détérioration du climat social en Afrique du Sud

Dix mineurs sud-africains travaillant dans une mine de chrome ont été hospitalisés mardi à la suite d’affrontements entre des grévistes et les agents de sécurité du site, rapporte la police.

« Ils ont été blessés quand les gardiens ont tiré avec ce qui a été décrit comme étant des balles en caoutchouc, » a dit un porte-parole de la police. Celle-ci est sur les lieux et maîtrise la situation, a-t-il ajouté.

Les gardiens ont tiré des balles en caoutchouc contre les salariés en grève, a dit pour sa part l’exploitant du site, le groupe chimique allemand Lanxess.

« Ils ont lancé des pierres sur notre service de sécurité et, d’après ce que j’ai compris, les gardiens ont tiré des balles en caoutchouc, pas des balles réelles, pour se défendre », a dit un porte-parole de Lanxess. « Certains gardiens ont été blessés. »

Dans un communiqué, l’entreprise contredit le bilan dressé par la police et dit que deux mineurs ont été touchés et que trois autres ont été blessés dans l’agitation qui a suivi.

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Par ailleurs, le constructeur automobile allemand Mercedes-Benz a annoncé la fin d’une grève de deux jours dans son usine d’East London. La grève était liée à une enquête de l’entreprise sur des débrayages dans sa division peinture.

Toutefois, le syndicat national des salariés de la métallurgie, le NUMSA, qui est fort de 230.000 membres, a anéanti tout espoir de règlement dans le secteur en réclamant une augmentation immédiate de 20% des salaires.

« Si nos demandes ne sont pas entendues, nous n’aurons d’autre choix que de descendre dans la rue », a déclaré à Reuters Mphumzi Maqungo, trésorier national du NUMSA.

Les dirigeants du secteur automobile ont jugé irrecevables les dernières revendications du NUMSA, ce qui semble présager d’une confrontation. Un accord triennal sur les salaires expire à la fin du mois de juin.

Presse esclavagiste (Reuters via LesEchos.fr, 21 mai 2013)

 

Grève sauvage à l’usine Mercedes d’East London

Plus d’un millier d’ouvriers de l’usine Mercedes-Benz d’East London, en Afrique du Sud, se sont mis en grève sauvage vendredi 17 mai. Cette grève a éclaté après une semaine de tensions avec la direction pendant laquelle les travailleurs refusaient les heures supplémentaires. Les travailleurs protestent contre un projet de la direction qui externaliserait la logistique menaçant ainsi 300 emplois sur les 1.600 de l’usine.

Mais la grève se dirige aussi contre le nouveau directeur de la peinture. Anhelm Mittelbach, le nouveau directeur, se décrit lui-même comme « un soldat de l’Allemagne à qui les travailleurs doivent obéir » et multiplie les actes d’autoritarisme. Ainsi il a ordonné aux ouvriers de l’atelier peinture de retirer leurs salopettes lorsqu’ils devaient quitter l’atelier pour éviter qu’ils ramènent de la poussière. En solidarité avec leurs collègues de la peinture, tous les ouvriers de l’usine ont alors décidé de refuser les heures supplémentaires.

Après une nouvelle provocation de la direction mercredi, les ouvriers se sont mis en grève vendredi, bloquant la production de l’usine. La direction a menacé de porter plainte ce lundi si les ouvriers ne reprennent pas le travail, les ouvriers rappellent quant à eux un accord d’entreprise de 1989 qui permet aux travailleurs de se mettre en grève 72 heures sans préavis syndical.

Solidarité ouvrière, 20 mai 2013

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