[Père Cent] La police travaille

Villeneuve-sur-Lot : des affrontements entre police et lycéens à l’occasion du Père Cent

250 à 300 lycéens de Georges-Leygues ont essayé coûte que coûte pénétrer de dans l’enceinte de l’établissement

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En fin de matinée, rue de Paris, les lycéens étaient moins belliqueux.

Ils avaient pourtant été prévenus. Les terminales du lycée Villeneuvois Georges-Leygues s’étaient déjà indignés, dans la semaine, de l’interdiction rectorale de fêter le Père Cent (les 100 jours avant le bac) à l’intérieur de l’établissement.

Ils ont donc poursuivi leur rébellion, jeudi matin, se présentant déguisés et bien décidés à franchir les grilles de l’établissement. « Certains étaient masqués et cagoulés, raconte le capitaine de police Tranchand, présent sur place avec une dizaine de policiers, et ils voulaient entrer pour commettre des dégradations. »

Autour de 9 heures, la foule de 250 à 300 lycéens joue ainsi au chat et à la souris avec les policiers, en essayant coûte que coûte et par tous les côtés de pénétrer dans l’enceinte de l’établissement. N’arrivant pas à leurs fins, ils se décident à bloquer la circulation au niveau du boulodrome voisin. Une voiture appartenant au lycée a alors été prise pour cible et une de ses vitres a été brisée. Les auteurs n’ont pas pu être identifiés par le conducteur, qui n’a cependant pas été blessé.

« C’est alors qu’aux alentours de 9h25, ils ont décidé de passer en force et qu’une mêlée s’est formée », raconte le capitaine. Les forces de l’ordre ont alors décidé d’user de gaz lacrymogènes. « Ça les a calmés et ils se sont décidés, vers 10 heures, à improviser un défilé en centre-ville. Nous avons donc dû sensibiliser rapidement les commerçants de la bastide et maintenir une surveillance mais tout s’est bien déroulé. » Le rassemblement s’est ensuite effiloché en début d’après-midi, sous la surveillance des policiers.

Selon le proviseur du lycée, Guy Deconinck, joint jeudi après-midi, « le plus important, c’est que 70 % des élèves de seconde et de première ont assisté à leurs cours, il n’y a pas eu de dégradations dans l’établissement et surtout aucun blessé. »

Commentaires choisis

l’intrépide29/03/2013, à 23h16
Et la première « lâchée » de lacrymo dans les yeux alors qu’on ne forçait pas le passage, c’est normal ça ? Encore un proviseur qui ne veut que se décharger et ne prend pas ses responsabilités, c’est facile de se cacher derrière une circulaire de l’académie qui en plus n’explicite rien. Quand les membres de la direction sont passé dans nos classes, ont nous à clairement dit qu’ils ne voulaient pas du père cent (dans un dialogue de sourds) mais qu’ils ne nous interdisaient rien (cherchez la cohérence). J’ai honte quand je lis un article, ou plutôt un torchon pareil ! On voit bien que l’auteur de cet article n’était pas présent. Je ne dis pas que tout à été blanc de notre côté, mais il faut arrêter à un moment, on est à Villeneuve sur lot en mars 2013 avec des confettis, pas à Paris en mai 68 derrières des barricades…

Parent en colère – 29/03/2013, à 08h29
Indignée de tel propos qui ne sont pas le reflet de ce qui s’est vraiment déroulé courrier certes adressé par le Proviseur du Lycée Georges Leygues aux familles des élèves de Terminale mais il n’y est aucunement écrit que les Elèves déguisés auraient l’interdiction formelle de rentrer dans l’enceinte du lycée. En voici un extrait « les élèves qui seraient porteurs de masques, cagoules, produits dangereux ou interdits (alcools) ou qui auraient un comportement violent et de nature à troubler les cours, ou a dégrader les locaux, seront passibles de sanctions et de dépôts de plaintes » PAS D’INTERDICTION RECTORALE comme écrit dans cet article alors que d’autres lycées de Villeneuve ont su maintenir dans leurs établissements la tradition lycéenne du Père Cent (lycées Couffignal, l’Oustal, Institution Ste Catherine) j’appelle cela le « principe de précaution » POURQUOI préférer nos Jeunes fêter le Père cent dans les rues de Villeneuve plutôt que de le maintenir dans l’enceinte du lycée ? il a bien été dit pour éviter les débordements traditionnels du Père Cent. Une boutade ! Alors que la très grande majorité souhaitait fêter le Père Cent dans une ambiance bon enfant et non rentrer pour dégrader !! «… user de gaz lacrymogènes. « Ça les a calmés et… » une élève en est partie en ambulance. Des faits, les Policiers ont déjeuné au self du lycée. Quel dommage pour nos Jeunes !!! Quels en seront leurs souvenirs ?!

Publié par des larbins de la maison Poulaga (SudOuest.fr, 29 mars 2013)

 

Villeneuve. Privés de « Père Cent », les lycéens manifestent

Face à face, hier, à l’heure de la reprise des cours, devant le lycée Georges-Leygues : d’un côté l’équipe de direction de l’établissement et de l’autre les élèves de terminale. En cause l’interdiction signifiée par les premiers aux seconds, d’organiser le « Père Cent » à l’intérieur du lycée. « C’est une tradition » expliquent les lycéens. « C’est pour des raisons de sécurité » précise le proviseur, « il y a eu des débordements l’an dernier ». Et si l’administration du lycée ne peut interdire un défilé en ville, « ils nous obligent à aller en cours » commentent en réponse les lycéens. Bref la situation est bloquée. L’accès au lycée était impossible hier après-midi. Et le jour du « Père Cent », c’est jeudi. D’ici là les « négociations » pourront-elles aboutir ?

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Publié par des larbins de la maison Poulaga (LaDepeche.fr, 27 mars 2013)

 

Villeneuve. Police et gaz lacrymogène pour repousser les lycéens « fêtards »
Incidents, hier, au lycée Georges-Leygues

La fête du « Père Cent » a débordé hier matin devant le lycée Georges-Leygues, quand des jeunes ont tenté de forcer le barrage de la police pour entrer dans l’établissement.

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Bien que circonscrits dans le temps et sur un lieu restreint, les événements qui ont émaillé la fête du « Père Cent », hier matin, devant le lycée Georges-Leygues, ne sont pas sans importance compte tenu du contexte dans lequel ils se sont déroulés et de leur aspect inédit. Vers 9h30, les policiers villeneuvois en faction devant les grilles de l’établissement ont dû en effet faire usage de leurs bombes lacrymogènes pour repousser des lycéens qui tentaient de forcer leur barrage pour pénétrer dans la cour. Un affrontement inédit en ces terres.

Une réponse « appropriée »

Cette entrée avait été préalablement refusée aux élèves qui participaient à ce rassemblement marquant les cent derniers jours avant le bac, alors que la direction du lycée en avait interdit l’organisation. D’où la présence des forces de l’ordre (la police municipale était également là), soutenues par du personnel scolaire pour prévenir tous débordements… lesquels eurent pourtant lieu. Sur les lieux avec une dizaine de fonctionnaires, Joël Croissant, commandant la circonscription de Villeneuve, expliquera après que ses hommes ont eu une réponse « appropriée ».

Les yeux pour pleurer…

Aux jeunes qui se plaignaient, yeux rougis, d’avoir été aspergés de gaz alors qu’ils n’avaient « rien fait de mal », le commandant rétorqua que certains policiers avaient été « bousculés » et qu’il n’y avait pas d’autre moyen d’empêcher l’introduction dans l’établissement, « alors que d’autres tentaient même d’escalader les grilles ». Avant de préciser que les bombes lacrymo « n’ont pas été dirigées sur les visages mais en l’air », et que c’est en retombant que le gaz a provoqué ces désagréments.

Pour compléter le tableau, un véhicule du lycée a été vandalisé, avant que la troupe déguisée n’entame son défilé en ville, cette fois sans incidents… En attendant, de mémoire de policier, des lycéens « gazés » à Villeneuve, c’est du jamais vu. Et il va falloir à l’avenir trouver un consensus au risque de mettre cette « fête » en péril. D’aucuns n’auraient alors plus que leurs yeux pour pleurer…

« Les lycéens avaient été avertis »

Alors que certains lycéens faisaient part de leur « incompréhension » face à la tournure des événements, l’Inspection académique rappelait qu’ils avaient « tous été avertis » de l’interdiction d’organiser ce « Père Cent » dans l’enceinte du lycée. Directeur de cabinet, Franck Geindre assurait hier que cette tradition ne saurait devenir « une dérive qui perturbe le fonctionnement d’un établissement ». Et il considérait légitime l’action de la police « qui est intervenue sur la demande du chef d’établissement pour assurer l’ordre public ».

Commentaire choisi

mimikalbi – 29/03/2013 | 10h52
Mais bien sûr, les policiers ont aspergé en l’air… A qui vous voulez faire avaler ça ??? Certains flics prennent plaisir à utiliser leur matériel sur les manifestants et ce genre de comportement ne redore pas leur blason…

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Bessy Selk, LaDepeche.fr, 29 mars 2013)

 

Le pourquoi du coup de sang au Père-Cent
Retour sur une fête sous tensions, jeudi matin.

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Les lycéens, rue de Paris, après les événements devant le lycée.

Après les affrontements qui ont eu lieu, jeudi matin, devant le lycée Georges-Leygues entre les terminales qui voulaient fêter le Père-Cent et les forces de l’ordre, des questions se sont posées.

Les lycéens avaient-ils été prévenus qu’ils ne pourraient pas entrer dans le lycée et cette interdiction était-elle justifiée ?

D’abord, et pour tous les établissements de l’académie, une circulaire du recteur indiquait que « les établissements devaient fonctionner normalement lors de cette journée dite du Père-Cent, explique Franck Gindre, chef de cabinet de la direction départementale de l’Éducation nationale. Les élèves étant passibles de sanctions. Une circulaire est venue en plus s’ajouter émanant de la directrice académique du département qui enjoignait à circonscrire cet événement festif pour éviter tout débordement qui pourrait porter atteinte au lycée, à son personnel et à la communauté éducative mais aussi aux riverains. »

Une semaine de médiation

La semaine dernière, le proviseur a donc reçu quelques élèves qui ne comprenaient pas qu’on leur refuse l’organisation du Père-Cent à l’intérieur du lycée. Guy Deconinck a également fait le tour des classes avec un policier pour s’en expliquer. « C’est à la lumière de ce qui s’est passé les années précédentes et à la vue de ce qui se disait sur les réseaux sociaux que j’ai décidé de proscrire la manifestion, expliquait-il, mercredi veille du Père-Cent. Le lycée est un lieu d’enseignement, les manifestations festives doivent se tenir en dehors de l’enceinte et du temps scolaire. » L’an dernier, le Père-Cent avait, en effet, franchi les portes du lycée pour perturber les cours. Des fêtards étaient même montés sur les bureaux et avaient commis de nombreuses dégradations. Le proviseur expliquait aussi regretter qu’au lieu de, peut-être, organiser quelque chose de plus bon enfant comme une flashmob par exemple, les lycéens préfèrent gaspiller œufs et farine à une période où les Restos du cœur notamment ont du mal à trouver des vivres.

Des arguments qui n’avaient déjà pas convaincu les lycéens qui ont organisé un mini-blocus, mardi avant la reprise des cours de 14 heures. « Le terrain de la médiation n’a pas été entendu par les élèves qui voulaient perturber les cours, ajoutait hier Franck Gindre. Le proviseur a donc demandé par écrit que des policiers soient présents pour contenir les élèves. »

Un seul jet de gaz en l’air

On connaît la suite. Vers 9h30, les élèves tentent de passer en force et obligent les policiers à faire usage de leurs gaz lacrymogènes. « Ils ont tenté une première entrée, gentiment à une vingtaine, raconte le commandant Joël Croissant, ils sont ensuite partis sur le boulodrome où la voiture a été dégradée et en revenant, ont réessayé de rentrer, cette fois, beaucoup plus nombreux. J’avais six policiers accrochés aux portes qui ont reculé de près d’un mètre, compressant les premiers rangs de la foule. En voyant qu’on n’allait pas pouvoir tenir, un officier est monté sur un muret pour lancer un seul jet de gaz en l’air. » Quelques élèves auraient alors été emmenés à l’infirmerie du lycée. « Ça s’est tout de suite calmé, termine le commandant, ils sont partis dans une balade très calme ensuite. »

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Alicia Domont – 30/03/2013, à 18h42
Sincèrement en tant qu’élève ayant participé au percent et bien je trouve que les articles que nous propose le sud ouest à ce sujet ne reflètent pas dutout la vérité ! […] Nous n’avons pas attaqués les policiers qui d’ailleurs se sont plutot défoulés sur nous plus qu’autre chose ! Et surtout le proviseur qui nous parle de vandaliser le lycée et de jeter des oeufs et de la farine sur les passants […] !!! Je trouve cela totalement consternant !

Brigitte G – 30/03/2013, à 17h49
franchement utilisé le gaz l’acrimo contre des jeunes qui voulaient uniquement s’amusaient et faire la fête pour le père cent mais franchement ou va t’on Messieurs les Policiers. […] Et Mr le principal du Lycée faire appel à la police mais franchement vous venez d’où ? Et vous prenez nos enfants pour qui ? […]

pk4730/03/2013, à 13h55
Il n’y a pas eu un deuxième jet de lacrymo devant Sainte Catherine ? En tout cas celui devant le portail n’a pas été tiré en l’air mais sur les élèves, et je peux vous l’assurer, c’est très douloureux. Encore un cas où les médias font sourde oreille et ne préfère entendre qu’une seule version de l’histoire, mais bon c’est SO : on cherche pas a connaitre le fin mot de l’histoire si s’est déjà suffisant pour faire vendre. En tout cas, on voit bien les méthodes de la police, si je t’aime pas, je te gaze !

Mrpoulet – 30/03/2013, à 11h29
Facile de la part de SO de ne pas interrogé les élèves  On voit bien la partialité  C’est ridicule vraiment  Laissez leur une tribune pour s’exprimer.
La médiation ? J’ai ris.

réactive – 30/03/2013, à 10h37
Depuis 3 articles, pas un seul élève interrogé, toujours le même point de vue ! Des commentaires d’élèves ne passent pas, bizarre
et pourquoi ne pas interroger les proviseurs des autres établissements de Villeneuve où le Père Cent s’est fait à l’intérieur ?
[…] le proviseur n’a pas à être fier, l’équipe éducative de Georges Leygues n’a pas su gérer sereinement le père cent contrairement aux autres établissements qui ont aussi reçu les directives du rectorat. C’est un peu facile de la part des adultes de se dédouaner de leurs responsabilités.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Léa Aubrit, SudOuest.fr, 30 mars 2013)

 

Père-Cent : les lycéens cognaçais s’éclatent au centre-ville

Une infirmière sexy, la fée clochette, des sorcières, une bonne sœur maquillée jusqu’aux oreilles: il y a de drôles de personnages ce vendredi, au centre-ville de Cognac. Pour le Père-Cent, les lycéens de Beaulieu, de Jean-Monnet, de Louis-Delage courent dans tous les sens et interpellent les Cognaçais: « Une petite pièce contre un carambar, s’il vous plaît », lance Peter Pan.

Place François-Ier, le faux Groucho Marx s’est fait piquer sa bombe de mousse à raser par un vrai policier.

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Les personnages de Walt Disney près de la place François-Ier ce vendredi matin.

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Publié par des larbins de la maison Poulaga (CharenteLibre.fr, 29 mars 2013)

 

http://juralib.noblogs.org/files/2013/03/0518.jpgLe Père Cent donne des couleurs à Cognac

Les élèves des trois lycées de la ville sillonnent les rues, déguisés. Quelques incidents isolés sont à déplorer.

Surprise pour les badauds, dans la grisaille de ce vendredi : des lycéens ont investi les rues de Cognac pour fêter le « Père Cent », à une date un peu décalée par rapport à leurs homologues d’autres cités. Les trois établissements, Jean-Monnet, Louis-Delage et Beaulieu sont de la partie. La police aussi, qui veille à ce qu’il n’y ait pas de débordements, et fouille les sacs pour vérifier qu’il n’y ait pas de denrées alimentaires susceptibles de servir de projectiles.

Au lycée privé Beaulieu, des lycéens facétieux ont importé un poulailler dans la cour, avec vingt pintades et deux poules achetées à la grande foire du 27 à Rouillac ! Un tableau représente également les profs sous les traits de Barbie et Ken, Titi et Grosminet, etc. Pour ce qu’on en a vu, ce rendez-vous se passe dans un bon esprit. Témoin cette fille du Père Noël de sortie en plein mois de mars pour quêter quelques subsides afin de fêter l’évènement ce soir, ou ce quatuor de nonnes un peu « trash », réunies dans un bel effort vestimentaire. Marion, Anna, Émilie et Justine ont un surnom, « les toupines »…

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Quelques « énergumènes », comme les qualifie le commandant de police Frédéric de Vargas, ont hélas terni ce rendez-vous bon enfant, avec des jets d’œufs ou de farine. Des individus isolés s’en sont notamment pris à des passants. Mais, d’une manière générale, l’évènement est plutôt bien maîtrisé par les chefs d’établissement, avec une information aux parents, relève la police.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (SudOuest.fr, 29 mars 2013)

 

Agen. Père Cent : farine, poulpe et petit débordement

Les 100 jours du bac avaient lieu hier. Encadrés par la police municipale, les lycéens de De-Baudre et Palissy se sont affrontés sur la prairie du pont-canal. Avant de déborder un peu dans les rues adjacentes.

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Le Père Cent est toujours vivant. Le poulpe, lui, est mort. Explications : la traditionnelle journée de « pétage de plomb » des élèves terminales, à 100 jours du bac, a eu lieu hier à Agen. Une journée commencée hier sur le coup de 8h-8h30, au moment où les troupes lycéennes se sont ébranlées avant de s’affronter à coups d’armes non conventionnelles.

Les proviseurs des deux lycées concernés, Palissy et De-Baudre, avaient fait savoir dès le début de la semaine que cette journée n’était pas autorisée et que les cours avaient lieu normalement. Une manière de précaution après les débordements des dernières années qui avaient conduit notamment à des dégradations de façades et de voitures au centre-ville. Et pour encadrer les potaches et empêcher les rues de se transformer en champ de bataille, la police municipale avait pour mission d’escorter les forces en présence jusqu’à la prairie du pont-canal. Ce qui fut fait.

300 sur le pré

Aussi, un peu avant 10 heures, ils étaient 250 à 300 environ sur le pré. Plus personne en revanche 30 minutes plus tard, mais vrai champ de bataille, jonché de coquilles d’œufs, de sac plastiques et d’emballages divers. Et au vu des témoignages recueillis auprès des belligérants eux-mêmes, il semblerait que la victoire de De-Baudre ait été totale ! Le « technique » n’a en effet pas lésiné sur les moyens. Tandis que les scientifiques et littéraires de Palissy sont arrivés avec farine, œuf, vinaigre ou ketchup, l’infanterie de De-Baudre, elle, a sorti les armes de dissuasion massives : purin, bouses de vache, crottin de cheval, abats divers et variés, poissons avariés et… poulpe ! « On s’est préparé pendant les vacances », racontait hier, pas peu fier de lui, un des vainqueurs. « On a filtré le purin avant de le mettre en bouteille, puis on a fait le tour des bouchers, charcutiers et poissonniers pour récupérer ce qu’ils jetaient… » Au final, un petit débordement à signaler en fin de rassemblement (lire ci-dessous) : « C’est moins bien que l’an passé où on n’avait déploré aucun incident », commentait hier soir André Gounou, adjoint au maire en charge de la sécurité. « C’est embêtant pour les riverains de la rue Duvergé ou de la rue des Îles mais globalement, ça ne s’est pas mal déroulé. »

Vitre cassée et plainte déposée

L’affrontement a dégénéré vers 10h30. « Quand je suis rentré chez moi, je les ai vus se jeter des oranges : j’ai rentré la voiture et suis monté chez moi », raconte Daniel Lambert, 66 ans, retraité et riverain de la prairie du pont-canal. « Et là j’ai entendu les oranges bombarder ma porte de garage et casser une vitre. Je vais porter plainte : je ne suis pas contre le fait que les jeunes s’amusent. Mais quand même, il y a assez de place pour qu’ils ne viennent pas saccager nos maisons ! »

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LaDepeche.fr, 23 mars 2013)

 

Saintes : les lycéens fêtent le Père Cent

Ils sont descendus dans la rue costumés et maquillés.

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Le Père Cent sur le cours National

Le Père Cent coïncide avec le printemps à Saintes. À cent jours des épreuves du baccalauréat, les lycéens de plusieurs établissements (Bernard-Palissy, Bellevue, etc.) ont rivalisé d’imagination pour se costumer. Ils battent le pavé, arrêtant gentiment les automobilistes et leur offrant des bonbons contre quelques pièces de monnaie.

Aucun incident n’est à déplorer ce mercredi à 12 heures. Pour autant, un appel à la prudence s’avère indispensable. Des lycéens parfois trop audacieux frôlent de près les voitures en se positionnant au milieu des files sur le pont Palissy.

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Ils ont sévi sur le marché Saint-Pierre. Qui les reconnaît ?

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De joyeux lascars croisés place Blair

Publié par des larbins de la maison Poulaga (SudOuest.fr, 20 mars 2013)

 

Bordeaux : 100 élèves exclus trois jours du lycée

Une centaine d’élèves d’un lycée catholique, soupçonnés d’avoir participé au Père Cent ont été sanctionnés par la direction. Histoire.

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Dans les rues de Bordeaux, le 1er mars dernier, la tradition du Père Cent (100 jours du bac) a été respectée.

Le lycée Saint-Joseph de Tivoli a frappé fort. Après les agapes du Père Cent, la facture se révèle un peu lourde pour une centaine d’élèves de terminale qui a eu la mauvaise idée de s’absenter de l’établissement scolaire le 28 février. Bilan : trois jours d’exclusion. Pendant les vacances, ces futurs bacheliers ont reçu une lettre recommandée avec accusé de réception les informant de leur « mise à pied » en raison de leur participation au Père Cent.

Hier matin, Valérie, la mère d’une lycéenne en terminale à Tivoli, établissement privé catholique, se questionnait : « C’est très exagéré comme sanction. Où est l’aspect pédagogique ? La journée du vendredi 1er mars n’a pas été travaillée, la direction de Tivoli ayant programmé pile ce jour-là sa journée pédagogique. Cela prive ces élèves à deux mois du bac de 5 jours de cours ! »

« Excès de zèle »

Une autre mère s’insurge : « Ma fille a été exclue, alors qu’elle n’a pas participé au Père Cent. Elle était en sortie scolaire ce jeudi matin avec sa classe et s’est retrouvée coincée devant le lycée à midi, empêchée de passer par les jets de farine et d’œufs. Elle est donc rentrée à la maison, comme d’autres. Il y a un manque de rigueur dans le pointage des élèves sanctionnés. Certains étaient en voyage scolaire et ont reçu la lettre recommandée ! Je suis très déçue de Tivoli, cet excès de zèle n’est pas juste. »

Un courrier préalable à la journée du Père Cent avait été transmis à toutes les familles de terminales, signé par la direction du lycée et par l’association des parents d’élèves. Cette lettre circonstanciée, signalait que les participants au Père Cent seraient sanctionnés. Nathalie Daubigeau, président de l’Association des parents d’élèves commente : « En effet, nous avons approuvé ce courrier, mais nous n’avons pas été associés au choix de la sanction. Cette sentence a valeur d’exemple, elle servira aux générations futures. Mais elle est lourde, et il conviendra de lui donner du sens… »

Une première

Point positif dans l’affaire : une classe de terminale L a choisi de « fêter le Père Cent » en utilisant les œufs et la farine pour faire des crêpes qui ont été distribuées pendant les récréations. Mais il ne s’agit que d’une classe sur sept… Dominique Gérard, directeur de Tivoli assume totalement sa prise de position. « Nous avons tendu la perche aux élèves pour proposer une alternative à ce gâchis monstrueux qu’est la tradition du Père Cent. En pleine crise économique gaspiller ainsi des œufs et de la farine ! Cela est contraire à notre projet éducatif. Notre mission est d’aider à grandir, il y a un moment où il faut que cessent les débordements. Suite à cette mise à pied, nous allons réunir les élèves exclus jeudi matin. Cette sanction est une première à Tivoli. »

Au lycée Camille-Jullian une trentaine d’élèves en classe de terminale pris en flagrant délit d’agitation à la farine et aux œufs ont été invités par la direction à nettoyer les murs du lycée, constellés de vieux tags. Une alternative…

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Isabelle Castéra, SudOuest.fr, 19 mars 2013)

 

Le trésor de guerre de Valin

À 100 jours de l’épreuve du bac, les lycéens de terminale fêtaient le Père Cent dans les rues de La Rochelle. Témoignages.

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Stop ou encore au Père Cent ? Le lycée Valin dit encore.

À chaque carrefour ou feu rouge stratégique, on retrouvait des lycéens déguisés hier matin. Bravant le froid du mois de mars, les futurs bacheliers alpaguaient les automobilistes pour glaner quelques euros. L’objectif : s’offrir une dernière soirée avec la cagnotte, avant d’entrer en révision.

Déjà, dans la nuit de mardi à mercredi, se jouait une course pour obtenir les meilleurs spots. Certains lycéens avaient même planté leur tente sur des ronds points pour occuper le terrain. Au croisement du quai Maubec et du quai Duperré, par exemple, un groupe d’élèves du lycée Valin avouait avoir pris le contrôle des lieux sur les coups de deux heures du matin, en dormant sur place dans une voiture. « Et encore, on n’a pas eu le choix, les meilleurs carrefours étaient déjà occupés quand on est arrivé », explique Camille, en terminale S.

Légende urbaine

Point stratégique ultime, le rond-point de Périgny, à la sortie de la quatre voies, était déjà pris d’assaut mardi en fin d’après midi.

« La légende urbaine raconte que des élèves de Valin auraient réussi à amasser un trésor de guerre de 760 euros l’année dernière à cet endroit », raconte Thibaud, déguisé en chirurgien. Tradition bien ancrée, la journée n’a pourtant pas été banalisée par les lycées de la ville, les absences en cours seront bien comptabilisées. « Les profs savent bien que personne ne vient en classe aujourd’hui. On les a même vus passer en voiture ce matin, ils rigolaient de nous voir déguisés », déclarent des élèves.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Clément Pougeoise, SudOuest.fr, 14 mars 2013)

 

Angoulême : ils avancent masqués pour le Père Cent !

Plus que cent jours avant le bac : ça se fête ! Les lycéens marquent le coup aujourd’hui dans les rues du centre-ville d’Angoulême.

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Grimés, déguisés et même masqués, ils arpentent le centre-ville. Un sac de farine dans une main, quelques œufs dans l’autre, ils « baptisent » allègrement leurs jeunes camarades de bahut.

Mais attention aux sanctions : « À Marguerite un mail a été envoyé à nos parents pour nous demander de ne pas y participer », assure un élève. Promis jurés, les futurs bacheliers assurent la jouer tranquille. « Les dernières années il y avait eu des débordements, certains utilisaient de la mousse à raser ou de la crème dépilatoire. Nous, on se contente de farine et d’œufs », promettent des lycéens de Guez-de-Balzac … qui préfèrent apparaître masqués sur la photo : « C’est pas la peine de risquer une sanction. »

Et ils risquent de remettre ça demain. « On fait le Père Cent aujourd’hui parce qu’on n’a pas le choix, les élèves de Saint-Paul ne seront pas là demain. Mais on défilera encore demain. »

Publié par des larbins de la maison Poulaga (CharenteLibre.fr, 7 mars 2013)

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