Mobilisation contre une réunion identitaire à Chartres-de-Bretagne

Chartres-de-Bretagne. Mobilisation contre une réunion d’identitaires

À l’appel de plusieurs organisations de gauche, plus de 300 personnes ont manifesté, dans le calme, hier à Chartres-de-Bretagne (35), contre la tenue d’une réunion du groupe identitaire régionaliste Jeune Bretagne. Cette association organisait, dans cette commune touchée par la crise économique (à travers l’usine PSA Citroën de La Janais), une conférence intitulée « Que faire face à la crise sociale européenne ? ».

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Les manifestants de gauche souhaitaient dénoncer « l’idéologie d’extrême droite identitaire ». En effet, la conférence regroupait, entre autres, des membres de l’organisation italienne néo-fasciste CasaPound, du syndicat nationaliste flamand NSV, du mouvement français d’extrême droite Riposte laïque ou encore du Parti socialiste unitaire national-européen (Psune). « Nous sommes 227 et c’est un succès pour un tel rassemblement » expliquait hier Yann Vallerie, président de l’association Jeune Bretagne.

Après avoir défilé dans les rues, les manifestants de gauche se sont rendus sur la place de la Mairie pour des prises de paroles. « Je condamne les idéologies d’extrême droite qui véhiculent des propos xénophobes et violents et qui viennent exploiter la crise économique et sociale », a expliqué le maire de la commune, Philippe Bonnin.

Alors que la réunion de Jeune Bretagne devait prendre fin hier, vers minuit, de nombreux gendarmes étaient présents pour éviter tout débordement, notamment aux abords du lieu de rassemblement situé sur un terrain privé.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeTelegramme.com, 24 mars 2013)

 

Environ 300 personnes défilent contre « l’extrême droite » près de Rennes

Environ 300 personnes ont défilé samedi « contre l’extrême droite » à Chartres-de-Bretagne, à l’occasion d’une journée de débats organisée par le mouvement identitaire Jeune Bretagne dans cette commune proche de Rennes, a constaté un journaliste de l’AFP.

Une vingtaine de partis politiques, d’associations ou de syndicats avaient appelé à cette manifestation, dont le Comité antifasciste rennais, EELV, la Gauche anticapitaliste, la Gauche unitaire, le PCF ou l’Union démocratique bretonne (UDB).

« Pas de fascistes dans nos quartiers, pas de quartier pour les fascistes », ont notamment scandé les manifestants dans les rues de la commune, avant un rassemblement et des prises de parole devant la mairie, sur l’Esplanade des droits de l’homme, située à environ un kilomètre du lieu de la conférence de Jeune Bretagne, une propriété privée.

Cette journée de débats organisée par ce « mouvement breton pour l’identité, l’autonomie et la sécurité » était intitulée « Que faire face à la crise sociale européenne ? ». Une dizaine d’organisations devaient y participer, dont Casapound Italia.

Pour le maire (PS) de Chartres-de-Bretagne, Philippe Bonnin, « l’expression xénophobe » véhiculée par les organisations participant aux débats « n’est pas acceptable », a-t-il déclaré.

« L’extrême droite radicale est venue souiller notre terre de Bretagne », a pour sa part déclaré le représentant de la Gauche anticapitaliste. « Le fascisme est une tumeur cancéreuse qui progresse dans le corps d’une Europe gangrénée par la crise économique », a-t-il déclaré.

« Ce débat sur la crise à Chartres-de-Bretagne n’est pas un hasard », a souligné le représentant de l’UDB. C’est dans cette commune qu’est implantée l’usine PSA La Janais, où 1.400 postes doivent être supprimés.

« L’Histoire a montré que les crises économiques étaient propices à la montée de l’extrême droite », a rappelé l’UDB.

Des orateurs se sont félicités de cette manifestation unitaire. Toutefois, Corentin, pour le Syndicat des Travailleurs de Bretagne, après avoir déclaré que « les fascistes ont toujours été du côté de la bourgeoisie la plus réactionnaire », a aussi dénoncé « la politique xénophobe et raciste du gouvernement » et taclé le Parti socialiste et EELV, qui « continuent à expulser les Roms et virer des squats où des pauvres gens tentent de se protéger du froid ».

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 23 mars 2013)

 

Chartres-de-Bretagne. Meeting identitaire : 300 contre manifestants dans les rues

Environ 300 personnes d’organisations de gauche sont rassemblées depuis 15h dans le centre bourg de Chartres-de-Bretagne pour protester contre l’organisation, dans une ferme pédagogique de la commune, d’un meeting privé du réseau régionaliste et identitaire Jeune Bretagne.

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Les manifestants ont défilé tranquillement de l’espace culturel à la mairie où il est prévu plusieurs discours. Le Maire de Chartres, Philippe Bonnin, a d’ailleurs déjà condamné la tenue de ce meeting « de posture idéologique d’intolérance et de xénophobie ».

Beaucoup de gendarmes

De son côté, dans un communiqué, Yann Vallerie, président de l’association Jeune Bretagne, a précisé que le meeting « était privé et organisé dans un lieu privé ». Il a conseillé à tous les participants inscrits, plus de 300, de ne pas passer par le centre bourg de Chartres : « Nous rappelons que l’objectif de la journée est la réussite du meeting et de la soirée uniquement ».

Le lieu du meeting, une ferme pédagogique route de Pont Péan, est sous bonne garde avec la propre sécurité de l’association. De nombreux gendarmes quadrillent la ville également pour éviter tout problème. Certains commerces, en plein centre ville, avait décidé de baisser le rideau.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Ouest-France.fr, 23 mars 2013)

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