[Flics, porcs, assassins] Pour la deuxième fois, des policiers sont reconnus coupables de la mort d’Abdelhakim Ajimi

Communiqué

Verdict de l’appel tenu à la Cour d’Aix-en-Provence les 14 et 15 janvier 2013 :

Les peines prononcées à Grasse l’an dernier ont toutes été confirmées, soit :

• Walter Lebeaupin (BAC) : 24 mois de prison avec sursis pour homicide involontaire et non-assistance à personne en péril ;

• Jean-Michel Moinier (BAC) : 18 mois de prison avec sursis pour homicide involontaire ;

• Jim Manach (police municipale) : 6 mois de prison avec sursis pour non-assistance à personne en péril.

Certaines parties civiles déboutées en première instance (les oncles) ont cette fois obtenu 2500 euros. La famille a aussi obtenu 2000 euros de plus par rapport à la première décision (frais de justice).

Nous remercions celles et ceux qui manifestent depuis 5 ans leur soutien à la famille Ajimi.

Les policiers ont annoncé qu’ils se pourvoiraient en cassation. Le combat continue de ce point de vue.

D’ores et déjà, aux côtés de la famille Ajimi, le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi va désormais s’atteler à obtenir :

• La révocation immédiate des trois policiers reconnus coupables de la mort d’Abdelhakim Ajimi. Cette sanction administrative apparait en effet comme indispensable, parallèlement à la procédure judiciaire.

• L’interdiction de la clé d’étranglement comme pratique d’interpellation policière.

Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi, 13 février 2013

 

(…) Pour Amnesty International, la condamnation avec sursis dont font l’objet les agents des forces de l’ordre semble peu sévère face à la gravité des actes commis alors même que le droit international prohibe toute sanction qui minimise la gravité du crime commis. Néanmoins, il s’agit de la première condamnation qui survient parmi les cinq affaires mentionnées dans son rapport du 30 novembre 2011 « France. Notre vie est en suspens ».

Suite au non-lieu dans l’affaire Boukrourou, Amnesty International a remis au ministère de la justice, le 20 décembre 2012, un état des lieux des procédures en cours sur cinq cas de personnes mortes aux mains de la police en France, dont l’affaire Abdelhakim Ajimi.

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Amnesty International France, 13 février 2013

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