Qui est Abou Iyad, l’insaisissable émir des « salafistes tunisiens » ?

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0214.jpgSayfullah Omar Bin Hussein, dont le nom apparaît dans des documents américains, avec l’alias Abu Iyad, était un indicateur des forces de l’ordre tunisiennes et, notamment, les services de la sûreté de l’État.

Selon des documents officiels des forces armées américaines diffusées par Wikileaks, parlant du terroriste Adel Bin Ahmed Ibrahim Hkimi, alias Abu Bilal Attounsi et Abu Hind Al Tunsi, Abu Iyad « avait informé les services du ministère de l’Intérieur que son ‘‘frère’’ Adel Hkimi était conseiller du Tcg, la cellule terroriste tunisienne basée en Afghanistan, et que ce dernier était responsable de la communication  ainsi que la réception et le recrutement de nouveaux djihadistes ».

(…)

Les informations contenues dans ce câble de Wikileaks confirment d’ailleurs ce que l’imam de la mosquée du campus universitaire avait précisé, au mois d’avril dernier, quant à l’identité de cet homme et le rôle qu’il avait joué avec les appareils de sécurité de Ben Ali, celui d’un indic. Ou, plutôt, un agent double [sic] comme finissent souvent les indics !

Leur presse (Aya Chedi, Kapitalis, 17 septembre 2012)


Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Khaled Tarrouche, a indiqué ce lundi 17 septembre que les agents des forces de l’ordre déployés autour de la mosquée Al Fath (Tunis) où s’était retranché le leader salafiste Abou Iyadh ont effectué un repli “tactique” pour ne pas entrer en confrontation avec cet homme recherché.

Selon Khaled Tarrouche cité par shemsfm, le ministère de l’Intérieur savait qu’Abou Iyadh se rendrait aujourd’hui à la mosquée Al Fath, et c’est pour cette raison que des policiers s’étaient positionnés à proximité afin d’arrêter le leader salafiste.

Mais au final, les agents ont estimé qu’il était préférable de ne pas entrer à l’intérieur de la mosquée, à l’heure de la sortie des bureaux. Seifallah Ben Hassine, dit Abou Iyadh, est recherché par les autorités dans le cadre de l’enquête sur les actes de violence commis à l’ambassade américaine vendredi dernier.

Leur presse (Tunisie Numérique, 17 septembre 2012)


« Tu as failli à ta mission d’assurer la sécurité des Tunisiens [sic !] et tu n’es pas parvenu à sauver la vie du peuple musulman [sic !]. Tu n’es pas digne d’un tel poste, et il est préférable pour toi, de démissionner », tel était le message de Abou Iyadh à Ali Laarayedh [prétendu ministre de l’Intérieur tunisien, cf. extrait suivant – note du JL] lors du prêche prononcé ce lundi 17 septembre 2012 avec une centaine de ses partisans à la mosquée El Fath au centre ville de Tunis.

Leur presse (Tunisie Numérique, 17 septembre 2012)


Le directeur de la rédaction du quotidien Essour, Anouar Bali a déclaré sur les ondes de ShemsFm que les décisions prises au ministère de l’intérieur émanent de Habib Essid conseiller auprès du chef du gouvernement chargé des affaires sécuritaires ajoutant qu’Ali Laârayedh servirait à décorer puisqu’il ne décide de rien.

Leur presse (Shems FM, 29 mai 2012)


(…) [l’ex-RCDiste] Habib Essid s’avère être un ancien du même ministère au pire moment des années de braise. Il avait ainsi été directeur de cabinet de Abdallah Kallel, l’un des plus sanguinaires ministres de l’intérieur, poursuivi par la justice suisse pour crime de torture et actuellement en détention à Tunis.

Communiqué du Centre d’information et de documentation sur la torture, Besançon, 31 mars 2011

This entry was posted in L'insurrection tunisienne et ses suites and tagged , , , , . Bookmark the permalink.

2 Responses to Qui est Abou Iyad, l’insaisissable émir des « salafistes tunisiens » ?

  1. **** says:

    On peut lire aussi, dans ce compte-rendu de la manif islamiste du 7 septembre 2012 ce passage :
    Sur place à la Casbah, la confusion était bien tangible. Plusieurs anecdotes ont attiré notre attention dont la suivante : Brandissant la photo de Habib Essid, conseiller auprès du ministre de l’intérieur et cacique de l’ancien régime, un manifestant s’est vu déchirer sa photo par un autre. Ce dernier le regarde et le réprimande : « Il ne faut pas montrer la photo de Habib Essid, c’est notre parti Ennahdha qui l’a mis dans ce poste ! »

  2. Pingback: Salafisten-Häuptling und Staatsschutz-Spitzel « Entdinglichung

Comments are closed.