[Stop THT] Quelques mots sur le cirque électoral dans la Manche

Législatives. Dans la Manche, des serrures de mairies collées

À l’ouverture des bureaux de vote, ce dimanche 10 juin au matin, plusieurs serrures de mairies manchoises ont été retrouvées collées.

C’est le cas de celles du Chefresne, de Carantilly, Dangy, La Colombe, Notre-Dame-de-Cenilly et Maupertuis. Malgré tout, les portes ont pu être ouvertes et les bureaux de vote fonctionnent normalement dans ces communes traversées par la future ligne THT.

Des événements qui interviennent après ceux de ces derniers jours au Chefresne, tels que la garde à vue du maire et la décision du conseil municipal de ne pas organiser les élections. La préfecture de la Manche a décidé hier de réquisitionner le conseil municipal du Chefresne, qui dans la foulée a annoncé qu’il était démissionnaire.

La préfecture rappelle également dans un communiqué de presse ce dimanche matin, « que la loi prévoit une peine de 15’000 € d’amende et une peine d’un an de prison, pour toute personne qui empêcherait ou tenterait d’empêcher les opérations d’un scrutin. »

Presse oligarchique (Ouest-France.fr, 10 juin 2012)


Législatives : les élus d’un village anti-THT, réquisitionnés, démissionnent

Les élus d’un village de la Manche traversé par la ligne à très haute tension (THT) du futur réacteur EPR de Flamanville ont démissionné après avoir été réquisitionnés pour organiser le scrutin législatif, qu’ils voulaient boycotter, a-t-on appris dimanche auprès du maire.

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« Le conseil municipal, réuni samedi soir, a décidé en bloc de démissionner après que les gendarmes ont débarqué dans l’après-midi chez tous les conseillers municipaux avec des ordres de réquisition », a indiqué à l’AFP le maire du Chefresne, Jean-Claude Bossard, confirmant une information de Ouest-France.

Les dix conseillers municipaux du Chefresne (310 habitants), tous réquisitionnés, assuraient cependant la tenue du scrutin dimanche, conformément à la réquisition de la préfecture, a indiqué l’élu.

Le conseil municipal avait voté vendredi soir, à l’unanimité et « opposition comprise », le boycott du scrutin pour protester contre le tracé de la THT et un placement en garde à vue de M. Bossard intervenu mercredi.

« Nous sommes indignés de mon arrestation arbitraire et politique, avec douze heures de garde à vue, alors que, ceint de mon écharpe, je voulais faire respecter un arrêté municipal », a déclaré le maire.

Cet arrêté pris en 2008 et non invalidé interdit à la ligne THT de passer à moins de 500 mètres des habitations du Chefresne, alors que le tracé en cours de construction la fait passer « à moins de 150 mètres », souligne M. Bossard.

« La préfecture avait été informée dès jeudi de notre intention de boycott et nous avait assurés qu’elle prendrait les dispositions pour que le scrutin puisse être organisé sans réquisitions, d’où notre indignation », a-t-il indiqué.

Maire depuis 2001 et candidat Europe Écologie Les Verts aux régionales de 2010, M. Bossard est l’un des élus fer de lance de l’opposition au tracé de la THT Cotentin-Maine.

La démission de son conseil municipal, qui doit être validée dans les 30 jours par la préfecture, est irrévocable, a-t-il souligné. « Si nous démissionnons, c’est parce qu’on ne peut plus travailler dans ces conditions. Il n’est pas question de se représenter. »

La préfecture de la Manche a confirmé que le scrutin se déroulait de façon satisfaisante et a précisé que la réquisition des élus, qui s’apparente « plutôt à une mise en demeure », était, selon le code électoral, une étape préalable obligatoire avant une éventuelle organisation d’un scrutin directement par ses services.

Presse oligarchique (Agence Faut Payer via LePoint.fr, 10 juin 2012)

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