[Fichage ADN] Procès B. & I. vendredi 6 avril à Alès

L’ADN À FOND LA FORME !

B. et I., toutes deux précaires, sont convoquées au tribunal d’Alès ce vendredi 6 avril. À deux ans d’intervalle, Décathlon a porté plainte contre B. et I. Ce qui amène l’une à devoir répondre des chefs d’inculpation de vol de matériel de camping et de tentative d’émission de chèque sans provision, et la seconde, de vol à l’étalage d’une paire de chaussures. Toutes les deux passent également en procès pour avoir refusé de se soumettre au prélèvement ADN à l’issue de leurs auditions respectives.

Dans ces cas précis comme à quasi chaque interpellation et passage chez les flics, ces derniers tentent, par la pression et la menace, d’imposer le prélèvement ADN aux personnes auditionnées afin d’alimenter le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG).

Comme beaucoup de pauvres, B. et I. sont confrontées à la logique du contrôle et du fichage. À l’occasion d’une audition ou dès l’inscription en école maternelle, nous sommes fichés, profilés, contrôlés… Pour les exploités, ces fichiers et ces moyens de contrôle, ne représentent qu’un accroissement de la domination et de l’exploitation qu’il subissent. Le besoin de vivre malgré un pouvoir d’achat extrêmement limité, conduit logiquement les pauvres à violer les lois des riches. La classe dominante déploie un arsenal d’outils (fichage, biométrie, vidéo-surveillance, incitation à la délation, etc.), qui lui permet de défendre ses intérêts. Les flics et les magistrats utilisent ces moyens pour réprimer, isoler et individualiser les actes criminels et délictuels, qui sont l’expression des tensions sociales que génèrent le capital et la morale.

Grâce à la banalisation de ces fichiers, la justice condamne un nombre toujours plus élevé de personnes. Il est donc important de créer des solidarités pour sortir de l’isolement et du cloisonnement. Se solidariser aussi, pour développer des rapports de force collectifs et rendre possibles des résistances à la soumission imposée par le système. Soyons nombreux à manifester notre soutien et notre opposition au fichage.

Rassemblement devant le Tribunal d’Alès,
ce vendredi 6 avril à 9h00, puis à 14h00,
pour refuser avec B. et I. le fichage et la justice de classe !

Contact

L’ADN est présenté comme une preuve irréfutable, sous couvert de « vérité scientifique ». Il est utilisé dans les tribunaux comme la reine des preuves, permettant à elle seule la condamnation. En effet, les bouts de peau morte, les cheveux, la salive, on en laisse partout où on va, toute la journée et malheur à nous si c’est retrouvé sur le lieu d’un délit.

La clope que j’ai jetée, le cheveu que j’ai perdu et se retrouve sur la veste d’une inconnue croisée furtivement… peuvent devenir autant de preuves de ma culpabilité.

Brochures sur l’Adn

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