[« Affaire de Tarnac »] Il ne faut pas vendre la peau du chien policier avant de l’avoir étripé (2)

Nouvelle arrestation dans l’affaire de Tarnac

Un homme a été arrêté jeudi matin à Rouen et placé en garde à vue dans les locaux de la sous-direction antiterroriste à Levallois-Perret dans le cadre de l’affaire « de Tarnac ». Il serait soupçonné d’avoir participé à la fabrication des crochets placés sur les caténaires SNCF en novembre 2008 pour interrompre la circulation des trains.

Le juge d’instruction, Thierry Fragnoli, s’est rendu à Rouen avec des policiers de la Sdat pour interpeller cet homme. Dans cette affaire, dix personnes ont été mises en examen depuis novembre 2008 pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

Leur presse (LesInrocks.com, 23 février 2012)


Affaire de Tarnac : un suspect est en garde à vue

L’homme est suspecté d’avoir fabriqué les crochets ayant servi à saboter les lignes.

Un homme est en garde à vue à la Sous-direction Anti-terroriste depuis jeudi 23 février dans l’affaire dite de Tarnac. Il est soupçonné d’avoir fabriqué les crochets utilisés dans les sabotages de lignes à grande vitesse à l’automne 2008.

Âgé d’une trentaine d’années, proche du groupe de Julien Coupat, il a une formation de forgeron/ferronier et vit en région rouennaise. Les policiers, accompagnés par le juge d’instruction Thierry Fragnoli, ont effectué une perquisition dans l’atelier de son père qui exerce le même métier que lui et auquel il avait accès. Les enquêteurs y ont trouvé plusieurs fers à béton.

D’après nos informations, cet homme est proche d’autres Rouennais, déjà interpelés et mis en examen dans ce dossier pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste en novembre 2008.

Les enquêteurs, après avoir trouvé dans la Marne des tubes qui auraient pu servir à accrocher les crochets en fer à béton qui ont servi à endommager les caténaires, cherchent à trouver où et comment ont été façonnés ces crochets. Selon la législation anti-terroriste, la garde à vue peut durer jusqu’à 96 heures.

Leur presse (Isabelle Monnin & Olivier Toscer, tempsreel.nouvelobs.com, 24 février 2012)

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